Chapitre 1

Notes de l’auteur : Bonjour à vous, chers lecteurs.
Je vous partagerai deux chapitres par semaine, tous les lundi et jeudi, jusqu'à la fin de mon histoire.
N'hésitez pas à me laisser un commentaire pour me dire ce que vous en avez pensé, je le lirai avec le plus grand plaisir. Si mon univers vous plait, n'hésitez pas à partager autour de vous, à mettre mon histoire dans votre "pile à lire" (juste là, à droite :) ) afin de pouvoir la retrouver facilement. Vous pouvez également me suivre sur Instagram pour être tenus informés de la parution de chaque nouveau chapitre !
Bonne lecture :)

La sonnerie stridente de son réveil la tire de son coma. Elena se sent vaseuse. Une nuit de plus hantée par ce même cauchemar. La qualité de son sommeil, ajoutée aux effets secondaires des neuroleptiques, lui donnent l’impression de vivre une gueule de bois permanente.

Elle attrape son téléphone sous son oreiller et regarde l’heure, les yeux plissés, éblouie par cette lumière artificielle et agressive. Cette sensation lui provoque une grimace. Elena soupire, se retourne et se roule dans sa couette dans l’espoir que le temps s’arrête ou que le monde oublie soudainement son existence.

Visiblement, ce n’est pas aujourd’hui qu’elle sera exaucée :

« Elena, lève-toi, tu vas être en retard ! s’agace sa mère à travers la porte de sa chambre.

 – Mmmm…

 – Allez, dépêche-toi ! »

Les yeux encore clos, elle sort de sa couette et s’assoit sur le bord de son lit. Elle fixe le sol quelques secondes puis déployant le peu de motivation dont elle est capable ce matin, elle se lève, enfile son peignoir et traîne des pieds jusqu’à la salle de bain.
Elle s’enferme, tire le rideau de douche, fait chauffer l’eau au maximum et s’immerge. L’eau lui apporte la brûlure réconfortante, nécessaire à son réveil. Elle la purifie de sa léthargie et la remplit d’une énergie nouvelle.

Après avoir retiré un peu de buée du miroir à l’aide de sa serviette, elle observe les marques sur son visage. Yeux cernés, teint cireux, cheveux abîmés… Elle soupire et s’empresse de camoufler les dégâts avec quelques artifices dont elle a le secret. « Dieu bénisse l’inventeur du maquillage et de l’anticernes, pense-t-elle. Et c’est parti pour un petit tour de magie ! »

Une fois satisfaite du résultat, Elena enfile un jean, un sweat et s’estime prête pour affronter une nouvelle journée.

Sa mère l’attend dans la cuisine, un petit déjeuner gargantuesque est servi : œufs, saucisse irlandaise, pain aux céréales, porridges aux cranberries, thé noir à la bergamote encore fumant…

« Maman, je t’ai déjà dit que je suis parfaitement incapable de manger autant… surtout le matin… » L’odeur des œufs-saucisses lui provoque un haut-le-cœur et elle repousse l’assiette loin d’elle.

La matriarche s’offusque immédiatement :

« Tu pourrais faire un effort pour une fois. Je me suis donné du mal. Et puis avec ton traitement qui a encore augmenté, ce n’est pas sérieux de partir travailler sans rien dans le ventre.

 – Écoute, c’est vraiment adorable de t’inquiéter pour moi, mais j’ai 23 ans. Si je te dis que je n’ai pas besoin de manger tout ça, s’amuse-t-elle en désignant de la main l’ensemble de la nourriture étalée sur l’îlot central de la cuisine, c’est que je n’en ai pas besoin ! En plus à midi je déjeune en ville avec Deirdre et Padraig. Je ne mourrais pas de faim, c’est promis ! »

Aisling soupire, exaspérée par sa fille, mais abdique.

C’est une grande et belle femme aux magnifiques cheveux roux malheureusement attachés en chignon strict quatre-vingts pour cent du temps. Elena ne comprend pas pourquoi sa mère s’acharne à adopter ce look si raide et triste alors qu’elle pourrait être si jolie si… Si elle se détendait un peu. Elles ont en commun leurs grands yeux verts et leur peau blanche comme du marbre. Mais Elena est aussi brune que sa mère est rousse. Elle tient ça de son père. Elles partagent également leur goût pour le maquillage si léger qu’il paraît presque inexistant, ce qui sur l’une préserve la fraîcheur de la jeunesse et sur l’autre ajoute au côté strict et pieux. Aisling adore sa fille. Elle l’aime plus que tout. Mais son naturel perfectionniste et exigeant s’est mué, au diagnostic de sa fille, en un caractère surprotecteur et envahissant. Elle a toujours rêvé d’une vie simple, parfaite, sans vague. Lorsque son unique enfant a été diagnostiqué, à seulement 11 ans, d’une schizophrénie, tout son petit monde a basculé. Elle a arrêté de travailler pour se consacrer au bien être de sa fille et y a perdu son épanouissement personnel et son identité de femme au profit de celle de mère. Elle ne vit plus que pour guérir son enfant et préserver le couple qu’elle forme avec le père d’Elena : Brian, professeur d’histoire au Lycée de Drogheda, marié et fidèle depuis 23 ans. Il est un stéréotype vivant du parfait universitaire, protestant, irlandais pure souche. Pantalon en tartan, pull en cachemire, lunettes de vue, cheveux constamment bien peignés. Mot d’ordre : rien ne doit dépasser. Pour ce qui est du caractère, tout l’oppose à son épouse. Il sait se montrer souple, il fait preuve de qualités d’écoute et de communication… Et surtout, il a toujours fait en sorte de respecter le libre arbitre de sa fille, essayant tant bien que mal de temporiser les angoisses de sa femme et de maintenir le dialogue. Il a d’ailleurs été le premier à savoir qu’Elena avait un petit ami, ce qui ne manqua pas d’irriter Aisling au plus haut point.

Elena vide d’une traite sa tasse de thé et embarque un morceau de pain. Elle attrape, en passant, son sac dans l’entrée et quitte la maison.

L’air est frais et humide, mais le temps est dégagé et ensoleillé, c’est le début du printemps. Elena adore cette période de l’année. Il fait encore assez froid pour apprécier le doux confort d’un sweat-shirt épais et déjà suffisamment beau pour sentir la chaleur des rayons du soleil sur sa peau. Elle ferme les yeux, lève le visage face au ciel, inspire profondément et se met en route pour les cours. Elle partage son temps entre l’université de Drogheda où elle étudie l’histoire, et son job à la bibliothèque de Drogheda, ce qui lui permet environ une heure de marche quotidienne, seul moment où elle se sent réellement libre. Elle aime profiter de ce temps pour s’évader et méditer en écoutant le savant mélange de bruits citadins et naturels qu’offre Drogheda, seule ville qu’elle ait connue depuis sa naissance et à laquelle elle est particulièrement attachée.

À son arrivée dans l’amphithéâtre, elle retrouve sa place habituelle : celle que Padraig garde juste à côté de la sienne. Ils se connaissent depuis le jardin d’enfants tous les deux. À l’adolescence il leur a paru tout naturel de se mettre ensemble. Leur jeune couple n’est plus si jeune aujourd’hui, cela fait déjà 7 ans que ça dure. Il lui a  apporté une certaine stabilité et la tendresse dont elle avait besoin et ils se sont toujours très bien entendus. Cependant, malgré tous ses efforts pour la protéger, Padraig a constamment montré une certaine irritation à l’évocation de la maladie de sa petite amie. Elena l’a plus d’une fois surpris à s’agacer de ses rechutes, ou lorsqu’elle évoquait sa lassitude face aux effets secondaires de son traitement. Il a toujours très mal compris la sensation d’étouffer qu’elle pouvait ressentir vis-à-vis du comportement surprotecteur de ses proches. Mais que ferait-elle sans lui ? Il la connaît mieux que personne et il l’aime malgré ses tares…

Le cours se déroule lentement. Le temps paraît interminable. Elena dessine en laissant place à son inconscient, elle exorcise ses cauchemars qui la hantent de plus en plus, elle personnifie la voix qui murmure parfois dans sa tête et qu’elle est la seule à entendre. Padraig surprend ses divagations du coin de l’œil et la ramène au présent en lui donnant un léger coup de pied sous la table.

La fin de l’heure sonne, les étudiants rassemblent leurs affaires et évacuent déjà les lieux. Elena consulte son portable : 12h02. Padraig lui tend sa trousse alors qu’elle commence à se lever.

« Toujours aussi concentrée à ce que je vois. Elle va te repérer un jour, tu sais…

 – Bof… qu’est-ce que je risquerais, si c'était le cas ? Au mieux, elle comprendra à quel point son cours est soporifique et fera un effort d’animation. Ou au moins, elle essaiera de varier un peu l’intonation, histoire que ses mots s’impriment dans mon cerveau avant de m’endormir totalement.

 – Ou… tu te feras exclure de son cours et tu ne pourras pas valider ton année, au plus grand bonheur de ta mère… ironise-t-il.

 – Hmm… bon dépêche-toi, Deirdre doit déjà nous attendre. »

Le jeune couple rejoint la meilleure amie d’Elena au O’lunch, une petite cafétéria très prisée des étudiants pour sa proximité avec l’université et l’attractivité de la streetfood qu’elle propose.

Deirdre les attendait déjà, assise à leur table, cachée derrière son P.C. avec son meilleur ami : Photoshop. Seuls ses cheveux rose et bleu ébouriffés permettant de la repérer. La jeune femme étudie l’art à l’université de Drogheda et connaît Elena depuis la maternelle. Elles ont toujours été très proches.

Lorsque Padraig et Elena s’installent à leur tour à table, Deirdre lève enfin le nez de son ordinateur, les dévisageant de son regard mutin.

« Vous en avez mis du temps les amoureux ! S’il ne reste plus de menu végétarien, vous me devez un Supermac’s, sachez-le !

 – Promis ! Tu as toutes nos plus plates excuses, lady. »

Deirdre travaille sur un super projet graphique : le clair-obscur dans la BD. Elle montre fièrement ses premières productions à Elena qui la félicite.

« Bon les filles ! sans vouloir vous presser, il ne reste déjà plus grand-chose… »

Elles se lèvent et se dirigent vers le self à la suite de leur ami.

« Les gars, vous me devez un Supermac’s. Et un gros ! J’ai le choix entre steak haché façon semelle ou poisson-vapeur… Merci bien. Ça sera double ration de pâtes au beurre pour moi ! tranche-t-elle à l’intention de la dame de service coiffée d’une charlotte blanche des plus saillante.

 – Je te promets qu’on va réparer notre crime. Cette semaine même ! déclare Elena en amorçant une révérence. » Padraig soupire, se sert et retourne s’asseoir.

Le repas se déroule dans le calme et l’échange de quelques banalités du quotidien. Padraig Ryan est, comme à son habitude, plutôt mutique et observateur. Il n’a jamais été très bavard et il se contente de tolérer la présence de Deirdre. Lui qui est issu d’une famille traditionnelle, lui qui est d’une nature si conventionnelle et pragmatique, côtoyer une personne que l’on pourrait définir comme marginale ou originale était loin d’être une évidence. Mais il a accepté l’amie d’Elena dans le cadre des concessions propres à la vie de couple. Cette concession lui permet aussi et surtout de garder un œil sur ses fréquentations et de satisfaire ses élans de possessivité. Padraig n’est pas ce qu’on appellerait un mauvais gars, au contraire. Il est même plutôt gentil et bien intentionné. Il ne pense jamais à mal… Il a simplement une vision plutôt étriquée du monde et de la norme. Et il aime Elena, elle en est persuadée. Tout ce qu’elle pourrait lui reprocher c’est, à l’instar de sa propre famille, de vouloir son bien au point d’en oublier qu’elle est en mesure de savoir ce qui est bon ou non pour elle. Il la voit comme une petite chose fragile, presque comme une enfant, une irresponsable qui doit impérativement être assistée en tout. C’est de cette manière qu’elle perçoit les choses du moins.

La pause se termine. Elena consulte son téléphone : 13h32. Elle commence le travail à 14h, elle doit vraiment y aller ! Son petit-ami propose de la déposer en voiture, mais elle refuse. Marcher lui fera du bien, elle a besoin de prendre l’air, en plus il fait beau aujourd’hui, elle veut en profiter. Elle a surtout besoin de souffler, seule.

Il lui reste une trentaine de minutes pour parvenir à la bibliothèque municipale de Drogheda. Elle choisit son itinéraire préféré, celui qui longe la rivière Boyne et la fait passer par le St Laurence’s Gate. Elena en profite toujours pour flâner et admirer du paysage.

À 13h58, elle arrive au travail et ouvre la bibliothèque. Comme d’habitude elle est la première à embaucher. Grant, son collègue, n’est pas l’homme le plus ponctuel qui existe, mais il est drôle et ils s’entendent bien. C’est l’une des rares personnes, avec Deirdre à la considérer comme une adulte normale et non comme une petite fille risquant de se briser en mille éclats de verre au moindre coup de vent. Dans une autre vie, il aurait pu plaire à Elena. Une vie où elle n’aurait pas déjà été en couple et où Grant n’aurait pas préféré la compagnie des hommes au physique de bûcheron.

L’après-midi se déroule rapidement. Elena a de quoi faire avec les livres à ranger, à trier, les visiteurs à renseigner, les retours à traiter… Et comme tous les mercredis, la journée se termine avec la visite de Deirdre qui vient lui proposer d’aller boire un verre au pub d’à côté. Et comme toujours, Elena saute sur l’occasion de passer un peu de temps en tête à tête avec sa meilleure amie pour se confier, évacuer, râler et surtout rigoler.

Elle en profite pour raconter les dernières inventions de sa mère pour la materner toujours un peu plus comme si elle cherchait à la garder enfant éternellement, son nouvel entretien avec son psychiatre, que Deirdre désapprouve cordialement. De son côté, Deirdre fait part à Elena des récentes bizarreries de ses parents et de ses nouveaux « Dates » plus ou moins réussis. 

Les deux amies savourent ainsi les derniers rayons de soleil de la journée avant de prendre congé et de rentrer chacune de son côté.

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DraikoPinpix
Posté le 19/09/2022
Re-coucou !
Un chapitre 1 qui débute de façon classique, mais avec des détails qui me plaisent : une héroïne avec une maladie, déjà en couple et étudiante. C'est calme, mais ça amène à poursuivre l'histoire (surtout que je remarque la ressemblance entre les prénoms de Yelena et Elena... ^^)
A bientôt ! :3
Wendy_l'Apprent
Posté le 19/09/2022
Re! Je suis vraiment ravie que ça te plaise, j'espère que tu t'attacheras autant que moi à mes personnages 🥰
Bonne lecture du coup et à très vite ☺️
Bleiz
Posté le 18/09/2022
Bonjour,

J'aime bien les personnages que tu présentes ici ! Ç'a l'air d'être un trio pas très solide... plutôt rare pour un livre de ce genre ! J'aime bien. Pareil pour la schizophrénie, c'est intéressant d'aborder une telle maladie, j'espère que ça va être exploré dans les chapitres à venir outre ses rêves.
En revanche, j'avoue que ce chapitre est un peu moins vivant que le prologue. Les descriptions sont moins fluides (surtout l'intro des parents) et ça rend le contenu un peu plus lourd, ce qui est dommage car ça étouffe les profils des nouveaux personnages.
J'ai hâte de voir comment l'histoire va basculer !

À bientôt :)
Wendy_l'Apprent
Posté le 18/09/2022
Hello !

Merci beaucoup pour ce nouveau commentaire. Effectivement, tu n'es pas la seule à m'avoir fait cette remarque pour ce premier chapitre ! Je suis en pleine réécriture donc certaines choses vont changer ^^ j'espère que la suite ne te décevra pas :).

À bientôt :)
Bleiz
Posté le 18/09/2022
Je suis sûre que la suite sera très bien et je compte la lire bientôt :) c'est juste un problème de rythme, donc ce sera vite corrigé quand tu te plongeras dedans lors de la réécriture !
Wendy_l'Apprent
Posté le 18/09/2022
Oui, merci beaucoup 🥰
Ayunna
Posté le 09/08/2022
Me revoilà !

J'ai bien aimé le début de ton chapitre, où on ressent facilement le caractère d'Elena. Le côté "surprotégée" est également bien retranscrit.

Pour les dialogues, je n'ai pas bien compris l'utilisation des guillemets à certains endroits.

On ressent que ce petit couple Elena/Padraig ne va pas durer... on voit tout de suite que ça ne collera pas ^^ et qu'Elena est la réincarnation de Yelena, d'où sa schizophrénie ^^ un peu comme deux personnes en elle.

Pour la présentation et descriptions de sa mère puis de Padraig, je pense qu'il est possible d'alléger un peu ces deux paragraphes. Peut-être déjà trouver des astuces et tournures de phrases pour éviter les nombreuses répétions de "il", " elle", et d'affiner un peu ces présentations. C'est comme tu le sens, je souligne cet aspect pour t'aiguiller si besoin :)

A part ça tout est très clair et bien présenté !

A très vite !

Ayunna
Wendy_l'Apprent
Posté le 09/08/2022
Re!

Super, merci pour ces nouvelles remarques ! Je prends note pour mes futures révisions de ce chapitre, je vais voir ce que je peux faire.

À très vite :)
J'M lire 34
Posté le 27/07/2022
1er chapitre dévoré !! Le décor est planté !!
Cette petite héroïne me plaît bien et certains personnages me hérissent déjà le poil..
Vivement la suite...
Wendy_l'Apprent
Posté le 27/07/2022
La suite sera publiée lundi :D
dcelian
Posté le 26/07/2022
Coucou :D

Un chapitre en douceur, on sent que tu cherches à instaurer le rythme de vie classique de ton personnage avant qu'arrive un éventuel chamboulement ! Je trouve intéressant ce diagnostic de schizophrénie, c'est une maladie complexe et c'est un risque assez important de l'assigner à ton héroïne ! ça implique de devoir traiter les conséquences tout du long, en même temps qu'on traite de l'intrigue générale, donc j'ai hâte de voir comment tu t'y prends avec tout ça !
Pour le moment, rien de particulier à dire sur tes personnages. Ils ont l'air touchants à leur manière, on note déjà une pointe de sarcasme et d'ironie dans leurs dialogues qui est chouette, et une complicité/des dynamiques déjà établies entre eux. Là encore : hâte de lire ce que tu en feras par la suite ! J'ai comme l'impression que le couple d'Elena n'est pas voué à durer, mais je me trompe peut-être...

En tout cas, sans savoir personnellement ce que représente la maladie, je trouve que tu retranscris bien l'impression frustrante de la pitié excessive et des tendresses incessantes. A côté de ça, c'est cool que tu aies contrebalancé les choses par d'autres personnages plus "naturels" à l'égard d'Elena, comme sa meilleure amie, son père ou son collègue.

Petits chipotages pour finir :
1) Je te conseille d'écrire les âges en lettres et pas en chiffres !
2) Les dialogues c'est toute une affaire, comment les ouvrir, comment les fermer, dialogue indirect et j'en passe...donc libre à toi de les gérer comme tu le souhaites ! Mais le tiret qui précède une réplique est quand même assez incontournable, plutôt que les points que tu as utilisé ici. En revanche, je sais pas du tout comment on fait de tiret sur ordi (lol je suis pratique comme lecteur), mais je peux t'en donner un à copier-coller pour tes dialogues futurs, si ça t'intéresse !!
Voilà pour toi :

hop !

Bonne soirée :)
A bientôt
Wendy_l'Apprent
Posté le 26/07/2022
Coucou!

Merci pour ce nouveau commentaire tellement complet :D
En effet, tout au long de mon récit je m'attache à traiter la maladie mentale de mon personnage. Déjà parce que c'est un thème qui m'intéresse beaucoup mais aussi parce que ça me permet de semer le trouble chez mes lecteurs : est-ce que ce qui se passe est réel ou pas? A vous de faire le trie :p

J'ai beaucoup travailler mes personnages en amont de la rédaction de mon manuscrit (leur identité, apparence mais aussi toute leur histoire personnelle, d'où ils viennent, leurs traits de caractères, etc... ). Je tenais beaucoup à ce qu'ils aient tous "l'air vrai", qu'ils aient tous leurs failles et leur complexité. C'est une partie de mon travail que j'ai adoré !

Au fil de l'histoire (si tu continus de suivre et que ça te plait toujours, évidemment :) ), tu pourras découvrir que j'ai tenu à ce que tous les "décors" soient de vraies lieux (dans la vraie vie, j'entends) afin que 1) les lecteurs puissent découvrir un peu de ce coin d'Irlande, et 2) qu'ils puissent s'amuser à googliser les différents lieux qui m'ont inspirés. Pareil pour chacune des légendes, créatures, ou même recettes que je citerai :)

Si mon univers t'intéresse, tu peux me suivre sur Instagram (_didi_vendrick), je pense que je publierai des infos de ce type au fur et à mesure de la parution de mes chapitres :)

Pour la mise en forme, sur mon manuscrit j'ai bien les fameux demi-cadratins mais après avoir passé de looongues minutes à essayer de faire des copiés collés sur le site, je n'ai pas réussi à trouver comment faire pour qu'ils apparaissent... Merci pour ton modèle ! Je vais investiguer pour que le problème soit réglé à ma prochaine publication !

Encore merci, très bonne soirée à toi aussi :)

A bientôt
Wendy_l'Apprent
Posté le 26/07/2022
MAJ : j'ai réussi à mettre des tirets! :D
Wendy_l'Apprent
Posté le 26/07/2022
PS : toutes mes excuses pour les fautes, j'ai voulu répondre trop vite ^^'
dcelian
Posté le 26/07/2022
Ha ! trop chouette ce travail en amont de tes personnages ! Je ne l'ai pas fait pour ma part et je m'en mords parfois un peu les doigts '-'
J'ai d'autant plus hâte de les découvrir dans leur complexité et dans leurs récits personnels, dans ce cas :)

Pour la schizophrénie : ce que tu dis est super intéressant, pour l'enjeu du réel. Tu as fait des recherches sur ce trouble ? J'ai l'impression que c'est tellement méconnu... Me voilà intrigué de voir comment tu le traiteras, en tout cas !

C'est intéressant que tu fasses prendre vie à cette histoire dans des lieux réels ! J'ai déjà googlisé le nom de la ville (que je connaissais pas), donc j'avais cru le comprendre. Je m'abonne avec plaisir à ton instagram pour en apprendre plus !!

(pas de souci pour les fautes, et wooo bravo pour les tirets *-*)
Wendy_l'Apprent
Posté le 26/07/2022
Ce travail en amont facilite, je trouve, énormément la construction de l'histoire parce que tu peux vraiment te mettre dans leurs peaux et imaginer leurs réactions de manière réaliste.

Pour la schizophrénie, j'ai fait quelques recherches pour ne pas tomber dans le cliché mais je me suis autorisée quelques inexactitudes qui s'expliquent ensuite par le déroulé de mon récit (je vais essayer de ne pas trop spoiler ce serait dommage, je préfère te laisser découvrir :D )

(Merci infiniment pour ton indulgence :) )

A très bientôt
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