Après

Par Sorryf
Notes de l’auteur : Voila, le plus dur est passé... maintenant je mets quand meme un warning /!\amputations/!\, et surtout un warning /!\approximations médicales/!\, désolée d'avance ! J'espère ne pas tomber sur des experts xD ! Petit rappel des prénoms au cas où : Aria est la meilleure amie de Rahim (la partie sur elle est peut-être un peu longue, je me suis laissée emportée par le plaisir d'écrire que Rahim a des potes de son côté xD ! je devrais sans doute couper un peu), Pauline est la mère de Liam. Merci d'être encore là après le chapitre précédent !

Après

Ce qui s’est passé après, c’est flou, dans mes souvenirs. J’ai été soigné, installé dans une chambre, on s’est occupé de moi. Qu’est-ce que je peux raconter sur cette période ? La douleur à mon visage était atroce, elle se calmait jamais, mais j’étais resté parfaitement lucide quand je parlais aux pompiers. Et dans le camion avec Liam, là je me rappelle encore de tout. Ce n’est que quand on est arrivé à l’hôpital, quand ma main a lâché la sienne et qu’il a été emporté loin de moi, que tout s’est brouillé.

J’ai été plongé dans un coma artificiel plusieurs jours, c’est ce qu’on m’a expliqué après coup. Quand je me suis réveillé on m’a dit que le pire était passé, j’étais sauvé. Je me sentais pas sauvé. Je voyais à peine à cause des brûlures qui avaient fait enfler tout mon visage. J’étais sous sédatifs. J’avais pas le droit aux visites à cause du risque infectieux, je crois avoir un souvenir de mes parents qui me faisaient signe depuis la vitre entre la chambre et le couloir. Quelle vision d’horreur je devais leur infliger, encore, alors qu’ils avaient déjà perdu le fils dont j’étais le substitut. Des gens du corps hospitalier me changeaient mes pansements toutes les deux heures, jour et nuit. Ils me parlaient, m’expliquaient des trucs, mais je n’assimilais rien. Je ne demandais même pas de nouvelles de Liam.

C’est un coup de téléphone qui m’a sorti du brouillard. Il faisait nuit, il y avait pas un bruit dans le couloir, et la sonnerie stridente de l’engin posé sur la table de chevet m’avait fait sursauter. Je l’ai attrapé en tremblant. J’avais la gorge sèche et encore du mal à parler :

- Allô… ai-je croassé.

- Yo, m’a fait cette voix que je connaissais et qui pourtant m’a semblé différente.

Tout était devenu irréel quand j’avais lâché la main de Liam, en sortant du camion de pompiers, et tout est redevenu réel à ce moment-là, quand j’ai entendu sa voix au téléphone. Mon cœur s’était remis à battre.

- Li… Liam

J’ai dû avaler ma salive, c’était douloureux.

- Ça va ?

Il avait une voix étrange, pas froide mais… un peu neutre. Pas très émue, alors que Liam était de loin le plus émotif de nous deux, et qu’en cet instant j’étais, moi-même, bouleversé.

J’essayais de parler, mais je n’y arrivais pas, c’était l’émotion ou bien les restes de la trachéotomie, les mots sortaient pas. Alors Liam a repris :

- J’ai vu ta mère. Elle m’a dit que t’allais mieux et que t’allais sortir de réa demain pour être transféré dans le service des grands brûlés. Je… euh… je suis content pour toi. C’est cool. Je… vais pas venir te voir tout de suite… alors je voulais que tu saches que je pense à toi.

Liam, avais-je envie de hurler. Où est-ce que t’es ? Je veux te voir ! Je veux te serrer dans mes bras ! je veux te demander pardon. Mais ma gorge était toujours bloquée. Il est resté silencieux lui aussi, longtemps. Quand j’ai assez repris mes esprits pour pouvoir enfin lui répondre, j’ai pris peur. Que lui dire ? Je n’osais pas lui demander s’il allait bien. Je voulais pas lui parler de mon état. J’avais trop peur de lui dire je t’aime. Dans le silence, le souvenir de ce qui s’était passé est venu planer sur moi, et je n’arrivais pas à trouver des mots qui seraient assez forts pour le repousser très loin. Qui n’en seraient pas imbibés jusqu’au cœur.

- Voilà… a finalement repris Liam d’une voix plus douce. Ça euh… ça m’a fait du bien d’entendre ta voix… hahaha. Je vais pas te déranger plus longtemps. Je t’aime.

Je t’aime aussi… n’ai-je pas eu les tripes de répondre. Pourquoi tu ne viendras pas me voir chez les grands brulés, Liam ? Comment tu vas ? Est-ce que tu arrives encore à sourire ? Je voulais le rappeler mais les touches dansaient devant mes yeux, j’y voyais rien, et ma main tremblait trop.

__

Quand l’infirmière est entrée pour me changer mon pansement, je lui ai demandé des nouvelles de mon copain. Elle a eu l’air surprise et triste. C’était une jeune femme de mon âge, qui s’appelait Yasmine. J’y avais pas trop fait attention jusqu’ici mais je savais que c’était souvent elle qui s’occupait de moi. Elle m’a appris avec prudence que Liam était tombé malade, il était sous antibiotiques et n’avait donc pas encore quitté l’hôpital. Mais il était sorti de réa deux jours plus tôt, avait-elle aussitôt ajouté avec un sourire.

Comme me l’avait dit Liam, j’ai été changé de service à mon tour le jour suivant. J’ai pu recevoir des visites, d’abord ma famille, mes parents en larmes, mon frère mal à l’aise… Heureusement que mon visage était caché sous mes pansements, sinon je n’aurais pas eu le courage de leur faire face. Ensuite il y a eu la police, qui voulait m’interroger sur ce qui s’était passé. Sur la table de chevet de ma nouvelle chambre, il y avait une carte de bon rétablissement, décodée et signée par mes camarades de classes. Ça m’a fait bizarre de la lire, le lycée me semblait si loin. La carte était pleine de cœurs et de mots d’amour, dont les trois quarts avaient été écrit par des gens qui dans le meilleur des cas n’en avaient jamais rien eu à foutre de moi. Au moins ça avait dû les occuper pendant l’heure de vie de classe. Dans un coin, Aria avait dessiné une caricature d’elle-même en train de lever les yeux au ciel, consternée par l’hypocrisie de tous ces petits mots. Ça m’a arraché mon premier sourire, il m’a tiré un peu les joues. Elle avait dû se faire des amis, encore.

Je pensais à Liam tout le temps. Comment il s’en était sorti avec les interrogatoires de police ? Est-ce qu’ils avaient pas été trop inquisiteurs ? Est-ce que ça avait pas été trop douloureux pour lui de devoir ressasser tout ça ? J’espérais qu’il avait pas tout minimisé pour protéger ses sales potes, il en était bien capable cet idiot. Je voulais tellement le voir, lui parler… À la place, je demandais des nouvelles de lui au personnel, à mes parents et aux siens qui étaient venus m’apporter un bouquet de fleurs. J’ai entendu pour la première fois ces mots qui allaient entrer dans ma vie : Infection nosocomiale. Streptocoque pyogène. Type A. Je comprenais rien mais ça avait l’air grave, surtout quand Pauline a brusquement éclaté en sanglots dans ma chambre. L’inquiétude a recommencé à me ronger. Pourquoi il ne venait pas me voir ? Qu’est-ce qui lui arrivait ? Il n’était qu’à quelques étages en dessous.

J’envisageais d’aller lui rendre visite moi-même, mais je n’arrivais pas à trouver la force. J’avais peur de le voir, qu’il me voie, avec tous mes bandages, et qu’en nous retrouvant face à face tout nous revienne en mémoire. Pff. Comme si j’avais oublié. Comme si ça allait pas être gravé dans ma tête pour toujours. Alors je l’attendais, dans mon lit de grand brûlé, mais il venait pas. Liam a toujours été plus courageux que moi, il allait venir, il fallait que je lui laisse le temps. Mais le temps passait, je restais seul, et rapidement, son absence m’est devenue insupportable. Pire que l’angoisse de nos retrouvailles. Je me rappelais sa voix atone au téléphone. La conversation pathétique qu’on avait eue. Il ne m’avait plus téléphoné depuis, et moi, je ne savais pas comment faire. C’est Liam qui m’appelle, c’est Liam qui vient me chercher, depuis le CP c’est comme ça. S’il ne m’appelait pas, c’est qu’il avait une raison, et j’osais pas forcer ça, pas après ce qu’il avait vécu. Mais peut-être que c’était ce qu’il attendait ? « moi aussi, une fois tous les 10 ans j’ai besoin que tu me prouves que tu te fous pas de ma gueule ».

- Je peux aller le voir, moi ? avais-je demandé à l’infirmier qui s’occupait de moi.

J’avais juste à prendre l’ascenseur. J’avais encore tous les pansements qui cachaient mon visage. Si j’attendais trop, on me les enlèverait, et là ce serait encore plus dur.

On m’avait répondu, comme à chaque fois que je parlais de Liam, avec une moue hésitante :

- Il est malade, Rahim. Concentre-toi sur ta guérison, il fait pareil de son côté, et vous vous verrez quand vous irez mieux tous les deux.

Je comprenais pas : j’avais le droit de sortir de ma chambre, j’y étais même encouragé. J’étais allé avec mon frère et ma sœur a la cafèt plus tôt dans la journée. Et Liam avait le droit aux visites, mes parents passaient le voir, ils lui apportaient des gâteaux. Pourquoi ils avaient tous ce regard fuyant quand je posais des questions ?

J’en étais arrivé à croire que Liam ne voulait plus jamais me revoir, et que personne n’osait me le dire en face parce que me faire larguer juste après avoir été défiguré à vie, c’était trop. J’étais à des années lumières d’imaginer à quel point Liam était dans un état grave. Pour ma défense, tout le monde me disait toujours de pas m’inquiéter et qu’il allait bien.

Avant de devenir fou, j’ai demandé son avis à ma meilleure amie. Aria était venue me voir dès que ça avait été possible, elle m’avait apporté sa propre carte de bon rétablissement, qui était en fait presque tout un carnet de dessins drôles et un peu méchants, qui me racontaient les cours, la vie du lycée, comme tout était nul sans moi. Elle a du talent. Mais Aria habite au Mesnil-Le-Roy, un endroit super mal desservi par les transports, elle met 1h30 à rejoindre l’hôpital de Sartrouville à pieds, RER, bus. Et ses parents ne risquent pas de l’emmener : ils me détestent. Comme j’ai 20 ans, ils me prennent pour un genre de pervers et attardé mental qui tourne autour de leur innocente fille. Du coup, elle n’était encore venue qu’une seule fois. Elle qui sourit jamais, quand elle était entrée elle m’avait souri, son menton tremblait un peu, elle avait du mal à garder son visage blasé habituel. Aria n'aime  pas qu’on la touche, mais elle m’avait fait un câlin maladroit. Elle n’était pas passée voir Liam. Comme elle criait sur tous les toits qu’elle le détestait, elle avait peur de passer pour une hypocrite en passant le voir. Je vois pas qui serait là pour la juger, mais Aria est obsédée par l’hypocrisie. On n’avait pas trop parlé de lui, du coup, ni de ce qui s’était passé. Mais à sa tête, j’ai deviné qu’elle savait, et donc que tout le lycée savait.

Elle allait s’arranger avec mes parents pour qu’ils passent la chercher le week end prochain et l’emmènent. En attendant, on se parlait toutes les nuits au téléphone. Je rechignais à lui parler du fait que Liam vienne pas me voir, parce que j’avais peur qu’elle le critique comme elle avait toujours fait. Qu’elle me dise « T’as vu dans quoi il t’a entrainé ? Je vais le tuer ce connard, des qu’il sort de l’hôpital je le bute. Tout ce qui t’arrive est de sa faute. » J’avais pas envie d’entendre ça. Mais ça m’inquiétait trop, et Aria est ma seule amie, alors j’ai fini par lui faire part de ma tristesse. Au lieu de s’énerver, elle a observé un long silence pensif :

- Il… est peut-être trop malade, a-t-elle répondu d’une voix bizarrement douce.

- Mais tout le monde me dit de pas m’inquiéter !

- C’est peut-être justement pour pas t’inquiéter. Tu sais, au lycée, on dit… on dit… mais c’est sûrement du mytho, enfin je vois pas…

- Qu’est-ce qu’on dit sur lui, Aria ?

Elle qui d’habitude ne mâche jamais ses mots, elle était très prudente, cette fois.

- On dit qu’on lui a coupé plusieurs doigts, genre le pouce et tout.

- Hein ?

- C’est sûrement n’importe quoi, t’inquiètes.

- Mais pourquoi on lui aurait coupé des doigts ?

- Tu sais… j’ai fait des recherches sur ce que tu m’as dit qu’il avait, le streptocoque groupe A. C’est bénin, ça donne des angines et tout comme t’avais vu sur internet, mais ça peut aussi causer des problèmes plus graves, des septicémies, des chocs septiques… je veux pas t’inquiéter Rahim, c’est super rare. C’est peut-être juste ce qui a lancé la rumeur.

Qu’est-ce que c’était que cette histoire tordue ?

- Il faut que je le voie. Je dois le voir, merde. J’y vais demain. Je m’en fous que tout le monde essaie de me décourager.

- Pourquoi t’y vas pas maintenant ?

- En pleine nuit ?

- Ben oui pourquoi pas ? Vous serez tranquilles comme ça. Tu sais pas le numéro de sa chambre ?

302.

- T’as raison, je vais y aller.

- Tu m’enverras un message pour me raconter ?

- Okay.

- Et Rahim…

- Oui ?

- Je suis désolée… d’avoir dit du mal de lui tout le temps. En vrai je pense qu’il était super avec toi. Il méritait pas… tout ça. Je m’en veux de pas avoir été plus sympa avec lui.

- T’inquiètes pas pour ça. Il t’aime bien tu sais. Je vais le voir et tout arranger, et la prochaine fois que tu viens on ira lui rendre visite ensemble. Okay ?

Elle est restée silencieuse un moment, puis :

- Tu crois qu’il va me trouver hypocrite si je lui fais un dessin ?

Voila, mon deuxième sourire.

- Je suis sûr que ça lui fera plaisir.

J’ai raccroché et je me suis levé de mon lit. Il était minuit trente. Débarquer comme ça en pleine nuit ? C’est le genre de truc qui devrait plaire à Liam, qui a toujours aimé flirter avec les interdits. Il n’y avait pas de miroir dans ma chambre, mais un coup d’œil au mode selfie de mon téléphone m’a confirmé qu’on voyait bien rien de moi sous mes pansements. Ça allait le faire.

J’ai pris l’ascenseur. Personne ne m’avait jamais interdit de sortir la nuit, mais peut-être qu’ils avaient juste oublié ? J’étais nerveux, mais je voulais tirer cette histoire de doigts coupés au clair. Qu’est-ce que c’était que ce nouveau délire ? On me l’aurait dit, non ? Plus je m’approchais, plus j’étais inquiet, et en même temps, à ce stade là, rien n’aurait pu me faire reculer. J’allais le revoir. J’allais le revoir.

Les couloirs du 3eme étage étaient déserts. J’ai trouvé la chambre 302 et jeté un coup d’œil par la vitre, mais l’intérieur était plongé dans le noir. Dans une chambre voisine, des sanglots saccadés venaient troubler le silence. Est-ce que Liam dormait ? Si oui, je le laisserai dormir, je lui écrirais peut-être un petit mot qu’il trouvera à son réveil… J’ai poussé la porte en me disant que je voulais plus jamais qu’on soit séparés. J’essayais de faire le moins de bruit possible au cas où il dormait, et je n’ai pas allumé la lumière, pourtant, un infime bruit de pas à suffit :

- Rahim, c’est toi ?

De nouveau, ma gorge s’est serrée.

- C’est moi

Mon amour.

- Ah ! t’as mis le temps. J’ai cru que tu voulais plus me voir, un truc comme ça.

Sa voix était aussi fragile que la mienne, c’était un peu nouveau. J’ai trouvé à tâtons une chaise au bord du lit, puis mes mains ont trouvé l’interrupteur de la lampe de chevet.

- J’allume.

- D’acc.

Je trouvais étrange son manque d’enthousiasme à me voir, et je m’en voulais de penser comme ça. J’ai allumé. La première chose que j’ai vu c’est son petit nez adorable qu’il fronçait à cause de la lumière. Puis il a ouvert ses grands yeux verts, et m’a souri. Aucune émotion particulière quand son regard s'est posé sur mon visage. Ni dégoût, ni joie.

- Tu peux appuyer sur le bouton pour redresser le matelas s’teuplait ?

Il ne pouvait pas s’asseoir tout seul ? C’est vrai qu’à bien y regarder il avait l’air épuisé. Il était tout pâle, ses yeux étaient cernés de violet et de rouge. Il avait encore quelques bleus et griffures au visage qui finissaient de s’estomper.

J’ai trouvé l’interrupteur, j’avais le même sur mon lit. Quand Liam s’est retrouvé en position assise, il m’a de nouveau souri, mais ça ne me rassurait pas : son sourire était le même, mais ses yeux avaient changé.

- J’ai un truc à te montrer.

J’avais eu peur qu’on ait du mal à se parler au début, que ça se passerait comme au téléphone. Mais Liam lançait la conversation comme si de rien n’était, il avait l’air décontracté. Il a sorti ses bras de sous les couvertures et m’a chantonné un :

- tadaaa.

Mon téléphone est tombé de mes mains sous le coup de la stupeur. Mon copain m’avait mis sous le nez deux moignons. La rumeur du lycée était fausse, on ne lui avait pas coupé « des doigts, genre le pouce ». On lui avait amputé la main entière. Les deux. Instantanément mes yeux se sont remplis de larmes.

- Qu’est-ce que… mais pourquoi ?

- Choc septique, fasciite nécrosante, bla bla bla. Au départ ils avaient amputé que 11 phalanges aux mains, ça a pas été facile d’utiliser le téléphone avec ce qui restait ! Mais comme tu vois maintenant je pourrais plus. Et je peux pas non plus venir te voir, parce que tu vois pas mes pieds mais ils sont dans le même état. Je suis défoncé aux médocs, aussi.

J’ai reculé ma chaise, horrifié. Il me voyait pleurer et il me réconfortait pas. Pourquoi ça me choque ? Pourquoi c'est ça, la première chose que j'ai pensé ? C’est moi qui aurait dû le réconforter, mais j’étais trop stupéfait. Liam me regardait mais c’était comme s’il me voyait pas. Il me parlait mais c’était comme s’il m’ignorait. Ses mains… Je me suis levé sans raison, et j’ai eu la tête qui tourne, je me suis rassis lourdement.

- Tu veux déjà t’en aller ?

- Tu… je…

- Fais pas cette tête, m’a dit Liam avec sa voix la plus douce. C’est que le début. Regarde, on voit déjà la nécrose qui commence à dépasser du bandage. Là, tu vois ? Encore cet après midi il y avait rien.

Il y avait effectivement une surface noirâtre autour de son poignet. Pourquoi il me montrait ça si tranquillement ? Pourquoi il gardait le sourire ? Ma tête tournait encore, et être assis n’était plus suffisant. Je devais m’allonger. Vite.

- Ça va ? Tu vas pas tomber dans les pommes quand même ? Allez, respire doucement. Je peux pas appuyer sur le bouton pour appeler une infirmière, mes moignons sont pas encore cicatrisés. Rahim ? Bébé ? HÉ LA 304, TU VEUX BIEN ARRÊTER DE PLEURER ET APPELER UNE INFIRMIÈRE POUR MOI ?

- Va te faire foutre ! a crié une voix féminine hargneuse derrière la cloison.

Après ça, je n’ai plus rien entendu.

__

Je me suis réveillé sur le sol, une infirmière penchée sur moi.

- Ça y est tu émerges ? Je vais prendre ta tension. Qu’est-ce que tu fais ici en pleine nuit ? C’est quoi ton numéro de chambre ?

- Euuh…

- 815, a répondu Liam à ma place.

J’ai été touché qu’il le sache alors qu’il n’était jamais venu.

- Bon je vais te raccompagner là-bas. Et la prochaine fois c’est en journée, les visites, c’est pas un voyage scolaire ici. Allez on y va. Dis au-revoir à ton copain.

Liam me regardait sans bouger. Je voulais pas partir aussi vite, je voulais pas le laisser seul comme ça. Et en même temps, devant ces deux mains coupées et ce sourire vide de sens, je voulais fuir.

- Je reviens demain… lui ai-je bredouillé pitoyablement.

Son sourire s’est affuté mais il n’a rien répondu. Il m’a regardé partir.

 

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tiyphe
Posté le 22/10/2020
Beuh

Oui encore xD Ce spin-off est affreusement triste T_T
Et même si je sais déjà ce qui va se passer, le vivre en direct du POV de Rahim (qu'est quand même le plus dramatique de la bande, on ne va pas se mentir) c'est hyper dur !
Courage mes loulous ! Dans 10 ans, ça ira mieux !

Bon après, si t'es chaude je veux bien un spin-off de Grenade qui s'allie à Fraise des Bois pour aller buter tous ces fdp ! (Je t'écris les scènes d'action et je te laisse les introspections si tu veux :P)
tiyphe
Posté le 22/10/2020
"HÉ LA 304, TU VEUX BIEN ARRÊTER DE PLEURER ET APPELER UNE INFIRMIÈRE POUR MOI ?
- Va te faire foutre ! a crié une voix féminine hargneuse derrière la cloison."
-> j'ai tellement ri ici pour le coup ! Le début d'une grande amitié entre Kiwi et Litchi xDD
Sorryf
Posté le 23/10/2020
"Dans 10 ans, ça ira mieux !" -> bof bof, hein xD enfin dans 10 ans oui mais dans 11... T.T

Lol moi aussi je veux Grenade et FdB qui s'allient pour buter les Fdp ! j'imagine déjà leur alliance pleine de bonne volonté... ou pas xDD
Litchi était un vent d'air frais dans ce spin-off, heureusement qu'elle est là, et que Liam est là pour elle !
Hinata
Posté le 30/04/2020
Trop triste le coup des "doigts coupés" qui font flipper Rahim alors que nous on sait bien que c'est mille fois pire TmT

C'est fou comme la personnalité de Liam change vraiment à partir de là, et Rahim s'en rend bien compte et c'est triste :'( Mais en même temps lui aussi a changé, et c'est pour ça qu'ils sont tout décalés mes petits bébés, mais ils vont finir par se resyncroniser <3 (god bless la fin de KEM)
Je comprends pas trop pourquoi Rahim bloque autant à dire "je t'aime" à Liam... Je pense bien qu'il y a une explication mais à la première lecture là j'en vois pas tellement...

Bravo pour ce prequel, c'est vraiment cool de pouvoir se replonger dans ton histoire :*
Sorryf
Posté le 02/05/2020
Hinataaaaa \^v^/
Rahim bloque par timidité, tout simplement, puis par complexe de l'imposteur, peut-être aussi toujours la peur de se faire jeter... J'imagine qu'a force de pas dire un truc, ça prend de plus en plus de dimensions, et du coup le dire serait trop violent, il s'est auto-bloqué ? le pauvre xDD
Oui heureusement qu'on sait qu'a la fin de KEM ça s'arrange... au bout de 10ans, quoi xD mais c'est mieux que rien !
Joke
Posté le 20/04/2020
Salut Sorryf

Bon, toujours dur de commenter, mais c’est quand même moins sensible que le chapitre précédent, c’est sans doute dû au fait qu’on ne voit pas le moment où les amputations sont effectuées, ça se situe après, donc la violence et le choc sont atténués, merci…

Le souci de vraisemblance je t’ai jamais lu pour ça, donc je vais pas sur ce terrain.
Au niveau des émotions, c’est un beau chapitre.

C’est impressionnant comme Rahim semble à la fois différent et fidèle à lui-même, par rapport à la façon dont on a appris à le connaître dans ton roman.
Tu réussis à le rendre vraiment lycéen, vraiment jeune encore, pas encore mature, bref Rahim avant qu’il ne devienne Grenade peut-être, c’est beau.

Le pauvre, pauvre Liam, c’est très bien écrit aussi, et pour lui c'est encore autre chose, paradoxalement on le reconnaît vraiment, dès tout jeune.

C'est un peu comme si tes autres persos étaient des diamants bruts qui se poliraient avec le temps et l'expérience, alors que Liam ce serait l’inverse, ce serait un diamant qu’on aurait fracassé, fêlé de l'intérieur.

Mais qui aurait tout le temps sa force interne, quoi qu’il arrive, dans le bonheur comme dans la souffrance.

Je sais pas, c’est peut-être un peu naze ce que je dis.
Il est fort et complexe ton personnage de Kiwi, je suis toujours un peu impressionnée quand je parle de lui.

De ce que j’en comprends, on commence aussi à découvrir ses mécanismes de survie, ceux qu’il va remettre en route des années plus tard, quand il sera en tôle.

Par rapport à ce que tu nous demandes en tête de chapitre...
Bah moi j’aime beaucoup Aria, évidemment.

Ahh.. l'exaspération face à l'hypocrisie chez les gens... Been there!
J’ai un peu envie de lui dire laisse tomber, sister, crois mon expérience, ça servira à rien qu’à te prendre la tête jusqu’à te faire péter un câble, et au final, te rendre con.
Laisse les fonctionner comme ils veulent, après tout ils font peut-être pas de mal, même si c'est pas certain non plus qu'ils fassent du bien, mais glisse pas sur ce terrain.

Toutes façons on s'en fout: si t’écoutes ton cœur, tu sauras toujours distinguer ceux qui sont sincères, au milieu du bal des égos.

Enfin, déjà elle reconnait que Kiwi fait partie des gens vrais, c'est l'essentiel!
J'espère qu'elle va rester positive.

Et puis j'ai trouvé ça très bien que tu inclues ce personnage, qui fait réaliste et humain, c'est important de montrer les amitiés de Grenade, il me semble que ça rend plus réel encore tout ton univers.

La première intervention de Litchie! (c’est bien elle la 304, hein?)
J’ai trop aimé, je m’y attendais pas !

Bon et sinon, tu veux pas nous glisser au milieu un petit chapitre FDB avec ton humour en or, juste pour qu’on rigole un tout petit peu au milieu de toute cette détresse?
Allez.
Genre un FDB de 12 ans en vadrouille à ce moment-là dans les couloirs parce qu’il vient se faire recoudre après une baston devant son collège, et qui râle déjà contre la terre entière, tout en se demandant si Yasmine est à poil sous sa blouse et si y aurait pas moyen de mater ses seins.
Et qui passe devant la salle 302 sans se douter qu'à l'intérieur souffre en silence celui qui va un un jour changer sa vie.

Non, je sais, c'est pas le propos de cette histoire ni le sujet.
Mais j'ai vraiment hâte de retrouver aussi ton humour qu'on aime tant, dans une prochaine du coup!
Sorryf
Posté le 21/04/2020
Woaah ce com géant xD !
Je trouve aussi ce chapitre beaucoup plus safe que le précédent, d'ailleurs toi qui a lu mes fanfics, tu peux voir que je suis revenue sur mon terrain de confort là, les amputations, les brûlures, ça me rappelle des bon souvenirs tout ça (je suis un monstre xD)
J'ai eu un peu de mal a faire Rahim "lycéen", et là je le trouve encore un peu trop mature, je mets ça sur le compte de son age compliqué de clone rappelé (des excuses, toujours des excuses). Je suis contente que tu trouves ce jeune Rahim crédible !
Liam par contre, et c'était un de mes objectif en écrivant ce spin off, je voulais montrer comme son caractère était différent avant que tout ça lui tombe dessus. Et comme t'as vu, on voit maintenant les mécanisme qui sont les mêmes que ceux qu'il utilisera toute sa vie. C'est aussi un truc que je voulais montrer. Dark Kiwi vient de cette période, on le verra un peu ici et là.

Aria et sa haine de l'hypocrisie faut pas le prendre trop sérieusement, c'est un peu les clichés de mon adolescence "je déteste l'hypocrisie" "je supporte pas qu'on me touche" tout de suite ça me ramène au lycée, la crise d'ado, Linkin Park, evanescence... c'est un peu ça que devait évoquer Aria (meme si les ados sont sans doute plus comme ça de nos jours et encore moins dans 7ans... encore que ce blocage sur l'hypocrisie me parait assez intemporel) Ce qui n'est pas pour critiquer le perso au contraire, j'ai adoré l'écrire, ça m'a rappelé des souvenirs, et c'est sans doute pour ça que j'ai fais si long xD. Depuis que j'ai écrit ça j'ai un headcanon, c'est que Pêche qui meurt a Bordeaux avant le début de l'histoire, c'est Aria. Je sais que c'est incohérent et pas possible, et trop tard pour rattraper (et sans intérêt indépendamment du spin off) mais dans ma tête maintenant c'est comme ça.

Oui c'est bien Litchi qui pleure dans la chambre voisine ! on la reverra.
Lol non comme t'as dit c'est pas le propos, FdB a assez de temps de parole dans KEM, je vais pas forcer son apparition dans le flashback de Kiwi. Du coup pour l'humour c'est effectivement pas le bon endroit xD ! désolée ! (De toute façon je pense que FdB a 14ans doit pas être un gamin très drôle, plutôt sur la défensive, et agressif je pense)

Merci beaucoup pour ce grand com !
Joke
Posté le 21/04/2020
Bah perso non, je trouve pas ça « si long » comme tu dis, justement, sur Aria, au contraire, c’est pour ça que je t’ai dit ça, par rapport à ce que tu te demandais à son sujet.

Sans prendre trop au sérieux ses fixations, c’est justement ce genre de détails qui font qu’elle nous paraît réelle, on voit bien se dessiner une petite ado écorchée devant nous, et pas juste un personnage secondaire transparent qui se résumerait à «l’amie de Rahim ».

C’est ça qui fait qu’un personnage marche et qu’une histoire permet bien de nous emmener avec elle, il me semble.

Je trouve qu’on a envie de la connaître elle aussi, autant que les autres, et je trouvais ça sympa que tu arrives à créer l’attachement à un nouveau perso dans ce chapitre, donc à mon avis non faut pas réduire, ni te dire que t’aurais dû en faire moins sur elle…

C’est pas parce que t’éloignes quelques instants la focale de tes persos principaux qu’on s’ennuie, pas du tout!

C'est une chance d'arriver à créer des persos secondaires qui soient ni caricaturaux ni trop effacés, tiens puisque tu parles de tes fics, j’avais trouvé que tu réussissais bien ça déjà dans Post Injé, avec Claire, et la chérie de Jake (j’ai oublié son nom mais je me rappelle bien son caractère).

Là je retrouve un peu ça (outre les amputations et les grands brûlés comme tu dis :) ), et c'est sympa à lire, donc voilà, il me semblait que ça serait dommage de t’en priver.

.
Joke
Posté le 21/04/2020
ps et pour Liam j'ai peut-être mal dit, mais justement oui ça fonctionne très bien ton propos: on voit très bien la différence avec les deux premiers chapitres.
Ce que je veux dire c'est que dans ce chapitre là justement on a l'impression de reconnaître Kiwi tel qu'on le connait dans KEM, alors qu'il est encore tout jeune, on le voit déjà apparaître.
Rimeko
Posté le 20/04/2020
Yo Sorryf !
Oui, tu vas pas te débarrasser de moi si facilement :P

Coquillettes et suggestions (je sais pas à quel point ça t’intéresse mais ça me donne l’impression de faire des coms constructifs donc bon xD) :
« Pourquoi tu ne viendras pas me voir chez les grands brulés (brûlés), Liam ? Comment tu vas ? Est-ce que tu arrives encore à sourire ? » Sinon mon petit cœur ToT
« décodée (décorée ?) et signée par mes camarades de classes »
« dont les trois quarts avaient été écrit(s) par des gens »
« « moi (Moi)aussi, une fois tous les 10 (dix) ans j’ai besoin que tu me prouves que tu te fous pas de ma gueule ». (. ») »
« J’étais allé avec mon frère et ma sœur a (à) la cafèt »
« à rejoindre l’hôpital de Sartrouville à pieds (pied), RER, bus »
« Je rechignais à lui parler du fait que Liam vienne pas me voir » à lui dire que Liam ne vient pas… ?
« des (dès) qu’il sort de l’hôpital »
« Les couloirs du 3eme (troisième) étage étaient déserts » Tu me perturbes avec tous tes nombres en chiffres xD
« un infime bruit de pas à (a) suffit »
« J’ai *trouvé* à tâtons une chaise au bord du lit, puis mes mains ont *trouvé* » Repet

Tu veux un avis scientifique hihi ? Nan en vrai je suis pas médecin, ni même encore biologiste, mais le sp… spec… streptocoque ( ?) (l’horreur à orthographier) et l’infection en général, à partir du seul cours sur les tissus que j’ai fait, ça me semble crédible :P P’têt juste quand il montre son poignet, le noir c’est vraiment la toute dernière étape de la progression de l’infection, d’abord c’est rouge puis couleur hématome… (je te dis pas les couinements de l’amphi quand on a eu une photo au vidéoprojecteur d’ailleurs) Par contre niveau brûlures, j’suis à peu près sûre qu’y aurait eu besoin de greffes, parce qu’après contact avec un truc à plus de 60°C (plus ou moins, me rappelle plus du chiffre exact) c’est des brûlures au troisième degré… Et c’est d’ailleurs seulement quand on fait des interventions chirurgicales que le patient finit en coma artificiel (donc en réa, avec trachéo et tout) il me semble, sinon on le shoote juste aux anti-douleurs, à cause des risques du coma. Après tout ça ça sort des trois fois où je suis allée squatter l’hôpital pour un cours, donc bon…
Bon, tu remarqueras peut-être que j’ai évité jusque là de parler émotions, mais parce que je sais pas trop quoi dire, c’est moins choquant que le chapitre précédent mais c’est toujours dur… et le fait de savoir ce qui va arriver, et donc de ne pas partager les interrogations de Rahim sur le silence de Liam, ça aurait plutôt tendance à empirer les choses ToT Le dialogue final est incroyable en tous cas, je t’admire pour réussir à écrire de telles scènes !
Oh et à propos d’Aria moi je l’aime bien, ça m’a pas paru particulièrement long sa partie, surtout qu’elle est utile à l’ « intrigue », et puis j’aime beaucoup comme tu arrives à la caractériser très vite, même avec peu de mots… Genre sa question sur l’hypocrisie et le dessin, tu nous as dit plus haut que c’était important pour elle et on retrouve ça, c’est cool !
Allez bisous <3
Sorryf
Posté le 21/04/2020
Merci pour les coquillettes ! ça m'intéresse toujours, je vais corriger ça ! Désolée pour les nombres en chiffre xD mais c'est tellement plus rapide, et lisible je trouve ! j'aime pas beaucoup les nombres écrit en lettres, à part ceux qui s'écrivent en un seul mot. (je dis ça alors que là tu as repéré un 10 et un 3, tous les deux en un seul mot... mon excuse qui tombe à l'eau xD)
Au secours noooon ! pas l'avis scientifique xDD ! Enfin si c'est pour me dire que ça te semble crédible, ça va xD ! Je vais mettre le poignet en rougeâtre au lieu de noir, et je compatis a vos images diffusées en amphi, j'ai fait toutes les recherches que j'ai pu sur le sujet, et je finis toujours par atterrir sur google images, alors je comprends T.T

Pour Grenade et la greffe, j'y ai pensé aussi, mais je n'en était pas certaine alors j'ai pas osé l'écrire, mais dans ma tête il a effectivement eu des greffes, d'ou les 6 jours de coma artificiel, la trachéotomie etc... Je pense que s'il avait pas eu besoin de greffe il aurait pas été mis dans le coma, en tout cas pas si longtemps... mais j'avoue je sais pas trop, d'ou le flou artistique xD ! Mais maintenant que tu me dis que tu pense qu'il devrait être greffé, ça me conforte un peu dedans. J'ose quand meme pas encore l'ajouter clairement, parce que je sais pas s'il y a pas un temps d'attente entre la brulure et la greffe ? Si on greffe au plus tôt ou si on attend une cicatrisation ou que sais-je... si faut attendre, j'écris une incohérence en disant qu'ils se fait greffer, alors qu'en restant flou ya encore une chance que ça échappe aux yeux acérés des scientifiques... (bon, aussi ça se passe en 2027, mon excuse tout terrain qui revient xD)

Aria est un peu un condensé de mes copines emo de mes années lycée xD! c'est pour ça que j'ai autant aimé l'écrire et que j'ai peur d'avoir un peu débordé !
Merci beaucoup pour ce com !!
Rimeko
Posté le 21/04/2020
Haha, pour les chiffres je suis un peu d'accord en vrai, je sais plus c'est quoi la règle exacte mais je crois que c'est recommandé de n'écrire en toutes lettres que les chiffres d'un seul mot ? (wow ça veut rien dire ce que je dis xD) (genre un à seize, puis vingt, trente, etc)
Je crois que la nécrose c'est un des pires trucs à chercher sur Google Images, et crois-moi que j'y ai trop traîné en général :P Pour les greffes, on en fait systématiquement dès que c'est des brûlures au 3e degré, ce qui advient quand exposé à plus de 60°C, et il me semble bien qu'un fer à repasser ça monte plus haut, non ? Surtout au visage j'imagine... Même, pour les greffes au visages on utilise une sorte de tissu bio-ingénieurisé (voilà pourquoi on en parlait dans mon cours lol) au lieu de prendre la peau sur une autre partie du corps moins visible, genre les cuisses... a fortiori en 2027 ! Et à propos de la durée entre la blessure et la greffe, alors justement le but est de le faire le plus tôt possible (enfin, ça se compte en jours, pas en heures non plus), je me rappelle que le prof l'avait dit parce que ça pose une grosse contrainte sur le temps disponible pour créer du tissu artificiel justement ^^ (je me rends d'ailleurs compte que j'ai écouté beaucoup plus de ce cours qu'il ne me semblait mdr, j'étais en train de dessiner en même temps pour échapper aux photos dégueux) Donc qu'il ait été mis en coma artificiel dans la semaine après, ça me semble médicalement normal !
Ah, Aria elle fait très ado c'est vrai, mais c'est important de montrer des ados en tant que tels, et pas en mini-adultes comme dans certains films / livres ^^
ludivinecrtx
Posté le 20/04/2020
Coucou

Eh bah tu vois j'ai eu plus de mal à lire ce chapitre, c'était plus douloureux. Au premier coup de téléphone de Liam j'étais trop mal... Parles lui, Rahim, poses lui des questions dit quelques choses mais tu sais que rien ne se dira et qu'il en sera ainsi pendant très longtemps. C'eest bien écrit et bien pensé parce que c'est la base de Kiwi Ex machina, cette relation entre Grenade et Kiwi, l'altruisme de Liam... Enfin tout est là... C'est douloureux mais réelle... Et la chambre voisine ahaha, elle m'a tué avec son va te faire foutre... J'ai eu les larmes aux yeux en lisant le chapitre, on découvre tellement bien leur nouvelle relation douloureuse. Encore Bravo Voilà tout.
Sorryf
Posté le 21/04/2020
Ah bon tu trouves ce chapitre plus douloureux ? moi je trouve que c'est croisière, après le chapitre d'avant xD mais c'est vrai que ça reste triste.
J'aime beaucoup cette réflexion, que la relation de Liam et Rahim c'est la base de KEM, de KEx, de toute cette histoire... et c'est vrai que quand j'ai commencé à écrire, j'avais déjà tout ce passé en tête, FdB n'était que le narrateur/spectateur de l'histoire.
Merci pour ce com ! désolée que ce chap t'ai mis les larmes aux yeux, en meme temps j'avoue ça me fait un peu plaisir xD
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