8. Ely

           Ely quitta cette maison comme elle y était arrivée quelques années auparavant, sans objet personnel et dans l’indifférence la plus totale. Peut-être la Maîtresse l’aurait retenue si elle l’avait vu partir. Personne n’aimait perdre son jouet préféré.

            Le tissu de la robe collée à son dos, les boucles de cheveux poisseuses et détendues, Ely posa fermement la main sur la poignée de la porte principale. Elle ne fuyait pas, elle partait. Tout simplement. Toutes ces années à souffrir sans oser s’échapper, alors qu’il suffisait d’abaisser cette poignée. Mais ce jour-là, elle n’était pas seule. Ce n’était pas une main qui ouvrait la porte, mais des centaines… Celles des membres de sa nouvelle famille qui l’enveloppait de confiance.

            Ely devina que le soleil était déjà haut dans le ciel, aux ombres allongées des bâtiments, sur les pierres de la rue. Machinalement, ses pieds se dirigèrent vers la place du marché. Pas d’étals, ni de commerçants. C’était la première fois qu’Ely se rendait ici en dehors du samedi. Quelques enfants jouaient à s’éclabousser au bord de la grande fontaine qui trônait au milieu de l’endroit, en attendant que les dames finissent de remplir leur seau d’eau. La Maîtresse était riche, toutes les maisons ne possédaient pas l’eau courante. Beaucoup de monde dépendait de cette fontaine qui était devenu bien plus qu’un lieu où l’on remplissait ses contenants.

            A la fraicheur de l’eau, les femmes déboutonnaient le col de leur chemise pour humidifier leur gorge pulpeuse. Assises sur les larges rebords en pierre taillées de la fontaine, les ragots s’échangeaient sous une cape de ricanement et de murmures. Dans les recoins de la place, à l’ombre des arbres centenaires, se déroulaient des rendez-vous amoureux clandestins. Des hommes mariés fricotaient avec une domestique ou la femme du voisin. Des caresses s’échangeaient, des baisers se volaient pendant que chacun détournait les yeux.

            Les chuchotements s’envolèrent à l’arrivée d’Ely. Des sourcils froncés et des regards méfiants étaient braqués sur elle. Sa présence n’était pas la bienvenue. Elle sourit et continua son chemin. Le vent la frôla, amenant avec lui des milliers de caresses venues des quatre coins du royaume. Plus jamais elle ne se sentirait rejetée.

            Ely ne connaissait pas le chemin pour se rendre au palais, sa nouvelle famille, si. Elle se laissa guider par ce souffle chaud qui courait autour de ses pieds. Les différents quartiers de la ville défilèrent sous ses yeux. Accolé à la place du marché, le coin où vivaient les commerçants, reconnaissable aux montagnes de marchandises déposées devant les portes. D’énormes ballots d’étoffes colorés attendaient d’être découpés, taillés, assemblés en riches habits ou en simple costume. Le sol de cette rue donnait l’impression d’un patchwork géant, avec les bouts de tissus ou ruban qui s’étaient nichés dans les interstices des pavés de pierre. Par les fenêtres grandes ouvertes, Ely pouvait entendre le ronronnement des machines à coudre et les discussions enflammées de négociation entre marchands.

            En quelques rues, l’atmosphère se chargea d’une multitude d’odeurs se mariant ou se contrariant allègrement. Le poissonnier déversait sans vergogne têtes et arrêtes de poissons dans le caniveau, où les mouches s’empressaient de s’installer… formant un nuage bourdonnant et malodorant. Le boucher vociférait, agitant ses mains dans tous les sens pour tenter de protéger sa marchandise de cette répugnante invasion. Les deux commerçants se livraient une guerre sans merci, multipliant les gestes obscènes et faisant preuve d’une créativité incroyable pour élargir leur champ lexical d’insultes.

            Ely avança rapidement pour les dépasser, fuyant les grossièretés et les mouches qui venaient renifler le dos de sa robe imbibée de pommade et de sang.

            Au détour d’une ruelle, une douce odeur de beurre doré vint lui caresser les narines et gonfler son petit cœur. L’échoppe de Michel ne devait pas être bien loin. Elle se laissa guider par cet effluve et arriva à destination en quelques pas. La boulangerie était à l’image de son propriétaire, généreuse et solaire. Dans la vitrine, des cascades de brioches luisantes se répandaient sur des gâteaux chocolatés, des tartes fruitées. Sur le sol blanc de farine, des paniers remplit à ras bord de boule de pain, de baguettes attendaient d’être livrés.

            Ely resta un long moment sans oser rentrer, et dans une grande inspiration, elle passa la porte.

— Qu’est-ce que je vous sers ma petite demoiselle ? l’apostropha une dame aux cheveux grisonnant, surgissant de l’arrière-boutique.

            Surprise et paniquée, les mots d’Ely restèrent bloqués dans sa poitrine. Elle sentait le regard pressant et insistant de cette inconnue, ajoutant un poids supplémentaire dans sa gorge.

— Faut pas être timide comme ça, on n’a jamais refusé un bout d’pain à quelqu’un dans le besoin, tiens prend ça et file vite !

            En même temps qu’elle débitait cette phrase, un petit baluchon de pain glissa jusqu’aux pieds d’Ely. Elle resta immobile, les joues rougies par l’interprétation erronée de sa présence et un faible râle s’échappa de ses lèvres. Fermant les yeux un bref instant, elle envoya un SOS à l’aveugle, dans l’espoir qu’un des membres de sa nouvelle famille l’entende.

Pitié, donnez-moi de la force, partagez votre courage, j’ai tant besoin de lui dire merci.

            Sans vraiment savoir si c’était la bonne méthode, si sa bouteille jetée aveuglement dans cette mer serait réceptionnée, elle espérait. Doucement elle ouvrit les yeux, la gorge encore asséchée par le stress. Une onde de chaleur l’enveloppa, relâchant ses muscles tendus, apaisant le rythme affolé de son cœur. Ils tenaient leur promesse. Elle ne serait plus jamais seule, et elle osa.

— Je suis venue voir Michel.

Sa voix pourtant encore un peu douce, était d’une grande fermeté.

— Tiens donc, et qui c’est qui le demande ? Parce qu’au cas où t’aurai pas l’information, j’suis sa femme…

            Aucune agressivité dans la réponse, juste un soupçon de raillerie et de petites étincelles d’amusement dans le regard. Ely se balançait nerveusement d’un pied sur l’autre, mal à l’aise, les joues encore plus rouges.

— Oh mais t’a pas bientôt fini d’embêter les jeunes filles ? Celle-là a bien assez à faire avec sa Maîtresse, elle a pas besoin d’une vieille grincheuse pour lui chercher des poux !

            Un éclat de rire répondit à Michel qui venait d’apparaitre et dont la main venait de claquer les fesses de la femme, laissant une trace blanche de farine sur son large postérieur.

— J’file retourner bosser, la vieille grincheuse vous laisse discuter en tête à tête, bonne journée p’tite demoiselle !

            Ely regardait Michel, émue. Elle aurait tant voulu partager avec lui ce qu’elle était en train de vivre, lui raconter sa rencontre avec Eux… Une légère torsion dans sa nuque lui indiqua qu’elle ne pouvait pas, qu’Ils ne voulaient pas.

— Je pars, je quitte la Maîtresse. Je ne reviendrai pas. Merci pour les brioches, merci pour…

            Les derniers mots s’étouffèrent dans sa gorge. Elle aurait tant voulu lui faire comprendre qu’il lui avait apporté bien plus qu’un peu de nourriture. Après ces années à se faire humilier et frapper, elle n’avait pas les codes pour exprimer sa gratitude. Mais quand Michel lui prit la main pour la serrer fort, elle su qu’il avait compris, que le message avait touché son cœur. Ils se regardaient en souriant, tous les deux les yeux brillants d’émotion.

            La cloche de la porte d’entrée les interrompit. Un petit gamin âgé d’à peine sept ans venait de faire irruption. Le pantalon rapiécé aux fesses et aux genoux, la chemise grise de poussière et les joues creusées… Tous ces indices indiquaient qu’il vivait seul. Sans dire un mot, Michel attrapa un baluchon de pain et lui lança, accompagné d’un clin d’œil. A peine attrapé, le garçon fila.

— La vieille et moi avons jamais eu l’bonheur de fonder notre foyer. Alors on prend soin des gosses du quartier comme on peut, comme si c’était les nôtres… Prend soin de toi ma petite Ely, je sais pas où tu vas et ce que tu vas faire, mais y’a un truc dans ton œil qui me dit que tu te laisseras plus malmenée !

            Un dernier regard, un dernier sourire, Ely quitta la boutique. Un sentiment de légèreté et de bonheur l’envahissait et elle devina que les autres partageaient sa joie. Plongée dans ses pensées, elle ne prêta qu’une vague attention aux derniers quartiers qu’elle traversa et assez rapidement elle atteignit les remparts de la ville. Un flash de souvenir remonta à la surface. Cette odeur de terre battue qui couvrait le sol, les pierres sombres des murailles… Machinalement sa tête tourna vers la droite, en direction d’une vieille bâtisse. L’orphelinat de la ville se dressait devant elle.

            Cet endroit était désert depuis bien longtemps. Un nouveau lieu plus proche du centre avait été construit. Mais Ely avait bien connu cet endroit et son passé lui sauta à la gorge.

            De vagues silhouettes enfantines couraient entre les arbres, des échos de rire se mêlaient au chuchotement du vent tandis que le soleil jouait avec les ombres des feuilles pour dessiner des jeux d’enfants sur le sol. Du bout des doigts, Ely effleurait les pierres irrégulières de la grande enceinte qui encerclait la ville, et avança lentement vers les ruines de l’orphelinat. La toiture paraissait tenir en équilibre sur les murs penchés par le vent. Les lattes en bois du perron disparaissaient sous les herbes folles qui prenaient possession du lieu, et les rideaux usés par le temps dansaient sauvagement derrière ces fenêtres aux vitres brisées.

            Au coin de la maison, le souvenir embrumé d’une petite fille recroquevillée, fit son apparition doucement. Les bras enlaçant ses genoux et la tête baissée se cachant dans sa longue chevelure ondulée. Le dos arrondit, ses épaules tressaillaient au rythme irrégulier de sa respiration entrecoupée de sanglots. A la pointe de ses pieds noirs de terre, une branche longue comme la main, coupée en deux, un morceau de tissu ressemblant étrangement à celui de la robe de la petite fille et quelques fils de laine parsemés sur le sol, commençaient déjà à s’éparpiller dans le vaste jardin, sous l’effet du vent. Une ombre releva brusquement ce petit corps tremblant pour le trainer et l’enfermer dans le fourgon cellulaire qui stationnait devant l’orphelinat. Des dizaines de bras d’enfants se glissaient entre les barreaux, battant l’air à la recherche d’un peu d’espoir à attraper. Le bruit des roues et des sabots avait fini par couvrir les pleurs et les cris de ces petites filles en route pour le marché des orphelins.

            Sans bruit, Ely s’assit au coin de la maison. A cette place qu’elle avait occupée il y’a plusieurs années de cela. A cet endroit où cette poupée qu’elle s’était fabriquée avait été brisé, ce dernier endroit avant qu’elle ne soit vendue contre quelques piécettes, avant qu’elle n’appartienne à la Maîtresse. Hormis ce jour qui était gravé dans sa mémoire, elle ne se rappelait plus. Quelques vagues sensations peut-être, mais les visages et les noms s’étaient effacés. Combien de temps était-elle restée ici, comment était-elle arrivé, comment ses journées étaient occupées… des questions sans réponse.

            Les souvenirs de la moiteur qui régnait dans le fourgon, de l’odeur de l’urine coulant entre les cuisses de certaines fillettes qui avaient trop peur, du tissu des robes imbibés de sueur poisseuse collant à la peau, étaient par contre bien gravés en elle. Pour toujours. Ely frissonna, sa peau parcourut de chair de poule en repensant à ce moment. Le rythme de son cœur et de sa respiration s’accéléra quand la suite remonta à la surface de sa mémoire.

            Une vaste place ronde, semblable à celle du marché de la Ville. Une estrade en bois au centre. Des enclos tout autour.

            Une cage, une fille.

            Durant trois longues journée, elle était restée parqué comme une bête, souillant le sol de ses excréments. De nombreux visiteurs avaient défilé devant elle, la scrutant, n’hésitant pas à palper ses maigres formes sous sa robe pour évaluer sa robustesse. La peur et la honte accompagnaient Ely. Peur de l’avenir, de ces inconnus, de leurs regards. Honte d’être sale, d’être touchée comme un morceau de viande. Ces deux sentiments se liaient et se mélangeaient pour ne devenir qu’un. Quand le quatrième jour se leva, se fût son tour de monter sur l’estrade. Elle avait vu comment cela s’était déroulé pour les autres, mais ça ne l’avait pas rassuré pour autant.

            Minuscule silhouette au milieu de la foule, elle n’osait pas relever la tête. Elle comptait et recomptait inlassablement le nombre de ses doigts de pieds, pour dompter cette vague d’angoisse qui la ravageait. Le discours de la directrice de l’orphelinat bourdonnait dans ses oreilles, et seule une sévère pitchenette sur le menton lui fit redresser la tête. Elle les voyait, tous ces hommes et ces femmes qui la fixaient. Certains levaient une main, d’autres secouaient la tête dans la négative, des bourses se déliaient à la recherche de quelques pièces supplémentaires… Ely trop jeune, ne comprenait pas ce qui était en train de se dérouler sous ses yeux. Elle n’avait pas pris conscience qu’elle assistait à la vente de son propre corps, de sa vie.

— V’là enfin une somme intéressante ! Quelqu’un pour surenchérir ? Vous fiez pas à sa p’tite taille, la gosse est robuste à la tache… personne d’autre ? Le lot numéro huit pour la dame en bleu !

            L’enchérisseur gagnant se dirigea vers le devant de la scène, jetant quelques piécettes dans la main de la directrice de l’orphelinat qui les compta avidement et se pressa de les ranger dans la bourse cachée dans les plis de son jupon. Pour la première fois, Ely croisa ce regard, d’un bleu profond qui ne rappelait ni la douceur de la mer ni la liberté du ciel. Un bleu sombre, sans lumière, que même l’étoffe soyeuse de la robe n’arrivait pas à adoucir. Ce jour-là, la Maîtresse ne lui adressa pas la parole. Ce fut sa domestique à la peau couleur pain d’épice qui l’emmena jusqu’à sa nouvelle maison, la lava et lui donna un peu de soupe. Le soir-même, Ely connu son premier tête à tête dans la pièce des punitions, rencontra le rire hystérique la Maîtresse et celui des baisers brulants du martinet.

            Une pomme de pain heurta le sol, tira Ely de ses douloureux souvenirs. Aucune larme ne coulait sur ses joues, mais une détermination grandissante prenait naissance en elle.

Ferme les portes du passé, ton avenir t’attend.

            Ils avaient raison. Une nouvelle vie s’offrait à elle et il était temps de prendre le chemin la menant vers son destin. Elle s’emmitoufla dans cette pensée rassurante, chassant les idées noires et les questionnements d’un revers de main. Sans se retourner, elle franchit le portail de l’enceinte, laissant l’orphelinat, la Maîtresse, le martinet derrière elle.

            Les contours du château se découpaient sur l’horizon. Ely laissa ses pieds la mener vers son but, laissant son esprit errer dans cette vaste plaine qu’elle découvrait. Sa vision avait toujours été freiné par les hauts bâtiments de la Ville et elle se délectait de pouvoir laisser son regard glisser au loin, caresser cette ligne qui séparait la terre du ciel, rebondir sur la cime des arbres centenaires où siégeaient fièrement les rapaces, et se faufiler entre les hautes herbes des champs parmi les multiples rongeurs qui y avaient trouvé refuge.

            Enveloppée par les multiples pensées de sa nouvelle famille, Ely ne prêta pas attention aux rayons du soleil qui venaient ré enflammer ses cicatrices encore fraiches. Elle ne sentait pas le mélange poisseux de pommade et de sang qui coulait le long de son dos laissant des sillons d’un rouge sombre le long de ses cuisses et de ses mollets.

            Quand le soleil céda sa place à la lune, Ely se tenait droite et fière sur la passerelle face aux portes fermées du château et d’une voix ferme, amplifiée par la force insufflée par Eux, elle interpella les gardes qui faisaient leur ronde sur les remparts.

— Descendez le pont levis, et amenez-moi au Roi, je suis la nouvelle Chuchoteuse !      

            Le bruit métallique du rouage des portes résonna dans la pénombre, suivit par l’écho du claquement de bottes en cuir sur le sol en pierre et du frottement rêche du tissu rigide des uniformes des gardes royaux. L’entrée du château était maintenant grande ouverte, la cour intérieure brillait chaudement par les centaines de torches disposées sur les murs et une dizaine de soldats, casque sur la tête et épée à la main faisait office d’accueil pour Ely.

            Un nœud dans l’estomac, la gorge un peu sèche, un pas après l’autre, elle avança. Pas un sourire, ni de regard bienveillant. Elle avait imaginé son arrivé autrement et une petite boule d’anxiété se forma dans sa poitrine. Elle se glissa silencieusement à travers les gardes et attendit que le pont levis se referme.

— Tous les prétendants à la fonction de Chuchoteur doivent se rendre à la haute cour. Vous attendrez votre tour pour rencontrer le conseil et passer le test. Suivez-nous.

            Les prétendants ? d’autres chuchoteurs sont là ? Le test ? Les questions fusaient dans l’esprit confus d’Ely. Ils ne l’avaient pas prévenu qu’ils seraient plusieurs à se présenter, qu’elle devrait passer des tests. Sans un mot, elle suivit le garde, pleinement plongée dans ses pensées, prêtant à peine attention au chemin parcouru, aux couloirs, aux escaliers empruntés. Désespérément, elle tenta de communiquer avec eux, seul le silence lui répondit. La boule d’anxiété qui s’était formée à son arrivée était en train de l’engloutir totalement et toutes ces questions sans réponse qu’elle avait délibérément ignoré pour trouver la force de partir, venaient la harceler sans relâche.

            Quand elle arriva devant la grande salle, où l’attendait une dizaine de personne, plus exactement de prétendants, elle sentit les flammes de la douleur venir lui lécher le dos. Toute la force, le courage et sa foi en cette nouvelle vie, se mirent à vaciller dangereusement. La fatigue envahissait son corps, toute son âme et pour la première fois depuis qu’elle avait quitté la maison, Ely se mit à douter d’elles, à douter d’Eux.

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Shangaï
Posté le 01/05/2020
Coucou !
J'ai trouvé ce chapitre à la fois léger et très pesant. Sacré paradoxe ! On sent vraiment une Ely libérée (d'ailleurs pourquoi n'a-t-elle pas prit le risque de partir plus tôt ?) et en même temps écraser par le poids de son passé si terrible...
J'ai bon espoir pour les tests, mais je me demande tout de mêmes si les chuchoteurs ne se sont pas un peu joué d'elle. Et si elle quittait une vie horrible pour en trouver une autre ?

Petit phrase qui peut être allégée je pense :
"Quand elle arriva devant la grande salle, où l’attendait une dizaine de personne, plus exactement de prétendants, (...)" -> Je mettrais plutôt : "Quand elle arriva devant la grande salle, où l'attendait une dizaine de prétendants (...)"

:)
Cocochoup
Posté le 02/05/2020
C'est exactement ça ! Léger et pesant. La légèreté d'un nouveau départ mais avec un boulet bien lourd à traîner derrière soi. Je suis vraiment contente que tu ais perçus cet équilibre !
Jupsy
Posté le 18/04/2020
Que dire sur ce chapitre ?

Je suis assez étonnée que Ely réussisse à partir aussi aisément de chez sa Maîtresse, surtout avec la scène où il est clairement dit que quelques piécettes ont été données pour l’acheter. Après ça ne veut pas dire que la Maîtresse ne cherchera pas à récupérer son bien. Je vais donc attendre la suite avant de me prononcer. Maintenant c’est chouette de la voir se libérer de sa prison même si je suis sûre que ce n’est pas forcément la fin de ses mésaventures.

J’ai beaucoup aimé la scène où elle retrouve Michel pour lui annoncer la nouvelle. C’était un chouette passage.

Sinon je dois avouer que si j’ai trouvé le voyage dans le passé intéressant sauf qu’il casse le rythme de la narration. Le voyage vers le château paraît plus long alors qu’il n’est quand même pas si loin et nous n’attendons que ça de la voir franchir les portes.

Après une bribe à la vue de l’orphelinat n’aurait pas été dérangeante surtout si elle la chassait rapidement vu son état d’esprit. Là on la voit avancer vers son avenir, se détacher son passé et ce passage arrive d’un coup et paraît trop long… Elle se perd littéralement dans le passé… et en sort trop tardivement.

Puis vient l’arrivée au château avec le désenchantement de la jeunesse. C’était mignon de la voir se heurter à la réalité parce que c’était sûr et certain qu’elle ne serait pas la seule. Y a toujours du monde pour tenter de s’extirper de leurs conditions dans l’espoir de se rapprocher du roi. (ou de monter en grade)

Du coup, je ne sais pas de quoi est fait le prochain chapitre, mais l’attente du passage du test aurait été plus propice à un retour dans le passé vu que son courage s’est tiré… et que le poids de la fatigue et de ses blessures lui retombent dessus. Et puis dans les moments d’angoisse, on aime bien se repasser les meilleurs moments de nos existences… (pas du tout)

Après c’était agréable à lire, de voir ta plume s’épanouir de plus en plus et gagner en assurance.

Au suivant !
Cocochoup
Posté le 18/04/2020
Je prend note de tes remarques. Flam m'a dit la même chose sur le fait que ça cassait la narration. Je vais réfléchir à comment reprendre ce chapitre. Merci !
Xendor
Posté le 11/04/2020
Oh non ! Il ne faut pas qu'Elle doute ! Mais je comprends. Elle a tellement souffert que croire est compliqué pour elle.

Alors, pour fait un petit bilan de ma lecture je doit avouer que je suis partagé entre deux sentiments : d'un côté la répulsion profonde que m'inspire Uju, e l'autre la compassion envers Ely.

Je ne suis pas du tout un adepte de l'érotisme, mais je suis ému par son sort, et c'est ce qui me préoccupe le plus.

Donc je suis à fond avec Ely, et défonce Uju !
Cocochoup
Posté le 11/04/2020
Merci xendor d'avoir pris la peine de pousser autant ta lecture pour te faire un avis
Je comprends que les passages avec UJU puisse être compliqué et puisse bloquer l'envie de pour suivre... Mais j'avais besoin de créer un personnage "fort" en terme de caractère pour le bien de l'histoire.
_HP_
Posté le 21/03/2020
Kikou !

Je ne m'attendais pas à ça...Pour moi, c'était l'étape de l'entrée la plus compliquée, et surtout, il n'y avait pas d'autres personnes ! D'un côté, on pourrait presque se demander, si ton livre ne portait pas ce titre, si finalement, il n'y a pas de roi, ce ne sont que les fils prodigues qui les attendent...
Ce chapitre était émouvant, aussi bien au moment des au revoir avec Michel, que des souvenirs du marché, de l'orphelinat.
Bravo !

"Toutes ces années à souffrir sans oser s’échapper, alors qu’il suffisait d’abaisser cette poignée" → très joliment dit ^^

"si elle l’avait vu partir." → vue
"Le tissu de la robe collée à son dos" → collé
"Ely ne connaissait pas le chemin pour se rendre au palais, sa nouvelle famille, si." → je n'ai pas vraiment compris la présence du 'si' à la fin ^^
"D’énormes ballots d’étoffes colorés" → colorées
"têtes et arrêtes de poissons" → arêtes
"des paniers remplit à ras bord de boule de pain" → remplis / boules
" une dame aux cheveux grisonnant" → grisonnants
"Parce qu’au cas où t’aurai pas l’information" → t'aurais
"elle su qu’il avait compris" → sut
"sa peau parcourut de chair de poule" → parcourue
"elle était restée parqué comme une bête" → parquée
"se fût son tour de monter sur l’estrade." → ce
"rencontra le rire hystérique la Maîtresse et celui des baisers brulants du martinet." → de la Maitresse / brûlants
"Sa vision avait toujours été freiné" → freinée
"suivit par l’écho du claquement" → suivit
"Elle avait imaginé son arrivé autrement" → arrivée
"Ils ne l’avaient pas prévenu" → prévenue
"une dizaine de personne" → personnes
"à douter d’elles" → elle
Cocochoup
Posté le 21/03/2020
Je suis rassurée si tu as apprécié ce chapitre que j'ai eu du mal à écrire... J'avais peur que ça soit un peu longuet !
Renarde
Posté le 12/03/2020
Coucou CorinneChoup,

"Toutes ces années à souffrir sans oser s’échapper, alors qu’il suffisait d’abaisser cette poignée" J'adore !

Sinon, les engueulades entre le poissonnier et le boucher m'ont tout de suite fait penser à Cétautomatix se frittant avec Ordralfabétix XD.

Et cette fin de chapitre ! Je ne m'attendais pas du tout à ce qu'on la laisse entrer facilement et que la suite soit compliquée. Je m'imaginais naïvement qu'elle aurait de la peine à s'imposer mais qu'une fois les portes franchies, tout roulerait. Raté. J'ai hâte de voir si les autres prétendants sont des "vrais" ou si ce sont juste des imposteurs.
Cocochoup
Posté le 14/03/2020
Contente de voir que tu n'es pas surprise qu'elle puisse quitter si facilement la maison. Je voulais montrer qu'une prison mentale est bien plus forte que des barreaux
:=
Allie Oster
Posté le 10/03/2020
On sautille d'émotion en émotion; de la détermination à la peur, du chagrin à l'envie de tourner la page... Jusqu'à cette fin de chapitre dans laquelle on plonge avec anxiété. Même si je me doute bien qu'Ely y arrivera (rapport au titre du livre, hin, pas que ce soit prévisible), j'ai hâte de voir par quels chemins elle devra passer pour prendre sa place!

Je le répète: ton sens de la narration est toujours efficace. On lit tes chapitres de bout en bout et on sent que le style ne demande qu'à s'épanouir. Tout ce qui chancelle un peu (peut-être quelques tournures de phrase et quelques transitions dans le rythme) est rattrapé par la conviction à coté de laquelle on ne peut pas passer: tu es définitivement une raconteuse d'histoire.

Vite, page suivante!
Cocochoup
Posté le 10/03/2020
Coucou Allie !
Merci pour ton retour et tes encouragements :)
Alice_Lath
Posté le 19/02/2020
Eh beeeen, purée, haha, j'ai vraiment l'impression que tu progresses de manière exponentielle de chapitre en chapitre, c'est génial et incroyable! J'ai beaucoup aimé cette partie, surtout le passage où elle se présente au château. J'ai revécu la même atmosphère que lorsqu'on me racontait un conte quand j'étais gamine. Ton histoire a beau aborder des thèmes durs, je ne peux pas m'empêcher de trouver le tout enchanteur haha Je dois être bizarre. En tout cas, super partie, vraiment!
Cocochoup
Posté le 22/02/2020
non non t'es pas bizarre, ou alors on est deux à l'etre :)
je suis contente si ca t'a plu!
Flammy
Posté le 17/02/2020
Coucou !

Alors, chouette, un nouveau chapitre <3 C'est toujours aussi bien écrit et c'était particulièrement jouissif de voir Ely quitter la maison, repasser par la boulangerie et gagner confiance en elle, cela fait vraiment plaisir !

Par contre, je suis un peu moins convaincue par la scène du passé avec la vente et tout. Elle est intéressante et bien écrite, là n'est pas le problème, mais je trouve qu'elle tombe un peu comme un cheveu sur la soupe à ce moment-là de l'histoire. Dans les premiers chapitres, ça serait passé tout seul, mais là, Ely est plutôt dans une pente positive, et ce souvenir fait vraiment une grosse coupure dans la narration, surtout que je l'ai trouvé vraiment passive face à ce souvenir. Du coup, j'ai surtout été frustrée qu'elle n'arrive pas plus vite au château.

Et sinon pour la fin, c'est plutôt logiques qu'il y ait plusieurs prétendants :p Vu que personne ne sait comment ça marche, ça se tente d'y aller au culot pour gagner la place ! Personnellement, je ne pense pas qu'il y ait vraiment plusieurs personnes avec les capacités d'Ely, juste des culottés qui tentent leur chance et "eux" qui en profite pour tester un peu la confiance d'Ely ^^

Bref, j'aime toujours, pleins d'idées chouettes, même si j'ai été un peu moins convaincue par la rythme de ce chapitre ^^

Bon courage pour la suite, pluchouille zoubouille !
Cocochoup
Posté le 17/02/2020
Je note avec attention ta remarque sur le passage qui raconte son passé.
Peut être qu'il passerait mieux en début de chapitre, et après elle traverse la ville et revoir Michel ?
Ça te paraîtrait plus logique ?
Je vais revoir aussi pour qu'ely soit moins passive face à ce souvenir. Si t'a des pistes, je suis preneuse :)
peneplop
Posté le 16/02/2020
C'était un voyage émouvant dans le passé d'Ely. Tout ton récit tient parfaitement la route et est criant de vérité. La lecture est douloureuse, parce qu'elle fait écho à la triste histoire de ton personnage mais c'est aussi un plaisir car ta plume est vraiment fluide et imagée.

«Peut-être la Maîtresse l’aurait(-elle) retenue si elle l’avait vu partir.» ou «La Maîtresse l’aurait peut-être retenue si elle l’avait vu partir.»

«Accolé à la place du marché, le coin où vivaient les commerçants, reconnaissable aux montagnes de marchandises déposées devant les portes.» : il manque un verbe peut-être ?

«Un éclat de rire répondit à Michel» : qui rit ?

«comment ses journées étaient(-elles) occupées…»
Cocochoup
Posté le 17/02/2020
Merci pour tes retours et tes relevage de coquilles !
Tant mieux si ce chapitre paraît vrai, j'avais justement peur de tomber dans le cliché
Zig
Posté le 16/02/2020
Coucou !

Ouh que j'ai aimé... je n'ai pas seulement aimé à vrai dire, j'ai dévoré. Les chapitres ont filé à une vitesse folle et je me suis dit à l'avant dernier : "ouais... ouais y'a vraiment un truc".
Quel truc ? Je sais pas... mais en tout cas ça m'accroche bien et je me suis fait plaisir du début à la fin. J'aime tout particulièrement ta plume sur les passages de UJU. Je ne sais pas encore le rôle que joue cette entité dans toute ton histoire mais je sens que je vais aimer très, très fort.

Pour ce dernier chapitre :

"Peut-être la Maîtresse l’aurait retenue si elle l’avait vu partir" : je pense qu'il mettre "l'aurait-elle retenue si"...

"Ely devina que le soleil était déjà haut dans le ciel, aux ombres allongées des bâtiments, sur les pierres de la rue." : cette phrase me fait... bizarre... j'aurais peut-être échangé la place des propositions du genre : "Aux ombres allongées des bâtiments sur les pierres de la rue, Ely devina que le soleil se trouvait déjà haut dans le ciel". Mouais... même comme ça je suis pas sûre :/

" mais y’a un truc dans ton œil qui me dit que tu te laisseras plus malmenée !" : pas certaine de ce que je vais avancer, mais pour moi c'est "malmener"

J'ai énormément aimé ce chapitre.... peut-être encore plus que les autres même. Je trouve ton écriture de plus en plus fluide, et tes descriptions sont un vrai point fort. En plus de savoir travailler les émotions avec brio, évidemment !

A quand la suite ? **
Cocochoup
Posté le 17/02/2020
Bienvenu par ici ! C'est avec grand plaisir que je t'accueille sans cette histoire :)
Je vais faire les modif que tu as relevé
Je suis contente que tu ais passé un bon moment en me lisant
La suite arrive bientôt :)
PetraOstach - Charlie O'Pitt
Posté le 16/02/2020
C'est vraiment bien de nous avoir donné un aperçu du passé d'Ely. Ça fait vraiment froid dans le dos, donc je dois dire que l'effet est réussi. Tu as une manière d'amener le "gore" tout en douceur qui fait l'effet du sel versé en pluie sur un écorché. On est bien tranquille en train de se laisser porter par la fluidité de ta plume et tout d'un coup ... "Bim ! Prends ça dans ton cœur !" :D

Je ne m'attendais pas à ce que Ely puisse quitter la maison de la Maîtresse aussi facilement, je pensais qu'elle rencontrerait des obstacles à l'accomplissement de son destin. Un peu comme Cendrillon qui se fait enfermer à clé dans une haute tour. Mais peut être que les difficultés vont arriver avec les autres prétendants au titre ...
Je sais il faut que je me calme, je suis trop impatiente :D
Cocochoup
Posté le 17/02/2020
J'ai voulu montrer que les barreaux les plus solides d'une prison sont ceux de notre esprit :)
C'est pour ça qu'ely peut partir aussi facilement.
Et je te confirme qu'il va y'avoir pas mal de rebondissement dans les chapitres à venir pour elle, mais pas seulement :)
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