6. Ely

            Les paupières d’Ely restaient obstinément fermées, même si le sommeil brillait par son absence. Elle avait entendu la grande porte d’entrée de la maison claquer au rythme des départs des invités. Le son des sabots trainant les riches calèches résonnait dans la rue. Les marches de l’escalier qui grinçaient sous les pas lourds et fatigués des autres domestiques. Le bruissement de leurs vêtements glissant sur le sol, et enfin, le murmure étouffé du matelas au contact de leurs corps s’allongeant, exténués.

            Morphée qui semblait la bouder, n’avait pas tardé à exercer son action soporifique sur ses camarades de chambrée, dont la respiration ralentit progressivement et les premiers ronflements se firent entendre. Ely les entendait à peine, concentrée à dompter les battements de son cœur qui s’emballait.

ça ne peut pas être pire que la dernière fois, tout ira bien.

            Les mains agrippées à la couverture, le nez enfoui dedans, à la recherche de ce doux parfum de lessive, les yeux toujours clos, elle se répétait cette phrase en boucle, avec cette conviction née du désespoir qu’à force de le dire, cela deviendrait vraie.

            Quand la brise porta à ses oreilles, les gazouillis matinaux des oiseaux lève-tôt, tout le corps d’Ely se figea. La terreur avait envahi la totalité de son esprit.

            En un instant, elle fut projetée au sol, sa tête claquant lourdement contre le parquet. La main de la Maîtresse venait de lui saisir fermement sa cheville droite, en la tirant d’un coup sec, entrainant dans un même mouvement la chute de tout son corps. La Maîtresse était une grande adepte des effets de surprises, et le sourire qui mangeait son visage en était la preuve.

            Elle remontait le couloir, tenant toujours la cheville d’Ely dans sa main, trainant ainsi son corps sur le sol. Les muscles de son bras avaient gonflé sous cet effort, et elle finit par s’aider de sa deuxième main. Allongée sur le dos, les bras ballants au-dessus de sa tête, Ely se laissa glisser sur le parquet, immobile. Elle n’essaya pas de se débattre ni de crier. Personne ne viendrait l’aider et cela excitait encore plus la Maîtresse.

            Par moment, elle sentait certains de ses cheveux se coincer entre les lattes, finissant par céder et s’arracher de son crâne. Sa chemise de nuit, remontait lentement le long de son dos, laissant de fines échardes de bois se loger dans sa peau. Ely profitait de ce moment, de ce calme avant la tempête.

            Et quand sa jambe tomba sur le sol, suivit par le bruit d’un trousseau de clé elle comprit qu’elle était arrivée. La Maîtresse ouvrit la porte de la salle des châtiments et pénétra dans la pièce. Ely connaissait le rituel. Elle devait entrer d’elle-même, en pleine conscience et consentante. La fuite n’était plus une option dans son esprit disloqué par ces années de punition. Elle était prisonnière dans sa tête et ses pensées formaient les barreaux les plus solides.

            Encore allongée, elle roula sur le côté, s’appuyant sur sa main tremblante pour s’aider à relever son corps frissonnant. Un genou après l’autre, elle se retrouva debout. La sueur coulait le long de son dos, et le sel de sa transpiration venait chatouiller les échardes qui y étaient plantées.

            La Maîtresse l’attendait, les pupilles si dilatées qu’elles mangeaient la couleur de ses yeux bleu acier. Ses lèvres s’étiraient en un sourire carnassier, dévoilant des dents trop blanches. Et sa main droite était posée sur une petite table. Une petite table sur laquelle était installé un coffret en verre dans lequel le martinet semblait dormir.

            Le cœur d’Ely battait si vite, qu’elle avait la sensation qu’il vibrait en continu dans sa poitrine. Les lèvres de la Maîtresse bougeait mais Ely n’entendait plus rien. Toute sa concentration était focalisée sur ses jambes, pour ne pas d’effondrer, pour avancer d’un pas, puis d’un autre… Elle était rentrée dans la pièce, et sans en avoir conscience, son bras se leva et sa main poussa la porte pour la fermer. Dans ce lieu, les rayons du soleil traversaient péniblement le lourd rideau couleur rubis qui occultait la fenêtre, créant une pénombre rouge et inquiétante.

            La Maîtresse restait immobile, attendant d’Ely qu’elle prenne place. Au milieu de la pièce trônait une longue table en bois, blanchit par l’usage du temps et parsemée de taches sombres. Aux quatre coins de cette table, pendaient des chaines en fer dont les extrémités se terminaient par de larges bracelets en cuirs.

            Ely déboutonna le col de sa chemise, puis la laissa glisser le long de son corps. L’atmosphère fraiche, la fît frissonner. Elle grimpa sans difficulté sur la table. Elle se souvint de ses premières fois où elle utilisait un tabouret pour grimper. Elle avait bien grandi, le tabouret avait disparu de la pièce. Lentement, elle s’allongea sur le ventre, et au contact du bois glacé, les muscles de son abdomen et de ses cuisses se tétanisèrent. La joue droite écrasée sur la table, elle fixa son regard sur le coffret en verre.

            Un à un, chacun de ses membres fût solidement attachés. Plus aucun mouvement n’était possible. Le dos de la Maîtresse entra dans son champ de vision. Pas de corset, pas de tenue trop ajustée. Elle avait revêtu une robe ample d’un gris très clair, qui laissaient à ses bras l’amplitude nécessaire au maniement du martinet. Avec précaution, dans un mouvement d’une lenteur sadique, elle ouvrit le coffret en verre pour prendre le martinet. Les lanières de cuir semblaient prendre vie, commençant une douce danse macabre.

            Ely ferma les yeux. Elle tenta de faire remonter à la surface des souvenirs plein de bonheur et de douceur, pour s’échapper et oublier ce corps qui allait souffrir. L’adrénaline qui circulait dans ses veines, rendait l’opération ardue. Une légère caresse de l’étoffe de sa robe d’hier soir, le bon gout de beurre de la brioche de Michel… les seuls éléments positifs auxquels Ely pouvait se raccrocher. Quand la Maîtresse frappa le premier coup, tout explosa dans sa tête.

            Les multiples lanières de cuir mordaient sans relâche la peau de son dos, créant de nouvelles plaies, en rouvrant d’anciennes. Une pluie de cendres remplissait la tête d’Ely. Dans sa bouche se mêlait ce gout à celui du sang. La souffrance avait cette saveur pour Ely. Chacune de ses pensées se dispersait, sans cohérence. Dans une action désespérée, son corps tentait de s’enfuir, ses bras et ses jambes tirant lamentablement sur les chaines solidement attachées. Des hurlements sauvages remontaient violemment du plus profond de ses entrailles, se mélangeant au rire hystérique de la Maîtresse.

Suis nous Ely, viens avec nous.

            Un bruit de vagues remplaça le rire de la Maîtresse, la chaleur du soleil sur sa peau remplaça les morsures du martinet… Les yeux d’Ely s’ouvrir sur une vaste étendue bleue qui scintillait sous les rayons d’un soleil couchant. Un banc de sable blond formant un croissant de lune, bordait cette immensité. Les plantes de pieds d’Ely entrèrent en contact avec ses petits grains, se faufilant entre ses doigts de pieds émerveillés. L’éclat de la nacre des coquillages dispersées, la douceur de l’iode qui emplissait ses narines, le bleu du ciel qui se fondait dans celui de l’océan, le rire moqueur des mouettes qui survolait la plage… Tout semblait si réel.

Reste avec nous, tu es des nôtres.

            Ely sentit une partie de son esprit qui l’attirait ailleurs, et l’instant d’après, elle marchait dans une forêt de sapins, l’odeur de la sève fraiche et sucrée envahissait l’air ambiant. Le tapis de mousse verte, les rayons du soleil freinés par la cime des pins centenaires, les champignons poussant au creux des rochers… Était-ce un rêve, un délire de son esprit malmené ? Sa main effleura le tronc d’un des arbres, elle pouvait pourtant sentir l’écorce rugueuse sous chacun de ses doigts et voir au travers des branches, les écureuils qui s’y cachaient.

Nous sommes partout, tu es partout.

            De nouveau, son esprit lui montra une nouvelle direction à suivre. La mousse avait disparu pour laisser place à une neige blanc immaculé. Des frissons remontèrent le long des jambes d’Ely pour parcourir son corps. De petits flocons virevoltaient dans les airs, venant se poser délicatement sur ses cheveux, ses épaules, le bout de son nez. De hautes montagnes à la cime enneigée dissimulaient la ligne de l’horizon. Frissonnante, elle observa ce paysage blanc, étourdit par son immensité, déroutée par ces visions et ces sensations qu’elle ne s’expliquait pas.

            Comme un écho lointain, elle crut entendre le rire de la Maîtresse. Et à ce son, la chaleur de ses cicatrices se réveillât, malgré la fraicheur de l’environnement l’entourant. Quelques rides apparurent sur son front lisse lorsque ses sourcils se froncèrent. Son dos devenait de plus en plus brulant et un court instant, elle crût sentir une lanière de cuir claquer contre sa peau.

Reste avec nous, nous te protégeons.

            Le blanc de la neige ainsi que sa fraicheur s’évaporèrent. Peu à peu, l’image d’une pièce remplit de livres se matérialisa. D’abord un peu flou, puis les traits devinrent de plus en plus nets. Une cheminée où flambait chaleureusement quelques grosses buches, un canapé qui présentait des signes de fatigues avec quelques craquèlements sur le cuir, un coffre en bois faisant office de table basse, un épais tapis parsemé de taches couvrait le parquet. Et un peu partout sur le sol était entreposé des piles de livres.

Je vais boire du thé, cela te réchauffera.

            Ely sentit une douce chaleur sucrée glisser entre ses lèvres, envahir sa bouche, faisant frémir ses papilles, puis tapisser sa gorge. Elle voulut se déplacer, mais elle ne pouvait pas. Comme si elle observait cette scène par la fenêtre, mais tout en pouvant ressentir ce qui s’y passe. Elle avait apprécié cette première gorgée de thé si réconfortante, mais elle aurait voulu en boire encore. A peine cette pensée traversa son esprit qu’une deuxième gorgée coula dans sa gorge, puis une troisième, une quatrième. Jusqu’à ce qu’elle n’ait plus soif. Le cuir lisse de l’assise du canapé, caressa l’arrière de ses cuisses et son dos s’enfonça dans le moelleux du dossier. La douceur d’une épaisse couverture effleura ses épaules, pour venir envelopper entièrement son corps.

Elle n’a pas cette odeur de lessive que tu aimes tant, mais tu te sentiras bien dedans.

            Et c’était vrai, elle se sentait bien. Au chaud. En sécurité. Elle aurait pu éprouver de la peur, de la méfiance ou encore de l’étonnement face à ce qu’elle était en de vivre, d’expérimenter mais tout semblait si naturel, elle avait la sensation d’être chez elle. Un flot continue de paix et d’amour se déversait dans son esprit, créant un océan de plénitude. Mais sur cet océan flottait des questions qui ne trouvaient pas encore de réponses.

Ely, tu as été choisie pour devenir une élue, pour faire partie des nôtres.

            L’esprit engourdit, elle laissa cette voix lui raconter son histoire.

Nous sommes ta nouvelle famille. Une grande famille qui partage ses pensées, ses sensations, ses secrets. Tout ce que tu as vu ou ressenti qui te paraissait si étrange, est la réalité de l’un d’entre nous. Chacun de nous vit anonymement à travers le royaume. Nous sommes les yeux et les oreilles du Chuchoteur du Roi. Il est notre représentant au service de notre bien aimé Monarque.

            Le Chuchoteur du Roi agissait seul, et possédait des facultés magiques qui lui permettaient de lire en chacun et de deviner ce qui se tramait aux quatre coins du territoire. C’est ce qu’Ely avait toujours entendu. Ce qu’elle avait toujours cru. Une caresse lui effleura l’arrière de la tête.

Le Chuchoteur est l’un d’entre nous. Nous avons décidé de garder secrètes nos existences pour éviter quelques… problèmes. Lorsque ton esprit aura renforcé sa connexion à notre réseau, nous te montrerons de quoi il s’agit. Le Chuchoteur est mort il y a quelques jours et le lien qui le reliait à nous, t’a élu TOI Ely. Et NOUS t’avons choisi pour te rendre à la cour du Roi et reprendre son poste.

            La Chuchoteuse du Roi… ces mots résonnaient étrangement entre les lèvres d’Ely.

Ton lien est encore fragile pour le moment et nous avons utilisé beaucoup de force pour te sauver des souffrances de ta punition. Tu vas devoir retourner à ta réalité, mais sache que tu ne seras plus jamais seule. Même si tu ne peux plus nous entendre ou nous ressentir, à chaque instant, nous serons là, avec toi, à partager ta douleur, à ressentir tes doutes. Bientôt, ta connexion sera assez forte pour que nous ne soyons plus jamais séparés. A bientôt Ely.

            Les contours du feu de cheminée se floutèrent, la douceur de la couverture s’évaporait lentement et pendant un instant fugace, Ely sentit des dizaines de bras l’enlacer tendrement. Le contact dur du bois contre son ventre et ses cuisses nus se renforça. Le brouillard qui entourait le bruit des chaines, les bracelets de cuir autour de ses poignets, de ses chevilles, le rire hystérique de la Maîtresse, se dissipait peu à peu. La douleur de ses plaies brulantes déferlait dans ses veines pour propager ce feu ardent dans chacune des parties de son corps, la faisant souffrir jusqu’à la pointe de ses orteils.

            L’esprit d’Ely se fissurait un peu plus à chaque nouveau coup. Ses cicatrices saignaient tandis que ses pensées pleuraient. Le rythme et l’intensité des morsures des lanières de cuirs finit par ralentir, le rire hystérique de la Maîtresse se transforma en respiration haletante. Le bruit sourd du martinet tombant sur le sol marqua la fin de la séance. Ely resta immobile, dans l’attente de la dernière étape avant la délivrance. Elle n’avait pas besoin de voir, pour reconnaître le bruit de l’eau qui coulait du robinet, pour remplir une grande bassine en fer. Elle n’avait pas besoin de voir, pour reconnaître ce clapotis des petites vagues qui venaient lécher les parois de la bassine qui était en train d’être portée.

            Elle sentait la présence de la Maîtresse derrière sa tête, elle entendait son souffle haché par l’effort de soulever cette bassine pleine d’eau. Son dos n’était plus qu’un tapis de braises ardentes et le contact soudain de l’eau glacial lui arracha un dernier long hurlement. Sa peau rongée par la chaleur venait de se rétracter violemment, et des milliers d’aiguilles s’enfonçaient à pleine vitesse dans ses plaies, dans sa chair. Le combat du feu et de la glace. Les flammes reculaient devant la vague d’aiguilles polaires, et quand leur effet se dissipa, elles revinrent encore plus fortes, plus flamboyantes, plus affamées.

            Ely prisonnière de cette guerre qui ravageait son corps, sentit à peine la Maîtresse détacher les bracelets de cuir. Elle ne l’entendit pas sortir de la pièce. Les fissures de son esprit venaient de faire exploser le peu de conscience lui restant, et elle sombra dans une nuit sans rêve, sans cauchemar. Une nuit noire, vide.

            Une caresse sur sa joue l’a sorti de cet instant. Était-ce Eux ? Ely ouvrit doucement les yeux, avec espoir. Marie était agenouillée au niveau de son visage, la regardant d’un air triste et désolé. C’était sa main qui lui caressait la joue. Cette main présente à chaque fois. Très doucement, elle releva les mèches d’Ely qui étaient collées dans son dos, dans un mélange de transpiration et de sang. Elle l’aida à s’assoir, lui tenant fermement les bras pour l’empêcher de basculer sur les cotés ou en arrière. Elle grimaça. La position assise accélérait la circulation sanguine, transportant plus rapidement la douleur à travers son corps. Marie se plaça devant elle, pour que son buste puisse se reposer contre elle, et la tête dans le creux de son épaule, Ely savoura cette odeur de pain d’épice si réconfortante.

            Délicatement et dans un mouvement très lent, elle se releva, le bras solidement soutenu par Marie. Celle-ci ne pouvait passer son bras autour de sa taille, les plaies béantes ne supportaient pas le moindre contact. Comme une maman qui accompagne les premiers pas de son enfant, Marie se tenait devant Ely, ses mains tenant ses bras, équilibrant chacun de ses mouvements pour l’empêcher de tomber. Ensemble, ce curieux équipage arriva dans la chambre.

            Ely s’allongea avec grande précaution sur le ventre, faisant attention à ce que les draps ne touchent pas ses blessures. Elle entendit Marie farfouiller dans la poche de son tablier et le petit « plop » d’un pot vide de tout air.

— J’va t’mettre d’la pommade, j’va essayer d’faire ça tranquille. T’bouges pas, ok ?

            D’un mouvement de tête, Ely acquiesça. Les gros doigts de Marie plongèrent dans le baume et sans trembler, elle tapota chacune des plaies. Les braises incandescentes perdaient de leur intensité et du terrain au fur et à mesure de l’application de cette mixture fabriquée par la cuisinière. Chacune des punitions avait été pour elle une nouvelle occasion d’améliorer sa recette. Quand elle eut terminé, elle essuya ses mains dans le tablier et se dépêcha de retourner aux fourneaux. La chambre était vide, la journée devait déjà être bien avancé pour que chacun soit déjà à son poste. Ely pouvait sentir la pommade fondre et pénétrer sa peau meurtrie. La brise qui se faufilait par les battants ouverts de la fenêtre collait à son dos poisseux.

Tu dois partir Ely, va à la cour, prend le poste qui te revient.

            Une force grandissait au creux de son ventre, et sans grimacer, sans sourciller, elle se releva. Était-ce l’effet de la pommade, l’adrénaline ou l’aide de sa nouvelle famille, mais Ely ne ressentait plus aucune douleur. Elle enfila sans difficulté sa robe crème, sans prêter attention au tissu qui épousait ses plaies suintantes, glissa ses pieds dans ses chaussures et se dirigea vers la porte d’entrée. Forte de leur révélation, elle pouvait sentir la flamme de la vérité éclairer son esprit, remplir ce vide glacial qui l’avait toujours rempli. Cette flamme qui faisait reculer et disparaitre les ombres du doute.

Je suis la Chuchoteuse du Roi. Cette pensée la fît sourire. Ely se dirigea vers son destin.

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Shangaï
Posté le 01/05/2020
Salut !
Un chapitre dur à avaler... On a mal pour Ely et je trouve que tu décris cette douleurs avec justesse !
Le lien avec les chuchoteurs m'interpelle tout particulièrement me faisant penser aux membres de la toile dans la passe miroir et aussi un peu à ma propre histoire ! J'ai hâte d'en savoir plus :) Quelle sera son rôle exactement ? on se le demande...

J'ai relevé une petit coquille : "Toute sa concentration était focalisée sur ses jambes, pour ne pas d’effondrer," s'effondrer !
Cocochoup
Posté le 02/05/2020
C'est vrai que c'est toujours rigolo de voir les similitudes entre nos histoires mais de voir aussi que les éléments communs prennent une direction tellement différente !
Shangaï
Posté le 02/05/2020
Oui tout a fais ! :)
Jupsy
Posté le 18/04/2020
Coucou,

Dis moi... Morphée il existe dans ton monde ? Est-ce qu'il a la même origine ? Ou est-ce que tu n'y a même pas réfléchi et que tu as fait comme beaucoup d'entre nous, mettre une expression qui ne devrait pas exister dans son univers ?

Sinon la maîtresse, c'est la cousine cachée d'Uju ? Sa future femme ? Non parce que soit ils vont bien s'entendre, soit être carrément rivaux. En tout cas, je la déteste toujours autant.

Le calvaire d'Ely est bien retranscrit. On y voit la victime, qui a compris comment survivre et quelles erreurs ne pas commettre. C'est horrible, c'est juste horrible... Mais c'est bien retranscrit. (t'es méchante avec tes persos T_T)

Maintenant ce qui est bien, c'est que Ely a pu s'enfuir grâce aux voix qu'elle entend. Cela permet d'obtenir des informations au passage sur ce qu'elles sont et dans quoi Ely se retrouve embarquée malgré elle. N'empêche c'est dommage qu'elles puissent pas rendre à cette chère maîtresse ce qu'elle a fait subir à Ely... mais peut-être qu'un jour, qui sait ?

Après est-ce que chuchoteuse du roi, c'est une bonne position ? Va falloir continuer pour le savoir, mais si ça se trouve, ça va être encore pire qu'avant... Oui je suis méfiante. En même temps, vu comment tu traites tes perso... et UJU, j'ai de quoi me dire que je peux me méfier :P

Bref au suivant.
Cocochoup
Posté le 18/04/2020
Ah oui pour Morphee je me suis même pas posée la question... Je vais me pencher sur le sujet. Et pour rendre la monnaie de sa pièce à la maîtresse... Arf... L'avenir nous le dira hein...
Xendor
Posté le 11/04/2020
Est-ce là la naissance d'Uju ? Je me le demande 🤔 En tous cas je ne peux que constater de vives similitudes entre les manières de procéder. Je vais pousser ma lecture plus loin pour voir si mon intuition est la bonne.
Cocochoup
Posté le 11/04/2020
Motus et bouche cousue, tu comprendras que je ne peux ni infirmer ni confirmer ta théorie 😜
Xendor
Posté le 11/04/2020
Je comprends 😁 mais rien que ça, ça m'en dit beaucoup sur les liens qui unissent Ely et Uju ^^
_HP_
Posté le 20/03/2020
Salut coco ^^

C'était...douloureux, comme chapitre ^^ Tu as très bien su parler de la douleur ressentie par Ely, j'avais presque l'impression d'avoir des cicatrices. Pauvre enfant... C'est terrible :(
J'ai hâte de savoir ce qui va arriver à Ely, comment va-t-elle rencontrer UJU (oui parce que, pour moi, ça parait évident qu'ils vont se rencontrer ^^), que se passera-t-il à ce moment, ainsi que la réaction de la Maitresse quand elle découvrira la disparition d'Ely ^^

"cela deviendrait vraie" → vrai
"suivit par le bruit d’un trousseau de clé" → suivie (peut-être également une virgule après 'clé' ^^)
"Les lèvres de la Maîtresse bougeait" → bougeaient
"pour ne pas d’effondrer" → s'effondrer ^^
"blanchit par l’usage du temps" → blanchie
"chacun de ses membres fût solidement attachés" → attaché
"le bon gout de beurre de la brioche de Michel" → goût
"Dans sa bouche se mêlait ce gout à celui du sang." → goût
"Les yeux d’Ely s’ouvrir" → s'ouvrirent
"des coquillages dispersées" → dispersés
"le rire moqueur des mouettes qui survolait la plage" → survolaient
"à une neige blanc immaculé." → d'un blanc
"étourdit par son immensité" → étourdie
"Son dos devenait de plus en plus brulant" → brûlant
"l’image d’une pièce remplit de livres" → remplie
"D’abord un peu flou" → floue
"quelques grosses buches, un canapé qui présentait des signes de fatigues" → bûches / fatigue
"était entreposé des piles de livres." → étaient entreposées
"face à ce qu’elle était en de vivre" → en train
"Et NOUS t’avons choisi" → choisie
"Une caresse sur sa joue l’a sorti de cet instant" → la sortie
"sur les cotés ou en arrière" → côtés
"la journée devait déjà être bien avancé" → avancée
"remplir ce vide glacial qui l’avait toujours rempli." → remplie (ça fait une répétition du verbe remplir ^^)
Cocochoup
Posté le 21/03/2020
Motus et bouche cousue, je te laisse découvrir les réponses dans les prochains chapitres 😜
PetraOstach - Charlie O'Pitt
Posté le 15/02/2020
Hello Corinne,

J'attendais le chapitre sur UJU pour lire les deux chapitres à la suite, mais je n'ai pas pu résister plus longtemps :)

Des descriptions toujours très réussies. J'avais mal dans mon corps tout au long de la lecture. C'est dur d'imaginer une enfant dans une telle situation, mais j'ai trouvé que l'émotion décrite était très juste : un mélange de résilience et de terreur.

Quelques coquilles malicieuses qui se sont glissées dans ton texte à ton insu :)

- Toute sa concentration était focalisée sur ses jambes, pour ne pas d’effondrer > le voisin de la lettre S s'est incrusté à sa place > s'effondrer

- La mousse avait disparu pour laisser place à une neige blanc immaculé > d'un blanc

- quelques grosses buches > l'accent circonflexe sur le u de bûches s'est envolé

- l’étonnement face à ce qu’elle était en de vivre > le train est parti

- Et NOUS t’avons choisi pour te rendre à la cour du Roi et reprendre son poste > ici je voudrais te suggérer de remplacer "reprendre son poste" par "prendre sa succession" pour donner un côté plus solennel

- la journée devait déjà être bien avancé > avancée

- le poste qui te revient > et du coup ici je te suggère de remplacer "poste" par "rôle" ou quelque chose comme ça pour la notion de destin car je trouve que poste ça fait très contemporain pour désigner un emploi, mais aussi dans un contexte de royaume ça m'évoque plutôt la position d'un soldat.
Cocochoup
Posté le 15/02/2020
Hey merci pour avoir relevé ces vilaines coquilles qui me poursuivent !
Bien vu pour tes propositions de phrases, je vais noter tout ça pour quand je ferai la relecture :)
Flammy
Posté le 11/02/2020
Bon, au final, j'ai lu jusqu'au bout et je ne regrette vraiment pas ! Enfin si, je regrette, la suite n'est pas disponible ^^

J'ai vraiment apprécié ce début qui prend le temps de poser la vie (absolument pas joyeuse) d'Ely et qui en même temps, dès le début, fait se poser des questions au lecteur, pour le coup, je trouve que c'est bien géré ! Ely a de plus en plus de visions jusqu'à la punition où les gens essaient de l'aider comme il peuvent, j'ai compris juste avant que les explications ne soient donné et j'ai vraiment trouvé ce passage très mignon <3 Et cette idée que l'espion du roi soit en fait connecté à pleins de monde et c'est grâce à ça qu'il sait autant de chose, c'est vraiment cool !

Bon, du coup, j'avoue que je suis très curieuse de la suite et j'ai hâte d'en savoir plus, surtout sur comment Ely va rejoindre la cour. Je suppose que ce cas de figure est prévu (d'ailleurs, quand quelqu'un de la famille meurt, ça doit être compliqué pour les autres) et que les autres vont dire à Ely quoi faire, mais j'ai vraiment hâte de voir ! Et surtout la tête de la Maîtresse quand elle va capter que celle qu'elle torturait si joyeusement est devenue Chuchoteuse :p

Pour UJU, c'est tellement juste un sale gosse pourri gâté xD C'est assez impressionnant, mais il reste fascinant, je suis assez curieuse de savoir ce qu'il va donner dans la suite, et quel va être le lien avec Ely ^^

Bref, j'ai beaucoup aimé ma lecture et je reviendrai lire la suite quand elle sera publiée =D Bon courage pour l'écrire !

Pluchouille zoubouilel !
Cocochoup
Posté le 12/02/2020
Merci pour les encouragements, et t'inquiète pas les réponses à tes questions arriveront... Bientôt ou dans longtemps, suspens !!
Alice_Lath
Posté le 11/02/2020
J'ai vu les commentaires du dessous haha, c'est vrai que la fin arrive un poil rapidement, en même temps, si c'est un peu développé par la suite, je comprends que ce soit un peu une "convention" lorsqu'on a affaire à un découpage sur un site internet. Ça met un très bon cliffanhger. Tu décris également hyper bien la scène de torture et la scène du thé, c'est vraiment très bien amené et la longueur est parfaite. Et c'est extra ce concept de chuchoteuse! Je me demande comment elle va s'en tirer huhu
Cocochoup
Posté le 11/02/2020
Merci pour ton commentaire :)
J'ai un peu repris la fin et disséminer quelques détails au long du texte mais je vais grossi modo laisser comme ça. Effectivement il y a des réponses qui vont apparaître dans la suite. Alors je laisse le temps pour que vous découvriez tout ça
Mais je garde en tête cette remarque pour plus tard, pour être plus explicite sur les réponses qui seront données
peneplop
Posté le 10/02/2020
Coucou ! Bravo pour ce chapitre ! J'admire toujours ton habileté à nous faire ressentir ce que ton personnage vit. Tes descriptions sont tellement parlantes ! J'ai vraiment eu mal, chaud, froid... J'ai senti le sable sous mes pieds, le soleil sur ma peau. Vraiment, c'était top ! Et alors la Maîtresse... Elle est glaçante. La soumission d'Ely est tellement compréhensible, la "culpabilité" de la cuisinière aussi. Par ailleurs, je suis séduite par l'intrigue que tu commences à développer. L'idée de chuchoter au roi, c'est excellent !
Je te propose quelques remarques qui se concentrent plus sur le début du texte :
«Les paupières d’Ely restaient obstinément fermées, même si le sommeil brillait par son absence.» : je n’arrête pas de lire «soleil» à cause du mot «brillait»... Cette tournure me gêne un peu. Tu verras si les autres plumes te font un retour...

«au contact de leurs corps s’allongeant, exténués.» : je trouve que «s’allongeant» alourdit la phrase.

«Morphée(,) qui semblait la bouder, n’avait pas tardé à exercer son action soporifique sur ses camarades de chambrée(.)» : je mettrais un point ici et je ferais une nouvelle phrase avec : « dont la respiration ralentit progressivement et les premiers ronflements se firent entendre.

«Ely les entendait à peine, concentrée à dompter les battements de son cœur qui s’emballait.» : je trouve ici qu’il y a une petite incohérence qui vient du fait que juste avant, j’ai eu l’impression qu’Ely était très sensible aux sons et tu l’a prouvé en donnant des exemples. Pourquoi, tout à coup, elle n’entendrait pas des ronflements ? :) En revanche, je comprends parfaitement pourquoi le bruit de son coeur battant a quelque chose d’assourdissant !

«En un instant, elle fut projetée au sol, sa tête claquant lourdement contre le parquet.» : ici, on n’a aucune idée de ce que font les autres domestiques. Ils dorment ? Ils font comme s’ils n’avaient rien entendu ? Le plus terrible serait qu’Ely croise le regard impuissant de l’un d’entre eux... On pourrait très bien envisager qu'aucun d'eux n'ose s'interposer...

«tu as été choisie pour devenir une élue» : le fait d’être choisie fait d’emblée d’elle une élue, non ? :)

«ses pensées, ses sensations, ses secrets.» : est-ce volontaire de ne pas préciser à qui sont ces pensées ?

«Le Chuchoteur est mort il y a quelques jours et le lien qui le reliait à nous, t’a élu TOI Ely. Et NOUS t’avons choisi pour te rendre à la cour du Roi et reprendre son poste.» : je trouve ça génial mais je me disais juste : pourquoi on offre un poste aussi prestigieux et important à Ely ? L’une de ces personnes qui s'immiscent dans les pensées ne serait-elle pas plus «légitime» ? Ou, sinon, tu pourrais expliquer pourquoi eux ils ne peuvent pas reprendre ce poste ?

Concernant le dernier paragraphe, je trouve que cela va un peu vite. J’essaie de me mettre à sa place et je ne sais pas si je serais capable de tourner le dos à mon passé aussi vite sans questionner ma santé mentale ou le choc que je viens de subir. Tu en penses quoi ?

C'est vraiment cool ! J'ai bien hâte de savoir ce qui relie Ely au dieu fou...!
Cocochoup
Posté le 10/02/2020
T'a relevé toutes les phrases qui me posaient problèmes... Je vais les reprendre.
Et pour l'acceptation d'ely, faut que j'arrive à mieux expliquer le côté puissant et mystique qui s'impose à elle. Comme quand dieu apparaît à des gens et qu'il n'y a pas de doute. La vérité est tellement claire, qu'ely croit. Je devrais peut être dire qu'elle y croit parce qu'elle a besoin d'y croire pour fuir et ne plus subir ? Que peu importe que ça soit la vérité, tant qu'elle a la force de s'échapper ? Ça serait plus logique ?
Allie Oster
Posté le 10/02/2020
La fureur de la maîtresse est presque palpable, c'est beau comme tu parviens à la rendre ignoble. Le sourire, les pupilles, tout y joue!
J'ai beaucoup aimé ce chapitre, la seule chose que j'ai relevée étant qu'il est curieux qu'elle ne se laisse pas prendre par le doute de ces révélations. Elle semble y croire tout de suite. Peut-être que c'est dans sa nature d'y croire, dans ce cas là il n'y a aucun souci of course!
Continue!!! : D
Cocochoup
Posté le 10/02/2020
hey merci de m'avoir lu si vite
Tu as complètement raison, il faut que je reprenne ce point. J'etais trop concentrée sur comment faire "voyager" Ely et j'en ai oublié le coté psychologique.
Merci pour ton commentaire :)
Allie Oster
Posté le 10/02/2020
Le voyage est super bien amené de mon point de vue. J'aime les lieux qu'elle explore et la douceur de tout ça n_n
Cocochoup
Posté le 10/02/2020
En fait j'aurai aimé faire ressentir qu'ely a comme une révélation et qu'elle sait que ce qu'elle vient de vivre est vraie. Un peu comme Jeanne d'arc qui ne doute pas un instant de sa destinée.
Je vais reprendre ce passga epour que ça soit plus clair
Allie Oster
Posté le 10/02/2020
Attends peut-être d'autres avis, ce n'est peut-être que moi : o
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