C'est Partie !

Par Cathie

Au croisement, le chevalier, indécis, arrête sa monture : où aller maintenant, à droite ou à gauche ? Il lâche les rênes et, dressé sur ses étriers, inspecte l'horizon : d’un côté, il distingue une des tours et le haut des remparts d’un imposant château. À égale distance, de l’autre côté, s’élève une petite chaîne de montagnes rosies par le couchant, au pied de laquelle s’étend une forêt sombre à souhait. Le jeune homme fronce le nez pour remonter ses lunettes et demande :

— Qu’est ce que tu en penses : le château ou la forêt ?

— Pour un jeune chevalier comme toi, tout frais sorti de l’École des Hautes Études de Chevalerie, il y a du potentiel dans les deux directions, répond le cheval en tendant le col vers une touffe d’herbe d’un vert irrésistible. Personnellement, je n’ai pas de préférence.

— Que dirais-tu de la forêt, alors ? S’enfoncer dans une nature sauvage et inexplorée, dormir sous la voute immense du ciel étoilé, découvrir la faune et la flore locale, brigands, ogres, sorcières !

Plongé dans ses pensées, le chevalier ne remarque pas que le cheval s’est remis en marche.

— Ceci dit, les châteaux et les villes ne manquent pas d’intérêt non plus : princesses ensorcelées, trésors fabuleux, manuscrits anciens, intrigues de cours... Quoi d’autre ? La question s’était présentée à l’épreuve de Travaux Pratiques de troisième année : 1. Donner la Liste Complète des Aventures de Château. 2. Choisir un item et développer. Je m’étais bien débrouillé, d’ailleurs…

Quand, émergeant de ses souvenirs, le chevalier reprend conscience de ce qui l’entoure, il s’aperçoit que, de brin d’herbe délicieux en touffe savoureuse, le cheval a pris la direction du château.

— Bon ! marmonne-t-il en repoussant les boucles brunes qui lui mangent le front. Le confort d’une écurie et d’un seau d’avoine plutôt que le romantisme d’une nuit à la belle étoile près d’un feu de camp ? Pourquoi pas, on a le temps pour explorer la forêt.

Ils arrivent bientôt au sommet d’une colline d’où ils découvrent la forteresse qu’enflamment les rayons du soleil couchant. Aussitôt, un feu d’artifice éclate dans la tête du chevalier : ce château, qu’il n’a pourtant jamais vu, il est sûr d’avoir passé sa vie à le chercher ! Il est certain aussi d’y être attendu : il sent, il sait qu’il va y accomplir des actions d’éclat qui édifieront des générations de chevaliers à venir !

Emporté par son enthousiasme, le jeune homme lance son fidèle destrier à l’assaut de la pente.

Mais le cheval est fourbu. Bon prince, il commence par obéir pour faire plaisir à son fougueux compagnon, mais une fois montrée sa bonne volonté, il se remet à trotter :

— Il n’y a pas le feu, Cow-boy, on y arrivera, à ton château. Et j’ai une journée de route dans les jambes, moi !

Le chevalier est déçu que ce bel élan qui devait les emporter d’une traite jusqu’au cœur enchanté de la forteresse ne soit pas partagé. Seulement, pas question de rudoyer sa monture, c’est la première règle du bon chevalier, celui qui va loin et a plein d’aventures.

Il repousse ses lunettes et, pour prendre son mal en patience, il s’imagine déjà au château : il entre, il s’installe, il en devient le maître aimé et respecté. Il fait régner sur toute la contrée une justice… heu... juste. Il…

Quand son imagination peine à poursuivre, il reprend son histoire du début : il arrive au château, il est reçu en grande pompe, on reconnaît le héros que l’on attendait… peut-être même y a-t-il une prophétie ? Non, c’est dépassé, les prophéties. Vient-il délivrer le château du monstre qui sévit au fond de ses douves ? Non plus, de nos jours, les monstres n’ont pas très bonne presse. Donc, il monte directement au sommet de la tour et délivre la princesse des griffes d’une sorcière ! Si elle dort, il la réveille de son baiser le plus convainquant, l’épouse et…

Le doux balancement si propice à la rêverie s’arrête brusquement : le cheval s’est immobilisé à l’entrée du pont-levis, face au château qui, de près, parait vaguement menaçant. Le Chevalier sent son enthousiasme refroidir de plusieurs degrés : peut-être que, finalement, il aurait dû insister pour aller vers la forêt ! Et peut-être, n’est-il pas trop tard pour faire demi-tour ?

— Décide-toi, Cow-Boy, s’impatiente le cheval.

Du sabot, il frappe le pont-levis qui résonne dans le silence, tremble et brusquement, dans un grincement assourdissant, commence à se relever.

Quoi, on lui claque la porte au nez ? En voilà des manières ! Sans réfléchir, le chevalier lance son destrier sur le pont.

Passé la herse qui s’abaisse dans un bruit d’enfer juste derrière lui, le cheval hennit de soulagement.

— J’avais rêvé d’un accueil plus chaleureux, confirme le chevalier.

Puis, notant que personne ne vient à leur rencontre, il ajoute :

— Mais voilà un mécanisme très ingénieux dont j’aimerais connaitre le fonctionnement.

Cependant, sans attendre que son cavalier mette pied à terre, le cheval se dirige vers les écuries. Il a tôt fait de repérer ce qu’il cherche : une stalle vide au sol recouvert de paille, avec un râtelier garni de foin à côté d’un bac d’eau claire.

—  Et regarde ça, s’exclame le chevalier en sautant bas pour s’approcher d’un ingénieux distributeur d’avoine : ça ressemble à ce projet de deuxième année qui m’avait valu la meilleure note au concours technique.

— C’est en effet très pratique, marmonne le cheval en plongeant les naseaux dans le grain odorant. Cow-boy, je crois que je vais me plaire ici.

— Moi, je trouve que c’est un peu calme, murmure le chevalier. Un palefrenier aurait été le bienvenu.

Mais, à part quelques ébrouements endormis venant des stalles voisines, rien ne bouge et comme un chevalier digne de ce nom s’occupe en priorité de son destrier, le jeune homme descelle et frictionne lui-même sa monture.

– Bon, conclut-il quelques instants plus tard, te voilà à l’aise ; mais je ne vais quand même pas passer la nuit ici, moi. Et s’il y a des chevaux, il doit y avoir des gens.

Il ressort de l’écurie, traverse la cour principale, noire comme un four, en direction du bâtiment d’habitation et trébuche sur la première marche d’un large perron en haut duquel il distingue une porte massive.

Debout devant la porte, il cherche en vain de quoi s’annoncer : ni sonnette, ni cloche, ni heurtoir. Le chevalier commence à s’impatienter :

— On m’avait pourtant parlé de l’hospitalité légendaire de notre royaume, terre d’asile s’il en est, blablabla…

Il s’avance encore et une légère nausée au creux de l’estomac le fait s’appuyer sur le battant. L’air scintille, sa vision s’obscurcit, il sent son cœur s’emballer…

— C’est bien le moment de faire une crise d’hypoglycémie marmonne-t-il alors que, sous son poids, la porte s’entrebâille avec un grincement sinistre.

Le chevalier s’avance dans un hall monumental mais à peine éclairé :

— Bonsoir, tente le jeune homme, il y a quelqu’un ?

— Oui, j’arrive ! C’est pourquoi ?

Un petit majordome en livrée complétée d’un tablier sur lequel il se frotte les mains, apparaît au fond du hall. Il jette au voyageur un regard soupçonneux et avant que ce dernier ait pu ouvrir la bouche, il s’exclame :

— Ha ! Un chevalier ! Sauf votre respect : cela faisait longtemps ! Laissez-moi vous prévenir tout de suite, mon ami : nous n’avons ici ni princesse endormie, ni dragon cracheur de feu. Pas de trésor, pas de reliques, pas le plus petit sortilège et notre source n’a d’autre propriété que celle d’étancher la soif. Alors, si vous venez pour une aventure, vous avez frappé à la mauvaise porte !

Le chevalier ouvre la bouche.

— Non plus ! Nous avons tous les chevaliers requis, aucune croisade en perspective, le graal a été perdu définitivement, les ennemis du nord repoussés et ceux du sud… et bien, ceux du sud n’en sont plus car en bonne voie d’intégration.

Effaré, le chevalier referme la bouche.

— N’insistez pas ! Les cheminées ont été ramonées au début de l’automne, le foin pour les bêtes rentré et nous sommes au complet en ce qui concerne les hommes de main, les palefreniers, les cuisiniers et les marmitons, les femmes de chambres, les suivantes… et comme je vous le disais, les chevaliers.

Le jeune homme baisse la tête, brusquement submergé par une grande fatigue.

— Ce point de détail réglé, reprend le majordome sur un ton presque aimable, soyez le bienvenu... pour la nuit. Mais le roi est en déplacement avec toute la cour, et j’en profite pour faire des réparations et améliorations, ce qui, avec l’administration du reste des terres, me rend tout à fait indisponible.

Le chevalier profite de ce que son hôte reprend son souffle pour lui répondre qu’il apprécie grandement son hospitalité et qu’il a été impressionné par ce royaume riche et prospère, qu’il a traversé sans rencontrer le moindre brigand, qui plus est.

— La fermeture du pont-levis nous a pris un peu de court, mon cheval et moi, mais le mécanisme doit en être très ingénieux et comme je m’intéresse moi-même à la technique…

— Désolé, interrompt le majordome, je n’attendais plus personne. Mais je suis assez fier de ce système et je me ferai un plaisir de vous le montrer, avant votre départ.

Puis, tirant le jeune homme par la manche :

— Suivez-moi, je vous prie. Je vous préviens, pour ce soir, ce sera frugal ; mais aussi, quelle idée d’arriver à une heure pareille !

D’un pas hésitant, le chevalier s’aventure plus avant dans l’immense hall aux murs dépourvus de tout ornement si ce n’est un élégant escalier de pierre, à la balustrade ouvragée, qui monte, un peu raide, jusqu’à un balcon intérieur.

Le majordome le conduit dans une salle à manger spacieuse, mais absolument vide et l’installe à une petite table apprêtée à côté de la fenêtre.

Aucun domestique n’apparait, mais le chevalier remarque, près de la table, un chemin roulant que le majordome se met à actionner avec une manivelle. Une trappe s’ouvre dans le mur et des plats, viande froide et fromage, salades, pains et fruits en sortent pour venir s’arrêter devant le chevalier.

— Prenez ce que vous voulez. Et si vous n’y voyez pas d’inconvénient, je vous accompagnerai avec un petit digestif, cela m’aidera à me détendre.

Le majordome se sert un verre d’une carafe posée sur la table et pousse un soupir de bien-être en avalant la première gorgée.

— Voilà exactement ce dont j’avais besoin, déclare-t-il en levant son verre à la santé du chevalier. Mais je vois que vous observez ma desserte. Je l’ai imaginée pendant une des nombreuses absences du roi ; c’est très pratique et cela réduit les besoins en personnel.

— En effet, commente le chevalier la bouche pleine. Je m’intéresse beaucoup aux inventions qui peuvent rendre la vie plus facile et je suis admiratif de vos systèmes.

Le majordome accueille le compliment en haussant modestement les épaules :

— Rien de bien compliqué, en réalité. J’ai d’autres fers sur le feu, nettement plus ambitieux ! Mais vous, jeune homme, pourquoi vous trouvez-vous dans ces parages ? Etes-vous à la recherche du graal ou de quelque acte héroïque ? À moins que ce ne soit d’une muse qui enflammera votre jeune cœur ?

— J’admets ne pas savoir exactement, répond le chevalier. À la différence de mes camarades de HEC, je ne me distingue guère dans la pratique des armes, du combat, de la chasse et autres activités de chevalerie classique. Je suis plus intéressé par l’histoire, la philosophie… et la technique.

— Ce qui fait de vous un chevalier peu banal, commente le majordome en servant d’autorité un verre de liqueur au jeune homme.

— Peu banal sans doute mais pas très efficace, j’en ai peur, murmure le chevalier. Ceci dit, j’aime les chevaux, avec lesquels je suis à l’aise depuis toujours : mon grand-père m’a appris à les aimer et à les soigner comme personne.

— Certainement un vaillant chevalier lui-même ?

Le chevalier considère le liquide ambré du verre qu’il vient de prendre puis il en avale une gorgée pour se donner du courage.

— Il est aubergiste, et surtout palefrenier. Il s’occupe des chevaux des voyageurs qu’il préfère à leurs maitres…

— Un homme sage, alors, sourit le majordome.

Encouragé par ce commentaire bienveillant, le chevalier ajoute qu’il a grandi dans l’auberge de ses grands-parents.

— Puis, mon diplôme de chevalier en poche, je me suis mis en quête d’un roi bon et juste, au service duquel je pourrais mettre mes capacités. J’ai cherché, chemin faisant, quelques aventures mais je n’ai pas eu beaucoup d’occasion de faire mes preuves. Ce n’est qu’en arrivant ici que j’ai cru un instant que ma chance allait tourner…

— Ma foi, jeune homme, et j’en suis désolé pour vous, j’ai peur que vous ne trouviez ici rien qui puisse faire avancer votre projet. Mais ne vous découragez pas, votre formation est solide, même si, à mon avis, elle n’est pas assez pratique. L’avenir, à mon sens, est à la technique, et sauver la veuve et l’orphelin signifie de nos jours leur bâtir des refuges confortables et leur donner les moyens de se reconstruire une vie dans des métiers honorables.

Le majordome se re-sert une rasade de liqueur que le chevalier espère être la dernière car il sent un sommeil irrésistible le gagner. Mais il ne veut pas paraitre impoli et s’efforce d’écouter le petit homme qui enchaine :

— Et cela serait beaucoup plus utile et efficace, à mon avis, pour ces jeunes filles que l’on s’est mis à accueillir aux côtés des sections de chevalerie. Je soupçonne, car j’ai mes informateurs, qu'il s’agit en fait de futures magiciennes qui ne sont plus éduquées au sein de leur famille… pour l’excellente raison que cette vocation, traditionnelle certes, n’a plus grande utilité.

Le majordome regarde le chevalier d’un air soucieux et ce dernier se demande si son hôte réalise les efforts qu’il fait pour garder les yeux ouverts. Il est vaguement soulagé quand il réalise qu’il n’est pas en cause :

— Si vous voulez savoir le fond de ma pensée, le roi n’a pas mis en place des protocoles suffisamment rigoureux pour contrôler ce qui se passe dans cette soi-disant école. Il s’agit sans doute de rumeurs malveillantes, mais il m’a été rapporté que certaines des jeunes filles avaient été arrachées à leur familles, parfois contre leur volonté et celle de leurs parents et qu’on ne les revoyait jamais. Vous rendez-vous compte, s’exclame le majordome en frappant la table de son poing.

Le chevalier sursaute, renversant son verre, heureusement vide. Le majordome se lève alors :

— Cette petite gnôle me fait oublier mes devoirs d’hôte. Vous ne tenez plus debout, Chevalier. Suivez-moi, je vous montre votre chambre.

Le majordome l’entraine le long d’une série de couloirs interminables et ouvre finalement une porte  :

— Nous y voilà : c’est la chambre la plus agréable, la chambre de la princ… la chambre des princes, quand nous en avons, ce qui n’est pas le cas donc je vous en fais profiter. Je n’ai pas chauffé, je m’en excuse, mais je ne vous attendais pas.

Le chevalier admire les deux fauteuils en tapisserie qui encadrent une grande cheminée au manteau ouvragé, la chaise sculptée devant le bureau de bois verni ; c’est en effet du mobilier de prince. Un grand miroir sur pied à côté de la fenêtre ainsi qu’une petite table sur laquelle est posée une demi- sphère de terre cuite sans ornements, l’intrigue. Mais le majordome lui souhaite déjà une bonne nuit :

— Reposez-vous bien, Jeune Homme, que vous soyez en forme pour partir tôt demain.

Oui, oui, ronchonne intérieurement le chevalier, il repartira demain aux aurores, qu’on ne se fasse pas de soucis ! En attendant, il va profiter du confort : une nuit à la belle étoile a ses charmes, mais un bon lit à l’abri des insectes en a tout autant.

Curieux, le chevalier s’approche de la fenêtre : une grosse lune dorée se lève, éclairant des champs cultivés et, plus loin, une ligne sombre qui doit être la forêt. En se retournant, son regard tombe à nouveau sur l’étrange demi-sphère dont il se demander à quoi elle peut bien servir. Il remarque alors, posé juste à côté, un bracelet délicat, l’exacte réplique d’un bijou que portait Copine, une camarade de HEC.

La coïncidence, étonnante, le transporte instantanément dans la bibliothèque de l’école, là où ils s’étaient parlé pour la première fois : comme à son habitude, il s’était installé par terre, le dos contre les rayonnages.

Avançant le nez en l’air en quête d’un livre, Copine lui avait pratiquement marché dessus. Il consultait le livre qu’elle cherchait, et ils s’étaient mis à en parler le plus naturellement du monde.

Une amitié était née, nourrie de leur amour commun pour les livres et de l’aide qu’ils s’étaient mutuellement apportée au cours des deux années suivantes. Le chevalier n’avait pas demandé à la jeune fille pourquoi elle était là plutôt que chez elle, pensant qu’elle profitait, comme lui, d’une opportunité qu’elle n’aurait pas trouvée ailleurs.

Les paroles du majordome sur la section de jeunes filles, lui reviennent, tout à coup, faisant écho aux noms que certains des étudiants donnaient aux filles : Sorcières ! Mais il avait toujours pensé que c’était une fable inventée par les jeunes gens pour provoquer celles qu’ils courtisaient. Elles semblaient toutes si… normales, si banales même.

Le jeune homme prend le bracelet pour l’observer de plus près : des fils d’or ont remplacé le coton, c’est bien le même modèle que celui de sa camarade. Qu’était-elle devenue ? Il ne le saura sans doute jamais !

Tout à coup, le chevalier n’en peut plus de fatigue. Il va droit au lit à baldaquin, regarde sans les voir les rideaux de satin et les colonnes ouvragées, ignore la chemise de lin posée sur l’oreiller et se couche tout habillé.

À travers les carreaux de la fenêtre, il suit des yeux la lente progression de la lune qui éclaire la chambre d’une lumière mystérieuse et jette sur le miroir des ombres fugaces.

Une étrange légèreté s’empare du chevalier et il ne s’étonne même pas de voir un feu se mettre à bruler dans la cheminée, éclairant des tableaux et des tentures colorées qu’il n’avait pas remarqués.

— Je rêve, pense-t-il. Je suis si fatigué que je rêve avant même de m’être endormi.

Mais quelle importance quand, tout à coup, apparait devant le miroir… une princesse ! Une vraie, éblouissante, rayonnante de jeunesse et de beauté. Elle lui tourne le dos, mais le chevalier   voit dans le miroir les traits fins et réguliers, les grands yeux clairs, la chevelure dorée et aussitôt, il est envahi d’une émotion si intense, si douce et bienfaisante qu’il sait tout à coup et sans l’ombre d’un doute, qu’il a trouvé ce qu’il cherche depuis toujours. C’est comme un miel chaud qui le remplit et il lui suffit de rester là, à contempler la jeune fille, pour que son cœur déborde d’allégresse et d’émerveillement.

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Lynkha
Posté le 11/11/2019
Voilà un bon début de conte avec une petite touche d'humour. C'est frais et léger et se lit tout seul ^^

On sent tout de suite que le chevalier n'est pas au bout de ses surprises dans ce château désert et on a bien envie de connaître le fin mot de l'histoire.

J'ai noté quelques micro détails au fil de ma lecture :

"il sent, il sait qu’il va y accomplir des actions d’éclat qui iront édifier des générations de chevaliers à venir !" -> j'aurais mis édifieront, pour raccourcir.

Quand il arrive au château, pourquoi le cheval s'impatiente-t-il si le pont-levis est abaissé et la herse ouverte ?

"une nuit à la belle étoile à ses charmes" -> a ses charmes

"pour le première fois" -> pour la première fois

"nourrit de leur amour commun" -> nourrie de leur amour commun

"les grands yeux claires" -> les grands yeux clairs
Cathie
Posté le 11/11/2019
Merci, lynkha, pour ce tout premier commentaire à mon arrivée sur la plume d’argent. La suite arrive, en attendant, merci pour les corrections que je rectifie tout de suite. Y a t il un moyen de modifier un text une fois publié ? Je file, moi, voir ta suite.
Lynkha
Posté le 12/11/2019
J'attends la suite, alors ^^
Si tu vas sur ton compte dans "mes histoires", tu trouveras un bouton "Editer l'histoire" qui te permettra de modifier ton texte.
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