Chapitre 02

Par Ohana

            Le râle animal qui sortit de la gorge de l’homme me fit reculer par réflexe. Mauvaise idée. Comme s’il prenait mon geste pour un signal, la créature – parce que ce n’était définitivement plus un être humain – bondit dans les airs, atterrissant sur une étagère. Une prouesse tout bonnement impossible, mais je ne restai pas pour lui demandant comment il avait bien pu faire ça. Je tournai les talons in extremis pour fuir vers l’arrière de la petite épicerie, priant pour que la porte de sortie ne soit pas verrouillée.

            Un vacarme se fit entendre derrière moi. La chose sautait de rayons en rayons, les faisant tomber. Une horreur. Une fois la main sur la poignée de la porte, je tournai et tirai avec force. Il eut un bruit de fracture, comme du métal qu’on tordait, mais je n’en fis pas des cas. La porte s’ouvrit, me permettant de sortir. Si un éclair de lucidité traversa mon esprit, je dus me rendre à l’évidence que rien ne pouvait entraver la sortie et empêcher la créature de continuer la course poursuite. Tout ce que tu pouvais faire, c’était continuer à courir et espérer distancer l’homme.  

            Sans vraiment savoir où j’allais, je zigzaguai dans les ruelles. Je n’avais entendu le fracas de la porte que de longues secondes plus tard, mais les bruits de poursuite ne s’étaient plus fait entendre. Pour une fois, je devais avoir de la chance !

            Mal me prit d’avoir ce regain d’espoir. Je freinais brutalement au détour d’une ruelle, manquant de déraper et de tomber. Devant moi se déroulait une autre scène de cauchemar. Une femme – morte ? ses grands yeux ouverts respiraient encore la vie et l’horreur – se faisait littéralement dévorer et démembrer par deux autres créatures. Celles-ci semblaient trop préoccupées par leur festin, leurs regards dégoulinant d’obscurité vrillés sur le cadavre. Me faisant tout petit, je reculai, serrant les dents en priant pour ne pas que mes pieds buttent sur quelque chose et attirent leur attention. Je continuai ma route, le cœur battant, les dents toujours serrées à m’en faire mal à la mâchoire pour m’empêcher de vomir, ignorant les larmes qui créent des sillons sur mes joues crasseuses. Ce n’était pas le temps de craquer.

            Le grognement, je ne l’entendis que trop tard.

         Instinctivement, je levai la tête vers la source du bruit, et n’eus le temps que de voir la silhouette distordue de l’homme dans l’épicerie, collée au mur à la manière d’une araignée, avant qu’elle ne me saute dessus, nous faisant tomber tous les deux. Je roulai difficilement sur le dos, pour essayer de faire rempart de mes bras entre lui et moi. Il était doté d’une force incroyable, forçant le passage, ses doigts osseux cherchant ma gorge, mon visage, ses ongles devenues aussi assurées que des griffes me lacérant la peau.

            Les visions du sans abri déchiqueté et de la femme en train d’être dévorée vivante me revinrent en tête. Mais la créature qui était autrefois un être humain ne semblait pas vouloir me croquer, malgré la proximité de sa dentition étrangement déformée. Ses doigts cherchaient à se frayer un passage vers ma bouche, comme s’il cherchait … quelque chose ? Ses yeux dégoulinant d’une substance noirâtre semblaient vouloir m’engloutir. C’est lorsque je vis un de ces spectres blanchâtres fuser au-dessus de nos têtes que je compris. Aussi insensé que cela puisse être, je compris.

— F*ck non ! grondais-je, sentant une colère sourde balayer la terreur dans ma poitrine.

Le son de ma voix fit sursauter la créature, mais je n’en tins pas vraiment compte. Animé par ce sentiment de rébellion, ce refus de devenir, je ne sais comment, une de ces choses, je rassemblai mes forces et projetai ma tête vers l’avant, fracassant mon front contre la bouche de la créature. Le coup me sonna, n’eut certainement pas grand effet sur cette chose dotée d’une force incroyable, mais la surprise et le mouvement instinctif vers l’arrière de mon assaillant me permirent de me soustraire à lui. Une distance de quelques centimètres qui fut mon salut. Ma main toucha une brique, sans réfléchir, je la saisis, et d’un mouvement, je la fracassai au visage de l’homme, qui était revenu à la charge. Cette fois, il bascula sur le côté.

Courir ne servirait à rien. Il me rattraperait. Cette pensée s’imposa en moi, et l’instant d’après, je me retrouvais au-dessus de lui. Les rôles étaient inversés. Pendant une fraction de seconde, j’eus une hésitation, qui aurait pu m’être fatale si …

Vas-y !

Propulsé par cet ordre – en était-ce bien un, ou était mon subconscient, qui prenait les rênes ? – j’abaissai la brique, encore et encore, contre la tête de cette chose. Je ne m’arrêtais plus, aucune idée combien de fois j’eus la force de prendre mon élan et de la fracasser contre la peau, la chaire, les os, tout s’était embrouillé. Entre deux coups, je crus cependant voir quelque chose dans le regard noir du condamné. Une terreur profonde. Était-ce une réminiscence de l’homme qui avait un jour été en contrôle de son corps ? Était-ce la créature, qui voyait quelque chose dans mon regard ? Quelque chose de différent, qui pour l’instant m’échappait ? Trop de questions, que je ne pouvais gérer pour l’instant.

Je repris conscience de moi-même et de ce qui m’entourait lorsque tout devint … silencieux. Les cris gutturaux, que je n’avais pas vraiment entendus jusqu’ici, s’étaient tus sous moi. Par réflexe, je levai les yeux au ciel, cherchant férocement la présence de cette autre chose qui flottait au-dessus de nous quelques secondes auparavant, mais elle avait disparu. Quelque chose se relâcha dans ma poitrine et je baissai enfin le regard. En premier sur la brique, que je serrai toujours dans ma main. Elle était couverte de sang noirci et de bouts de chair. Je la lâchai en hoquetant, puis mes yeux se posèrent sur le corps toujours sous moi. Il ne restait … rien. Le visage n’était plus qu’une bouillie informe.

C’était toi ou lui.

Je pris peur. Ignorant mon nom, murmuré à mon oreille, je sautai sur mes pieds et courus. Impossible de savoir d’où je tirais encore cette énergie de fuir, encore et encore. Mais lorsque je repris conscience, j’étais à moitié effondré devant la porte de mon appartement.

Tel un automate, je me forçai, cette fois, à me redresser, à franchir les derniers pas. Par réflexe, ma main extirpa mes clés de mes poches. Je les regardai, confus. Ne les avais-je pas jetées, avant de faire le grand plongeon ? Peu importe. Lorsque je refermai la porte derrière moi, j’eus toutes les peines du monde à me traîner jusqu’à ma salle de bain, pour voir dans quel état où j’étais et mettre la main sur tous les médicaments possibles pour faire disparaître la douleur. Mais mes jambes me lâchèrent et je m’étalais sur le carrelage froid de la pièce exiguë.

Il faut qu’on parle, Riley.

— Laisse-moi tranquille ! voulus-je crier, mais ce ne fut qu’un mince filet de voix qui brisa le silence de mon appartement.

Je plaquais mes mains sur mes oreilles, en position fœtale, comme si ce geste pouvait empêcher cet être, s’il était bien réel, de s’adresser à moi, pour une raison qui m’était inconnue. C’était comme si mon esprit avait cet endroit qui ne m’appartenait plus vraiment, cette cage en verre qui risquait d’éclater à tout moment, à chaque fois que la voix s’approchait un peu trop de cette maigre barrière.

Bercé par le silence – relatif, car je pouvais entendre encore des coups de feu, des explosions, qui dans mon état étaient tous tellement loin de moi – je sombrai dans l’inconscience, mon corps se relâchant enfin.

*

            Lorsqu’il rouvrit les yeux, Riley n’était plus dans sa salle de bain. Ni nulle part qui lui était familier, du moins pas au premier coup d’œil. Il était assis sur un canapé confortable. À sa gauche, un feu crépitait joyeusement. Sur sa nuque, il pouvait sentir quelques timides rayons de soleil passant à travers la fenêtre. Il y avait une odeur de bois, de pin plus précisément, et une autre d’un bon petit plat qui mijotait, même si la cuisinette à sa droite était vide. Une sourde angoisse le prit au cœur. Interdit, il n’eut cependant pas le réflexe de se lever, ni à être prêt à fuir toute nouvelle menace et ce lieu étrange. Il se souvenait très bien des événements des dernières heures. Sa tentative de suicide ratée, les cadavres éparpillés à travers la ville, ce monstre autrefois humain qui avait tenté de … de quoi au juste ?

— Je suis désolé du temps qu’il a fallu pour qu’on puisse se parler calmement.

Le jeune homme tressaillit, manqua de s’étouffer avec sa salive, ses yeux agrandis de stupeur – d’horreur – devant le reflet qui s’était matérialisé à quelques mètres de lui. C’était comme s’il se regardait dans un miroir. La même tignasse sombre en désordre, les mêmes yeux verts fatigués, les mêmes traits blafards. Son double arborait néanmoins une posture différente de la sienne, moins voutée, ses épaules détendues, les bras négligemment posés le long de son corps, en une image figée, irréelle. Aucun tic nerveux ne venait faire trembler la commissure de ses lèvres. Bien qu’il arborait les mêmes iris mouchetés de teintes de vert, il manquait quelque chose. Quelque chose de vivant.

Riley ramena ses bras contre lui, les croisant, perturbé. Mais qu’est-ce qui se passait ? Était-ce un rêve ? Le double fronça ses sourcils, la plastique humaine plaquée sur son visage semblant vaguement embêtée, fissurant l’illusion, laissant paraître, sans réellement voir, la chose derrière.

— Ça te dérange ? Ma véritable apparence ne nous permettrait pas d’avoir une conversation face à face, j’ai pensé que tu serais plus à l’aise.

— Je … ne sut quoi dire Riley, ne pouvant empêcher le sentiment d’horreur frémir sous sa peau.

La silhouette se brouilla soudainement. C’était comme si une fumée grisâtre l’avait enveloppée entièrement. Le phénomène ne dura que quelques secondes, avant que l’entité ne se révèle à nouveau à son regard. Cette fois, Riley ne put empêcher son corps de réagir et il bondit sur ses pieds, un masque de fureur sur son visage. Devant lui se tenait cette fois un vieil homme, courbé par le poids des âges, un air sévère sur ses traits tirés et affaissés. Il se rendit compte au même moment pourquoi cet endroit lui était aussi familier. Il était déjà venu, quand il n’était qu’un enfant. C’était la cabine de son grand-père, là où sa mère le déposait si souvent, quand elle avait … quelque chose à régler. Un goût de bile envahit sa bouche. Il n’avait pas reconnu à prime abord, tout était si lumineux, vide, aussi. Le décalage avec ses souvenirs n’aidait pas.

— Arrête ça tout de suite ! tonna le jeune homme, ses épaules tressaillant de manière incontrôlable, ses mains se crispant jusqu’à lui faire mal.

— Je suis désolé, répété l’entité, de plus en plus confuse, avec la voix du vieillard. Il semble avoir une place importante dans tes souvenirs, j’ai cru que-

— Ça ne veut pas dire que j’ai envie de le voir, change ! cria presque Riley, oubliant tout de la situation dans laquelle il se trouvait, et encore plus l’inconnue que représentait cet être qui semblait être bien réel, et qui avait élu domicile dans son esprit.

S’il n’était pas aussi bouleversé, il aurait pu être effrayé du ton qu’il avait osé prendre face à cette présence, au risque de provoquer une réaction en chaîne. Mais le vieillard se brouilla à nouveau, sans un mot. Pendant une seconde, Riley réprima un gémissement de désespoir, terrifié de voir quelle image de son passé allait ressurgir devant ses yeux.

Cette fois-ci, un jeune homme apparut à quelques pas de lui. Ses traits ne lui étaient pas familiers, ils étaient même très banals. Ses cheveux châtains étaient légèrement tirés vers l’arrière, et ses yeux, toujours aussi vides, arboraient un bleu limpide. Il était plus petit que lui, peut-être du même âge, ou quelques années en moins – après tout, la fatigue et la vie en général avaient probablement vieilli le garçon totalement paumé qu’il était.

— Mieux ?

Riley sursauta, se rendant compte que l’entité l’observait curieusement, ou du moins pensait-il être un simulacre de curiosité, épiant ses réactions. Il se força à se détendre et à se rasseoir, prudent, mal à l’aise.

— Je peux aussi changer l’apparence de cet endroit si tu veux.

— Ce que je veux, c’est savoir ce qu’il se passe, croassa-t-il.

Son regard suivit l’entité, jusqu’à ce qu’elle s’assoie dans le fauteuil en face de lui. Elle semblait hésitante, un peu raide, mécanique.

— Je dois m’habituer à cette apparence, se justifia le garçon.

Cette capacité à lire dans son esprit. Encore une question.

— Nous sommes dans ton esprit, c’est pour ça que je peux utiliser certaines images stockées dans tes souvenirs pour construire cet endroit où nous pouvons discuter face à face.

— Qui es-tu ? Et qu’est-ce que tu me veux ? Et dehors, ce que j’ai vu … c’est … c’est réel ? lâcha Riley, ses mains jouant nerveusement avec le bas de son t-shirt, son regard ne pouvant quitter son interlocuteur.

Il avait l’impression de rêver, et que s’il quittait des yeux cette … chose, elle allait disparaître, et avec elle, toutes les réponses.

— Tu peux m’appeler Archeus, répondit l’intéressé, ses lèvres se retroussant légèrement en une tentative de sourire, pour détendre l’atmosphère.

Archeus fronça les sourcils, prenant un air plus sérieux. Riley se rendit compte à la vitesse que son interlocuteur « apprenait ». La plastique inhumaine avait fait place à quelque chose de différent. Presque vivant, en quelques minutes seulement. Il n’était pas certain que d’avoir une apparence plus humaine rendait la situation moins terrifiante. À cette pensée, il se rappela violemment que l’entité avait accès à ses pensées.

— Ce n’était pas le plan initial, continua Archeus. Il sembla chercher ses mots. Je pensais avoir le temps de trouver un hôte consentant, mais ils ne m’en ont pas laissé l’opportunité, et quand je t’ai vu …

— Qui ça « ils » ? l’interrompit agressivement le jeune homme, préférant ne pas repenser à ce moment où Archeus l’avait trouvé, brisé, dans les eaux de l’Hudson.

— Ce sont des conquérants. Ils envahissent une planète, la dépossèdent de ses ressources pendant quelques centaines d’années – et par ressources, j’inclus ses habitants – puis passent à la suivante.

La précision d’Archeus fit frémir Riley. Il repensait à cet homme aux yeux noirs, qui avait tenté de le tuer. Ces choses prenaient les êtres humains comme hôtes. Et elles les changeaient.

Archeus attrapa sa pensée au vol et hocha la tête.

— Ce que tu as vu dans cette épicerie n’était plus un être humain. J’ai cru comprendre que vous avez la notion de l’âme. Ce n’est pas exactement ça, mais pour rester simple, ils dépossèdent ton peuple de leurs âmes et utilisent leurs corps comme vaisseaux pour interagir avec le monde physique.

— Et moi ? Je vais disparaître ?

Les mots avaient jailli avec froideur. Si la pensée de ce que ces envahisseurs faisaient aux autres le révulsait, il n’était pas certain de comprendre ce qu’il ressentait face à cette situation. Archeus s’empressa de répondre, méprenant son ton :

— Non, je n’ai pas voulu te départir de ton esprit. J’ai …

— Quoi ? Tu n’es pas comme eux ? Tu fais partie des gentils ? Et pourquoi moi ? J’étais juste un corps à disposition ? Qu’est-ce que tu attends de moi ?

Riley ne savait plus s’il devait être prudent ou non. Trop de questions, et de frustrations. Il s’était levé pour faire quelques pas, ne supportant plus ce regard bleuté posé sur lui. Il tourna un moment la tête en direction d’Archeus, qui était toujours assis, les mains posées sur ses genoux. Mais il ne le regardait pas, semblant … dans ses pensées ?

— Je ne me prétends pas meilleur que le reste des miens. Je ne suis tout simplement pas d’accord avec leurs méthodes, répondit finalement l’extra-terrestre.

Il porta enfin son regard sérieux, presque dur, sur son hôte.

— Je ne peux pas vraiment t’expliquer pourquoi toi. Était-ce les circonstances ? Ou quelque chose d’autre ? Sache que j’en suis désolé, c’était la seule option possible sur le moment, j’aimerais revenir en arrière mais c’est impossible. Je ne suis pas ton ennemi, je ne le serai jamais, et je-

— C’est ma vie que tu m’as volée.

L’ironie de ses paroles manqua de le faire éclater d’un rire glacial. Riley se retint, secouant la tête. Archeus préféra ne pas rebondir sur sa dernière remarque, adoucissant néanmoins son ton :

— C’est beaucoup à accepter, je le sais. Mais je peux te garantir que je ferai tout pour te protéger, je reste ta meilleure option.

— Et c’est quoi la suite du plan ? Nous deux contre une invasion ?

— J’ai un plan-

— Je n’en ai rien à faire, le coupa à nouveau Riley, détournant la tête pour ne plus avoir le parasite dans son champ de vision.

Il aurait presque voulu que le parasite en question réagisse à sa comparaison mentale, mais Archeus resta irrémédiablement silencieux. Son manque de réaction le mit en colère. En plus de lui voler son corps, il lui avait volé sa capacité à choisir. Sa mâchoire lui fit mal, lorsqu’il desserra les dents pour s’adresser à nouveau à l’entité :

— Je veux me réveiller. Maintenant.

*

            — Jack, tout a été vidé.

            La jeune femme s’approcha de son frère, s’étant assurée d’arriver dans son champ de vision pour ne pas le faire sursauter. Ce n’était pas celui, dans leur duo, qui avait le plus la gâchette facile, mais la situation était plutôt tendue dernièrement. Arya garda le fusil à pompe bien serrer entre ses mains assurées, son regard parcourant par réflexe les alentours, avant de franchir les quelques pas qui le séparait de son grand frère.

            Ce dernier poussa un soupir irrité. Ces derniers jours, ils n’étaient tombés que sur des commerces qui avaient déjà été vidés par d’autres survivants. Tout ce qu’ils avaient trouvé était quelques cachets d’aspirine dans une pharmacie. Un Possédé y avait élu domicile, ainsi n’avaient-ils pas pu rester assez longtemps pour s’assurer qu’il ne restait rien d’autre qui aurait pu leur être utile.

            Le géant de trente-deux ans se secoua mentalement pour faire disparaître sa mauvaise humeur.

— On sera plus chanceux la prochaine fois, sis, je le sens.

Arya leva les yeux au ciel mais ne fit aucune remarque, avant de rejoindre le reste du groupe. Jack balaya une dernière fois les lieux, avant de la suivre. Peut-être était-il trop optimiste, mais il ne voyait pas comment faire autrement pour garder au mieux le moral de leur petite troupe. Il espérait seulement que sa prédiction se révèle juste. Ils avaient bien besoin d’une bonne nouvelle. Ou d’un miracle, qui arrangerait tout ce merdier dans lequel le monde entier était plongé depuis plusieurs semaines maintenant.

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