Chapitre 1

Du sommet de la plus haute tour du château, Bailone contemplait le paysage vallonné du royaume de Raivery. La cime des sapins flirtait avec le ciel qui s’embrasait des derniers rayons du soleil.

Avec fierté, elle caressa l’insigne brodé sur son uniforme. La main sur le cœur, elle prononça le serment des Grands Protecteurs.

«  Moi, Bailone, fille des airs et de la terre, promet de servir le Royaume avec loyauté, fidélité et courage. Je me montrerai digne et juste et consacrerai ma vie à défendre le peuple. »

Le vent se fit brise et vint cueillir ses paroles pour les porter et les répandre dans chaque contrée, dans chaque maisonnée.

Quelques heures auparavant, Bailone s’agenouillait devant son souverain pour prêter allégeance sous les clameurs de la cour. Mais ici, seule face à l’immensité, cette promesse prenait une signification plus réelle que dans la vaste salle des cérémonies. Elle se sentait prête à investir sa mission et faire régner la justice.

Les malfrats ne pullulaient guère au royaume de Raivery, cependant quelques altercations pouvaient fleurir et il fallait mieux traiter les problèmes au plus vite avant qu’ils ne dégénèrent. La grande Zizanie avait marqué les esprits et personne ne souhaitait revivre cette époque. Nul ne se souvenait de l’origine de la dispute, ni comment elle s’était répandue. En revanche, chaque famille possédait une anecdote, une coupure de journal et pour certain des cicatrices de cette guerre. L’œil gauche du petit Jony conservait les stigmates d’un violent échange pendant lesquelles pommes et canettes avaient volé dans les rues de la citadelle.

Depuis cet incident, le roi Arnold avait pris la décision de ne plus laisser envenimer les querelles et la ligue des Grands Protecteurs était apparue. Chacun des membres était doté d’un don que Mère Nature leur avait octroyé à la naissance. Certains couraient très vite, d’autres respiraient sous l’eau ou possédaient un odorat ou une ouïe super développée.

Les talents se révélaient toujours à la quatorzième année et quand le vent était venu murmurer aux oreilles de Bailone d’étendre ses bras et qu’elle s’était élevée au-dessus du plancher du salon, un sentiment de fierté l’avait envahi. Aujourd’hui, elle portait avec honneur la tenue des Grands Protecteurs.

Tandis que son regard se perdait sur la ligne d’horizon, une main ferme se posa sur son épaule. Bien trop ferme. Bailone tenta de se dégager et prendre son envol, mais la poigne de fer la cloua au sol et commença à la secouer tant et si bien qu’elle s’entendit lui hurler d’arrêter.

— Stop… non…

Une lumière aveuglante lui traversa les rétines, comme si le soleil avait décidé de revenir à son zénith. Une voix étrangement familière murmurait à son oreille. Un souffle aux saveurs de pain au chocolat et de café.

— C’est l’heure… allez, réveille-toi. Ce n’est plus le moment de rêvasser… Dépêche-toi, Camille.

Les paupières de Bailone, lestées par le poids du sommeil ne parvenait pas à se soulever. Une nappe sombre recouvrait petit à petit ses pieds, remontant sur ses jambes, ses bras… jusqu’à ce que le néant l’engloutisse intégralement.

 

Camille ouvrit les yeux en soupirant. Elle détestait ce moment. Celui où elle devait dire au revoir à ses songes, au personnage qu’elle s’était construit pour réintégrer ce corps et cette vie. Au bout de son lit, sa maman lui préparait sa tenue du jour. Du revers de la main, elle lissa un pli imaginaire sur sa jupe avant de déposer un baiser sur sa joue. Marie-Laure était une femme avec un planning bien chargé et elle mettait un point d’honneur à respecter son emploi du temps. Elle jonglait entre ses deux métiers et son job de mère. Et à courir sans cesse, elle ne restait jamais bien longtemps dans un de ses rôles.

— Le petit déjeuner est sur la table. Je dois partir au boulot. Pense bien à déposer la vaisselle dans l’évier. Je m’en occuperai en rentrant ce soir. Bisous ma puce et travaille bien à l’école.

Camille s’extirpa de la chaleur de la couette pour sauter dans son jean et pull à grosses mailles. Son pull favori même s’il montrait quelques signes d’usures. Camille adorait arracher les bouloches qui le parsemaient. Elle les réunissait dans le creux de sa main et imaginait qu’elle donnait naissance à un nuage de laine, bien dodu et soyeux. Ses camarades de classe la regardaient faire avec dégoût, ou dédain, ou peut-être bien un mélange de tout ça, mais cela faisait bien longtemps que Camille ne prêtait plus attention à eux.

Un croc dans une biscotte, une gorgée de jus d’orange et elle fila au collège. Sur le chemin, elle se rappela qu’elle avait oublié de mettre son assiette et son verre dans l’évier. Tant pis. Cette pensée fut vite chassée par une autre. Le regard de Camile était happé par ces petites taches dorées qui parsemaient le sol automnal. Des crocus, bien charnus, jaune vif. Comme de minuscules morceaux de soleil égarés au milieu des feuilles rousses. Elle résista à l’envie d’en cueillir un. Elle savait qu’à peine arrachée, la fleur perdrait ses couleurs et que les pétales deviendraient secs jusqu’à tomber en poussière.

À mesure que la silhouette de l’établissement scolaire se rapprochait, des grappes d’élèves bourgeonnaient de plus en plus nombreuses sur le trottoir. Camille enfonça la tête dans ses épaules et se faufila discrètement à travers eux. Si elle parvenait au portail, alors elle pourrait souffler. Avoir un moment de répit avant que les cours ne commencent.

Encore quelques mètres et elle atteindrait son but. Son cœur battait fort dans sa poitrine et la tension galopait dans ses veines, pourtant, elle se forçait à contrôler sa respiration. Ni trop rapide, ni trop lente et surtout pas trop bruyante. À vu d’œil il ne lui restait plus que trois pas à faire. Un pas… deux pas…

— Hey, mais regardez qui essaie de passer en douce…

Camille aurait pu filer, se réfugier dans l’enceinte de l’école et s’installer dans le champ de vision protecteur d’un surveillant. Pourtant ses jambes se figèrent. Elle s’efforça de lui tendre un sourire aussi tremblant qu’un drapeau blanc en pleine tempête. Ses doigts jouaient avec le bas de son pull à la recherche d’une bouloche. Lentement elle tourna le visage vers celle qui venait de l’interpeller.

— Salut Mathilde… ça va ?

Celle-ci ne prit pas la peine de lui répondre, trop occupée à échanger des regards moqueurs avec les élèves à proximité. Camille demeura immobile, réfléchissant à la meilleure option. Partir et risquer de s’attirer d’autres foudres ou rester et se faire oublier. La sonnerie du collège interrompit sa pensée. Entourée de rires narquois et de quelques bousculades, elle se dirigea vers sa classe. Une zone de protection, du moins tant que le professeur siégeait du haut de son estrade. Les rares fois où il devait s’absenter, quelques turbulences sous forme de boulette de papier venaient chahuter la bulle de tranquillité de Camille.

Assise à sa place, au premier rang à côté de la fenêtre, elle s’appliquait à résoudre la multitude de calculs qui noircissaient sa feuille. Les mathématiques ne faisaient pas partie de ses matières favorites. Son imagination se heurtait à la rigueur des chiffres. Le « 9 » lui tirait la langue tandis que le « 7 » semblait la toiser de sa hauteur. De son mieux, elle les mariait, les divisait en espérant tomber sur le bon résultat.

Au silence qui régnait dans la classe, Camille savait que les autres n’avaient pas terminé leurs exercices. Trop de fois, ses camarades lui avaient reproché de jouer à l’intello parce qu’elle finissait souvent la première. Alors, pour ne pas attirer l’attention, elle entreprit de dessiner sur son brouillon. Elle repensa aux jolis crocus qu’elle avait croisés ce matin et pétale après pétale, la fleur était en train d’éclore sur sa feuille.

La cloche retentit de nouveau, marquant la fin de ce cours et le début du suivant. Camille serra un peu plus fort le petit nuage de laine qu’elle abritait au creux de sa main. Elle adorait le cours de français, comme tous ses camarades d’ailleurs. Cela tenait certainement au caractère de Mme Valloix qui exerçait son métier avec passion et ne manquait jamais de mettre en place des projets innovants pour impliquer ses élèves. Cette année, la 3emeB allait rédiger une pièce de théâtre, sur le thème de la mythologie grecque. Chaque semaine, la professeur leur donnait une dissertation à faire et choisissait la meilleure. À la fin, tous les textes sélectionnés serviraient à constituer le script qui serait joué. Script qui pour le moment ne comportait que les écrits de Camille. Ce qui faisait grincer quelques dents et avait déclenché quelques bousculades supplémentaires dans les couloirs de l’école.

Aujourd’hui, Mme Valloix dévoilait quelle nouvelle rejoignait la compilation gagnante et Camille retenait son souffle. Elle avait adoré travailler sur cette scène de la guerre de Troie, distillant suspens et touches d’humour au détour de certaines phrases et espérait faire mouche une fois de plus.

La main sur la pile de rédactions sur le bureau, la professeur de français prenait le temps de faire son annonce. L’œil rieur, elle semblait prendre plaisir à jouer avec les nerfs de ses élèves.

— Bien, j’ai passé le week-end à me régaler de lire vos chefs-d’œuvre. Vous vous êtes surpassés !

Le compliment se déposa comme une caresse sur la joue de Camille.

— Le choix final a été compliqué… et le texte gagnant est celui de… Nicolas !

Des applaudissements éclatèrent, quelques sifflements de joie rapidement calmés par un geste de la main de la part de Mme Valloix. L’auteur de l’écrit vainqueur affichait un sourire aussi grand que surpris et jeta à plusieurs reprises quelques regards interrogateurs vers Camille. De son côté, celle-ci demeurait immobile et silencieuse. Choquée et incrédule. Chaque copie fut rendue à son propriétaire, annotée d’une appréciation et d’une évaluation générale. Sur la sienne, il n’y avait rien, hormis deux mots tracés rapidement dans la marge. « Très bien ».

Un nuage plein d’orage se formait dans un coin de la tête de Camille et elle éprouva des difficultés à se concentrer sur le reste de l’heure. À deux reprises, Mme Valloix claqua des doigts devant son visage pour attirer son attention. La déception prenait toute la place dans son estomac et au moment de s’en aller déjeuner, elle laissa les autres partir, sans les suivre. Elle songea à aller directement attendre à côté de la salle du prochain cours. Seule la peur que son absence soit remarquée et n’engendre des remontrances lui fit abandonner cette idée.

Son sac lui semblait bien plus lourd qu’en arrivant. Le poids de la médiocrité de sa copie devait jouer. Elle esquissa un premier pas vers la sortie, mais Mme Valloix la stoppa.

— Attends s’il te plaît. Viens me voir.

Camille monta sur l’estrade et s’approcha du bureau. Elle serra le poing sur son nuage de laine pour trouver la force de ne pas pleurer.

— Ton travail était vraiment super.

De petits picotements traversaient les narines de Camille et c’est en reniflant qu’elle lui répondit.

— Alors, pourquoi mon texte n’a pas été sélectionné ?

Mme Valloix se tourna vers la fenêtre, comme pour chercher l’inspiration dans les arbres de la cour de récréation pour enfin revenir vers son élève.

— Je peux me montrer honnête ?

La gorge de Camille se serra subitement et elle hocha la tête pour acquiescer.

— Ton écrit était le meilleur, mais je ne pouvais pas le choisir. Je sais que ce n’est pas juste, mais les autres étaient en train de se décourager. Si c’est toujours la même personne qui gagne, c’est dur de garder la motivation… tu comprends ?

Les mots résonnaient dans l’esprit de Camille. Elle fronça les sourcils pour rassembler ses idées.

— Non, je ne comprends pas. Vous aviez dit que vous choisiriez le meilleur et…

— … je sais Camille, je sais. Parfois, dans la vie, les règles changent. Et j’ai aussi fait ça pour toi.

— Pour moi ?

— Je vois bien que tes relations avec les autres élèves sont… compliquées. Tu vis dans ta bulle, Camille, et ton imagination est une vraie richesse. Mais ce n’est pas toujours facile pour ceux qui t’entourent de te comprendre… ce que je veux te dire c’est qu’il arrive qu’un échec t’apporte bien plus de choses positives qu’une victoire.

Camille détestait ces conversations sans aucun sens ni logique. L’unique chose qu’elle retenait, était que Mme Valloix venait de lui avouer que son texte était le meilleur. Un sentiment d’injustice soufflait dans son corps, la rendant hermétique à tout autre message. Pourtant, elle se contenta de répondre « oui » quand la professeur lui demanda si elle avait compris.

Elle jeta son sac sur le dos qui lui parut toujours aussi lourd. Elle arracha quelques bouloches supplémentaires de son pull pour venir nourrir son petit nuage de laine et se dirigea vers la cantine.

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Edouard PArle
Posté le 01/09/2021
Hey !
J'aime bien ce début d'histoire, j'espère que tu la poursuivras, ce serait dommage de l'abandonner.
Le coup du rêve au début est assez classique mais ça marche bien pour le coup.
Intéressant de mettre une bonne prof, c'est rare dans les fictions de ce genre XD
Pas remarqué de fautes.
Bien à toi
Hortense
Posté le 19/07/2021
Bonjour Cocochoup

Tout d'abord un grand bravo pour ce début prometteur. Tu m'as bluffée dès le début, je m'attendais à un conte ou un récit fantastique et... Réveil, personnage sympathique, atypique qui vit dans son monde pour se protéger du monde. Et l'on comprend bien pourquoi.
Ton écriture est très agréable, fluide, poétique. On se laisse facilement porter, emporter.
Le texte est très bien compris, on sent le travail !

Nous ne nous sommes pas encore croisées donc j'espère que mes remarques et suggestions ne t'affoleront pas. Je lis toujours une première fois pour m'imprégner de l'histoire puis une deuxième en m'interrogeant sur certains détails qui m'interpellent. Je te soumets tout cela en bloc mais sache que cela n'enlève rien au plaisir que j'ai eu à te lire.

- qui s’embrasait des derniers rayons du soleil : qu'embrasaient les derniers rayons du soleil ?
- il fallait mieux traiter les problèmes : il valait ?
- un sentiment de fierté l’avait envahi : l'avait envahie.
- quelques signes d’usures : d'usure.
- Le regard de Camile était happé : fut happé ?
- Elle s’efforça de lui tendre un sourire : le "lui" me semble en trop
- la fleur était en train d’éclore sur sa feuille : je trouve un peu lourd le "était en train ", est-ce que je peux te suggérer : la fleur s'épanouit sur sa feuille ?
- à me régaler de lire vos chefs-d’œuvre : à me régaler de la lecture de vos chefs-d'œuvre ?
A très bientôt
Cocochoup
Posté le 20/07/2021
Bonjour Hortense,

C'est avec un grand plaisir que je t'accueille ici et que je lis tes suggestions!
Je suis toujours preneuse des propositions d'amélioration, surtout que ce que je poste sur PA, se sont mes 1er jets.
Je suis heureuse de lire que ce premier chapitre t'a plu et que l'on cerne bien le caractère de Camille ❤️
J'espère réussir à la rendre attachante 😊
sifriane
Posté le 19/07/2021
Salut Coco

Ravie de voir un nouveau projet, même si je m'attendais à voir "Elle" il me me semble, mais cette histoire à cheval entre deux mondes est une bonne transition pour passer à la fantasy pure ;)
Comme d'habitude j'ai aimé ce début d'histoire, c'est vivant et on se retrouve en cours avec Camille. D'emblée, elle est attachante.
Hâte de lire suite :)
Cocochoup
Posté le 20/07/2021
Coucou Sifirane!
et oui, j'aurais dû revenir avec "Elle" et puis... et puis cette histoire me donne plus de fil à retordre que prévu 😭 Du coup, je me laisse un peu plus de temps pour maturer ce projet!
Je suis contente de voir que ce début d'histoire te plaît et j'espère que la suite te plaira tout autant!
itchane
Posté le 16/07/2021
Hello Coco !

J'ai adoré ce premier chapitre ♥
Le personnage de Camille est hyper touchant et sa personnalité est très bien croquée dès ces premiers paragraphes. Chaque petit détail, les bouloches, les choix qu'elle fait pour être la plus discrète possible, son imagination, la difficulté à se projeter dans un second degrés de réflexion lorsqu'elle ne parvient pas à comprendre le choix de la prof, bref, tout cela permet de se faire une idée assez précise de sa manière de fonctionner, et cela dès les 2000 premiers mots, c'est génial ! Cela rend le personnage très riche et très vivant : )

J'ai trouvé peut-être un poil étrange qu'elle se dise en difficulté en mathématiques mais qu'elle finisse tout de même toujours en avance, je ne sais pas si c'est qu'elle a une mauvaise image d'elle-même ?
Et par ailleurs, il y a éventuellement cette phrase "Mme Valloix [...] ne manquait jamais de mettre en place des projets innovants pour impliquer ses élèves" qui me donne l'impression d'avoir été écrite par un inspecteur de l'éducation nationale plutôt que d'être une phrase pensée par une ado ^^"

La partie rêvée m'a beaucoup plu. Je l'ai trouvé très joliment écrite.
Je n'avais pas pensé à la remarque d'Alice, car je l'ai vraiment lue comme un récit parallèle fantastique sans prendre en compte qu'il s'agissait d'un rêve mais maintenant qu'elle le dit, c'est vrai qu'il est peut-être un peu descriptif, notamment quand tu expliques le contexte historique et géopolitique ?
Je ne sais pas, à la lecture je n'ai pas réagi mais maintenant sa remarque me semble juste tout de même ^^"
À voir avec encore d'autres avis de plumes peut-être : )

En tout cas bravo pour ce super premier chapitre : )
Cocochoup
Posté le 16/07/2021
Coucou Itchane,
Ça me fait treeees plaisir de te voir passer par ici ❤️
Ah ah pour la phrase qui semble sortir tout droit d'un inspecteur de l'éducation nationale, je vais revoir ca. C'est vrai que c'est bien trop rigide pour une ado de 14 ans 😅. C'est les travers d'une autrice un peu trop "mature" qui se glisse dans la peau d'une ado 😆
Pour les maths, j'y ai pensé aussi à la relecture que ça pouvait porter à confusion. Il faudra que j'explicite que camille ne se sent pas forcément douée même si elle l'est.
Pour la partie rêve, la remarque d'Alice est très vraie. Je crois ( de ce que je me rappelle du prochain chapitre que j'ai écrit) que la partie rêve est plus centrée sur de l'action. En tout cas, c'est clairement un point à revoir. J'hésite beaucoup à changer la narration de la 3eme personne à la 1ere. C'est une piste que j'avais envisagé quand j'avais imaginé cette histoire mais ça me semblait être une cassure de narration trop abrupte. Je me dis qu'en adoptant une plume plus dynamique et en me concentrant sur l'action, ça devrait le faire ? Ce qui est sûr, c'est que je vais biiiiien réfléchir à tout ça pour la phase de correction/ré écriture.
En tout cas, je suis plutôt heureuse que tu ais apprécié ce 1er chapitre (malgré les différents couacs) ❤️
Alice_Lath
Posté le 13/07/2021
Yo yo yooo Coco!
Du coup, j'ai commencé à me pencher sur ton histoire, comme tu le sais (suite au petit point dissertation huhu)
Que dire que dire... Eh bien tout d'abord, j'ai beaucoup aimé le passage à l'école, il faisait très réaliste et la personnalité de Camille est attachante, elle fait vraiment réaliste mais singulière à la fois. J'aime beaucoup sa petite manie avec les bouloches de son pull ! En dehors du point avec les dissertations, qui m'a un poil perturbée, c'était vraiment plaisant à lire
J'ai trouvé le début peut être un poil plus maladroit. Un rêve est souvent plus "action" et il y avait pas mal de passages narratifs. Je pense que cela aurait gagné à passer en in media res, même si cela signifie abandonner certaines explications sur l'univers, rendre le contraste encore plus saisissant avec la platitude de la réalité et toutes ses galères
Cocochoup
Posté le 16/07/2021
Yo Yo yoooo slib!
Pour la première partie, ta remarque est d'une grande pertinence. Effectivement les reves sont plus axés sur l'action et ici c'est beaucoup trop narratif.
Je me note de corriger ça et je réfléchis aussi à ta proposition de passer en in média tes même si j'avoue que je suis plutôt réticente parce que ça me fait trop penser à ce que j'ai pu faire sur la chuchoteuse. Je pense pouvoir être plus dans l'action même avec une narration à la 3eme personne en adaptant un style différent, plus tonique. Mais je garde ça dans un coin de la tête et je vais explorer ces pistes !
Merci pour ton retour ❤️
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