8- Surpise

Notes de l’auteur : Bonjour, dans ce chapitre vous en apprendrez plus sur les collègues de Gauthier... Bis.

Cela fait bien une semaine que je n’ai pas vu le Merle. Serait-il parti en oubliant de me saluer ? Ça me manque de lui parler. Ça me manque de me confier à quelqu’un, avec profondeur. J’aborde si rarement les sujets qui me touche. Que ce soit avec mes amis de Bordeaux, ou avec ma mère. Je n’aime pas vraiment aborder le sujet de mon mal-être. Celui qui me consume.

En vrai, je n’ai jamais été proche de quelqu’un pour oser parler de mon cœur, oser me laisser aller. J’ai toujours eu cette peur qu’on ne me comprenne pas, peur qu’on me plaigne ou qu’on me juge. Peut-être que c’est moi qui me juge le plus. Je passe mon temps à m’apitoyer sur mon sort. Et si j’arrêtais de me préoccuper de ce que pensaient les autres, est-ce que j’arriverais à concilier que moi aussi, j’ai le droit au bonheur ?

Anabelle me sort de ma réflexion avec une tape amicale sur le dos et dépose trois autres livres sur mon chariot.

- Tu peux les remettre en rayon. Les gens ne semblent pas connaître le fonctionnement : je prends, je remets. C’est quand même fou ! à croire que la place d’un livre est sur une table.

Elle rigole, mais dans ses yeux, je vois bien son agacement. Je lui souris, compréhensible.

- La discipline est un long processus, ironie-je.

- Non, le respect surtout, cher collègue… Le respect.

Elle a l’air navré. Cela doit cacher autre chose. Qu’a-t-elle ? Devrais-je demander ?

J’hésite. Nous ne nous connaissons pas depuis longtemps et je ne sais pas s’il est judicieux de faire mon curieux. Pourtant, j’ose, pour rendre plus gaie cette journée presque achevée.

- Il est arrivé quelque chose ?

Un sourcillement fait frémir son front. J’ai tapé dans l’huile.

- Tu veux en parler ? Je sais écouter.

Anabelle passe sa main dans ses cheveux acajou, sa bouche ce tort dans une mine hésitante, elle regarde à droite et à gauche du rayon, de quoi vérifier qu’il n’y ait pas d’oreille indiscrète et se lance.

- Un gamin… Il y a un gamin de dix-sept ans qui me drague. J’ai beau le repousser avec sérieux, il revient à la charge.

- Il te harcèle ?

- Je n’irai pas jusque-là, mais c’est fatiguant de lui répéter la même chose. Je pourrai être sa mère. D’ailleurs, il ne m’intéresse pas.

- Il joue avec toi.

- Probablement. J’aimerais bien qu’il trouve un autre amusement, se navre-t-elle. C’est plus ce que c’étaient les gosses ! Je n’arrive pas à savoir ce qu’il trouve de drôle à ça. Peut-être a-t-il fait un pari et qu’il est mauvais joueur.

- Chaque époque a son lot mauvaises graines.

Elle rit instantanément. Ses yeux bruns se plissent, sa bouche pâle s’étire, ses pommettes remontent joliment, elle pourrait être mon genre si elle n’était pas si grande, et si elle n’avait pas autant de tatouage, et ce côté trop « rentre dedans ».

- Tu devrais en paler à Sanael.

- Ça ne servirait à rien. Séraphin ne m’ennuie pas au travail. Parfois, il me regarde, puis il disparaît. Il m’attend généralement devant chez-moi, me salut, vérifie que je rentre dans mon immeuble, puis il s’en va.

- Attend, il te suit ? Anabelle, c’est grave ! Comment tu as pu lui laisser cette liberté. C’est dangereux. Tu ne regardes pas les faits divers sur Internet ?

Je change de ton et commence à m’inquiéter.

- Va, il ne me fera rien.

- Comment tu peux le savoir ? Ce n’est vraiment pas prudent. Demande à quelqu’un de te raccompagner chez toi. D’accord ?

- Tu es adorable. Tu t’inquiètes pour moi.

- Il y a de quoi.

Je pose mes mains sur le chariot où s’alignent les livres et soupir. Je n’aime pas ce qu’elle est en train de me rapporter. Gamin de dix-sept ans ou pas, il peut avoir les idées mal placées et s’en prendre à elle. Bien que la loi veuille faire croire qu’à dix-sept, on est encore un enfant, il n’en est rien. À dix-sept, on a des pulsions, on a un corps plus masculin…Et de la force.

- Demande à George de te raccompagner. Il habite vers chez toi, non ?

- Oh ! Mauvaise idée. Sa femme est jalouse maladive. L’année dernière, elle a fait un esclandre parce qu’une étudiante a demandé un conseil à George. Je n’ai jamais vu une femme aussi folle. Je ne sais pas comment il fait, mais moi, je ne pourrais pas rester avec une personne comme ça.

- Elle a peut-être un manque de confiance en elle ?

- Ou en George … Et il n’est pas le genre d’homme à aller voir ailleurs. C’est une patte. Je ne serai pas capable d’être avec quelqu’un qui est incapable de me faire confiance. Et c’est d’ailleurs pour ça que je me suis séparé de mon ex-compagnon. Plus les années passaient, plus sa jalousie devenait insupportable. Je ne l’ai quitté.

Son teint se voile d’amertume. Elle se confie à moi, sans gêne, comme si j’étais devenu son psychologue à titré. J’ai le don pour faire parler autrui, parfois, c’est bien, d’autre fois, je me sens un peu gêné, comme maintenant. Anabelle me raconte ses soucis si librement, que j’ai envie de faire pareil. Ai-je le droit de lui confier mon cœur et mes tourments ou dois-je conserver ces conversations à Merle ?

- Je n’ai jamais eu ce problème, marmonne-je. Écoute, tu prends le bus numéro 3 : les quatre chemins des routes, moi le 36. On n’habite pas si loin. Dès aujourd’hui, c’est moi qui te raccompagnerais chez toi. D’accord ?

- Tu es gentil.

Elle ne refuse pas cette proposition. En soi, je viens de la rassurer. Elle ne l’aurait pas demandé d’elle-même. Je crois qu’elle n’aime pas imposer aux autres ces problèmes.

- Avec un peu de chance, il passera à autre chose, dis-je, en me baissant vers le sol afin de ramasser une barrette marguerite.

Une enfant l’aura sûrement perdue. Ou une originale.

Anabelle sourit de nouveau. Une nostalgie borde ses yeux.

- Tu me fais penser à mon frère, m’avoue-t-elle, en passant sa main sur son pendentif.

Il représente, soit un pavot, soit un coquelicot ?

- À bon ?

Je ris.

- C’est un compliment au moins ?

- Oui ! Mon frère était un amour.

Était ? Je garde le silence un peu mal à l’aise.

- Je me demande à quoi il ressemblerait aujourd’hui.

-Je… je suis désolé.

- Pourquoi ? Tu n’es pas le cancer qui me l’a volé.

Elle tend sa main vers mon bras, le caresse fraternellement, sourit encore et me remercie :

- Je suis contente de ta proposition. Ça me rassure un peu. Merci de m’avoir écouté, aussi. Ça fait du bien.

Son regard est brûlant de sincérité. Je crois bien que je me suis fait une bonne amie.

- On se retrouve à la sortie, tout à l’heure, ajoute-t-elle.

- Pas de souci. À plus.

Je replonge dans mon travail qui consiste à ranger les livres par cote. Anabelle s’éloigne, nettement plus gaie. Je crois l’avoir soulagé d’un poids. Une nouvelle amitié est en train de se tisser, ça me rend heureux, bien que j’aimerais toucher à la complicité amoureuse un de ces jours. Pas forcément avec elle d’ailleurs. Est-ce qu’un jour l’image du bon copain deviendra celle d’un compagnon de vie ? Quel genre de femme saura me donner son cœur ? Je me le demande…

- Mah, sans doute une aveugle ! m’exclamé-je, en glissant un roman de DarckRomance entre ses voisins romantiques.

Je réitère le geste avec d’autres bouquins. George m’en apporte une vingtaine en plus, je m’exécute et les range.

Je jette un rapide coup d’œil à ma montre, encore une heure. J’installe le dernier livre sur l’étagère, m’apprête à sortir du rayonnage, lorsqu’un garçon rentre en collision avec mon chariot. Il arrive dans un tel élan qu’il me fait dévier de ma trajectoire et que dans un mouvement maladroit, je me retrouve assise à même le sol. Si c’était à refaire, je serais bien incapable de reproduire l’action.

Rapidement, j’entends la voix suave et grave de celui que j’imagine être un étudiant :

- Oh ! Mille excuses, ça va ?

Je vois son ombre recouvrir mon corps, comme une gueule dévorant la lumière. Je sens ses bras s’enrouler, un autour de mes épaules, et l’autre, à ma taille. L’action est si douce que je frissonne d’une agréable sensation.

Depuis combien de temps ne m’a-t-on pas touché ainsi ?

Il me soulève avec attention.

Les jambes un peu cotonneuses, je l’y aide et m’adosse à son torse brûlant. Ma main rentre en contact avec l’avant de son bras musclé. Sa peau est douce, dorée, chaude. On dirait que le sang qui coule dans ses veines bouillonne. J’ai envie de mettre cela sur le compte de la vague de chaleur qui nous empoisonne depuis quelques jours, mais la bibliothèque est climatisée. Pourquoi ce garçon est-il si chaud ?

Remis sur mes pieds, je pivote pour le remercier, lui sourit sans trop forcer pour éviter la grimace qui défigurera mon visage. Ses yeux noisette éclaté dore s’agrandissent. Il me fixe comme s’il ne s’attendait pas à me voir. Cette réaction, j’ai dû l’endurer des milliers de fois ! À cet instant, où ses lèvres brunes s’entrouvrent, je n’ai pas la force de me vexer.

- Merci jeune-homme. Vous devriez marcher moins vite. Il vous reste encore une heure avant la fermeture.

J’ai la sensation de l’avoir déjà. Il me fait penser à… au garçon du hall. Celui qui parlait avec la jolie blonde.

Il me regarde hébéter. Je n’arrive pas à savoir ce qu’il pense. Ses dents viennent chercher sa lèvre inférieure qu’il mordit. Je le perturbe, il n’y a là aucun doute.

- Je… Oui… Pardon.

Il referme sa bouche, ses joues rosirent et ses yeux vrillent sur le côté. Sait-il qu’il est encore plus beau avec un air gêné plaqué sur le visage ? En joue-t-il ?

Le garçon fait demi-tour, une de ses mains tremble. L’ai-je à ce point troublé ?

Je ne peux m’empêcher d’avoir un peu de peine par rapport à sa réaction si soudaine. Je ne sais pas comment l’interpréter.

Le chariot en main, je retourne vers mes collègues, lorsque le souvenir de mon voisin rejoint ma pensée. Aussitôt, je fais un arrêt, me retourne et cherche du regard l’étudiant. Je le repère à côté d’une blonde, la même que la dernière fois (sa copine ?). Le garçon… Oui. Je me rappelle de ce soir où il a déposé mon livre sur la boîte aux lettres. Est-ce lui ? Je le crois bien.

- Quelle coïncidence.

J’ai devant moi, mon voisin et le beau garçon du hall.

- Vraiment divin ce garçon, murmuré-je.

- Lequel ? me surpris Anabelle.

Je tressaillis, arrondis mes yeux. Elle me regarde, jette un coup d’œil devant elle et esquisse un sourire.

- Ah ! La gueule d’ange. Léonys. Tu n’es pas le premier qui remarque sa « divine beauté ».

Elle prend un ton théâtral et croise ses mains sur son cœur, comme une enfant amoureuse.

- Ce gamin capte tous les regards. Fille et garçon confondu.

- Je comprends pourquoi.

- Il est à tomber dans les orties, mais célibataire… Oh ! Si je ne faisais pas une pause avec la vie de couple, je me serais peut-être laissé tenter à le draguer.

- Ana ! m’étonné-je.

- Quoi ? J’ai bien le droit de le trouver à mon goût, se défend-t-elle.

- Il semble avoir une petite amie, de toute façon, ris-je.

- Héléna ? Où là, tu es loin de la vérité. C’est juste une groupie comme il les déteste. Elle est un peu comme « mon gamin de dix-sept ans ». Elle ne comprend pas quand on lui dit non.

- Il l’a repoussé ?

Pourquoi suis-je si curieux tout d’un coup ? Ce ne sont pas mes oignons.

- Plusieurs fois, mais elle persiste. Ah, elle est tenace la petite !

- Et comment tu sais ça, toi ?

- J’ai les oreilles qui traînent un peu partout. Si tu savais le nombre de personnes qui racontent leur vie ici, tu serais étonné ? Je crois connaître, toute la vie étudiante.

Elle me tape sur l’épaule gentiment.

Je me détourne d’elle, repose mes yeux sur le dénommé Léonys, et me surprends à croiser son regard. On dirait que je le trouble. C’est bizarre de voir un si beau garçon désarçonné comme ça. Est-ce que je le dégoûte ? Est-ce qu’il a pitié de moi ? Est-ce qu’il essaie de faire comme si j’étais normal ? Je n’arrive pas à le saisir.

Une fine douleur enferme mon cœur. Ne pas savoir ce qu’il pense, m’agace.

Comment me voit-il ?

Je secoue la tête, retrouve mon bureau, mon assise. Pourquoi est-ce que cela m’importe-t-il autant le regard des gens ? Pourquoi ai-je la sensation que son regard fuyant s’est déjà posé sur moi, cent fois ?

Je pose une dernière fois mon attention sur lui. Il est adossé à une étagère, un livre entre les mains. Héléna lui parle, il ne paraît pas l’écouter, au lieu de ça, il quitte les lignes de son ouvrage pour me regarder encore une fois. Nos yeux se caressent le temps de quelques secondes. Léonys prend confiance, je fais de même. Je n’aime pas qu’on me résiste comme ça. Habituellement, les personnes lâchent mon regard en un énième de seconde. Lui, il tient bon, comme happé par une chose que je ne définis pas. Ses yeux sont fixés dans le mien. Il ne voit donc qu’eux.

Léonys m’effraie. J’ai l’impression qu’il me sonde, qu’il cherche à pénétrer dans mon âme. Dans quel but ?  

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UnePasseMiroir
Posté le 09/05/2020
Re ! Du coup j'ai lu tes deux derniers chapitres d'un coup ;) la conversation du chapitre précédent était hyper intéressante, le point de vue de Léonys joue beaucoup et ça rend super bien. Surtout la réflexion sur les problèmes des gens "moches" et "beaux" que tu traite avec beaucoup de délicatesse.

AHH et la rencontre yess !!! Fallait bien qu'ils finissent par se croiser pour de vrai... comme HP, ça m'intéresserait d'avoir le pdv de Léonys là-dessus aussi ! J'imagine que sa réaction est davantage due à la surprise de le croiser que celle de voir son visage. J'ai beaucoup aimé comment tu joues avec les sens de Gauthier, et pas seulement la vue, au moment où Léonys l'aide à se relever et tout... c'était très beau ! Et le jeu de regards à la fin là ^^ ils sont trop mignons ! Je fais un scandale si tu ne les mets pas ensemble je te préviens X) mais je pressens que le chemin pour arriver jusque là ne sera pas simple...

Bisous ! J'ai vu qu'HP avait déjà relevé des trucs et je ne pense pas avoir grand-chose à rajouter...
_HP_
Posté le 09/05/2020
Salut !

Jolie rencontre haha ! Peut-être un peu 'basique', mais franchement ce n'est rien ^^ Le jeu de regard après est intéressant, et la curiosité/surprise de Gauthier tout à fait légitime !
J'aurais apprécié voir également la rencontre du point de vue de Léonys, je pense que les deux ont quelque chose à apporter de toute façon ^^
Gauthier s'ouvre peu à peu au monde, parlant, rassurant, aidant... Je pense que Léonys peut lui apporter beaucoup, et inversement ^^ J'ai trèèèèès hâte de les voir ensemble ! (oui, tu DOIS les mettre ensemble, sinon tu auras le droit à des commentaires pleins de frustration xD (c'est une blague évidemment, tu fais comme tu veux (même si je pense qu'ils vont finir ensemble (oui je mets des parenthèses dans des parenthèses xD))))
Hâte de continuer, j'aime vraiment énormément !

Pitites choses ^^

• Il manque un 'r' dans ton titre de chapitre ;)

• "est-ce que j’arriverais à concilier que moi aussi, j’ai le droit au bonheur" → je ne suis pas sûre que 'concilier' est adapté au contexte... Je pense que 'concevoir' correspondrait mieux ^^
• "La discipline est un long processus, ironie-je" → ironisé-je
• "ses cheveux acajou, sa bouche ce tort dans une mine hésitante" → se tort (+ je crois que c'est "acajous" ^^)
• "J’aimerais bien qu’il trouve un autre amusement, se navre-t-elle" → je ne sais pas si ce verbe existe 🤔
• "Chaque époque a son lot mauvaises graines" → 'son lot de mauvaises graines', je pense ^^
• "et si elle n’avait pas autant de tatouage" → tatouages (je pense que tu devrais enlever le 'et' au début de ce passage, étant donné que tu dis "et ce côté..." après, ça fait beaucoup de 'et' ^^)
• "Il m’attend généralement devant chez-moi, me salut" → salue
• "Comment tu as pu lui laisser cette liberté" → c'est une question, il faut un "?" à la fin ^^
• "le chariot où s’alignent les livres et soupir" → soupire
• "Et c’est d’ailleurs pour ça que je me suis séparé" → séparée
• "Je ne l’ai quitté" → "je l'ai quitté", je pense ^^
• "Son teint se voile d’amertume" → son teint = sa peau... Ca me parait impossible que sa peau se teinte d'amertume (je pense que c'est une erreur, par rapport au verbe justement ^^) 😄 plutôt ses yeux, son regard, etc... ^^
• "comme si j’étais devenu son psychologue à titré" → attitré
• "ou dois-je conserver ces conversations à Merle ?" → "conserver ces conversations"... ça fait un peu répétitif, même si les syllabes sont inversées ^^ peut-être "réserver", ou alors "garder ces conversations pour Merle" ^^
• "Écoute, tu prends le bus numéro 3 : les quatre chemins des routes, moi le 36." → je trouve ce passage un peu confus, pas très compréhensible ^^
• "Je crois qu’elle n’aime pas imposer aux autres ces problèmes" → "ses", je pense
• "À bon ?" → ah
• "Merci de m’avoir écouté, aussi" → écoutée
• "Je crois l’avoir soulagé d’un poids" → soulagée
• "je me retrouve assise à même le sol" → assis
• "Ses yeux noisette éclaté dore s’agrandissent" → "noisette éclatée dore" (que je suppose être "dorée") ça fait un peu beaucoup... Peut-être enlever le 'dorée' et le remettre un peu plus tard (style 'la lumière qui se reflète dans ses yeux les dore/les fait paraitre dorés', etc ^^)
• "J’ai la sensation de l’avoir déjà" → déjà vu, rencontré, etc ^^
• "Il me regarde hébéter" → hébété ( il faudrait une virgule après 'regarde' ^^)
• "Ses dents viennent chercher sa lèvre inférieure qu’il mordit" → mord/mordille
• "Héléna ? Où là, tu es loin de la vérité" → "ouh", plutôt ^^
• "Il l’a repoussé" → repoussée
• "le nombre de personnes qui racontent leur vie ici, tu serais étonné" → je ne suis pas sûre qu'il y ait besoin d'un point d'interrogation à la fin 🤔^^
• "Pourquoi est-ce que cela m’importe-t-il autant le regard des gens" → soit une virgule après 'autant', soit "Pourquoi est-ce que le regard des gens m'importe-t-il autant" ^^
• "les personnes lâchent mon regard en un énième de seconde" → "énième" ne correspond pas trop.. Plutôt 'millième', 'centième'... ^^
• "Ses yeux sont fixés dans le mien" → les miens
NM Lysias
Posté le 09/05/2020
Merci d'être revenue.
il y aura un point de vu de Léonys.
Les mettre ensemble ? Hum... On verra ...XD
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