Bruissements

J’ai lâché les voiles, mes guérites et mes flottes

Vers une contrée qui abrite l’importance

Et qui nouent les esprits dans ses silences.

 

Je suis partie à Paris

 

La ville de l’amour

L’A en tour Eiffel

Pour voir c’est comment

D’aimer ouvertement

 

Toucher l’âme du moment

 

À part des cadenas

Je n’ai rien trouvé

Lourds d’un vieil amour

Prisons des cœurs sourds

Heurts des âmes sœurs

 

Ces âmes éteintes, ces âmes souffle-coupé

Ces âmes ne se connaissent que par la pensée

Et se paument dans l’attachement de l’avant amant

 

J’ai appris à me détacher

J’apprends encore à les regarder

Ces mots gravés, ces mots troués

Qui n’ont plus de sens ailleurs

Que sur la pierre tombale

D’un passé plus que passé…

 

Fantôme des souvenirs édulcorés

L’amour n’est pas toujours fait pour durer

Comme le bonheur de Prévert

Il s’en va, t’entends à peine ses pas

 

Parfois, il y a de ses bruissements

Qui disent au revoir pour un temps

Qu’il faudrait mieux laisser partir dans le vent

Novembre des sentiments.

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