CHAPITRE 1

Notes de l’auteur : Voici le chapitre 1 ! Je l'ai écrit en parallèle du prologue et c'est pourquoi vous l'avez aussi vite ! La suite arrivera bientôt, j'espère pouvoir poster toutes les semaines voir toutes les deux semaines ! J'espère que cela vous plaira !

Glamis, Scotland, 31 octobre 2021

C’était une journée parfaite. Le temps était tellement agréable pour une fin octobre que des lunettes de soleil trônaient fierement sur le bout de mon nez. Je portais une jupette à frange rouge, un sweat jaune poussin, des collants noirs et des bottes hautes marrons. Je m’étais maquillée rapidement ce matin là tout en soignant ma présentation. Mes longs cheveux bruns étaient tressés. Tout était prêt. Il ne manquait plus que les visiteurs.

Mon rêve le plus cher était en train de se réaliser. Du haut de mes trente ans, j’avais acquéri un château écossais. Mon rêve le plus ultime ! Depuis que j’avais eu la chance de visiter l’Ecosse avec ma mère lorsque j’avais dix ans, je m’étais prise de passion pour ce pays. Je connaissais son histoire sur le bout des doigts. J’étais incollable sur le sujet, tellement que j’avais saoulé bon nombre de mes amis avec mon Ecosse. Mon surnom d’ailleurs était à présent Scotish girl. Il m’avait été attribuée par mon amie Emma après un concert d’Ed Sheran. Elle avait, d’après elle, adapté la chanson Galway girl en Scotish girl.

Emma était ma meilleure amie depuis que nous avions dix ans. Nous nous étions toujours suivi de classe en classe avant que nos chemins se séparent quand elle décida de poursuivre des études juridiques alors que mon choix s’était porté vers l’architecture. Mes études me permirent de pouvoir avoir un aperçu de la vie écossaise car j’ai eu la chance de pouvoir faire un Erasmus d’un an à dix-neuf ans à Edimbourg ce qui n’avait fait que confirmer mon amour pour ce pays. L’année passée dans la capitale écossaise fut la plus belle de ma vie. Pourtant, je ne pus rester à ce moment-là dans mon pays de coeur.

Ma mère était tombée gravement malade pendant mon année écossaise et ne voulant m’inquiéter elle ne m’avait pas mise au courant avant l’obtention de mon diplôme. J’étais alors rentrée pour m’occuper d’elle. Elle mourrut l’année de mes vingt-deux ans en me légant la propriété viticole familiale. Je n’avais jamais aimé le métier du vin et c’est pour cela que je n’avais pas fait d’étude dedans. Je m’étais retrouvée démunie face au travail monstre qui m’attendait. Heureusement pour moi, ma mère, me connaissant bien, avait pris toutes les dispositions afin que je ne sois pas embêtée par l’exploitation. Cependant, avant de s’en aller, elle me fit promettre de réaliser mon rêve de vivre en Ecosse. C’est pourquoi j’avais répondu à cette petite annonce lors d’un voyage londonien.

Pour être tout à fait honnête, au début, je pensais que j’allais me faire arnaquer. Je ne voyais pas pourquoi l’on passerait une petite annonce dans le journal The Guardian pour ce type de vente. Habituellement, cela se faisait dans des salles de ventes ou alors auprès de notaires et surtout vu le bien, ce n’était pas juste fait comme cela. C’est pourquoi la curiosité l’avait emporté sur la raison et j’y avais répondu.

Tout s’était ensuite enchainé très vite. J’avais dû passer par de nombreuses étapes avant de pouvoir l’acquérir. Tout d’abord, il avait fallu que j’écrive une lettre pour expliquer mes motivations. Je n’avais mis que quelques heures à l’écrire et à la poster. Je n’étais pas satisfaite de cet écrit mais je voulais qu’il soit le plus athentique possible, c’est la raison pour laquelle je l’avais écrite d’une traite sans aucune relecture.

J’avais alors attendu pendant trois semaines avant de recevoir une réponse. Je faisais partie des sélectionnés. Je n’avais jamais ressenti une joie aussi intense. C’est à ce moment-là que je me décidais à quitter mon sud-ouest français natal pour enfin réaliser mon rêve : aller vivre en Ecosse. Je donnais ma démission, vendais mon appartement bordelais avant de m’envoler définitivement pour mon pays de coeur. Je ne mis heureusement pas longtemps avant de retrouver du travail. L’avantage d’être achitecte d’intérieur c’est que l’on peut travailler n’importe où. De plus, en m’installant à Edimbourg, j’avais retrouvé des amis de faculté et ils avaient pu me faire rentrer dans leurs réseaux.

Je me fis donc une clientèle plutôt fidèle et aimant le style à la française, ce même style que je détestais. Mais qu’importe ! Je gagnais ma vie et je pus ainsi vraiment devenir véritablement la Scotish girl ! Je me souviendrais toujours des derniers mots d’Emma lors de mon départ :

- Surtout ne tombe pas amoureuse d’un écossais.

- Pourquoi donc ?

- Tu ne reviendrais jamais chez toi.

- Chez moi, c’est là-bas Emma…

- Chez toi c’est aussi ici, à Bordeaux ! Bon allez va-t-en, je ne veux pas pleurer ! Après tout c’est toi qui m’abandonne !

- Le jour où j’aurai mon château, tu viendras quand tu veux me voir.

- Mouais ! S’il n’est pas en ruines ton bordel.

Ça avait été ma plus grande peur pendant de nombreuses semaines. Le faut dire qu’il y avait beaucoup plus de ruines que de château entier en Ecosse. Suite à mon arrivée, j’avais dû me soumettre à une questionaire vraiment très étrange de la part du vendeur. Les questions étaient pour la plupart sur ma façon de vivre et de penser et non pas sur l’état de mes finances. Un château écossais coûtait une fortune et j’aurai immaginé que le vendeur voudrait des garantis mais ce ne fut pas le cas. Tant mieux pour moi, car je pus ainsi prendre le temps de vendre une partie de mon vignoble bordelais, m’octroyant ainsi un solide apport.

Deux mois après mon installation, je pus enfin rencontrer le notaire en charge du dossier. Je faisais parti des trois derniers finalistes et il m’avait donné rendez-vous à Londres non loin du Shakespeare Globe Theatre. Par chance, je connaissais par coeur le quartier. Après un rapide déjeuner pris au Borough Market, je me rendis à notre point de rendez-vous devant le Tate Modern. Un viel homme m’aborda :

- Mademoiselle Saint-Marc ?

- Oui ! Bonjour ! Je suis Charlotte Saint-Marc.

- Enchanté, me répondit-il. Avant de commencer, je vais devoir vous demander de signer un accord de confidentialité. Personne ne doit être au courant de cette transaction.

Je mentirai si je disais que je n’avais pas eu envie de prendre mes jambes à mon cou et pourtant j’avais signé son foutu papier. Tout ce mystère autour du château en vente me plaisait de plus en plus. J’avais alors suivi l’homme jusqu’à son bureau et c’est à ce moment-là que tout devint encore plus exaltant. Je m’étais retrouvée face au Prince Charles. Je n’aurai jamais cru pouvoir rencontrer cet homme ailleurs qu’à une remise de trophés lors des Highland Games. J’étais restée comme deux ronds de frites, la bouche ouverte à l’écouter. J’avais acquiescé tout du long n’arrivant pas à articuler un mot. Sa famille ne voulait pas que l’affaire s’ébruite car le château, même s’il ne faisait pas parti de la succession royale, était quand même considéré comme bien de l’État par les puristes. Sur le plan juridique bien entendu, il ne l’était pas et du coup, c’était pourquoi Sa Majesté, la Reine Elizabeth II, avait décidé de s’en séparer.

- Oui, bien sûr je comprends. Elle a déjà tellement à faire.

Ce fut la seule phrase que je réussis à prononcer et j’en regrettais immédiatement les mots. Lorsque l’entrevue fut terminée, j’étais certaine que je ne pourrai plus acheter le château. J’avais tellement été déçue de ma performance que j’avais été faire la tournée des pubs avant de reprendre mon avion direction Edimbourg. Autant vous le dire, être ivre et prendre l’avion ça ne fait pas forcément bon ménage.

Il fallut que j’attende encore trois semaines avant d’avoir une réponse définitive. Le château était pour moi. Je fis répéter au moins une bonne dizaine de fois au notaire la nouvelle. Je n’y croyais pas. J’avais réussi ! Je ne devais plus qu’attendre la date de cession. Je découvrirai le château que la famille cédait le jour de l’aménagement. Le trente et un octobre deux mille vingt, entre deux périodes de confinement national, je prenais possession de mon domaine.

Cela fait maintenant un an que je me suis installée dans le château de Glamis et non il n’est pas en ruines ! J’ai donc accompli mon rêve de m’installer en Ecosse et en quelque sorte rendu hommage à ma mère. Pour une fois, j’avais écouté mon instinct et il ne s’était pas trompé. Le château était immense pour une seule personne et je n’en connaissais pas encore les moindres recoins. Heureusement qu’il y avait les domestiques. J’avais décidé d’en garder une bonne partie mais malheureusement je n’avais pu tous les garder car même si le domaine viticole bordelais me rapportait beaucoup d’argent et que j’avais également mon travail d’architecte d’intérieur, mes finances n’étaient pas extensibles jusque là.

Durant cette année deux mille vingt mouvementée, j’avais réussi à pouvoir me concentrer sur mon objectif : ouvrir le château au public. Ça avait été une de mes exigences, bien moins nombreuses que celle de la famille royale. « Nous comptons sur votre discrétion et que vous respectiez les conditions de Sa Majesté. » m’avait dit le notaire juste avant de me quitter. Cette phrase me faisait encore sourire.

Ce matin là, une tasse de thé brûlante entre mes mains, j’observais mon domaine depuis une des fenêtres. Toute la bâtisse se serait pas à visiter, j’avais fait en sorte de découper la maison en plusieurs périmètres afin de me garder un coin tranquille. J’avais décidé d’ouvrir ce jour pour Halloween et aussi symboliquement car cela faisait un an jour pour jour que j’avais acheté le domain. Cette fête n’avait jamais été ma préférée mais je trouvais qu’elle correspondait plutôt bien à Glamis car en effet, le château était soit hanté. Enfin, d’après la légende. Personnellement en un an, je n’avais jamais vu de fantôme.

Dix heures sonna et je vis les premiers visiteurs fouler l’allée en direction du château. Ils pourraient se promener dans la demeure puis ensuite se diriger vers la chapelle. C’était d’ailleurs là-bas que le fantôme résidait. Je posais ma tasse de thé sur une commode avant d’enfiler mon manteau pour me diriger vers la-dite chapelle. J’avais décidé d’y rester toute la journée afin de conter l’histoire de Lady Janet Douglas dit la Dame Grise.

Lorsque les premiers visiteurs arrivèrent, je pus alors leur conter son histoire :

- Lady Janet Douglas était l’épouse du sixième seigneur de Glamis. Elle fut condamnée à mort en 1537 pour sorcellerie. Son exécution eu lieu à Edimbourg. Il paraît que son nom est encore gravé sur les murs de la prison du château d’Edimbourg. Depuis lors, elle erre sur Glamis et hante toutes les personnes qui voudraient y vivre.

- Elle est morte comment ? m’interrogea un enfant.

- Elle fut brûlée vive sur un bûcher. A l’époque, les juges utilisaient ce châtiment pour vérifier si la personne était une vraie sorcière. Si elle mourrait, elle n’en était pas une. Par contre, si elle survivait…

- Lady Janet n’était pas une sorcière alors ?

- Et non… Et c’est à cause de cela qu’elle revint hanter son mari pour se venger de cette erreur. D’ailleurs, mon grand, tu ne devrais pas t’approcher de ce siège de pierre. Personne n’a le droit de s’asseoir dans le siège de Lady Douglas. Si tu le fais, elle pourrait te poursuivre à ton tour.

Les enfants ouvrirent de grands yeux et crièrent un peu de peur quand un drap blanc s’abatit dans la chapelle. Personnellement, je dus me retenir pour ne pas rire aux éclats jusqu’à en avoir mal aux côtés.

- Ce n’est pas très gentil de faire peur à des enfants comme cela, me dit une voix masculine.

Je me retournais m’attendant à retrouver un enfant en train de pleurer dans les bras d’un papa mais ce ne fut pas du tout le cas. Je découvrais un jeune homme d’à peu près mon âge, les cheveux roux, le visage carré et les yeux clairs. Il avait un petit sourire en coin qui devait en faire craquer beaucoup.

- C’est Halloween, répondis-je le plus simplement du monde, un sourire espiègle accroché à mes lèvres.

Alors que les enfants quittaient la chapelle afin de laisser place à un autre groupe, je m’évertuais à remettre en place mon fantôme.

- Vous savez que la Dame Grise existe vraiment.

- Ah oui ? Et comment pouvez-vous en être certain ?

- Certains l’ont déjà vu.

- Ah…

Encore un illuminé. Je finis de remettre en place mon fantôme en espérant qu’il serait parti mais ce ne fut pas le cas. Voyant certainement que je ne savais pas quoi dire, il prit les devant :

- Je suis Calum MacKenzie. Vous m’avez demandé de venir…

- Ô oui ! Vous êtes l’historien ! Désolée, je ne vous attendais pas si tôt.

J’avais effectivement demandé à un historien de venir faire le tour de la propriété afin de m’en apprendre d’avantage sur Glamis et aussi pour relever les incohérences historiques de ma restauration. Je n’étais après tout qu’architecte d’intérieur et non historienne. Cependant, je ne m’étais pas attendue, d’une part, à ce qu’il arrive si vite car je ne l’avais contacté qu’il y a trois jours et d’autre part, à tomber sur quelqu’un d’aussi jeune, j’avais imaginé plutôt un vieux monsieur bedonnant. Ce n’était pas pour me déplaire au final.

- Je suis navré de vous importuner aussi tôt mais lorsque vous m’avez invité à Glamis je n’ai pas pu résister et je suis venu le plus vite possible.

- Vous ne m’importunez pas voyons.

Enfin presque pas.

- Je vais vous laisser avec votre fantôme. Si vous me le permettez je vais en profiter pour faire un tour rapide du domaine et nous pourrons discuter ce soir autour d’un dîner, vous m’invitez au château bien sûr.

- Très bien, répondis-je trop rapidement.

Wait. What ? Il venait de s’inviter à diner dans MON château. Je n’eus pas le temps de me rétracter car il était déjà parti. Je gromelais avant de me reprendre et de continuer les visites de la chapelle. Cela dura jusqu’à la fin d’après-midi. J’étais complètement lessivée mais qu’est-ce que j’étais heureuse. J’avais rejoint ma chambre et pris un bain avant de descendre retrouver mon « invité ». Je portais un jean et un pull en laine beaucoup trop large pour moi. Le professeur s’était lui-même changé. Il portait une chemise à carreau et un jean qui le rendait incroyablement sexy.

- Je ne vous avais pas précisé d’heure, lui dis-je en souriant.

- Je sais que les français ne mangent pas aussi tôt que nous… Et puis si nous sommes honnêtes, vous ne m’avez même pas vraiment invité.

- Cela est vrai. Et vous êtes là.

- Je n’ai pu résister à votre charme.

Je lâchais un rire, gênée.

- Je parle de la demeure bien sûr. Je ne me permettrais pas, ajouta-t-il un sourire un coin accroché à ses lèvres.

- Je m’en doutais bien.

Je secouais légèrement ma tête avant de l’inviter à me suivre dans le salon que je m’étais octroyée. Je n’avais pas changer toute la décoration de Glamis, même dans la partie privée. J’avais plutôt tenté de mêler le moderne à l’ancien. Je ne voulais surtout pas perdre le charme de l’ancien. Robert mon majordome nous apporta l’apéritif et m’indiqua ensuite où trouver notre repas. Monsieur MacKenzie semblait surpris.

- Que vous arrive-t-il Monsieur MacKenzie ?

- Je ne pensais pas que…

- J’étais une personne normale ? Mon personnel quitte le château tous les soirs pour rentrer dans leurs familles. Je suis peut être française mais je ne suis pas une bourgeoise.

Enfin si, mais uniquement sur le papier. Je souriais avant de lever mon verre et de porter un toast à notre soirée. Il en fit de même. Je me délectais ensuite du breuvage en m’enfonçant dans mon fauteuil. Le vin rouge était divin et je ne disais pas cela parce qu’il venait de ma propriété. Je le vis quant à lui grimacer un peu :

- Le vin n’est pas à votre goût ?

- J’avoue ne pas avoir l’habitude d’en boire.

- Vous êtes plutôt bière.

- Je suis écossais, me reprit-il.

- Whisky alors ?

Je n’attendais pas sa réponse et me levais pour lui servir un verre. Je le lui tendais avant de me renfoncer dans mon fauteuil.

- Alors qu’avez-vous trouvé ?

- Et bien, je dois avouer que vous avez fait du bon travail… En majorité.

- En majorité ?

- Oui, il y a quelques incohérences ici et là. Bien sûr les visiteurs ne le verraient pas mais…

- Vous, vous les avez vues.

- Je n’ai aucun mérite, je suis fan du château de Glamis.

- Pourquoi ne pas l’avoir acheté alors ?

- Je ne suis qu’historien. Je ne possède pas une propriété viticole en France.

- Vous vous êtes renseigné sur moi ?

- Ce n’est pas difficile d’obtenir des informations sur vous. Tout le village s’est pris de passion pour vous.

Je fis la mou. Je n’avais jamais aimé être le centre d’attention.

- Cela leur passera.

- Peut-être.

Je ne dis plus rien, me contentant de boire mon verre. C’est lui qui reprit la parole le premier :

- Est-ce dur ?

- De quoi ?

- De vivre ici seule. Je veux dire, la demeure est immense et vous passez vos nuits seule alors que concrètement toutes les femmes auraient peur.

- Je ne suis pas comme les autres femmes.

- Visiblement.

- Monsieur MacKenzie, que les choses soient claires entre nous. Je vous ai fait venir ici pour un travail et…

- Je ne compte faire que mon travail. Cependant, je suis un historien et il est dans ma nature de fouiner dans le passé.

- Mon passé n’est pas intéressant.

- C’est bien pour cela qu’il doit l’être.

Il m’adressa un sourire et je rougis comme une débutante. Pourtant, j’étais plutôt douée à ce jeu. Emma m’avait dit de nombreuses fois que je menais les hommes par le bout du nez mais ce soir, c’était lui qui me guidait.

- Vous logez au village ?

- Oui, à l’auberge.

- Si vous devez travailler pour moi, il vous faut un logement sur place. Il y a beaucoup de chambre à Glamis.

- J’en prends note.

Nous passâmes ensutie une bonne soirée. Il me raconta comment il était devenu historien et je lui racontais mes années en France et comment j’étais tombée amoureuse de l’Ecosse. Lorsque la soirée toucha à sa fin, je le racompagnais vers la sortie. Il avait garé sa voiture dans l’allée. Une magnifique Aston Martin.

- Être historien paye bien apparemment, le taquinais-je.

- Là c’est plutôt merci Papa, me répondit-il dans un sourire.

- Je vous souhaite une bonne soirée.

- A vous aussi, Charlotte.

Il avait une façon de prononcer mon prénom qui sonnait dvinement bien à mes oreilles. Je me retournais autant pour rentrer chez moi que pour lui cacher ma gêne quand il m’interpella.

- C’est très mignon. On dirait des feux follets.

- Plait-il ? lui demandais-je.

Je me retournais et regardais la direction qu’il pointait. Il y avait des lumières sur le sol du domaine. Des petites flamèches bleues. Je fronçais les sourcils.

- Je n’ai jamais fait poser ce genre de lumière.

- Suivons les, dit-il tout à coup avant de s’élancer.

- Quoi ? Professeur MacKenzie attendez moi ! CALUM !

Il était déjà en train de suivre les lumières. Je jurai, attrapai rapidement un manteau avant de le poursuivre. Je ne mis pas longtemps à le retrouver. Il était figé devant la chapelle.

- Que vous arrive-t-il ?

- J’ai vu un fantôme, déclara-t-il le teint livide.

- Ô non ! me plaignais-je. Il a du encore se décrocher. Je vais aller le remettre.

Il tenta de m’arrêter mais je ne l’écoutais pas. J’entrais dans la chapelle. Elle était remplie de ces lumières bleues. Je ne comprenais pas comment elles avaient pu arriver là. Calum me tarda pas à me rejoindre. Il posa une main sur mon épaule alors que je fixais le siège de la Dame Grise.

- Nous devrions y aller, m’intima-t-il.

- C’est étrange… Je n’ai jamais demandé à avoir ce genre de lumière.

Je m’approchais dangereusement du trône de pierre, hâpé par ce dernier. Calum tenta une nouvelle fois de m’arrêter.

- Personne n’a le droit de s’approcher de ce fauteuil. Vous l’avez dit tout à l’heure.

- Ô par pitié ! Ne me dites pas que vous croyez au fantôme.

- Je crois aux légendes.

- Je vais vous prouver que je ne risque rien. Regardez bien.

J’étais déjà trop proche du trône pour qu’il puisse m’arrêter. Je m’y assis et le regardais tout sourire.

- Et bien vous voyez ? Rien ne m’est arrivé.

Jusqu’à ce que les lumières bleues présentes dans la chapelle s’éteignent et que je vois le visage fantomatique d’une femme à un centimètre du mien me dire :

- Aidez moi.

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Pandasama
Posté le 04/11/2021
Bonjour !

J’ai eu un peu plus de mal à entrer dans ce chapitre que dans le précédent. J’ai trouvé le début un peu lourd. Tu donnes beaucoup d’informations qui, je pense, ne sont pas toutes utiles dans l’immédiat et qui auraient pu être introduites de manière plus organique plus tard…

Après, le manque de prudence de l’héroïne ne me choque pas, parce que les personnes un poil inconscientes, ça existe !
Grisélidis80
Posté le 02/11/2021
J'aime bien la fin de ton premier chapitre mais, en revanche, Charlotte a manqué d'une élémentaire prudence...
J'espère qu'il n'arrivera rien de tragique à l'idylle débutante entre Charlotte et Calum.
J'ai également relevé des fautes de frappe:
On dirait des feu follet au lieu de on dirait des feux follets
vous les avez vu au lieu de vous les avez vues.
J'ai hâte de lire la suite!
tea_livres
Posté le 02/11/2021
Charlotte est un personnage haut en couleur qui est très naïve (mais tu le découvriras encore plus dans les prochains chapitres =D). Merci pour les coquilles j'avoue avoir relu plusieurs fois mais au bout d'un moment, je ne vois plus rien --'
Maat
Posté le 02/11/2021
Cette charlotte est une inconsciente finie ! Pourquoi elle fait tout ce qui ne faut pas faire !! Grande dingue

J’ai hâte de connaître la suite de sa cohabitation avec le fantôme de cette pauvre femme ^^
tea_livres
Posté le 02/11/2021
Parce qu'elle est rebelle !!! (ou juste idiote =p)

J'espère que la suite te plaira =D
petite_louve
Posté le 02/11/2021
Chapitre 1 à la hauteur du prologue. Ce passage explique bien comment Charlotte est arrivée là. La rencontre avec le Prince Charles est peut être un peu courte, haha ;) mais tout résume bien le chemin parcouru par ton personnage. J'ai repéré quelques coquilles ;)

"Je n’avais ressenti une joie aussi intense" : je crois qu'il manque un mot
"Son exécution eu lieu à Edmbourg." : Édimbourg
"J’en prend note" : prendS

A très vite pour la suite !
tea_livres
Posté le 02/11/2021
Je ne voulais pas trop m'étendre sur le Prince Charles mais qui sait peut être qu'il reviendra dans un autre chapitre =p
Merci pour les coquilles, comme dit plus haut au bout d'un moment, je ne vois plus rien (et j'ai une concentration assez limitée en ce moment xD)
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