Célébrité à couteaux tirés

Par Bleiz
Notes de l’auteur : Ce chapitre est un peu long, et je ne sais pas si le rythme est suffisamment soutenu pour garder l'attention du lecteur tout du long, donc n'hésitez pas à me donner votre avis là-dessus ! Comme toujours, n'hésitez pas non plus à partager vos théories, remarques et impressions.
Bonne lecture !

Je suis fourbue, moulue, et autre rime en « u » qui traduisent le sentiment d’être passé sous une charrue roulant à plein gaz. Pour être honnête, lecteurs, si vous lisez ces mots, sachez que ne les ai pas écrits tout de suite. Il s’agit d’une retranscription. Là, j’enregistre mes pensées car je suis trop faible pour écrire. Mes bras sont remplis d’air, les muscles censés y être ont disparu et je ne vous parle pas de mes jambes ! C’est tout juste si je les sens. Je les croise et les recroise avec peine, en espérant qu’un courant d’énergie les reboostera suffisamment pour me permettre d’aller récupérer mon ordinateur sur mon bureau, à pas cinq mètres de moi, mais je sens que ça devra attendre demain. Au bas mot. Oh mon Dieu, et si je perdais l’usage de mes jambes ?! 
(Note : au moment où je réécris ces paroles, je me rends compte d’avoir légèrement exagéré ma situation, cependant les crampes étaient vraiment terribles.) 
Tout ça à cause de Monier ! Des trésors de diplomatie que je déploie à essayer de rester au même niveau de jovialité que cet homme ! Papa est resté égal à lui-même : calme, poli et en retrait de mes affaires. C’est plus tranquille que quand Maman m’accompagne, c’est le moins qu’on puisse dire. Tiens, fait amusant, il semblerait que je ne sois pas la seule à entendre des voix. Lorsque Papa s’est présenté à Monier, ce dernier a tiqué et après un moment de réflexion, lui a demandé s’ils se connaissaient. Papa a répondu, placide comme à son habitude :

« Pas que je sache, non.

-C’est bizarre, vraiment étrange. Pardonnez-moi cher monsieur, mais Charles Karlsen, ce nom me rappelle définitivement quelque chose.

-Oui, Karlsen est un nom qu’on entend assez régulièrement ces temps-ci. »

Peut-être que Monier entend de vraies voix, lui. Premiers indices de folie ? Avec un peu de chance, je serais débarrassée de lui encore plus rapidement que je ne le pensais.
Plus sérieusement, je ne suis pas certaine de la façon dont ça s’est déroulé. Oui, on discutait courtoisement lui et moi, mais pour la première fois j’ai vraiment porté attention non pas à ce qu’il disait, qui revient toujours plus ou moins à la même chose, mais à ses gestes. Raides et vifs, ses bras s’agitaient par à-coups et si par malheur ses mains s’approchaient trop près de moi, il les replongeait aussi sec sous son bureau, pour recommencer ce manège quelques minutes plus tard. Ma discussion avec Charlotte me revint à l’esprit. Pas longtemps, juste assez pour me souffler à l’oreille : « Ils ont peur. C’est pour ça que tu es là. » Ce nuage empoisonné bourdonna alors dans mon esprit sans interruption, couvrant la mélasse des mots du businessman, même une fois que mon père et moi ayons regagné la voiture.
Je suppose que cela n’a plus vraiment d’importance à présent. J’ai accompli ma part du marché, j’ai été payée et dans une poignée de jours l’entreprise de Monier verra ses profits exploser et ma côte de popularité grimpera en flèche. Sur ce, lecteurs, je vais me coucher.

24 Octobre :

Pas encore de nouvelles, ni de Monier ni dans la presse. Charlotte a décrété qu’elle passerait me voir demain puisqu’elle en a assez de répondre à mes appels. Rendez-vous compte, un agent qui refuse de répondre à son client ! Cette fille m’aura tout fait.

25 Octobre :

Je suis venue, j'ai vue et j'ai vaincu. Aux échecs. Un certain nombre de fois d’affilée. Charlotte n'a pas cessé de grommeler dans sa barbe tandis que j'enchaînais les victoires. Ça m'a donné un coup de fouet bien nécessaire ! 
J’ai également reçu un email de Monier m’affirmant qu’il avait enfin le feu vert de ses supérieurs pour agir selon ma prédiction. La chanteuse rouquine aurait été plus que ravie que mes visions l’aient désignée. Pas de communication officielle de la part de son agence, d’elle-même ou de l’entreprise, ils attendent que tout soit prêt. Charlotte menace de m’arracher mon clavier des mains car, je cite, « cette habitude de tout écrire en devient pathologique ». Voilà pourquoi la seule raison pour laquelle son nom passera à la postérité sera grâce à moi et à moi-seule, avec mon « stupide journal ».

26 Octobre :

Premiers retours ! D’après Monier, la petite boîte fabriquant ce joli verre recyclé était aux anges. Une aubaine pour eux de travailler avec son entreprise, surtout avec le contrat proposé (que Charlotte a insisté pour relire afin d’être sûre que la somme versée soit intéressante pour les deux parties. Que voulez-vous, elle a un grand cœur et du temps à perdre). Ils remercient aussi Dieu et tous ses saints de leur avoir accordé la bénédiction de la pitonisa. Eh oui, mes amis, je m’internationalise et mon nom suit le mouvement. Nous sommes aux alentours de 9 ou 10 heures. Important détail car cet après-midi la publicité officielle où figurera mon nom et la voix d’Elena Bloom, le tout vantant les mérites d’un produit qui n’existe pas encore, sera lâchée aux regards avides du public sur internet. J’ai hâte ! D’autant plus que Charlotte, comme prévu, a organisé un rendez-vous professionnel un peu chez moi avant afin que nous partagions ce premier moment de gloire commune. Elle a aussi promis de ramener des biscuits.

Connaître la gloire après un plan audacieux est quelque chose que je n’avais jamais expérimenté avant mon coup du Loto. Toutes mes précédentes réussites avaient été le fruit de mon travail quotidien -mais pas acharné- et d’heureux concours de circonstances. Sympathiques mais juste passables donc. La victoire achevée avec d’autres individus, en revanche, avait un tout autre goût ! Celui du jus de pomme et des cookies pour être exacte. Surtout quand ils sont partagés devant la preuve de votre succès. 

« C’est quand même génial. Tes pouvoirs voient l’avenir et dénichent les talents. Si t’en as marre des prophéties, on peut toujours ouvrir une agence pour recruter des jeunes à potentiel artistique, » me félicita Charlotte en mastiquant son biscuit.

-J’avoue que je me suis pas mal débrouillée sur le coup. Elle chante plutôt bien, cette Bloom.

-Mmm. Le solo de piano au milieu déchire en plus. En parlant de déchirer...

-Tu t’es encore acheté une veste en jean sans manches ? » persifflais-je.

« J’accepte pas de commentaire mode de la part d’une fille qui porte des robes à col Claudine, » rétorqua-t-elle. « Et non, je pensais plutôt à ta carrière. Là j’ai les mains pleines de beurre et de chocolat, donc hors de question que je touche à mon phone, mais il y a des chances qu’on reçoive des mails pour des futurs contrats genre, maintenant.

-En voilà une bonne nouvelle, » dis-je en mordant dans mon cookie.

-Non seulement c’est une bonne nouvelle mais en plus le timing est juste parfait, » souligna-t-elle en mordant dans un nouveau gâteau. « J’ai quelques idées pour agrandir notre champ d’action.

-Par exemple ?

-Des conférences, des séances de dédicaces... Une interview dans un grand magazine ? Parfois quand on débute, il faut payer pour ce genre de choses...C’est un peu flou encore, faut que je réfléchisse. M’enfin ça demandera des fonds et ces nouveaux boulots tombent à pic ! »

Béni soit le jour où j’ai rencontré cette fille, parce qu’il est hors de question que je sacrifie mon temps libre pour marchander avec qui que ce soit afin de réserver des salles ou je-ne-sais quoi. J’ai passé une excellente journée. Reste à espérer que les prochaines suivent l’exemple d’aujourd’hui !

27 Octobre :

Elle avait raison. Nous ne comptons plus les agences et les entreprises prêtes à m’embaucher… Sur une courte durée évidemment, hors de question que je m’enchaîne à quoi que ce soit trop longtemps. Charlotte a dit qu’elle ferait du tri dans tout ça et qu’elle me montrerait les plus intéressants.

28 Octobre :

Je suis en pleine recherches pour mon second contrat officiel. J’avoue avoir eu quelques sueurs froides quand cette agence de statistiques a demandé avoir recours à mes services mais il s’avère qu’elle voulait juste vérifier certains éléments avec mes « prophéties ». Le destin est cruel, tout de même. Après tout, nous faisons presque le même métier mais je suis juste plus efficace et reconnue par le public. 
Aux dernières nouvelles, mon agent manquait de se noyer sous les propositions de contrats, plus alléchantes financièrement les unes que les autres. En effet, quand j’aurai fini mon travail, j’aurai de quoi offrir des vacances à mes parents, cet horrible jeu vidéo sur lequel mon frère bave depuis des semaines pour son anniversaire, demain, et pour ma personne, un ticket pour ce film qui va bientôt sortir, dans une scène 5D avec popcorn à volonté. Je suppose que j’aurais encore de nouvelles offres de travail la semaine prochaine. Combien de temps, selon vous, vais-je devoir encore travailler avant de pouvoir reprendre une retraite dorée ? Ce plan de prophète est la meilleure idée que j’ai jamais eue !

1er Novembre :

J’ai menti. Je m’ennuie. Bon sang mais qu’est-ce que je fais maintenant ?! Je suis tellement riche que j’ai commencé à donner des pourboires aux serveurs des cafés. Je ne bois pas de café, je ne vais jamais dans des cafés ! Je passe juste devant, je les vois, tirant des tronches de douze pieds de long, leurs chaussures serrées et leurs chemises blanches auréolées de sueur et soudain j’ai pitié et je pose un billet sur leur plateau. Étonnamment, ils me regardent encore plus mal qu’avant. Les garçons de café, je vous jure !

Au moins François est satisfait de son cadeau. Plus que ça, même, il est accro. Je suis sincèrement surprise que ses yeux n’aient pas encore fondu,  vu le temps qu’il passe devant ses écrans : son ordinateur en a trois, pour avoir « une meilleure vision périphérique et être totalement immergé dans l’expérience du jeu ». Délires de nerd qui ne connait plus ni la lumière ni le savon ! Il parle un autre langage à présent : son vocabulaire est plein de trolls, d’orcs, de quêtes et d’épée magique. Enfin passons. 

Il reste une lumière de joie dans mon harassant quotidien. Entre deux périodes d’apnée où elle plonge dans ses emails, Charlotte a réussi à m’organiser des rencontres avec des fans ! Le plus généralement sur des places publiques, près de fontaines ou de halles. Enfin c’est ce qui est prévu, pour l’instant nous n’avons eu qu’une seule rencontre. Hier, d’ailleurs. Je tenais à ce qu’il y ait peu de gens, alors tout le processus s’est fait à travers une loterie (ironie quand tu nous tiens !) avec mes abonnés Instagram. L’adresse et l’heure ont été donné aux gagnants et nous nous sommes donc retrouvés au lieu-dit. Jamais de ma vie je n’avais rencontré des gens aussi heureux de me voir ! Ils ont été très respectueux, acceptant mes réponses oh combien vagues concernant mes visions et ma méthode pour « recevoir les messages divins » (note pour plus tard : il va falloir que je me bâtisse une petite histoire de derrière les fagots afin de combler les vides dans mon récit). 
Tous m’ont raconté comment mes visions avaient changé leurs vies : retour de la foi dans leur vie pour certains, soudaines décisions de reprendre leur destin en main, regain d’espoir dans l’avenir... C’est principalement ce dernier qui est revenu. La Pythie est là, elle va nous guider. Je suis devenue à mon insu un symbole d’espoir et franchement ? J’adore ! Certes, il y a plus d’un tiers, grosso modo, qui croit que des anges vont venir me susurrer la solution au réchauffement climatique, à la corruption politique et aux chaussettes-claquettes, cependant les bénéfices sont tellement plus importants ! 
Mais là, maintenant, tout de suite, rien. Je m’ennuie et je me sens vide. Quel intérêt de conquérir le monde si je n’en retire aucune plaisir ? La vie est trop injuste.

2 Novembre :

Et vas-y que je te fais des courbettes, et que je t’ouvre la porte alors que t’es à l’autre bout du couloir, et que je te complimente parce que « vous avez l’air radieuse aujourd’hui, Pythie ! » et patati et patata... Urgh ! Quel ennui ! Quelle plaie ! Les gens, je vous jure ! Je suis plus riche et plus déçue par le reste du monde que jamais. Et pourtant je ne suis pas aussi riche que je pourrais l’être si je recevais un centime à chaque fois qu’on me déballait une platitude mielleuse. 

Je suis désormais célèbre dans le monde entier. Mon succès de cette semaine : une compagnie vendant des sucreries cherchait à étendre leur marché et trouver des alternatives plus équilibrés. Un nutritionniste aurait pu faire ça à ma place mais les voix divines attirent plus que les diplômes, ces temps-ci. Enfin, ça m’a permis de défoncer les frontières de mon pays natal et à présent ma renommée est internationale. C’est chouette. Mais je m’ennuie toujours. 

Après la prophétie du Loto gagnant, on me reconnaissait dans la rue, certains voulaient prendre des photos avec moi, mais je vivais dans un une atmosphère relativement tranquille. Eh bien ces beaux jours sont finis ! Exterminés ! Je savais, théoriquement, que la célébrité n’avait pas que des aspects positifs mais là ça dépasse toutes mes espérances ! Les journalistes bavent tout ce qui leur passent par l’esprit et croyez-moi, ça ne vole pas haut. Jusque-là, on m’a révélé un passé de culturiste, d’agent des Illuminatis (il y a des fixations comme ça) et de dangereuse droguée qui piquait les gens dans des caves ! Non mais franchement, comme si j’avais le temps de faire ce genre de choses. Fait surprenant, par ailleurs, malgré tout l’intérêt que je suscite, pas un mot sur mon passé d’enfant prodige des mathématiques. Franchement, ça me vexe. J’étais -que dis-je- je SUIS douée en maths ! Et le monde, obnubilé par ses œillères, préfère me créer des liens de parenté imaginaires avec Houdini et la reine d’Angleterre. Oui, les deux, dans un même article. Moi-même, je m’y perds parfois... m’enfin visiblement, je ne suis pas la seule. 

Je viens de recevoir un message de Charlotte. Étant donné que je ne peux pas me déplacer à l’étranger -avec mes contrats en cours et ma renommée grandissante, il vaut mieux que je reste en France, des hôtes de show télévisés vont faire leur chemin jusqu’à moi. Deux seulement, pour l’instant, correspondent aux critères de mon agent. J’ai donc deux interviews en anglais la semaine prochaine. Petit problème : je ne parle pas anglais ! Comprenez-moi, toute ma vie on m’a rabâché que les sciences étaient les seules matières importantes et que les langues étrangères, c’était bon pour les littéraires qui voulaient soit travailler dans l’édition, soit vivre sous un pont. Forcément, j’ai consacré mon temps aux maths ! J’ai bien pensé à demander à Charlotte d’annuler mais ma mère a eu vent de la nouvelle... Et elle a mis au point un programme de révisions linguistiques tout droit sorti des feux de l’Enfer. Elle a rédigé un carnet elle-même, à la main, comme un Cro-Magnon, rempli de concordances des temps et de verbes irréguliers. On pourrait croire que les médecins sont plus occupés que ça, non ? Mais pas ma mère, ma douce et multitâche mère. Nul besoin d’une paire de bras supplémentaire, sa capacité naturelle à tout gérer en même temps lui permet de tenir en laisse son fils (bien qu’il ne bouge pas trop, trop occupé à fixer son écran et sa manette), son mari (pareil, pas trop de mouvement, Papa a toujours été quelqu’un d’une nature tranquille) et moi (j’ai plus la bougeotte que les deux autres, ça doit venir du côté maternel). Donc me voilà, à avaler par plâtré des « to be or not to be » et des « Brian is in the kitchen”.  Enfin je suppose que ça en vaut la peine, si ça m’évite de me taper la honte internationale au sens le plus littéral du terme.

5 Novembre :

Le seul véritable avantage du bourrage de crâne dans la langue de Shakespeare, c’est que je peux comprendre les lettres de mes fans. 
Ce qui me rappelle que je n’ai pas ouvert le courrier d’aujourd’hui. Le postier avait l’habitude d’être poli mais maintenant qu’il est contraint de trimballer un sac de trois kilos à l’arrière de son vélo par « ma » faute, il tire la tronche. Il a même tenté de se dérober à la tâche en proposant que mes lettres soient apportées par camion, avec les colis. J’ai refusé : le côté relationnel des lettres m’attire trop pour que je m’en prive d’un seul aspect, dussé-je m’attirer les foudres de tous les employés de la Poste. D’ici quelques semaines il se peut que je le félicite sur sa nouvelle musculature, qui sait ? Le vélo, ça travaille dur sur les jambes.  Il sera satisfait bientôt, vous verrez. Je reviendrai à ce journal de bord quand quelque chose de plus excitant sera arrivé...


Je ne sais pas par où commencer. C’est le bazar complet. Tout tourne dans ma tête et se mélange, il n’y a pas d’ordre, c’est incompréhensible ! Qui a pu découvrir la vérité ?! J’ai été prudente, personne ou presque ne connaît mon secret. À moins que quelqu’un ait vendu la mèche ? Pas mes parents, pas eux, ils sont trop conscients de la situation et de ce que la vérité exposée au grand jour pourrait avoir comme conséquences. Non. Alors qui, mon frère ? Si jamais j’apprends que cet imbécile... ! Mais même là, je ne pense pas que ce soit lui. Si ça avait été le cas, il l’aurait dit à un de ses amis, la rumeur se serait répandue. Jamais je n’aurais reçu une lettre !
Cachée au milieu du courrier des lecteurs, la lettre fatale, voilà où elle était ! Si j’avais su ce qu’elle contenait, je ne l’aurais jamais ramassée. Pff, c’est faux : avec l’ultimatum qu’on me pose, je n’ai pas d’autre choix. Je sais que je manque de clarté, lecteurs. Faites-vous un avis sur la question en lisant ceci :


« Pythie à la couronne tressée de fictions,
Ton secret n’est plus. Je suis le seul au courant.
Viens à ma rencontre si tu souhaites que l’illusion
Demeure. Père Lachaise, 17 heures, jour du couchant. »


J’ai un poète-corbeau sur les bras à présent. Mais bon de sang de bois, qu’ai-je fait pour mériter ça ?! Des rimes en plus, c’est complètement ridicule. Je suis coincée, c’est un fait. Ce sombre individu qui n’a pas daigné écrire son nom en bas de la lettre m’a donné rendez-vous et il est hors de question que je le manque. J’ai trop à perdre... et aussi bête que ça ait l’air, je viens à peine de m’en rendre compte. 
 

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AliceH
Posté le 28/07/2022
Je suis toujours aussi contente de lire ton histoire ! Ne t'inquiète pas de la longueur de ce chapitre, elle est très bien. J'ai beaucoup la référence au fameux "Brian is in the kitchen", et le fait qu'on va partir au Père-Lachaise, mon endroit préféré de Paris.

(... Oui bon hein, me jugez pas)
Hâte de lire la suite !
Bleiz
Posté le 31/07/2022
Bonjour,
C'est un plaisir de te revoir par ici ! Contente que l'histoire te plaise toujours :) N'hésite pas à me donner tes impressions sur les prochains chapitres !
À bientôt :)
sifriane
Posté le 13/02/2022
Salut,
La longueur du chapitre n'est pas un problème, il a y beaucoup de jours différents, donc ça passe vite.
Ca me titille que Monier fasse cette réflexion au père d'Ingrid. A voir par la suite.
Tu mentionnes les cadeaux qu'elle pourrait offrir à sa famille, mais elle vient de gagner au loto, ou j'ai loupé quelque chose.
Hâte de se rendre au rendez-vous

A bientôt:)
Bleiz
Posté le 13/02/2022
Bonjour !
Pas de spoiler, mais sens toi libre de partager tes théories si le coeur t'en dit !! Oui effectivement, elle a gagné au loto donc elle est déjà richissime, mais le fait d'avoir une nouvelle rentrée d'argent la fait réfléchir à comment le dépenser. Ce n'est peut-être pas très clair, mais c'est un peu en rapport avec sa lassitude naissante de son rôle de Pythie, et ça fait écho avec le passage sur le garçon de café. Cela dit, j'essayerai de rendre ça plus facile à comprendre.
À bientôt :)
Edouard PArle
Posté le 27/01/2022
Coucou !
Un chapitre avec beaucoup de jours qui permet de voir la montée en puissance de la popularité de la Pythie et la ronde de ses humeurs. Ce qui l'excitait plus que tout auparavant est devenu son quotidien relativement confortable.
Et tout cela est menacé par cette mystérieuse lettre. Ingrid comprend tout ce qu'elle peut perdre et risque d'avoir quelques sueurs froides. Hâte d'assister au rendez-vous en question et d'en apprendre un peu plus sur celui qui se cache derrière ces mots (son vieux professeur ? un autre grand génie des maths ?).
Mes remarques :
"s’il se connaissait" -> ils se connaissaient
"Charlotte est venue, elle m’a vue et elle a vaincu. Aux échecs." même si Charlotte n'est pas débile, ça paraît dur à croire, Ingrid est quand même la Pythie qui a trouvé une formule capable de trouver l'avenir, elle devrait être intouchable aux échecs, le jeu des génies pax excellence.
"dans ses emails, Charlotte a" espace en trop
"au réchauffement climatique, à la corruption politique et aux chaussettes-claquettes" xD toujours très drôles tes énumérations ^^
"dans le milieu de l’édition" -> dans l'édition ? (ça raccourcit la phrase et je trouve que ça sonne mieux (mais c'est subjectif))
"quand quelque de plus excitant sera arrivé..." chose
"que l’illusion Demeure." que demeure l'illusion (pour éviter un retour à la ligne qui casse un peu le rythme ?)
Un plaisir,
A bientôt !
Bleiz
Posté le 27/01/2022
Coucou,

Comme toujours, merci pour ton commentaire, tes retours sont précieux ! Tu as raison pour la partie d'échecs, j'avais un doute sur la scène et tu l'as confirmé. Je vais aller corriger ça.

À bientôt :)
Benebooks
Posté le 17/01/2022
Haaa... voilà qui est intéressant ! Cela donne un nouveau souffle a l'histoire (le côté économique aurait peut être tourné en rond à force)
(Je serai d'ailleurs curieuse du tournant que pourrait prendre l'histoire si la politique venait s'en mêler)
Pour le moment je n'ai qu'un suspects pour la lettre mais je doute que ce soit lui ce serait trop simple (et pas logique)
J'attends de voir ^^
Bleiz
Posté le 18/01/2022
Salut ! Oui, on atteint enfin le début de la deuxième partie de l'histoire je dirais (en sachant qu'en termes d'histoire, je découpe mentalement en trois grandes parties). J'espère que la suite sera à la hauteur de tes attentes !
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