5. Le Montaport

Notes de l’auteur : Pensez-vous que l'échange entre Mireille et Judy mérite d'être retravaillé ?

Chapitre 5

Le Montaport

 

Les étoiles scintillaient dans la voûte céleste rosée par l’aube. 7 heures. La lune blanche éclairait encore le ciel.

Judy contemplait Kateline en train d’enfiler une veste et terminer de se préparer. « Elle a réussi ses examens. », pensa Judy. « Sans efforts. »

Deux jours étaient passés depuis que Judy avait découvert la pie. Elle avait repris des forces.

On était le 31 septembre. La rentrée était prévue pour le lendemain, et les élèves devaient s’y rendre aujourd’hui, au soir. Margarita Yedolson, Judy, Kateline et Arsène partaient ce matin rejoindre une aire de montgolfières.

En Océotanie, peu de personnes utilisaient la voiture pour se déplacer ; la jugeant trop lente pour les longs voyages. On favorisait le transport aérien (constitué majoritairement de montgolfières et de dirigeables) quand cela était possible.

Judy devait se préparer, mais elle n’en trouvait pas la force. Elle se sentait privilégiée et lâche. Elle avait été acceptée à Otaïla sans passer les examens. Elle ne voulait pas se l’avouer mais elle savait que sans M. Olivertown, Otaïla ne lui aurait jamais ouvert ses portes. Grâce à lui, le directeur du foyer qui l'avait accueillie, elle entrerait à Otaïla, l’école qui hantait ses nuits depuis plusieurs jours maintenant.

Judy était reconnaissante à M. Olivertown et chaque regard qu’elle lui adressait se teintait d’une nouvelle estime et d’une nouvelle peur. Celle de le décevoir comme elle avait déçu Lunaé et Eustache. Elle maudissait son incapacité à tisser un lien avec l’Eau.

Au foyer, M. Olivertown n’était que le directeur d’un établissement, un directeur original et singulier, certes, mais que Judy n’avait jamais apprécié. Il était celui qui voyait tout mais qui ne faisait rien. Un homme qui se dissimulait sous les apparences, les sourires amusés et polis. Elle était loin d’imaginer qu’il menait une double-vie. Elle était loin d’imaginer qu’un jour, elle le remercierait de quelque chose.

Judy se leva, les bras ballants en contemplant la chambre, les bibliothèques et la porte béante qui faisait circuler les courants d’air.

Margarita Yedolson les avait inscrites, elle et Kateline, au pensionnat d’Otaïla jusqu’aux vacances d’hiver. Ils voulaient faire quelques travaux dans leur chambre-bibliothèque ; ils voulaient placer des étagères sur le plafond pour ranger les cartons de livres qui attendaient dans le grenier. Cela fait, elles reviendraient dormir chez les Yedolson tous les week-ends et pendant les vacances.

Judy ouvrit sa valise, y fourra ses chaussons et son pyjama blanc strié de rouge.

— Judy.

La fille tourna la tête.

— Tes fournitures.

Un énorme cahier, un livre et une trousse rebondirent sur le matelas troué.

— Vous avez mis les autres cahiers quelque part ? demanda Judy, étonnée.

Au foyer, les fournitures se réduisaient à trois piles de livres qui lui arrivaient à la taille, et à une grosse trousse chargée de crayons inutiles.

— C’est tout. Allez, range-les vites et monte dans la voiture.

Margarita Yedolson avait loué une voiture pour parcourir les kilomètres qui les séparaient du terrain d’envols de montgolfières : le Montaport. Ils avaient pourtant une montgolfière, mais elle était en réparation. Fabrice, d’après les dires de Mme Yedolson, avait « réussi » à atterrir dans un nid de ronces et à percer le ballon.

Judy verrouilla sa valise dans un cliquetis sonore, tandis que Kateline fermait la sienne avec une fermeture Éclair.

Sa camarade sortit de la chambre, pressée, et Judy lui emboîta le pas avec raideur. Elle laissa Kateline disparaître dans l’escalier en colimaçon avant de descendre lentement à son tour.

Un mélange d’anxiété et d’excitation lui nouait la gorge et l’empêchait de respirer à son aise. Elle caressait machinalement du bout du doigt la broche argentée, dans la poche intérieure de son manteau entrouvert. L’insigne était dépourvu de gravures et de couleurs. Les « soi-disant » juges d’Otaïla préféraient attendre que Judy s’éveille à son deuxième élément, qui semblait tarder à se manifester, avant d’imprimer définitivement les symboles dessus

Elle l’avait reçue dans le même colis qui contenait l’insigne de Kateline. Judy avait regardé Kateline déficeler le carton et avait ainsi appris que cette dernière maîtrisait le Feu et l’une des trois Télépathies. La Télépathie Végétale. Cette maîtrise permettait de communiquer mentalement avec la Nature. À un niveau respectable, certains apprentis pouvaient transmettre de l’énergie aux plantes pour les faire pousser plus vite ou les inciter à suivre leur volonté.

Judy était dehors, à présent. Un réverbère situé au bout de l’allée, dans la rue, permettait de discerner le contour d’une large voiture garée le long de la maison.

Margarita Yedolson franchit le seuil de la porte derrière elle, une valise à roulettes marron dans une main, tandis que l’autre retenait fermement celle d’Arsène. Il trémoussait d’impatience.

Judy frissonnait. Le vent s’infiltrait entre les mailles de ses vêtements et lui cinglait le visage. Pourquoi l’hiver commençait-il si tôt, ici ?

Enfin, ils grimpèrent tous dans le véhicule. Celui-ci vrombit avec douceur. La voiture bifurqua sur une route étroite qui montait vers la montagne. Judy était persuadée de laisser quelque chose d’important derrière elle. Elle sentait ce sentiment flotter en elle et ne le comprenait pas. Elle en fit abstraction et songea à l’école et à ce qu’elle découvrirait là-bas. Soudain, au milieu de ses projections futures, une pensée la frappa. Elle saisissait un peu tard l’objet de ce malaise. Elle s’écria, affolée :

— STOP ! Arrêtez-vous ! Arrêtez ce véhicule, maintenant !

Margarita Yedolson enfonça son pied dans la pédale de frein. Ils furent projetés en avant avec violence.

Cela n’empêcha pas pourtant à Judy de sortir de la voiture en laissant la portière grande ouverte. Elle ne vit même pas l’air ahuri de Mme Yedolson et de Kateline qui la regardaient s’éloigner, courant dans les ornières qu’avait laissé le véhicule dans la boue sèche.

Elle aurait bien rigolé.

« Quelle imbécile… », se morigéna-t-elle.

Elle courut encore plus vite. Il fallait qu’elle récupère sa pie avant que Margarita Yedolson reprenne ses esprits et ne l’arrête.

Un quart d’heure plus tard, un petit panneau en bois lui indiqua qu’elle était arrivée à Ewigeflame. Cinq minutes plus tard, Judy se tenait devant la porte d’entrée du manoir des Yedolson, pantelante.

« Et maintenant, Judy, tu fais comment pour ouvrir la porte ?! Idiote, idiote, idiote… »

— Je n’ai pas de barrette à cheveux, résonna-t-elle à haute voix. Inutile, donc, d’essayer de crocheter la serrure.

Heureusement qu’elle avait gardé le manteau sur elle car le vent giflait et sa froidure mordait les peaux avec vigueur. Elle cogitait en piétinant le sol.

« Une solution, une solution, une solution… Où est donc passé ta lucidité, Judy ? »

Elle lâcha un petit gémissement, en contournant machinalement la maison. Ses yeux rencontrèrent le mur du garage, et s’arrêtèrent. Effectivement, la fenêtre qu’elle avait ouverte pour aérer le sous-sol la narguait de tous ses reflets bleus.

Sans plus se poser de questions, Judy grimpa le mètre quatre-vingt qui la séparait de la fenêtre et passa sa main dans l’entrebâillement pour abaisser la poignée. Elle se glissa à l’intérieur.

La petite pie s’était blottie dans un coin du panier. Il ne restait plus rien des larves de mouches que Judy avait dénichées dans le réfrigérateur.

Judy changea l’insigne de poche et prit la pie, la posa contentieusement à sa place. La pie la regarda avec gratitude.

Les roues d’une voiture crissèrent sur le sol de la cour en gravier. Un dérapage contrôlé, plein de colère.

Judy se laissa tomber dehors et tituba sur le sol.

Margarita Yedolson sortit de la voiture en claquant violemment la portière. Le véhicule tremblota. Judy la contempla dans l’expectative, debout devant ses bottines bien cirées.

Les yeux de braise de Margarita Yedolson scrutaient ses moindres faits et gestes, inquisitrice. Sa main partit si vite que Judy la sentit avant de la voir. Ses paupières papillonnèrent, elle chancela.

— Ne me refais plus jamais ça.

Judy soutint le regard de Margarita Yedolson, la joue brûlante. Des larmes lui montèrent aux yeux, elle les refoula. Elle monta dans la voiture silencieusement, en évitant de croiser le regard profondément choqué que Kateline braquait sur elle.

Et ce « me ». Que risquait Mme Yedolson si Judy disparaissait ?

Elle ne le savait pas. Peut-être la prison, puisqu’elle en était responsable ? Judy s’endormit, emportée par ses idées sombres.

 

*   *   *

 

Quand Judy ouvrit les yeux, le soleil était haut. Midi. Elle avait dormi longtemps. La vitre était chaude et collante sous ses pommettes engourdies.

Des champs broussailleux entourés d’arbres s’étalaient à perte de vue.

Arsène était assis entre elle et Kateline et jouait avec des poupées en bois. La fille blonde fixait le paysage d’un regard las. La voiture avançait sur la route droite.

Judy ôta son manteau et le posa sur ses genoux. La pie leva la tête vers elle, le regard curieux. Elle devait avoir faim. 

 

*

 

 

Vers 14 heures, ils aperçurent quelques montgolfières çà et là. Puis une volute entière de couleurs bigarrées se détacha sur l’azur des cieux. Subjuguées, Judy et Kateline se penchèrent sur la vitre.

Le moteur s’éteignit.

Ils mirent pieds à terre devant un grand édifice blanc et entrèrent à l’intérieur, flanqués d’une femme et d’un homme en uniforme bleu marine. Ils émergèrent de l’autre côté du bâtiment et une fine couche de sable ocre se substitua au dallage blanc des grands corridors.

Judy se sentit minuscule face aux montgolfières qui se gonflaient et ronflaient en décollant devant eux. Le Montaport fourmillait et aucuns des employés qui criaient des mots d’ordre, le nez levé, ne leur prêta la moindre attention.

La femme en uniforme se chargea de leurs valises tandis que l’homme les conduisait vers un énorme dirigeable gris. Celui-ci était maintenu par de longs cordages et de gros sacs de sable. Au pied de l’aérostat, on s’activait afin de le faire s’envoler dans la demi-heure.

Judy s’arrêta pour observer la lente ascension d’un long-courrier parmi les nuages. « J’aimerais savoir comment ça fait d’être là-haut. »

La femme en uniforme entra dans le zeppelin et posa les valises sur un charriot. L’homme les guida jusqu’à un guichet où s’entassait un troupeau de parents et leur progéniture.

— Je suppose que vous n’avez pas pris vos billets.

Margarita Yedolson hocha la tête.

— Alors, c’est bien ici que vous devez attendre.

Sur-ce, il s’en alla.

 

 *

 

— Tenez, madame, vos billets.

— Merci, dit Margarita Yedolson en prenant les papiers bleus.

Elle en donna un à Judy, un à Kateline et un à Arsène.

— Voilà vos billets. Vous les montrerez au monsieur en rouge quand il passera, car nous ne fonctionnons pas encore avec les téléphones portables. Dépêchez- vous, allez choisir vos places. Les dirigeables se remplissent vite !

Margarita Yedolson les poussa vers l’entrée. Des banquettes pourpres et rembourrées, de quatre places chacune, s’alignaient l’une derrière l’autre, des deux côtés de l’allée centrale.

— C’est ici que je vous laisse, reprit-elle. Ce dirigeable va directement à Otaïla. Arsène, tu restes avec Judy et Kateline jusqu’à la nomination des Trios, d’accord ? Ensuite, on te conduira aux dortoirs. On s’occupera de toi. Ça va être dur, mais on te ramènera à la maison tous les week-ends.

— Comment ? s’enquit-il d’une voix angoissée.

— Le professeur de ton Trio te guidera au train vert, tu sais, je te l’ai déjà montré.

— Maman, tu m’enverras des lettres, hein ? lui rappela Arsène.

— Mais bien sûre, mon chéri, dit Margarita Yedolson. Tu seras sage et tu écouteras ton professeur.

— Oui, maman.

Margarita Yedolson adressa un sourire à Kateline. Elle ouvrit la bouche pour lui dire quelque chose, mais on ne lui en laissa pas le loisir :

— On y va ? dit Judy, en se balançant de droite à gauche, mal à l’aise.

Kateline lui marcha sur le pied et Margarita Yedolson la foudroya du regard.

— Hum, les dirigeables se remplissent vite…

Elle leva les yeux, timides et hésitants. Arsène semblait sur le point d’éclater de rire. Mais elle avait raison, les banquettes étaient déjà presque toutes occupées. Margarita Yedolson ne répondit pas et se contenta de dire :

— Trouvez une place.

Judy ne se le fit pas dire deux fois.

— Au revoir, tenta-t-elle en se retournant.

Kateline et Arsène l’imitèrent aussitôt. Margarita Yedolson leur fit un signe de la main et les quitta en tripotant l’écharpe autour de son cou. Judy imagina la femme à la voix de velours au bord d’un étang, une cane-à-pêche à la main. Elle sourit en se disant que le mystère des asticots dans le frigidaire des Yedolson serait bientôt résolu.

 

   *    

 

Ils trouvèrent une banquette totalement vide. Kateline s’assit contre la fenêtre et Arsène entre elle et Judy. De ce fait, Judy se trouvait à côté d’un siège inoccupé. Elle priait pour que personne ne s’y installe.

Peine perdue. Presque aussitôt, une fille rousse aux cheveux bouclés qui descendaient en cascade le long de son dos se posa dessus comme une fleur. Elle enleva son manteau en se tortillant. Son parfum vanillé était étourdissant.

— Il fait un peu frisquet, tu ne trouves pas ?

— Heu… bof, ça va… je… ne trouve pas que…

— Je m’appelle Mireille, et toi ? la coupa la rouquine.

— Judy.

Il y eut un petit moment de vide.

— Oh, qu’il est mignon !

— Qui ça ?

— Le petit, là. Tu le connais ?

— Oui. C’est Arsène.

Mireille enchaîna :

— Toi, aussi tu as été prise à Otaïla ! Moi, je maîtrise l’Air et la Télépathie Animale.

Judy la fixa un instant.

Oui, enfin je… C’est…

— Tu maîtrises quoi, au fait ?

— Heu… l’Eau…

— C’est tout ?! s’exclama Mireille, incrédule.

— Je ne sais…

— Tu es une Exception, c’est ça ! Normalement, on maîtrise toujours deux éléments, mais toi ! Je n’avais jamais rencontré d’Exception, avant.

— Oh, super, commenta mollement Judy.

Elle cessa de répondre. Avec des gens comme ça, il valait mieux ne pas trop parler.

— Mon père a déjà rencontré une Exception, mais la personne maîtrisait trois éléments au lieu de deux ! Il m’a raconté qu’elle était très puissante. Il s’appelait Mickaël, en fait, c’était le prince. Tu te rends compte mon père a rencontré le prince avant qu’il ne devienne roi ! Le roi, tu te rends compte, le roi !

— Un roi ? En Océotanie ? Ce n’est pas une dictature, au moins ? se scandalisa Judy.

— Tu es née de la dernière pluie, ou quoi ? La lignée royale, ça ne te dit rien ? Eh non, ce n’est pas une dictature. Ici, on élit le semeur ou la semeuse de paix tous les sept ans. C’est comme un président de la République, mais avec un nom plus joli. Il y a, euh, six ans, les Océotaniens ont voté pour Viviane Dertella, une femme très active pour la préservation de l’environnement et l’égalité détenteur de pouvoirs-profane. L’inégalité dans la prise d’embauche s’est accrue ces dernières années. Tu te renseigneras à la bibliothèque, ça sert à ça. Tu demandes : l’Avènements des trois Nations ou la lignée royale ou un livre sur le gouvernement. Va falloir enrichir ta culture générale, parce que sinon, tu vas rater tous tes examens d’Histoire, ma vielle !

— Oui… J’irai à la…

Judy se sentait submergée. Elle déglutit.

— À la…

— Excusez-moi, l’interrompit une autre voix. J’aimerais simplement voir vos billets.

Un monsieur habillé en rouge s’était arrêté à la hauteur de leur banquette. Judy sortit le ticket de sa poche. Kateline lui montra son billet et celui d’Arsène. Mireille fouilla ses poches et chercha sous son siège, bouscula Judy et enfonça son coude dans son menton. « Ma mâchoire… », grogna intérieurement Judy en fronçant les sourcils.

— Le voilà ! trompéta Mireille en dégageant le billet de sous son postérieur.

Le monsieur se saisit des papiers bleus et les coupa en deux avant de leur les rendre.

— Merci.

Et il poursuivit sa tournée.

— J’ai hâte de savoir dans quel Trio je serai, enfin surtout avec qui ! reprit Mireille, inépuisable.

Judy soupira. Elle savait qu’un Trio à Otaïla était un petit groupe composé d’un professeur et de deux élèves formés par des juges et un moine liseur du passé lors de la première année à l’école. Ils étudiaient ensemble le savoir intérieur jusqu’à la fin de leur apprentissage.

« Un moine liseur du passé ressent l’âme qui réside au fond de nous, il peut lire dans les souvenirs qui hantent nos esprits », avait lu Judy, dans le carnet de notes de Kateline qui traînait souvent, ouvert sur son bureau. La fille blonde écrivait maintenant sur des feuilles blanches, tant le calpin débordait de prises de notes.

À Otaïla, les cours normaux, tel que vingt-six élèves dans une classe, étaient rares. Les élèves choisissaient leur emploi du temps pour le jour ou la semaine. Néanmoins, ils devaient valider des compétences à la fin de chaque mois. La Nouvelle édition des plans d'Otaïla 2001 qu’elle avait d’ailleurs emporté se révélait fort utile.

Un grésillement leur vrilla les tympans. Le haut-parleur s’éveilla avec plusieurs larsens :

— Bienvenus à bord du dirigeable Démétron à destination d’Otaïla. Veuillez bien attacher vos ceintures, nous décollerons dans quelques instants. Excellent voyage à tous !

Mireille émit un petit cri d’excitation et Arsène s’accrocha au bras de Kateline. Mais rien ne se passa. Il n’y eut aucun ébranlement, aucun tremblement, aucune secousse, juste un long glissement vers le haut. Alors, Judy le sut, le zeppelin s’était envolé. Elle coula un regard vers la fenêtre. Le paysage désormais en-dessous d’eux rapetissait. Le grand bâtiment du Montaport devint bientôt plus qu’une petite tache blanche enfouie sous les platanes, et les humains, des points d’encre minuscules sur l’ocre du sol.

Démétron vira vers l’Ouest et ils quittèrent rapidement la nuée de montgolfières.

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sifriane
Posté le 09/01/2021
Coucou Prudence

Bonne année à toi!!
Ah, bientôt enfin l'école...
Encore une fois je pense que tu devrais te relire et voir ce qui est essentiel à l'histoire et enlever le superflu. Je ne vois pas trop l'intérêt du passage sur la pie, tu pourrais le laisser mais en quelques lignes seulement.
Ensuite, si Katelyne est amené à être un personnage récurrent, il serait sans pas mal de l'étoffer un peu.
En ce qui concerne ton interrogation, la discussion entre Mireille et Judy est intéressante puisqu'on y apprend des choses, mais elle mériterait d'être retravaillée. Tu pourrais décrire un peu plus ce qui déroule sous leurs yeux, la vue doit être grandiose...
Voilà, j'espère t'aider un peu
Prudence
Posté le 09/01/2021
Coucou sifriane,
Oui, bonne année ^^

Ton commentaire me fait beaucoup réfléchir. Le passage avec la pie m'a toujours beaucoup interrogé. L'enlever, le laisser... que faire ? J'avais décidé de le développer, peut-être une mauvaise idée, en fin de compte... donc je comprends le fait qu'il ne soit pas forcément très essentiel. A voir...
Pour Kateline, j'espère qu'elle s'étoffera par la suite. Sinon, eh bien, j'ai du pain sur la planche, comme on dit XD.
La vue doit être grandiose, c'est vrai, mais je ne sais pas comment m'y prendre pour faire ressentir au lecture cette impression de "grandiosité".
J'espère que la suite te plaira malgré le travail qu'il reste à produire... A vrai dire, je retravaille mes textes un peu à l'aveugle, car peu de personnes peuvent me faire des retours. Donc le résultat n'est pas toujours très qualitatif :-P
sifriane
Posté le 09/01/2021
Je te comprends, je me sens un peu seule aussi. Moi pour tenter de m'améliorer je lis beaucoup, et commenter ça aide aussi. Si tu veux qu'on échange en MP, n'hésites pas
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