Avant les cerises

Par itchane

Le Hameau.
Une configuration idyllique.
Un chapelet de bâtisses accueillantes se répartissaient autour d’une cour carrée qu’elles protégeaient amoureusement. Un jardin-havre mis en valeur par une verte pelouse, un fertile potager dans un coin, ainsi qu’un bel et fort cerisier pour ombrager la grande table et ses nombreuses chaises en bois. Et au milieu, une fontaine. Elle était un peu étrangement posée là et ressemblait à un très large puits, ou à un bassin : il n'y avait pas de statue centrale et elle n'était délimitée que par un muret haut d'à peine trente centimètres qui en faisait le tour dans un cercle parfait. Mais personne n'aurait osé l'appeler « le bassin » ou « le puits », non, c'était la fontaine et la rumeur voulait que celui qui y jetait une pièce pût faire un vœu et espérer le voir exaucé.

L'eau y était claire, parfaitement translucide dans les premiers centimètres. Les jours sans vent, sa surface était tellement calme et lisse que le cerisier s'y reflétait comme dans un miroir. Mais sous ce parement de laque, la fosse était si profonde que l’œil ne pouvait en voir le bout. Dans un dégradé de plus en plus dense, le cristallin s’abandonnait au gris cendre pour finir noir d'encre, aspirant la lumière pour ne jamais la rendre.

 

 

*

 

Avant les cerises

 

*

 

Saul

Tôt, ce matin-là.

 

Deux silhouettes encore bleues de nuit étaient assises sur le bord de la fontaine. La plus petite, ramassée et tordue vers l’avant, lui montrait son dos. L’autre, fine et élancée, était tournée sur elle-même et en sondait les flots.

L’air était frais, la pierre du muret froide, engourdissant leurs fesses à travers leurs vêtements. L’herbe humide avait mouillé chaussures et bas de pantalons.

Une timide lumière auréolait depuis peu le bâtiment côté Mamé, à l’est, projetant son ombre glacée jusqu’au pied du cerisier. De l’autre côté de la cour, le bâtiment ouest était encore couronné d’étoiles.

— Il est rare que je trouve partenaire à une heure si matinale, s’étonna l’ancienne.
— Je me suis réveillé et je ne parvenais pas à me rendormir, répondit le jeune Saul.
— Quelque-chose en tête qui vous tracasse ?
— Non, pas vraiment. Je ne sais pas. Et vous ?
— Ho, moi je suis seulement très vieille ; les vieux se lèvent tôt. D’ailleurs ne vous laissez pas berner par le silence et l’immobilité de la cour, car nous sommes déjà surveillés, dit-elle en souriant.

Saul quitta la fontaine des yeux pour suivre son regard. Au premier étage du bâtiment ouest, une paire de lunettes les observait discrètement depuis une fenêtre.
Saul sourit à son tour.
— Frank. Évidemment, dit-il en levant la main pour lancer un signe de bonjour auquel répondit le scrutateur. Nous voilà donc déjà consignés dans ses carnets.
— Je ne songerai même pas à tenter de lui échapper.
— Non, moi non plus, s’avoua Saul après un silence. Saviez-vous, reprit-il en imitant la voix d’un autre, que seuls douze pour cent des habitants font l’effort de contourner l’herbe quand ils souhaitent traverser la cour pour aller d’un bâtiment à un autre ?
— Vous êtes sûr ? demanda l’ancienne sévèrement. Ce ne serait pas plutôt treize virgule deux pour cent ?
Ils se regardèrent et pouffèrent.
— Sacré Frank. Ma présence ce matin à vos côtés doit bouleverser ses moyennes, le pauvre, ajouta Saul.
— Tant mieux ! Il adore avoir du grain à moudre.
— Oui, je suppose.

La conversation retomba.
Un seul coup d’œil posé sur ces deux habitants aurait suffit pour deviner lequel était un habitué de l’horaire et lequel s’y était naïvement invité. L’ancienne se sentait parfaitement à l’aise dans ses nombreuses couches et son grand châle lui couvrant les épaules ; Saul tirait sur les manches de son pull pour en couvrir ses mains et tenter de les réchauffer. 

Face à eux, la nuit reculait doucement et les tranches des tuiles sur le toit de l’ouest s’illuminèrent rangées par rangées, prenant la relève des dernières étoiles qui peu à peu s’effaçaient.
— Le matin arrive ; dans peu de temps, Tsé-tsé va venir compléter son petit-déjeuner, prédit l’ancienne en connaisseuse.
Saul n’eut pas le temps de s’imaginer en quoi cela allait bien pouvoir consister ; sur sa droite, le claquement de clenche de l’entrée des briques annonça à lui seul qu’il allait très vite le savoir.

La porte du bâtiment nord s’ouvrit pour laisser passer un homme portant encore pyjama et tenant un bol à la main. Tsé-tsé, c’était son surnom, avança mollement son corps en forme de gros diamant jusque dans la cour, qu’il traversa - sans faire le tour et coupant directement par l’herbe comme le faisaient, semblait-il, quatre-vingt-huit pour cent des habitants - pour se diriger vers le potager de Mamé. Encore tout enfariné de sommeil, il salua de loin l’ancienne et Saul entre deux bâillements.

Emmitouflé dans un pull épais, infame et informe mais crânement confortable, il se dirigea nonchalamment vers le parterre de fraises. Il passa devant les vélos - le blanc puis le bleu, posés côte à côte sur la brique du mur - enjamba le bac du potager, posa un genou au sol et commença une petite cueillette.

— Pour ajouter à ses céréales, se permit de compléter l’ancienne pour Saul. 

Après avoir minutieusement choisi chaque fruit et en avoir même déjà porté un ou deux à la bouche, juste pour le plaisir, Tsé-tsé se releva tranquillement.
À mi-chemin de son trajet retour, il s’arrêta soudainement comme s’il avait oublié quelque chose. Il leva finalement les yeux vers la fenêtre de Frank et tendit sa main vers elle, levant et baissant ses doigts à plusieurs reprises jusqu’à atteindre le nombre douze. Puis il repartit et disparu derrière la porte d’immeuble par laquelle il était venu.

Saul s’imagina Frank notant scrupuleusement ce nombre de fraises cueillies - ou annoncées cueillies en tout cas - afin de mettre à jour ses statistiques. Peut-être aurait-il dès demain un conseil à donner à Mamé sur la quantité de fraisiers à planter l’année prochaine afin de pourvoir à la demande sans provoquer de gâchis.

Le silence se réinstalla dans la cour.

Un rayon de soleil réussit à passer la crête des toits et vint réchauffer le cou de Saul qui en ferma les yeux de plaisir. Mais le confort fut de courte durée.

— Comment va la jeune Ama ? lui demanda la vieille femme. Je vous ai vu discuter avec elle hier.
L’indiscrète question prit au dépourvu le jeune homme.
— Heu, bien, bien, répondit-il du mieux qu’il put, tentant de ne rien montrer de sa flambée intérieure. Je crois qu’elle est bien prise par les préparatifs du week-end, tout comme Mamé d’ailleurs ! lança-t-il dans une naïve tentative de changement de sujet.
Par finesse et amitié, l’ancienne accepta de laisser la conversation dériver.
— Oui, elle se démène une fois de plus, enchaîna-t-elle. Ce sera encore un très beau week-end.

 

Et enfin, le Hameau sembla doucement se réveiller. Les premiers volets ouverts sur les briques, les premières ampoules allumées sur l’ouest, une silhouette chaloupant derrière un rideau sur la gorge, au sud, et même une fenêtre entrebâillée côté Mamé pour aérer un peu et profiter de la fraîcheur de l’aube.

Saul prit congé, son ventre réclamait un petit-déjeuner. Il engagea quelques pas vers son bâtiment mais fit soudain demi-tour. Inspiré par Tsé-tsé, il se dirigea vers les fraisiers, cueilli une petite poignée des fruits les plus mûrs, lança un cinq de ses doigts à Frank et se dirigea enfin vers chez lui.

 

*

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Eulalie
Posté le 28/02/2020
Salut Itchane,

c'est un morceau de douceur ce chapitre. J'aimerais vivre dans un endroit comme ça. La

à l’est
bernés
portant encore pyjama
tout comme Mamé d’ailleurs
Eulalie
Posté le 28/02/2020
Mon ordinateur a fait n'importe quoi, du coup je reprends mon commentaire proprement :

Salut Itchane,
c'est un morceau de douceur ce chapitre. J'aimerais vivre dans un endroit comme ça. La fontaine est vertigineuse, le potager alléchant et les personnages attendrissants chacun à sa manière. J'ai aimé voir avec eux le soleil se lever.
Quelques remarques orthographiques :
"à l’est" => je crois que quand c'est le point cardinal on met une majuscule
"bernés" => berner
"portant encore pyjama" => bien que la phrase soit poétique, est-ce qu'il ne manque pas un déterminant ?
"tout comme Mamé d’ailleurs" => au début, je pensais que Mamé était l'ancienne assise avec Saul du coup cette phrase m'a fait bizarre.
itchane
Posté le 28/02/2020
Hello Eulalie !

Merci d'être passée par mon histoire,
je suis ravie que ce début te plaise, c'est toujours un peu délicat de donner le contexte de l'histoire sans être trop descriptif, ton message me rassure donc sur ce point ^^"

Oui, moi aussi j'aimerai bien vivre dans ce genre de lieu, je crois que ça transparaît beaucoup dans l'écriture d'ailleurs, haha x'D

Merci pour ton œil de lynx, je vais corriger tout cela !

Arg, tu es la deuxième à avoir cru que Mamé et l'ancienne étaient la même personne, pourtant je n'arrive pas bien à repérer quelle phrase ou passage fait pencher dans ce sens, est-ce que tu saurais me dire ce qui te l'a fait pensé ? (Si tu ne sais plus ce n'est pas grave hein, n'y passe pas de temps...)

En tout cas merci encore de ta venue et de ton commentaire : )
Eulalie
Posté le 28/02/2020
Je pense que c'est parce que en patois une "mamé" (mamet) c'est une très vieille dame et que comme elle s'appelle l'ancienne, j'ai pensé que c'était elle la mamet.
itchane
Posté le 02/03/2020
Haaaaa, ce serait le nom en lui-même qui créerait la confusion ? Je comprends mieux, je vais réfléchir, peut-être que je pourrais trouver une version un peu modifiée de ce "Mamé" qui fasse moins "mamie/mamet" et qui me plaise toujours...

Merci beaucoup Eulalie pour ce retour : )
Arabella
Posté le 23/10/2019
Coucou Itchane, je viens par ici, curieuse de découvrir ton univers et également intriguée par le titre, les premiers mots de ton histoire. Tout cela est très poétique. J’aime beaucoup ce genre de texte que je trouve très doux, très reposant. On a envie de découvrir cet univers, regarder à travers l’eau de cette fontaine.
C’est étrange, au début j’ai eu l’impression que des fées allaient venir, on aurait dit un univers sorti des contes, voire du seigneur des anneaux (avec les elfes). Et puis on est transporté dans un petit village de la France. C’est ce parallèle, cette capacité à donner un coté mystique voire sacré à un « simple» matin qui est très fort dans ton récit. Ce n’est qu’un échange de « banalités » et pourtant on a envie de partir vivre dans ce village : tout est beau, comme si c’était recouvert de douceur. On ne connaît pas les personnages et pourtant, on apprend déjà des choses sur eux, leurs relations, leurs sentiments… BREF, je suis toujours intriguée, on en apprend peu, mais on a envie de savoir la suite !
Juste je n’ai pas compris le : « avança mollement son corps en forme de gros diamant jusque dans la cour » ⇒ J’ai du mal à imaginer le corps en forme de gros diamant.
En tout cas, merci Itchane et à bientôt !
itchane
Posté le 24/10/2019
Coucou Arabella !

Merci d'être passée et d'avoir pris le temps de commenter ^^

Oui les ambiances mi-réalistes mi-fantastiques m'ont toujours passionnées et j'essaye à ma sauce de créer aussi ce genre d'univers. Je suis ravie de voir que cela semble fonctionner !
Tu soulèves beaucoup de points qui me font très plaisir et me motive énormément car mes intentions semblent donc être bien perçues, ouf ! : D

Ha le gros diamant, pour moi c'était une manière poétique de dire "en losange" x'D Genre petite tête et petits pieds mais gros bidon/fesses au milieu, un peu de la forme d'un diamant taillé quoi... je note précieusement ta remarque, si d'autres plumes me font remonter la même chose, je changerai cette description qui n'est peut-être pas très claire : )

Merci encore de ton passage et de tes si gentils retours qui me vont droit au cœur ! ♥♥
Joke
Posté le 22/10/2019
Coucou Itchane!
ça fait longtemps que je voulais passer voir ce que tu écrivais (fan de Pratchett <3) ça y est je prends enfin le temps.
J'ai trouvé ta couv et ton titre hyper poétiques, et quel magnifique premier chapitre!
J'adore les lieux que tu décris et l'ambiance que tu poses, un peu étrange et indéfinissable, et pourtant chaleureuse et cosy.
On ne sait rien de tes personnages, de pourquoi ils sont réunis ici, ni de leurs relations, et pourtant tout coule avec une grande douceur sans qu'on se sente perdu, c'est vraiment très bien fait!
En fait c'est comme si tu nous emmenais avec toi pour visiter cet endroit, je sais pas trop comment expliquer mieux, mais on a vraiment la sensation d'une promenade dans un lieu un peu hors du temps où tu nous accompagnes, j'ai vraiment aimé.
Et puis oh la la un de tes personnages s'appelle Saul, j'adore ce prénom, <3 j'avais failli appeler comme ça l'un de mes personnages, et parfois j'hésite encore à le nommer comme ça!
A très bientôt pour la suite
itchane
Posté le 22/10/2019
Hello Joke ! ♥
Holala, que de compliments c'est vraiment très gentil à toi.
En plus tu trouves pile les mots qui me font le plus plaisir car ils sous-entendent que j'ai, semble-t-il, réussi à tenir l'ambiance que je voulais. Ton message me touche donc énormément ! Merci beaucoup !
J'espère réussir à tenir la longueur sur ce genre de narration, car ce sera clairement ça le plus difficile...

Haha, figure-toi que je suis nulle pour trouver des noms à mes persos, cela me demande énormément de temps et de sueur. Mais quand j'ai enfin le bon, les doutes s'envolent et je suis sûre qu'on y est. Une fois trouvé Saul je savais que c'était lui ^^
N'hésite pas à l'utiliser aussi, tu sais déjà que je valide direct ! : P
Fifrou
Posté le 18/09/2019
Alors, tout d'abord, bien le bonjour !
dès l'intro, j'ai accroché, transporté
<< Dans un dégradé de plus en plus dense, le cristallin s’abandonnait au gris cendre pour finir noir d'encre, aspirant la lumière pour ne jamais la rendre. >>
j'ai fondu, petite âme, j'ai fondu pour cette phrase
C'est assez marrant, on pourrait faire passer cette page comme une nouvelle, c'est le ressentiment d'un vécu, un matin chaleureux de part son soleil radieux et ses habitants bienveillants, idyllique oui, c'est un bon descriptif

c'est le genre de matin qui sert de continuité d'une douce nuit

je vois qu'il y a une suite, j'ai hâte de lire cette suite !
Bon courage à toi pour trouver les mots, et merci pour ça 🖤
itchane
Posté le 19/09/2019
Hello Fifrou !
(il est vraiment trop bien ce pseudo ♥ )

Merci d'être venu et holala merci pour ton retour, je suis méga touchée !

Oui, je suis plus à l'aise sur le format nouvelle au départ et il semblerait que cela se voit ^^
J'ai construit - plus ou moins consciemment - mon texte comme une succession de nouvelles plus que comme un véritable roman je crois, à voir si ça fonctionnera sur la durée. C'est justement sur ce point que je doute le plus concernant ce projet ^^"

Merci encore d'avoir lu et commenté si chaleureusement ! ♥
Stella
Posté le 18/09/2019
Coucou Itchane,
Quand j'ai vu ton pseudo apparaître dans les nouveautés, j'ai sauté sur ce premier chapitre. Je ne suis pas déçue. Ton histoire a quelque chose de très organique. C'est le mot qui me vient 😅 A croire que si on déplace un personnage sur la fontaine tout s'effondre tant le décor et les personnages sont en symbiose.
Ce chapitre a un côté doux et inquiétant. Je suis vraiment curieuse de découvrir la suite et la tournure que prend l'histoire parce que je suis très intriguée pour l'instant. Tu comptes publier à quel rythme ?
Quelques peccadilles et des bisous étoilés :
_Un chapelet de bâtisses accueillantes se répartissaient*répartissait ? J'ai un doute accord avec chapelet ou bâtisses 🤔
_répondis le jeune Saul*répondit
_un homme portant encore pyjama :encore en pyjama ?
_" haut d'à peine trente centimètres" : tu pourrais donner une idée de la taille moins technique à mi mollet (exemple moche mais au moins tu comprends ce que je veux dire😁)
itchane
Posté le 18/09/2019
Hello Stella ! : D

Merci beaucoup d'être passée par là ^^
Ton retour est vraiment trop gentil, je suis contente que le texte t'ait plu.
Surtout si tu parles de "symbiose", alors ça c'est le meilleur des compliments car c'était exactement mon objectif, j'essaye de faire tenir le tout dans un équilibre tel que si l'on enlève quelque chose plus rien ne va, c'est juste extraordinaire que tu aies senti ça dès l'intro, ça me fait suuuuuuuper plaisir, tu n'imagines pas ♥♥

J'ai un peu d'avance sur mes chapitres donc je vais essayer de publier régulièrement, tout du moins la partie 1, car après ce n'est pas encore écrit et ça s'annonce un peu compliqué x'D

Merci pour tes remarques et relevés de coquilles, je vais corriger ça ! : )
itchane
Posté le 18/09/2019
PS : Tu m'as tellement fait douter avec cette histoire de chapelet et de bâtisses que je suis allée demander sur le fofo dans la rubrique "français 101" x'D

(je te le dis au cas où la réponse des plumes t'intéresserait ou si tu voulais participer au débat : P )
Stella
Posté le 18/09/2019
Oui j'ai été lire la réponse de Fannie. Faut toujours avoir une Fannie sous le coude 😁Désolée pour le faux doute. C'est cool le français on a le choix. Moi qui croyais que mon symbiose n'allait pas te parler 🤣
itchane
Posté le 19/09/2019
Ta remarque était clairement bonne vu le nombre de plumes qu'elle a fait douter, ça valait le coup de la faire ^^

Si si, symbiose, c'est juste trop parfait pour être vrai que ce mot ressorte si tôt !! ♥
Cliene
Posté le 18/09/2019
Coucou Itchane,

Chose promise, chose due !
J'aime beaucoup l'ambiance enveloppante de ton écriture et de cette cour que tu décris par petites touches. On a l'impression de saisir un instantané, une saynète d'un moment de la journée de tes personnages. Tu suscites l'envie d'en savoir davantage en distillant ici et là des détails intriguants. En bref, je suis conquise !

Mon amour pour les détails et les instants de vie est rassasié :)

Deux petites choses notées durant ma lecture :

— Je me suis réveillé et je ne parvenais pas à me rendormir, répondis le jeune Saul.
- Répondit au lieu de répondis

La conversation retomba. / Le silence retomba sur la cour.
- la répétition est assez éloignée mais vu qu'elle se rapporte à la conversation pour les deux phrases, peut-être qu'elle pourrait être évitée ?

À bientôt pour la suite !
itchane
Posté le 18/09/2019
Ho Cliène,
je te remercie tellement pour ce si gentil commentaire ! Je suis ravie d'apprendre que cela te plait pour l'instant, merci beaucoup ♥♥

Tu as tout à fait raison pour la répétition, je vais réfléchir afin de corriger cela : )
(Et pour la faute aussi ! Omg je modifie ça tout de suite)

Merci encore d'être passée ♥ ^^
Liné
Posté le 17/09/2019
Mais qu'est-ce que je suis contente de découvrir cet incipit ! D'entrée de jeu : j'aime d'amour le titre du roman, et le titre de ce premier chapitre ("Avant les cerises" - j'imagine que ça a une signification liée aux saisons ou au temps d'une journée...).

Ton écriture est comme Tsé-tsé : en forme de diamant. Tout est subtil, sous-jacent, avec des petites touches de couleur ou de douceur par-ci par-là.

Dans l'ensemble, j'avais l'impression d'avoir une scène de théâtre sous les yeux, avec le puits/la fontaine comme élément de décor central. Les relations entre les personnages ont l'air régies par des conflits ou des rapprochement sous-jacents ; et je ne sais pas à quoi ça tient, ou si c'est parce que tu m'avais déjà expliqué le concept du roman, mais j'ai trouvé dans tout cela quelque chose de doucement inquiétant.

A très vite pour le 2e chapitre !
itchane
Posté le 17/09/2019
Coucou Liné,

si rapide ! À peine posté tu es là pour lire et commenter, c'est très gentil à toi, merci beaucoup ^^

Oui comme il s'agira d'un huis clos, c'est vrai que cela peut faire pièce de théâtre. Je ne l'ai pas spécifiquement réfléchi en ce sens mais c'est sûr qu'il y aura de gros points communs, comme l'unité de temps et de lieu par exemple ^^"

Merci beaucoup pour les compliments, ça me fait très plaisir holala ! ♥♥
Normalement le titre "Avant les cerises" se réfère à l'ensemble de ma partie 1, je ne sais pas encore comment gérer cela au niveau de la publication NFPA, on verra ^^"

Merci encore pour ton passage ici ! : )
Soah
Posté le 17/09/2019
Coucou !
C'est assez intriguant tout ça ! Je suis bien curieuse de ce qui va se passer auprès de cette fontaine !
J'aime beaucoup comment en peu de choses tu arrives a donner vie au village. On connaît tous un vieux qui scrute tout le temps tout le monde etc... X')

Je me demandais parfois Tsé-tsé a une majuscule, parfois non : est-ce une coquille ? Vu que c'est son surnom je pense - sans certitude, qu'il faut une majuscule a chaque fois.

J'ai hâte de lire la suite !
Des bisous^=^
itchane
Posté le 17/09/2019
Hello Soah,

merci beaucoup d'être passée par ici ♥

Ha les majuscules ou non sur les surnoms, je me suis vraiment posé la question. L'ancienne s'écrivait au début "l'Ancienne" et puis j'ai enlevé la majuscule, mais tu as raison pour Tsé-tsé, sans article avant et en tant que véritable surnom il en faudrait sûrement une tout de même.
Je vais suivre ton conseil et la rajouter partout je pense : )

Je suis très contente si cette entrée en matière t'a plu en tout cas ^^

Bisous Soah : )
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