Chapitre 1

Par Pauline
Notes de l’auteur : Bonjour à toutes et à tous !
Voici le premier chapitre du livre que je suis en train d'écrire. Première fois également que je vais aussi loin dans ma démarche d'écriture, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez :)
Bonne lecture !

Il est dans la section réservée aux Summus. Gracieusement avachi entre ses potes, on s’observe. Je sais ce qu’il veut, je le vois dans son regard, je le sens dans mes tripes. J’arrive à sa hauteur et dépose une bouteille du plus fin des vins de l’année, dispose des verres cristallins assortis puis sur une velour noir, un délicat mortier contenant un cristal rouge sang.

Putain je ne veux pas qu’il me touche. Il s’en prend une directe s’il tend ne serait-ce qu’un doigt. 

“Cadeau de la maison” je minaude, nos regards se croisent. Même pas en rêve. Je crie intérieurement.

 

Faolan s’extrait de l'alcôve, laissant les Summus piler le cristal rouge avec application. Un dernier regard vers leur table et la poudre s'est déjà dissoute dans les verres. Toujours cette même paire d’yeux qui la regarde. 

Tant que ça ne va pas plus loin, tout va bien. 

Un  petit rictus de dégoût s’accroche à ses lèvres l’espace d’un instant avant de le ravaler promptement et de dévaler les escaliers acier et velour sombre.

 

Slalomant dans la pénombre entre les tables bondées, Faolan esquive adroitement les coups de coudes et chaises qui reculent sans crier garde. Son plateau débordant d’alcool - Tubabam essentiellement - tangue dangereusement au rythme de ses dérobades. De nos jours, rares sont les mineurs qui peuvent se permettre autre chose que ce distillat de tubercule, il faut dire que c’est efficace. Deux ou trois coups de coudes plus tard, elle arrive, les côtes meurtries, à sa destination, c’est reparti pour quelques hématomes. 

Table 213, blindée de mineurs sortis tout droit du boulot, sueur comprise. Mâchoire serrée, le regard vitreux, un sourire plaqué aux lèvres, Faolan dispose les verres entre les cadavres de la tournée précédente.  

“Alors ma jolie, tu ne restes pas un peu avec nous ?” savonne un des gars.

“Ah, ça ne va pas être possible, mais si tu veux qu’on discute j’ai une table avec mon boss un peu plus haut.” dit-elle en pointant la plateforme au-dessus de sa tête. Proposition honnête, évidemment que ce n’est pas ce qui l’intéresse, ce n’est jamais bon signe d’être convié à l’étage sans invitation. Le savonneux marmonne dans sa barbe sans demander son reste. Des rires gras s’élèvent de la table alors qu’elle part le plateau vide.

De retour derrière le comptoir poisseux du bar, les yeux de Faolan se posent un instant sur la composition de la pièce. L’air est suffocant, moite, la chaleur de cet amas de méta-humains pourrait presque déclencher les détecteurs d’incendie, la musique vrombit et sillonne le bar à la recherche de tympans à crever, de corps à faire danser. 

La scène est close ce soir, Kriss est en redressement comportemental suite à son esclandre d’hier, quelle idée d’essayer de l’ouvrir face à un membre de l’ordre. Résultat ? pas de show ce soir. Un mince filet de sueur galope entre les omoplates nues de Faolan, suivi d’un frisson. Elle n’attend qu’une chose, rentrer chez elle, loin, très loin de ce chaos. se glisser dans des draps propres, secs et…

“On se fait éclater et tu trouves le temps de rêver ma biche ?”

Faolan opère un brusque cent-quatre vingt degrés et se retrouve nez à nez avec Sen. Les bras chargés de verres gras de sébum et de rouge à lèvres. Ouvrant d’un claquement sec le bac de lavage, Faolan riposte.

“Ah ça va, ne me dis pas que les toilettes étaient si dégueulasses que ça pour ne revenir que maintenant”. Les grands yeux chocolat de Sen s’ouvrirent encore plus, mimant l'offuscation suprême avant qu’elles ne se mettent à ricaner en cœur. 

La soirée continue bon train, l’alcool coulant à flot, la musique saturant l’atmosphère sous l'œil attentif du boss posté sur sa passerelle. Ils durent même déclencher les valves des cascades et remplir les bassins pour faire baisser la température. L’air cuisant et sec se transforme en air lourd et chargé d’humidité.

Réglés comme une horloge, les rétroéclairages de la voûte simulant un long crépuscule d’été, s’éteignent brusquement. Plongeant la cité dans l’obscurité la plus complète. Les cristaux incrustés dans la peau des métas émettent un doux halo dans le bar l’espace de quelques secondes, avant que le réacteur à fusion cristique ne prenne le relais. Tous les appareils de la cité fonctionnent de la même façon, et ce depuis leur arrivée dans le souterrain il y a bientôt un millénaire. Le club est l’un des seuls du quartier à en posséder un, ramenant de ce fait tous les nocturnes et assoiffés des alentours.

Ce réacteur est la propriété de Valentin, comme tout ce qui est ici, Faolan comprise. Caressant pensivement la rune incrustée dans une plaque de cristaux de son plexus, elle ose un regard vers l'étage. Fao se prend une bordée de signes peu amènes lui intimidant de reprendre le boulot. Bientôt cinq ans que ça dure.

Le souffle fatigué, hiératique, le regard bas, elle reprend son travail, son mantra résonnant en elle. Baisse les yeux, ça va passer. Baisse les yeux, ça va passer. Baisse les yeux, ça va passer.

 

Minuit, fin du service. Lavettes, baskets, courbettes et les voilà toutes les deux dehors, ombres ricanantes entre les bâtiments vétustes. Fao et Sen prennent le même chemin pour rentrer chez elles. Quarante pas, deux virages à droite pour Sen et un à gauche pour Fao. Devant le pas de sa porte, elle doit se contorsionner pour entrer dans son studio. Fonctionnel. Sec. Rudimentaire. Calme. Faolan sombre dans un sommeil sans rêves à l’instant où sa joue touche son fûton. Enfin tranquille.

 

La lumière criarde de la voûte lui grille la rétine sur les coups de sept heures, une heure plus tôt que d’habitude. Quelle idée d’avoir mis une fenêtre sur un toit en pente. Aveuglée pendant de longues minutes, ses doigts tâtonnent pour trouver le levier des volets mécaniques et retrouver un peu de tranquillité après un long grincement de ces derniers. 

“Bordel” La journée s’annonce définitivement, longue. Aujourd’hui, c’est le septième, et comme tous les sept cycles, c’est le jour de la dévotion. S’extrayant péniblement de ses draps, Faolan glisse jusqu’à la baignoire laissant l’eau cascader entre les pierres qui parsèment sa peau, cela fait longtemps qu’elle n’a pas fait de teinture et le rouge commence à gagner du terrain, faisant virer les cristaux de sa peau au pourpre noir par endroits. Inspectant ses cheveux à travers les filets d’eau qui les englobent, ce qu’elle craignait se confirme, il va falloir les cacher pour aujourd’hui. Elle ira voir sa grand-mère après la dévotion. 

Le sweat à capuche est une très belle invention. Une fois couverte de la tête au pied malgré la chaleur, elle s’extrait de son nid pour rejoindre sa famille sur la place centrale.  

Comme toujours, ils sont au premier rang, arrivés longtemps avant le reste du peuple. En bonne fille, Faolan se glisse aux côtés de sa famille en silence, acceptant par un hochement de tête, ou haussement d’épaule, les remarques acides des uns et des autres. “Tu devrais venir à la dévotion en avance”, “et plus souvent aussi !”, “pourquoi tu t’habilles comme une minière ?”, “Tu viendras rendre visite au dévot la semaine prochaine, c’est important”, “pourquoi tu ne rentres pas à la maison ?”.

La brûlure d’un des cristaux sur son bras la fait grincer des dents, la mâchoire serrée, elle se contente d’observer le chœur surélevé.

Courbe l’échine, prends sur toi. Ils ne savent rien. Encore un mantra. 

Le début de la causerie papo-dévotique marque la fin des réprimandes et le début du lavage de cerveau. Très jeune, Faolan s'est désintéressée de la dévotion, faisant acte de présence, s'effaçant pour plus de tranquillité. 

“Bordel de merde, on est sur une belle branlette intellectuelle aujourd’hui”. Merci les lectures nocturnes, qui lui ont permis d’apprendre à réfléchir. Un regard vers la voûte lui indique qu’il est tout juste la mi-journée, avec un peu de chance, elle pourra rejoindre Sen et aller chercher Kriss au centre de redressement. A mesure que le temps tombe, goutte à goutte, la chaleur des corps monte, charnelle, électrique, sèche. Les bassins demeurent arides. C’est toujours comme ça durant les palabres du septième jour. Il faut subir. S'ensuit le “partage du corps”. Armés d’un couteau, nous désolidarisons une des pierres de notre cuirasse, offrande au culte Entis et par extension aux Summus, protecteurs du peuple. Les dévots passent ensuite parmi nous, récupérer le butin. Faolan laisse glisser une pierre noire dans la panière, le type de cristal le plus commun.

Aujourd’hui, quatre vingt dix neuf pourcent de la population est composée de ces cristaux. Reste encore quelques variations de couleurs, des bruns, des bleus nuit, des olives mais tous restent ce qu’on appelle des sombres, selon certaines légendes, il n’en a pas toujours été ainsi. Les Summus sont composés de cristaux blanc, c’est ce qui les différencie des Deorsum; les sombres. Et il y a les rouges, les un pourcent restant de la population, traqués pour leur cristaux, énergie et drogue extrêmement puissante. Les sombres ne générant que peu d’énergie, leur utilisation est très limitée et est réservée au culte Entis. Faolan a eu beau chercher dans les livres du peuple, aucun, cependant, ne mentionne les capacités des cristaux. Le tabou demeure. Seules des légendes chuchotées subsistent ça et là. 

Retour au présent, le temps s’écoule lentement.

 

Le bras savamment bandé, les manches descendues jusqu’aux pouces,  la tête enfoncée dans sa capuche, Fao court pour rejoindre Sen devant le camp, un sac plein de concoctions sous le bras, sa grand-mère avait prévu le coup. Religieux comme ils le sont, il ne faudrait pas que leur secret soit dévoilé au grand jour. Elle a beau être partie de la maison familiale il y a bientôt dix ans, mettant en péril l’entreprise familiale, ils continuent d’espérer son retour, malheureusement pour eux, même si elle le voulait, elle ne pourrait pas.

 

Elle trouve les yeux chocolat de Sen, anxieux. 

“Elle n’est toujours pas sortie meuf, c’est pas normal !” dit-elle, ôtant ses ongles grignottés de sa bouche. 

“Je vais aller voir pourquoi elle ne sort pas.” glisse Fao, sortant d’une de ses poches le bon de redressement chiffonné de Kriss, et de l’autre un pochon encore trempé de sang.

Se dirigeant d’une démarche assurée vers le guichet poussiéreux du camp de redressement, Faolan toque à la vitre et demande d’une voix mielleuse. 

“Bonjour monsieur, alors vous avez réussi avec la jeune matricule 33 058 ? On en aurait besoin pour ce soir. J’espère que son esprit ne s'est pas trop détérioré, faudrait pas qu’elle ne puisse plus danser. ”

L’homme, la cinquantaine… ou la centaine, lève lentement des sourcils broussailleux vers elle. La fumée de sa pipe cascade autour de lui, et à en juger par la coloration des murs, il ne serait pas étonnant qu’il fasse lui aussi partie de ceux-ci. A prendre avec des pincettes.

“J’ai Aut’chose à faire q’d’vous renseignez ma ptite. R’passez quand ils vous sonnerons.” Au grondement de sa voix, définitivement centenaire. Merde. Alors qu'elle allait ouvrir la bouche, il continue plus bas encore.

“Si vous voulez sortir la carte du patron en colère, ça ne marchera pas. Valentin sait déjà où elle est.” Plus d’accent. Ses yeux gris acier sévère guettent le moindre de ces gestes. Merde. Faolan glisse agilement le sachet dans la poche de son sweet avant qu’il n’en voit plus. Pas pour cette fois. D’un regard entendu, il la congédie et replonge son nez dans ses papiers. 

Alors que Fao rejoint Sen un peu plus haut dans la rue, les brumisateurs toussent et se mettent bruyamment en route. Le grondement sourd des cascades se fait entendre. La température du souterrain est trop importante. Accrochant le bras de Sen au passage, c’est en courant sous une pluie diluvienne, sautant entre les bassins accueillant à gros bouillon l’eau glaciale, qu’elles arrivent aux vestiaires du club. Trempées. 

“Alors ?” Lance Sen. 

“Il ne m’a pas laissé en placer une. ça doit être plus grave que prévu…” 

“Mais il faut faire quelque chose ! On ne peut pas la laisser seule là- bas !” crie Sen commençant à gesticuler dans tous les sens. 

Faolan plaque une main sur la bouche de son amie précipitamment, la coinçant contre un des casiers. Affolée, elle regarda les entrées et recoins avant de répondre en signant.

“Tu cherches les problèmes ? On ne peut rien faire pour elle. Valentin sait. On fait comme si de rien n’était et on attend.” 

“En signant.” Coupe Faolan alors que Sen s'apprête à répondre en ouvrant la bouche.

Les doigts de Sen claquent violemment dans le silence. 

“Tu ne te rappelles pas ce qu’il s’est passé la dernière fois ?! Eli, tu crois qu’il a juste changé de quartier ? Non. Il a disparu !”.

“Et pourquoi tu crois que Kriss n’est pas là depuis deux jours !?”

Sen resta interdite quelques longues secondes et signa.

“Elle a essayé de retrouver Eli.”

“Reste à savoir si c’est Valentin qui l’a décidé.”

Ultime claquement dans l’air.

Leurs souffles hiératiques résonnent à travers la pièce, leurs bras suspendus entre elles, Faolan et Sen se regardent en silence, oscillant entre colère, tristesse et résignation. Les restes de pluies s'étalant sur le sol autour d’elles. Collision. Les larmes de Sen coulent sur le pull de Fao, criant en silence son impuissance.

Leurs runes de servitude grésillent à l’unisson. Retour à la réalité.

 

C’est le pas lourd que Faolan rentre chez elle aux plus noires heures de la nuit. Encore une rude soirée passée à servir des métas qui veulent oublier. Assise dans sa salle de bain, elle panse son bras charcuté, le sang coagulé laisse déjà entrevoir un nouveau cristal qui se forme. Les paupières lourdes de fatigue, Faolan verse la concoction de sa grand-mère dans sa baignoire et se plonge dedans, l’eau est glaciale, la morsure du froid remonte jusque dans ses cuisses, mais l’effet n’en est que plus rapide. Avec application, elle s’enduit le corps et les cheveux puis sombre dans un sommeil huileux, anxieux. 

La lumière de la voûte filtrant sous la porte, réveille Fao, sale nuit. Ce n’est jamais confortable de dormir dans une baignoire. Le liquide est désormais d’un noir d’encre, comme ses cheveux, poils et cristaux, sa peau tirent maintenant sur un blanc froid, presque bleu. Commune. Les membres anesthésiées, elle attendit que la brûlure du sang qui recommence à circuler passe pour s’extirper de la baignoire.

Une fois sèche, elle sortit de son sweet le bon de redressement de Kriss et le pochon maintenant durcit par le sang séché. accroupie par terre, elle souleva un des carreaux au sol, laissant apparaître une cache. Le faisant glisser hors du pochon, le cristal s’échoue dans sa main. Il commence déjà à reprendre sa couleur d’origine, c’est le seul souci avec la teinture, si elle devait aller se couper les cheveux, en quelques heures à peine les mèches coupées redeviendraient ce qu’elles sont naturellement, rouge.

Aussi loin qu’elle se rappelle, elle a toujours dû cacher cette particularité. Comme toute sa famille, non répertoriée depuis des générations, ils ont dû en graisser des pattes,  pour passer entre les tests génétiques et surtout s’imposer comme principaux marchands de Rouge, avec amertume, elle se rappelle les mots de sa mère “Nous sommes des putains d’un genre différent, mais grâce à l’empire que nous avons construit. Personne ne le sait”. Aujourd’hui, naître rouge signifie au mieux finir en esclave des puissants. Au pire, mourir. 

Faolan inspecta un moment son corps. Ses cheveux, noir. Sa peau, blanc bleuté. Les plaques de cristaux, noires. Même ses yeux se parent de noir, la concoction s’infiltre jusque dans ses gênes, lui laissant quelques mois de tranquilité. Il y a de la magie là dedans, mais impossible d’en connaître la provenance. Trop secret. Trop de secrets. Mais, si ses secrets lui permettent de vivre un semblant de vie, qu’il en soit ainsi.

 

Son sac en bandoulière jeté en travers de son dos, elle profite de sa nouvelle teinture pour sortir à la grande lumière, chose qu’elle évite de faire quand sa teinture commence à se diluer. Dehors, les ruelles sont surchargées, la météo programmée du jour ? lumière crépusculaire pendant dix heures, température ? trente-cinq degrés, les trombes d’eau déversées la veille sur la ville ont fait leur effet. 

Serpentant entre les passants et les cascades d’eau, Fao s’éloigne progressivement du centre-ville pour se diriger vers le jardin. Immense espace situé à la lisière d’Im Terram, la cité des Summus. De vieux arbres millénaires rythment la seule étendue verte qu’elle n’est jamais connue. Il paraît que ces arbres ont été amenés par son peuple lors de l’exode, aujourd’hui chacun d’eux est sous la responsabilité d’un expert botanique et d’une escouade de soldats. Il y a près de cinq-cents ans, ces ancêtres feuillus sont tombés malades, les orateurs du culte Entis sont alors intervenus, sauvant tous les ancêtres sauf un. Le début de l'âge d’or du culte.  

Depuis, la qualité de l’air n’est plus la même. Depuis, la santé du peuple se dégrade de plus en plus vite. 

En l’honneur de l’ancêtre, le nouveau palais des Summus à été sculpté en son sein, des décennies d’excavation. Somptueux.

Déambulant entre les buissons, Faolan repère une clairière, un peu à l’écart, à l’abri des regards. Fouillant dans son sac, elle en sort son pod, de la taille et de la forme d’une pièce de monnaie, elle l’accroche à l’un de ses cristaux frontaux et l’appareil entre en synergie à ce dernier, aussitôt, un morceau de musique commence à l’intérieur de sa tête, pour elle seule.

Les pieds dans la mousse, les yeux fermés, Fao se lance. Guidée par les rythmes qui résonnent et ses instincts primaires, son corps ondule et se plie au rythme du son. Elle se remémore Kriss sur scène. Reproduit ses mouvements et lentement, le temps s’étire.

Et elle danse. Des heures durant, elle danse. à en perdre le souffle, avec violence, rage. Cris silencieux. Exprimant toute la frustration que ses lèvres ne peuvent prononcer.

Au creux des arbres issus d’un temps ancien, les pieds dans la terre, le monde n’est plus que vibrations et mouvements. Les courants d’air chauds souterrain emportent Fao loin, très loin. Haut, plus haut.

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Ozskcar
Posté le 13/03/2022
Hello !
Un premier chapitre très sympa. Ton écriture est très immersive ; on est directement plongé dans ton univers, aux côtés de tes personnages. C'est devant la richesse de ton univers, cependant, que je suis sans voix. Je le trouve très riche, bourré de détails qui le rendent cohérent, palpable. Je pense à ces conditions météorologiques, cette sorte d'humidité chaude que tes descriptions ont retranscrit à merveille. Quant à cette histoire de cristaux, c'est encore une fois une très belle trouvaille, d'autant que les individus gardent, en saignant, cette dimension organique et poisseuse propre à l'atmosphère de cette ville souterraine.
Je suis très intrigué, en tout cas, par ton histoire, et attends la suite avec impatience !
A bientôt, donc !
Pauline
Posté le 13/03/2022
Bonjour !

Merci beaucoup pour ton retour, ça me fait chaud au cœur ! Tu es l'unes des premières personnes à le lire et c'est avec beaucoup d'émotion que je reçois ton commentaire, donc, encore une fois. Merci !

Je posterai le prochain chapitre dès que possible !

Merci beaucoup et à bientôt !
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