Chapitre 1

Los Angeles, Vénice Beach. Depuis la grande catastrophe d'il y a deux ans où cinq jeunes adolescents trouvèrent la mort dans l'un des nombreux grand huit, il n'y avait plus de foire. Cependant, celle-ci rapportait beaucoup d'argent à la ville car elle attirait bon nombre de touristes. Ce fut alors le mois dernier, nous étions en Mai, que le maire de la ville monsieur Hall, John de son prénom, avait reçu l'appel tant attendu. C'était le patron d'une troupe de forains qui lui avait téléphoné. Ce dernier cherchait un coin sympa où installer ses manèges, ainsi que son cirque et on lui avait chaudement recommandé cette ville qui avait la réputation d'attirer beaucoup de monde. C'est alors que deux mois plus tard, la foire s'installa près de la plage de Vénice Beach.

Thomas, Caitlyn, son petit ami William ainsi que Jennyfer et Sarah avaient appris la bonne nouvelle et s'étaient empressés de venir voir les nouvelles attractions. Ils commencèrent par les stands de tir, le chamboule-tout où William et son adresse légendaire remportèrent deux magnifiques peluches, un tigre et un ours rose qu'il offrit à sa chère et tendre amie. Une fois qu'ils eurent visité tous les stands, Sarah décida qu'il était temps de faire un tour de montagnes russes, histoire de s'amuser un peu car elle commençait à s'ennuyer à regarder les autres jouer. Elle aurait pu les rejoindre mais elle était nulle et ce qu'elle préférait, c'était les manèges à sensation. Elle emmena alors ses amis en direction du plus grand des grand huit de la foire, l'Anaconda et pour la première fois de la journée, elle s'éclata au grand dam de Jennyfer qui n'aimait pas beaucoup ce genre d'attraction. Cette dernière avait une peur bleue des hauteurs. Cependant, elle avait fait l'effort de monter dans le manège car son psy lui avait conseillé de vaincre ses craintes par tous les moyens possibles. Elle ne put toutefois s’empêcher de fermer les yeux, pas le meilleur moyen de battre ses peurs. Après avoir passé une bonne partie de la journée à s'amuser, ils allèrent dans un bon restaurant, Thomas et Sarah commençant à avoir faim. Ils commandèrent trois grandes frites et des sodas.

Soudain, alors qu'ils étaient en train de manger, Thomas entendit deux jeunes hommes assis à la table d'à côté parler du cirque qui s'était installé juste derrière la foire. A en croire les dires de ses deux hommes, il y avait un spectacle nocturne grandiose qui s'y préparait. Tout ce que Thomas comprit furent les mots "jongleurs" et "acrobates", deux mots qui attisèrent sa curiosité et qui le poussèrent, lui qui était d'ordinaire timide, à leur demander de quoi il en retournait. Ils lui parlèrent alors de ce qu'ils avaient entendu eux-mêmes. Le cirque prévoyait un grand numéro d'acrobatie avec des clowns acrobates ainsi qu'un autre incluant tigres et jongleurs.

Le spectacle ne commencerait que vers neuf heures du soir, aussi eurent-ils le temps d'aller se promener en ville et de boire deux ou trois verres dans un bar. Nos cinq amis allèrent se balader en ville, faire quelques boutiques où ils achetèrent vêtements et objets divers. Caitlyn qui était une vraie mordue des livres avait fait l'acquisition de plusieurs livres comme les thrillers de Preston & Child, le dernier roman de Stephen King paru en 2014 : "Joyland" ainsi que d'autres romans dans le genre fantastique, son genre préféré.

Jennyfer qui était férue de mode, s'acheta deux jolies robes ainsi que des ballerines. Thomas qui avait déjà tout dépensé dans les jeux et le restaurant se contenta d'admirer les vitrines avec envie. Ils allèrent ensuite dans un bar, « Le poney fringant », nommé ainsi en raison du fait que le propriétaire était un grand fan de Tolkien. Ils commandèrent deux bloody mary et trois tequila sunrise qu'ils sirotèrent lentement pour ne rien manquer du goût fruité et sucré de ces sublimes cocktails, comme le disait si bien Sarah.

William qui lui avait l'alcool mauvais, commençait à avoir la tête qui tourne et des suées. Il sortit donc prendre l'air un moment. Il s'adossa au mur, sortit son paquet de clopes de sa poche et en porta une à sa bouche. Il l'alluma à l'aide d'un zippo. Il savourait sa cigarette, regardant le ciel d'un air rêveur (il faisait déjà noir et l'on pouvait admirer les étoiles) quand soudain un hurlement à vous glacer le sang retentit deux ruelles plus basses. Il tendit l'oreille pour entendre ce que la personne criait et capta les mots suivants : « Noooon !! Allez-vous-en ! ». C'était les cris apeurés d'une dame assez âgée à en juger par le timbre de sa voix. William entendit ensuite comme le vrombissement d'une tronçonneuse, suivi d'un hurlement de terreur qui s'étouffa dans le calme de la nuit. William aurait bien voulu bouger, mais il se sentait à moitié saoul pour pouvoir intervenir. Il rentra donc prévenir quelqu'un afin que celui-ci prévienne la police. Il demanda alors au barman avec son ami Thomas s'il n'y avait pas un téléphone. Il dirigea les deux hommes vers une porte située derrière le bar et qui menait dans l'arrière-cour où se trouvait une vieille cabine téléphonique. Thomas composa le numéro et attendit qu'on daigne lui répondre.

« Allo, oui ? Qui est à l'appareil ?

— Thomas, monsieur l'agent. Je vous appelle pour vous signaler une agression.

— Ok. Et où êtes-vous situé ?

— Au poney fringant avec des amis

— D'accord, nous allons envoyer de suite une patrouille.

— Merci, monsieur l'agent. »

Thomas raccrocha le téléphone et retourna auprès de ses amis attendre que les autorités arrivent. A peine un quart d'heure plus tard, deux policiers entrèrent dans le bar. L'un d'eux chercha nos cinq adolescents dans la salle et dès qu'il les vit, se dirigea avec son collègue vers ceux-là. L'un était de taille moyenne, les cheveux plaqués sur le côté et des lunettes noires ; l'autre était grand, les épaules carrées et un regard dur à vous faire frémir de frayeur. Le premier sortit de sa poche un petit carnet de notes et demanda :

« Alors, racontez-nous exactement ce que vous avez vu.

— Je n'ai rien vu, m'sieur, intervint William encore ivre. Mais j'ai entendu une personne crier et puis comme un...comme un bruit de...tronçonneuse

— De tronçonneuse ? Le policier prit note avant de demander ; avez-vous bu ?

— Bin ouais, m'sieur. C'est pour ça qu'on est là. Pourquoi ?

— Je ne sais pas mais êtes-vous sûr que vous n’ayez simplement pas halluciné à cause de l'alcool ?

— Affirmatif. Je sais reconnaître un bruit et celui-là, c'était bien le bruit d'une tronçonneuse.

— Ok, ok, intervint l'agent toujours dubitatif. Dites-moi où cela s'est passé, je vous prie.

— A deux ruelles d'ici, m'sieur.  — Bien, nous allons donc voir. Vous, vous restez ici. »

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nolween_eawy
Posté le 03/12/2022
Hé bien j'attends et espère la suite, car tu nous laisses sur un suspense. Je sens qu'il aura bien du mal à être pris au sérieux vu son état d'alcoolémie bien avancé.
cnslancelot5930
Posté le 10/12/2022
Merci 😊 je posterai aussi souvent que possible. C'est une histoire tirée d'un de mes recueils que je voulais faire découvrir.
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