4. Les Branns dansaient

 

Chapitre 4 - Les Branns dansaient

 

L'après-midi fut long et laborieux. Les nouveaux arrivants ne cessaient d'affluer, et il fallut dresser des dizaines de tentes pour les accueillir tous, certaines d'une hauteur et d'une longueur impressionnantes. Des planches de bois étaient fixées au sol les unes après les autres, formant des passerelles, mais les travailleurs se voyaient sans cesse interrompus par le va-et-vient des Rassemblés qui s'installaient, saluaient, venaient prêter main-forte puis repartaient en sens inverse. L'ambiance était joyeuse, même si le travail progressait lentement.

L'aménagement du campement était loin d'être fini quand le soleil disparut à l'horizon, mais la température chuta brusquement, si bien qu'il fallut se résoudre à remettre la suite au lendemain. On alluma les torches et les feux de camp secondaires, on revêtit des habits de fourrure, on organisa les tours de garde.

Les jeunes enfants jouaient autour de l'immense tas de bois auquel on mettrait bientôt feu. Situé face à l'auberge, au milieu d'une large trouée entre les tentes pour prévenir les risques d'incendie, le grand Brasier brûlerait jour et nuit tout l'hiver durant. Dans leurs jeux, les petits appelaient les Branns et les Lytts, mimaient les gestes des shamans ou entonnaient leurs mélopées d'une voix de fausset. Personne n'avait le cœur de leur rappeler que le corps de Valle des Belt reposait à quelques mètres seulement, enfoui sous les branchages.

Endrin avait revêtu son tablier pour travailler en cuisine. Les manches relevées, elle pétrissait vigoureusement de la pâte à pain, portion par portion, au fur et à mesure que Frigg Maam la préparait sur la table d'à côté. Des dizaines de saladiers remplis de pâte au repos s'empilaient sur les étagères ; on cuirait le tout ce soir autour du grand feu, chacun son morceau. Andrev et les jumeaux Skoll étaient aux écuries, où les nouveaux arrivants avaient comblé les stalles vides et les perchoirs. Le travail ne manquait pas dans le bâtiment surpeuplé. Où que se pose le regard, ce n'étaient que fourrures, crins, plumages ébouriffés ; l'espace résonnait de cris perçants et de hennissements.

En fin d'après-midi, l'obscurité s'étendit tout à fait et l'impatience atteignit son summum. La salle principale avait pris, plus que jamais, une allure de fourmilière. Des chaînes se formaient pour transporter des bancs et des chaises dehors, autour du tas de bois. Sur les tables, qu'on avait traînées au plus près des cuisines, s'amoncelaient des paniers de victuailles et de grands plats fumants qu'on porterait dehors au moment du repas, sans oublier les saladiers remplis de boules de pâte à pain.

Libérée de son tablier, Endrin rejoignit les groupes qui se formaient devant l'auberge, en prenant tout d'abord le temps de s'envelopper dans ses fourrures et d'enfiler une parka supplémentaire. Dehors, les Rassemblés bravaient le froid, se regroupant autour des torches qui diffusaient une faible chaleur ; l'atmosphère réjouie faisait le reste. Endrin fut immédiatement saluée par des membres du clan Vrak, arrivés dans l'après-midi. Elle donna l'accolade à Skadi et Heimdall des Vrak, sœur et frère de la même génération qu'elle, et serra la main tremblante de leur grand-père Balder. Ses yeux pâles, autrefois aussi perçants que ceux de ses petits-enfants, s'étaient voilés au cours des dernières années.

-       Tu as bien grandi, Endrin, lui dit-il de sa voix enrouée, avec un sourire qui accentuait les rides de son visage.

-       Comment tu pourrais le savoir, Granppa ? fit Heimdall.

-       Pas besoin de mes yeux pour voir ça, répliqua le vieux Balder sans se départir de son sourire, avant de rejoindre le banc où étaient assis les anciens.

À peine s'était-il éloigné que Skadi donna une tape sur le crâne de son frère.

-       Hé ! protesta-t-il.

-       Le tact, ça te dit quelque chose ? Lytts ! T'es obligé d'être bête en plus d'être petit ?

Heimdall se recroquevilla en bougonnant, massant ses cheveux bouclés à l'endroit où sa sœur aînée l'avait frappé. Il avait une allure de hérisson, toujours boudeur et grognon. Skadi, elle, avait les sourcils constamment haussés dans une expression moqueuse, et un éclat ironique luisait bien souvent au fond de ses yeux bleus. Endrin réprima un sourire. Les années passaient, mais aucun d'entre eux ne changeait vraiment - c'était rassurant. Ils furent bientôt rejoints par Ull, Frey et Andrev et s'installèrent tous ensemble face au tas de bois.

Sonja des Wa et les autres shamans procédaient aux dernières vérifications. Très vite, ils firent signe à Azar de sonner la cloche pour rameuter ceux qui n'étaient pas encore là. Endrin regardait les gens passer ; ils étaient nombreux, peut-être quatre centaines en tout, et elle pouvait presque tous les nommer. Non pas qu'elle soit liée avec chacun d'eux personnellement, mais Azar avait toujours mis un point d'honneur à lui faire mémoriser les noms de tout le monde. Il n'était pas aubergiste pour rien.

Les Rassemblés prirent place autour du futur feu, sans s'asseoir encore, chacun profitant de la chaleur des autres. L'enthousiasme se calma quelque peu lorsque le clan Belt rejoignit gravement l'assemblée. Les discussions continuèrent, les rires résonnaient toujours ; mais au passage des Belt, on prenait soin de diriger ces rires vers eux, de leur signifier par le regard qu'il était toujours possible de connaître des moments de gaieté. On serrait leurs mains, on les enlaçait parfois. Azar leur avait ménagé de bonnes places.

Enfin, la cérémonie commença. Les shamans firent cercle autour du tas de bois, face à la foule, les yeux fermés. Ils étaient une douzaine, serrant dans leurs mains des flambeaux ou des fioles d'huile, leurs visages empreints de la gravité spirituelle dans laquelle ils se plongeaient pour officier. La foule se tut, chacun s'imprégna de leur concentration, chacun se laissa conduire.

Les shamans invoquèrent les souvenirs de l'année. Les premières pousses du printemps ; la chaleur toute relative de l'été, les bancs de poissons et les apparitions des baleines au cours des mois les plus chauds ; l'inéluctabilité de l'automne, la forêt qui semblait soudain prendre feu dans un tourbillon orangé. Puis les souvenirs des années précédentes. Les retrouvailles, les naissances, les départs, tous les Brasiers allumés à cette même place.

Et pour les plus vieux, les souvenirs des hivers lointains remontaient aussi à la surface, les souvenirs de quand l'auberge n'existait pas encore, quand les Nordiques vivaient éparpillés dans les collines et sur les côtes des fjords. L'hécatombe, chaque hiver. Les feux qui ne s'allumaient plus. L'agressivité des esprits, l'incompréhension, l'accablement. Le gel, partout ; la neige dans les cheveux et sous les vêtements ; le froid incessant, qui se glissait entre les couvertures, par la moindre fissure dans le tissu des tentes, qui s'infiltrait pour donner la mort. Oh, les anciens se souvenaient. Les anciens connaissaient la valeur du Rassemblement d'hiver.

Les shamans se mirent à marcher silencieusement autour du tas de bois, en file. Certains murmuraient, chantonnaient à voix basse, d'autres gardaient les lèvres closes et n'appelaient que par l'esprit. Sonja des Wa agitait un sistre, instrument constitué de rondelles métalliques qui, en s'entrechoquant, produisaient un carillon sec et rythmé. Elle portait le plus haut flambeau de son autre main ; c'était elle qui avait été désignée pour donner le départ du Brasier.

Brusquement, les shamans cessèrent de tourner. Ils firent à nouveau face à l'assemblée et se mirent à parler d'une même voix, leurs esprits accordés, tissés les uns aux autres.

-       Le Brasier brûlera tout l'hiver, comme il a brûlé toute l'année chez chacun de vous, comme il brûlera encore pour les décennies à venir.

-       Il brûlera ! répondit la foule.

Les shamans jetèrent d'un même mouvement leurs herbes, huiles et diverses amulettes dans le bois. Sonja leva haut sa torche.

-       Puisse le Brasier devenir la demeure des Branns pendant ces mois de gel. Soyons leurs hôtes, ils seront nos protecteurs. Puissent les Lytts établir leur foyer là où brûlent les torches, les feux de camp et les lanternes, là où éclatent les rires. Donnons-leur notre chaleur, ils nous donneront leur lumière.

-       Venez à nous, esprits !

Les enfants répétaient « Venez, venez ! » dans un murmure surexcité. Tous les shamans, Sonja exceptée, se mirent à frapper dans leurs mains. Le rythme était erratique, mais tous le suivaient avec une précision d'horloge. C'était le moment où la foule devait s'efforcer de rallier les esprits des shamans. Ceux qui parvenaient à se joindre au lien suivaient le rythme en tapant, les autres poussaient des exclamations, renouvelaient leurs appels.

-       Esprits, lancèrent les shamans, dansez dans nos flammes, fendez les forêts jusqu'à nous, dissipez la neige et la glace. Rappelez-vous vos périples, rappelez-vous notre accueil ; souvenez-vous des Brasiers antérieurs.

-       Venez à nous, souvenez-vous ! scanda la foule.

Puis les voix se calmèrent, le rythme s'affaiblit, sans cesser. La cérémonie prenait un autre tour ; il était temps de dire adieu à Valle.

-       Vous avez tué Valle des Belt, ne refusez pas à son corps le grand voyage vers les contrées où elle continuera. Guidez-la, esprits, et commençons l'hiver par ce premier pacte. Que chacun lui fasse ses adieux.

Endrin tapait dans ses mains, les yeux grands ouverts, noisette et nuit. Les autres autour avaient les paupières closes.

Tous pensèrent à Valle. Les moments où elle les avait fait rire ou pleurer, ceux où elle s'était montrée égoïste, ceux où sa présence avait été indispensable ; tous les moments. Tous les souvenirs. Valle tout entière : son efficacité, sa rapidité constante ; les plis de son visage quand elle réfléchissait ; sa colère quand elle estimait que les traditions n'étaient pas respectées ; sa joie, l'hiver où elle était devenue shaman pour de bon.

Dans les rangs du clan Belt, Garig laissait couler ses larmes.

-       Emportez-la, insistèrent les Rassemblés.

Sonja abaissa lentement son flambeau vers le bois. Les branchettes couvertes d'huile s'embrasèrent immédiatement. Elle en alluma plusieurs foyers et recula d'un pas.

-       Esprits, dansez dans nos flammes ! crièrent les shamans et la foule à l'unisson, alors que Sonja lançait sa torche droit dans les branchages et que les autres shamans allumaient d'autres foyers, tout autour du tas de bois.

Ensuite, ils reculèrent, rejoignant la foule silencieuse. Pendant un moment, on n'entendit plus que le ronflement des bûches qui s'enflammaient, les premiers craquements, le crépitement des herbes aromatiques qui flambaient en un clin d'œil. L'assemblée observait les flammes naissantes dans une attente anxieuse.

Les shamans avaient fermé les yeux pour mieux percevoir. Le temps semblait suspendu. Et puis quelque chose de ténu passa dans l'air. Un rien ; un vent léger, un courant d'air, une impression. Endrin fut parcourue d'un grand frisson, Andrev aussi, puis Skadi et les autres, et Sonja, tous les shamans, enfin l'assemblée tout entière.

-       Ils sont là, murmura Sonja.

Le feu redoubla soudain d'intensité. Des colonnes de fumée s'échappèrent vers les étoiles, des odeurs et des sons inattendus envahirent l'air. Quelque chose vibrait au cœur du Brasier.

-       Ils sont là ! cria-t-on comme en écho.

Le feu s'animait, prenait vie sous l'impulsion des êtres qui bondissaient entre les bûches et les branches, aspirant les offrandes, jouant avec les statuettes de bois. On s'écarta encore de quelques mètres ; des étincelles surgissaient du Brasier, décrivaient de larges courbes dans les airs, fendant parfois la foule à toute vitesse avant de regagner les flammes.

Soudain, une lumière vive monta depuis le cœur du foyer, une lumière étrange, familière ; elle grimpait lentement vers le haut du tas, accompagnée par les craquements du bois. Les Rassemblés se turent et attendirent en silence. Et puis, quand la lumière s'extirpa finalement des branchages pour se fondre dans la nuit, pour monter plus haut scintiller parmi les étoiles, on se mit à rire et à crier dans l'assemblée. Les Branns avaient accepté le pacte. Ils habiteraient le Brasier tout l'hiver.

 

*

 

Tout le monde s'était assis autour du feu, sur des chaises, des bancs, des tabourets de fortune ou des pierres qu'on avait fait rouler à travers la clairière. Endrin avait fixé son morceau de pâte à pain au bout d'un bâton qu'elle tendait vers le feu. Une forêt de tiges semblables se déployait tout autour du Brasier ; on se régalerait bientôt du premier pain d'hiver. Les conversations allaient bon train autour d'elle, mais elle se contentait d'écouter sans parler. Son pain cuisait avec une lenteur inhabituelle.

-       Tu l'approches pas assez du feu, il cuira jamais, lui dit Frey.

-       Et toi, tu l'approches trop, lança Skadi des Vrak. Il noircit.

-       Je sais ce que je fais, répliqua Frey d'un ton suffisant. Pas la peine de me prendre de haut simplement parce que t'as réussi à suivre le rythme des shamans...

Skadi sourit fièrement et ses yeux bleus étincelèrent.

-       Ce n'était pas si difficile, finalement.

-       Tu parles, marmonna Heimdall des Vrak.

-       Ouais, bon, fit Frey en reniflant. C'est pas extraordinaire non plus, hein ; les deux là, ils y arrivent depuis quoi, dix hivers ? quinze ?

Il désignait Endrin, qui ne réagit pas, et Andrev, qui émit un vague sourire embarrassé.

-       Forcément, si tu me compares à eux, fit Skadi en roulant des yeux. Pour Andrev, c'est facile. J'ai entendu Sonja parler de lui à Granppa, tout à l'heure. Elle disait qu'il a la sensibilité qu'il faut, qu'il l'a toujours eue.

-       C'est vrai qu'elle t'apprend déjà à tisser des sorts, Andrev ? demanda Heimdall d'un ton respectueux.

Andrev s'enfouit un peu plus dans son écharpe, mais les autres attendaient qu'il réponde.

-       C'est vrai, admit-il. Mais elle exagère. Tous les parents exagèrent quand ils parlent de leurs enfants.

-       Oh, ça dépend, fit Heimdall, grincheux. Granppa encense toujours les autres, mais on est des bons à rien à ses yeux. J'ai pêché une énorme morue, cet été, et c'était pas facile parce qu'il y avait des Skums en pleine chasse tout autour. Eh ben, Granppa a eu à peine un mot de remerciement quand je lui ai apporté le poisson.

-       Lytts, Heimdall, c'est normal, ça, répliqua Skadi d'un air exaspéré.

-       C'est vrai, personne ne devrait pêcher quand il y a des Skums dans le coin, ajouta Ull en sourcillant. C'est beaucoup trop dangereux.

-       Pas tant que ça, dit Frey en tirant un coup sur les nattes de sa sœur. En général, elles sont plus intéressées par le poisson que par nous.

Avec un grognement, Ull repoussa Frey et remit de l'ordre dans ses cheveux blonds, empêtrés autour de ses grandes boucles d'oreille en losange.

-       Arrête, c'est sérieux, riposta-t-elle. Elles attaquent souvent les pêcheurs.

-       Suffit de faire attention. D'être toujours sur ses gardes, prêt à réagir, à combattre ou à fuir, s'il le faut, énonça Frey d'un ton grave.

-       Hé, ton pain brûle, lança négligemment Skadi.

Frey se leva précipitamment pour éteindre son pain presque calciné.

-       Branns, jura-t-il en soufflant dessus.

-       T'en fais pas, dit Heimdall en se retenant de rire, l'intérieur sera peut-être bon.

-       Y'a plus rien à en tirer. C'est du charbon, diagnostiqua Skadi d'un air faussement désolé. C'est mauvais signe pour ton année, Frey. Si tu ne le manges pas, tu risques gros avec les esprits.

-       C'est n'importe quoi...

-       Si, si, approuva Ull avec un grand sourire. Je crois bien qu'elle a raison.

Frey se tourna vers Andrev, puis vers Endrin, assis chacun à une extrémité du banc.

-       Dites, c'est vrai, ça ? Je suis obligé de le manger ?

Andrev le regarda sans répondre, un léger sourire aux lèvres, mais Endrin ne tourna même pas la tête.

-       Endrin ? insista Frey.

-       Je ne sais pas.

-       Qu'est-ce qu'il y a ? interrogea Ull en plissant le front.

Endrin avait l'air contrariée.

-       Mon pain ne cuit pas, dit-elle.

-       Et le mien s'est transformé en charbon ! s'écria Frey. Andrev, dis-moi que je ne dois pas manger ça !

Pendant que Skadi expliquait malicieusement à Frey que les Branns seraient terriblement vexés s'il dédaignait le pain qu'ils avaient cuit, Endrin se leva et s'approcha du Brasier. Malgré la proximité des flammes, la chaleur n'était pas désagréable. Les esprits la maintenaient à un niveau raisonnable ; ils étaient coopératifs. Mais pas suffisamment pour accepter de cuire son pain. Qu'est-ce que ça voulait dire ? D'un mouvement sec, elle enfonça le bout de son bâton entre les branches enflammées.

-       Qu'est-ce que tu fais ? Tu aimes le charbon, toi aussi ? demanda Skadi.

Ils rirent. Mais Endrin était concentrée, le bâton toujours fourré dans les flammes, immobile. Les autres la regardaient. Ils ne riaient plus.

-       Endrin, laisse tomber, dit nerveusement Ull. C'est pas grave, c'est qu'un morceau de pain. C'était pour rire, ces histoires de présages, pas vrai ?

-       Je sais que c'était pour rire, répondit-elle calmement.

Elle tourna la tête vers eux, sans ôter son bâton des flammes.

-       Mais il y a un peu de vrai là-dedans. Andrev expliquera ça mieux que moi.

Le nomade ouvrit la bouche pour répondre puis la referma, fronça les sourcils, baissa les yeux.

-       Je ne sais pas trop.

Les autres attendaient.

-       Le premier pain de l'hiver, c'est une coutume assez ancienne. On la pratiquait bien avant que les Rassemblements à l'auberge ne deviennent une habitude. Premier jour de neige, premier pain de l'hiver... (Il haussa légèrement les épaules) C'est un peu comme les présages dans les nuages, au printemps. Ou les dessins des feuilles en automne.

-       Donc ça ne vaut pas grand-chose, insista Heimdall en regardant Endrin.

Andrev avait l'air d'hésiter.

-       Non, dit-il finalement. Peut-être que ça ne vaut pas grand-chose.

-       De toute façon, reprit Frey d'un ton léger, un pain qui ne cuit pas, c'est rien ! Le mien a carrément brûlé. Je suis sans doute encore moins bien loti que toi.

Endrin regardait Andrev, noisette et écorce, mais il gardait les yeux fixés à terre. Ull s'impatientait.

-       Ça veut dire quoi, au final ? Skums, les gars, expliquez-nous !

Endrin extirpa son morceau de pain du brasier. La pâte était toujours quasiment crue, à peine dorée par endroits.

-       Quand le premier pain de l'hiver ne cuit pas, dit Endrin, ça veut dire que les Branns n'y déversent pas leur chaleur. Ils passent à côté du pain sans le cuire.

Elle contempla la boule de pâte fichée au bout de la tige.

-       Ils ne seront pas avec moi cet hiver. Quelque chose d'inhabituel va arriver, et ils n'y pourront rien...

Endrin remarqua les visages inquiets de ses amis et se redressa soudain.

-       Mais il n'y a rien de certain, ajouta-t-elle en se forçant à sourire. Et puis... Et puis la pâte crue, c'est plutôt bon, en fait.

Et elle en prit une bouchée. Les autres rirent, vaguement rassérénés, mais Andrev garda l'air grave. Endrin soutint son regard.

-       Quelque chose d'inhabituel ? répéta-t-il.

-       Inhabituel, ça ne veut pas forcément dire négatif, fit remarquer Ull qui les observait tour à tour, un peu soucieuse.

-       Non, pas forcément, dit Endrin à mi-voix. Et c'était juste une supposition, de toute façon.

Andrev hocha la tête, l'expression indéchiffrable. Endrin prit une deuxième bouchée de pâte à pain. Le Brasier faisait jouer des reflets dans ses cheveux cuivrés.

-       Bon, tout ça est rassurant, lança Frey. Maintenant, j'aimerais bien qu'on m'explique ce que ça signifie d'avoir un pain cramé.

-       Ça signifie que si tu continues d'insister, la prochaine balafre que tu te ramasseras ne sera pas un accident, répliqua Skadi d'un ton excédé.

 

*

 

Les shamans avaient sorti leurs tambours, le père Maam sa flûte, et quelques membres du clan Münz s'étaient munis de leurs luths, leurs vièles, leurs kanteles et leurs jouhikkos, le tout constituant un véritable petit orchestre. Azar s'était éclipsé le temps d'aller chercher l'un des instruments qu'il conservait précieusement dans un placard de sa chambre. C'était un oud, dont la forme biscornue avait toujours plu à Endrin. À ce que disait l'aubergiste, c'était le seul objet qu'il avait tenu à emporter avec lui en quittant le Sud.

Le Brasier brûlait avec enthousiasme et les musiciens s'installaient. Un groupe de commis repoussèrent les bancs et les chaises, bientôt secondés par la plupart des Rassemblés. Les danses autour du feu allaient commencer. Le clan Belt se retira discrètement avant le début des festivités.

-       Qu'est-ce qu'on a à craindre, ce coup-ci ? demanda Frey, affalé sur une chaise. Quels mauvais présages nous attendent si on fait un faux pas pendant la danse ?

-       Rien du tout, répliqua Andrev. Les danses ne sont pas une coutume ancestrale. C'est Azar qui a lancé le mouvement, avant qu'on naisse tous, quand nos parents participaient aux premiers Rassemblements. Les Sudistes aiment la musique, il paraît.

-       Ah oui... Pappa et Mom adoraient ça, glissa Skadi à Heimdall. Granppa dit que c'est grâce à ça qu'ils sont devenus amis avec Azar.

-       Je sais, il me l'a raconté aussi, répondit son frère en détournant ses yeux bleus vers le Brasier.

Leurs parents étaient morts quand ils étaient tout petits, tués par des esprits au cours d'un trajet en forêt qui avait mal tourné. Skadi en avait quelques souvenirs, et il avait fallu beaucoup de temps avant qu'elle accepte de prendre part aux cérémonies qui invoquaient les esprits.

Frey regardait du côté des musiciens en frottant la cicatrice de son menton d'un air songeur. Ils s'accordaient. Les premières notes retentirent.

-       Skadi, lança-t-il soudain, tu danses avec moi.

Skadi haussa les sourcils encore plus haut que d'ordinaire.

-       C'est marrant, ton invitation sonne comme un ordre.

-       C'est parce que c'est évident, réfléchis. J'ai pas le choix, je vais pas danser avec ma sœur.

-       Et Endrin ?

Frey haussa les épaules et montra Endrin qui secouait la tête.

-       Je ne préfère pas, s'excusa-t-elle. Pas maintenant.

-       Voilà, je le savais, fit Frey.

-       Bon, soupira Skadi en passant la main dans ses longs cheveux bruns d'un air affligé. C'est d'accord, alors. Mais si tu me marches sur les pieds, Frey...

Ils s'éloignèrent, suivis par les sourires de leurs amis - personne n'était dupe.

-       Moi, je reste là, marmonna Heimdall peu après.

-       Ah non, objecta Ull en se redressant. Toi, tu danses avec moi.

-       Mais tu es plus grande que moi !

-       Justement. Je préfère quand c'est moi qui mène la danse. Au moins la première, allez !

Les instruments se turent tandis que Heimdall bougonnait. Les Rassemblés qui patientaient sur le bord de la piste poussèrent des exclamations enthousiastes. Puis une note monta de la flûte du père Maam, signant le départ des danses d'hiver. Doucement, chaque instrument se mêla à la mélodie, en un crescendo qui s'enrichissait de mille nuances au fil du tempo. Les couples s'assemblèrent, les enfants joignirent leurs mains pour former la ronde ; la musique s'intensifia. Frey et Skadi prirent place parmi les danseurs, bientôt rejoints par Ull qui traînait Heimdall derrière elle.

Les couples se tenaient par les épaules et la taille, se lâchaient, se rattrapaient, tournoyaient. Les enfants tournicotaient entre les jambes des danseurs. Le crépitement du feu s'accentuait, plus joyeux que tout à l'heure, comme s'il s'efforçait d'accompagner la mélodie.

-       À ce qu'on dit, les Branns aussi aiment la musique, lança quelqu'un derrière Andrev et Endrin.

Ils se retournèrent d'un même mouvement. Un rang plus loin, mal éclairé, un homme les regardait, assis sur une des pierres qu'on avait fait rouler jusqu'au Brasier. Il fumait une pipe de bois.

-       J'vous ai entendus en parler, tout à l'heure, poursuivit-il. Des Branns. De leurs présages.

Il expira, toussa un nuage de fumée, reprit une bouffée.

-       C'est marrant comme on interprète tout et n'importe quoi chez vous. Vous voyez des signes partout et vous venez coller dessus des espèces de prédictions... Ça vous fatigue pas, à force ?

Il souffla à nouveau. Endrin le détaillait silencieusement. Il maîtrisait bien la langue nordiste, mais parlait en mâchant ses mots, avec un accent différent de celui d'Azar. Ses vêtements semblaient chauds, solides et épais, bien que rapiécés en plusieurs endroits ; une petite queue-de-cheval retenait ses cheveux châtains et un peu gras. Ses yeux étaient d'une couleur singulière, un brun très clair, presque jaune, et son regard avait quelque chose de l'oiseau de proie, attentif, scrutateur, vaguement méditatif.

-       Vous ne pouvez sans doute pas comprendre, dit Andrev qui l'examinait aussi. Vous n'êtes pas un shaman, et vous n'êtes pas d'ici.

-       C'est vrai, reconnut l'homme en souriant, sans cesser de fumer. Mais ça fait pas de moi un imbécile pour autant.

Un moment de silence se passa avant qu'Andrev ne demande d'un air méfiant :

-       Qui êtes-vous ?

-       Demande donc à la demoiselle. Ça m'étonnerait qu'un malin comme Azar laisse sa p'tiote dans l'ignorance. Ma main aux Branns qu'elle connaît tous les traîne-savates qu'ont jamais mis un orteil à l'auberge.

Endrin garda le silence, soutenant son regard. L'homme rit et toussa à nouveau.

-       Pas bavarde, hein ? Dommage. - J'suis pas d'ici, gamin, comme t'as deviné.

Andrev fronça les sourcils, attendant la suite.

-       Vous venez du Sud, avança Endrin sans crier gare.

-       Ouep, confirma l'homme en souriant. Tu vois quand tu veux. Mais j'viens pas du même Sud que notre Azar. Mon Sud à moi, il est un peu plus à l'Est.

Voyant que les Nordiques le dévisageaient toujours avec attention, son sourire s'élargit et il souffla un panache de fumée.

-       Dans les montagnes, précisa-t-il d'un air satisfait.

-       Qu'est-ce que vous faites ici, alors ? demanda Endrin.

-       Dans mon métier, on se balade pas mal, petite. J'suis mercenaire - on peut avoir besoin de moi n'importe où, alors j'vais n'importe où.

Elle ne répondit pas, ne détourna pas non plus les yeux. À quelques pas derrière elle, des traînées lumineuses jaillissaient du brasier. Les étincelles se faufilaient dans la foule, s'infiltraient entre les danseurs, jusqu'aux bords de la piste, faisaient le tour du feu et y replongeaient à toute vitesse. Les musiciens les avaient vues aussi ; ils redoublèrent de ferveur, suivant le rythme effréné de leurs trajectoires. Les Branns dansaient.

-       Et qui sait, peut-être qu'on aura besoin de moi par ici, un de ces quatre, reprit l'homme. Ou peut-être pas. Vous en savez rien, j'en sais pas grand-chose non plus. Et c'est pas vos présages qui vont vous l'apprendre. Plutôt que de vous creuser le ciboulot à propos de ce qui va se passer, vous feriez mieux de regarder ce qui se passe maintenant. Comme les enfants que vous êtes.

Il y eut un court silence. Endrin fronça les sourcils.

-       Où est-ce que vous voulez en venir ?

-       Cherche pas à comprendre, gamine, te casse donc pas la tête ! Les Branns se tourmentent pas pour un pain mal cuit, eux, ils dansent.

Il prit une dernière bouffée, vida les cendres de sa pipe par terre, la rangea dans sa poche et se leva.

-       J'vous laisse. Profitez bien de votre soirée, et gambergez pas trop...

Il eut un sourire qui fit briller ses yeux d'oiseau de proie, puis se dirigea vers sa tente, se dissolvant dans l'ombre du campement au bout de quelques pas. Endrin et Andrev se retournèrent lentement vers les danseurs. Frey et Skadi passèrent devant eux en virevoltant.

-       C'était qui ? demanda Andrev en les suivant des yeux. Tu le connais ?

-       Gil Nilssen. Un mercenaire, comme il a dit. Ce n'est pas la première fois qu'il vient au Rassemblement, mais on ne sait pas grand-chose de lui.

-       Tu connais vraiment tout le monde...

Endrin haussa les épaules.

-       C'est Azar qui y tient. Ça peut être utile.

Elle se retourna pour scruter le campement. Rien ne bougeait.

-       Il était étrange, en tout cas, murmura-t-elle.

-       Il avait peut-être forcé sur la bière.

-       C'est possible.

Andrev se pencha pour mieux voir le visage d'Endrin. Elle avait le front plissé, les lèvres un peu serrées. Pendant un moment, il n'osa rien dire, et ils écoutèrent en silence la musique qui ralentissait, jusqu'à la fin du morceau. Les danseurs se lâchèrent pour applaudir, et Andrev aperçut Skadi en train d'inviter Frey, à son tour, pour la danse suivante.

-       Endrin, dit alors Andrev.

Elle leva les yeux vers lui. Noisette et miel.

-       ... Tu es soucieuse ? demanda-t-il.

Ce n'était pas vraiment une question. Elle se redressa un peu, haussa les épaules.

-       Tu sais, lui glissa-t-il, ton pain, ce n'était pas... Je veux dire, tu peux l'interpréter de plein de manières différentes.

-       Je sais, répliqua-t-elle.

Elle plissa les lèvres.

-       Mais c'est cette interprétation-là qui m'est venue. Pas une autre.

La musique reprit, moins effrénée qu'au premier morceau. Les danses étaient plus lentes, les pas plus mesurés. Les étincelles que les Branns faisaient jaillir du Brasier avaient pris une allure paresseuse et ondulaient mollement entre les danseurs.

-       Cet hiver commence bizarrement, marmonna Endrin en les regardant.

-       Comment ça ? Qu'est-ce qui t'inquiète, exactement ?

Elle secoua la tête sans répondre, et ils continuèrent d'observer les danseurs en silence, jusqu'à ce qu'Andrev se décide à dire :

-       C'était un peu de ça que parlait Nilssen.

-       De quoi ?

-       Du fait qu'on s'inquiète peut-être trop.

-       Ce n'est pas comme si je pouvais m'interdire de réfléchir, fit remarquer Endrin d'un air un peu agacé.

-       Non, mais tu peux... remettre tes questions à plus tard. Parce que c'est la fête, et - regarde, les Branns dansent.

Il parlait bas, en se cachant dans son écharpe. Endrin suivit son regard vers le Brasier. Les enfants avaient formé une ronde autour du feu. Les flammes oscillaient, joyeuses, tranquilles ; les Branns dansaient avec les hommes, au rythme profond, calme, des battements du tambour. Comme les battements d'un cœur apaisé. Quand la musique ralentit puis s'arrêta, Endrin eut l'impression de sortir d'une longue léthargie.

Elle jeta un coup d'œil vers l'estrade. Azar parlait aux autres musiciens avec de grands gestes - de toute évidence, ils s'apprêtaient à attaquer un morceau bien plus rapide. À côté d'elle, Andrev se leva.

-       Tu viens ?

-       Où ça ?

-       Danser. Avec les autres, précisa-t-il.

Endrin balaya la foule du regard. Tout le monde s'était immobilisé, attendant la reprise de la musique - sauf Baïr et Sonja des Wa, qui tournaient lentement, l'un dans les bras de l'autre, alors que les autres shamans se reposaient. Frey et Skadi semblaient se chamailler, mais leurs mains étaient toujours jointes. Non loin, Frigg Maam et Piotr des Venn se dévoraient des yeux.

-       Ça te ferait du bien, Endrin, souffla Andrev. Mais je ne... Enfin, ne te force pas.

Elle resta immobile, indécise, pendant quelques instants. Jusqu'à ce qu'une étincelle, issue du Brasier, tournoie lentement jusqu'à elle et vienne se perdre dans ses cheveux. Alors, un frisson la parcourut et elle se leva avant même de l'avoir décidé.

 

La musique reprit, enjouée, vite endiablée, et Endrin parvint à laisser ses questions derrière elle en rejoignant la ronde qui se formait. Riant et chantant, les Nordiques tournèrent longtemps autour du Brasier qui feulait, crépitait, rougeoyait, et Endrin se sentit vite réchauffée.

 

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Louison-
Posté le 09/04/2021
Coucou !
Me voici :) Alors déjà je voulais m'excuser de mon petit temps d'arrêt, j'avais commencé beaucoup trop de lectures dans ma PAL et je m'en sortais plus haha, mais maintenant que j'ai pu lire certaines personnes, je vais mettre la focale sur ton texte notamment !
Et donc: je voulais saluer ton incroyable faculté à créer des ambiances denses et épaisses. Ta plume que j'apprécie beaucoup nous donne à lire de superbes descriptions sans en faire trop, et tout de suite on se sent voyager sous elle. On oublie tout et on entre dans ton monde riche et foisonnant ! Et ainsi j'aime beaucoup cette atmosphère chamanique, qui provoque autant l'émerveillement que la crainte. Avec la mort de Valle et l'inquiétude d'Endrin au sujet de son pain, on pressent bien les forces obscures et ça nous enjoint à continuer et à en découvrir davantage !
Concernant les personnages: j'ai particulièrement aimé ce chapitre, où j'avais l'impression de faire partie de la petite bande autour du feu :) et j'aime être perdue dans la multitude de personnages, et si je n'arrive pas encore exactement à cerner les uns et les autres, je ne vois pas ça comme une chose négative. Justement j'aime j'aime quand j'ai l'impression de débarquer au milieu d'une grande communauté ! ça me donne envie de découvrir tous ces petits êtres qui me sont encore inconnus ^^ (et je voulais noter aussi le choix des prénoms, je les trouve tous plus superbes les uns par rapport aux autres haha, et ça participe clairement à l'immersion :))
Les dialogues coulent fluidement, aussi, et ça c'est chouette puisqu'on a affaire autant à des belles descriptions qu'à des moments plus "légers" où on parle d'un pain qui crame ou ne crame pas x)
Voili voilou, pas grand-chose à y redire !
Juste minime réflexion que je me suis faite : parfois je trouve que des adverbes en -ment sont trop proches l'un de l'autre et que ça alourdit un tantinet le style, comme "pendant que Skadi expliquait malicieusement à Frey que les Branns seraient terriblement vexés s'il dédaignait le pain qu'ils avaient cuit".
Mais c'est un détail, cette histoire d'adverbe ^^ juste une fois qu'on m'avait fait la remarque que les adverbes en -ment étaient, de manière générale, inélégants, alors si je pense que c'est faux et qu'il ne faut pas les supprimer, je suis d'accord sur le fait que trop en mettre de façon rapprochée alourdit le texte :) ou peut-être que ce n'est que mon goût personnel !
Je me réjouis de découvrir la suite et de me laisser porter par ton histoire dont on sent qu'elle est dense et travaillée ! <3
A tout bientôt !
EryBlack
Posté le 09/04/2021
Salut ! Ne t'excuse surtout pas : figure-toi que je viens de répondre à des commentaires qui datent de plusieurs mois, donc vraiment, je n'ai rien à reprocher à aucun lecteur ^^' sans compter que c'est plutôt chouette que tu aies pu explorer plein de textes différents de PA !
Tes compliments me vont droit au coeur, merci beaucoup <3 Et c'est chouette d'avoir tes ressentis tout neufs ! L'histoire date de 2014, cette version de 2018... C'est toujours drôle d'avoir des lecteurs qui découvrent, du coup ^^
Et j'avoue que je suis soulagée de lire ton avis sur la multitude de personnages, c'est un peu ce que je cherchais à créer. J'aime bien ça aussi dans les romans ! Ce que je n'aime pas, c'est quand il y a plein de persos qui semblent importants et qu'on n'arrive pas à distinguer, mais là, je souhaitais qu'on se sente juste un peu perdu comme un nouvel arrivant, quoi ; et ce qui est important sera répété plus tard de toute façon... Enfin bref, lire ton ressenti me conforte dans l'idée que c'est possible ! :D Les prénoms, pour une grande partie, sont tirés de la mythologie nordique, d'autres glanés ça est là (Asgeir est un chanteur islandais par exemple).
C'est une bonne remarque les adverbes, je me rends compte en me relisant ces derniers temps qu'il y en a trop. Je pense bientôt lancer une recherche de tous les "-ment" dans mon texte et de faire le tri quand il y en a trop dans les mêmes paragraphes ^^
Merci beaucoup pour ton retour ! J'espère que la suite tiendra ses promesses. À bientôt, par chez toi ou par ici :D
Louison-
Posté le 10/04/2021
2014, wow ! et 2018 pour cette version, en effet ça date ^^ tu as essayé de l'envoyer à des ME?
Pour le coup de la multitude de personnage: oui on arrive et on est perdu, on a pas l'impression d'être submergés par un flot d'informations dont on se dit: mince je vais rien retenir. Plutôt submergé par une atmosphère un peu nébuleuse dont on se dit: wow y'a plein de monde, hyper chouette !
Avec plaisir pour le retour, et je ne doute pas que la suite me plaise :) oui à tout bientôt ! :D
EryBlack
Posté le 10/04/2021
Pas encore essayé les envois, non. Je me disais jusqu'à l'année dernière que je voulais absolument finir l'histoire avant d'envoyer quoi que ce soit. Mais j'ai évolué, et quand j'aurai fini la réécriture du tome 1, je suis déterminée à l'envoyer ce coup-ci :D
Merci encore <3 À vite !
Louison-
Posté le 10/04/2021
Chouette chouette ! Tu fais bien de prendre ton temps ^^
Bon courage dans tous les cas :D
Codan
Posté le 19/01/2020
Juste un petit commentaire pour te dire que j’apprécie la manière dont tu fais monter la tension : le présage, le sudiste... J’aime aussi beaucoup tes personnages, ils ont tous une couleur bien définie et son assez reconnaissable. T’es decors sont superbes. J’aime comment tu maîtrises le rythme, et comment ta plume dépeint tout ceci.
EryBlack
Posté le 05/12/2020
De nouveau, quelques réponses tardives... Merci beaucoup ! Surtout pour les personnages, je me suis pas mal bagarrée pour qu'on ne s'y perde pas ! :)
Envoleelo
Posté le 29/12/2019
Un chapitre somptueux, peut-être mon préféré jusqu'à présent. Au début, j'avais l'impression qu'il démarrait lentement, avec beaucoup de descriptions. Peut-être est-ce un peu terne comme début - alors que tu aurais eu la possibilité de faire un début en plein milieu de la scène, qui aurait sans doute eu plus d'impact.

Mais finalement, en lisant tout, je me dis qu'il est très bien rythmé, il colle avec la scène que tu y décris. Je trouve que ton style se fait encore plus personnel, avec de très beaux passages, visuels à souhait et empreints de poésie.

J'aime beaucoup le personnage de Frey mais ne m'en rends compte que maintenant. Il a un enthousiasme candide et j'avoue avoir peur pour lui - ce présage de pain brûlé est une très bonne idée pour ajouter un peu de tension à ton histoire. J'aime bien la dynamique qu'il insuffle au groupe par ses répliques.

Et tu poses tes questions de manière très discrète, ça n'est jamais trop lourd. Concernant tes multiples personnages, je ne trouve pas ça trop gênant. Je me suis familiarisée avec les principaux, les autres font partie de l'arrière-plan. Ils traduisent par leur diversité l'impression que doit avoir Endrin au milieu de toute cette foule.

Bref, je m'arrête pour commenter parce que je me dis que sinon, je ne me souviendrai plus de ce que j'ai à dire mais en vrai, j'ai juste envie de continuer !
EryBlack
Posté le 05/12/2020
Je reprends mes réponses tardives.
Merci beaucoup de m'avoir fait partager ton avis sur ce chapitre, je suis ravie qu'il t'ait plu ! Concernant les personnages, c'est tout à fait l'impression que je voulais donner, mais c'est difficile de trouver le juste milieu, le lecteur ne doit quand même pas se sentir trop perdu. Visiblement, en ce qui te concerne, le dosage est juste, ça me fait plaisir ^^
Frey est essentiel : si Endrin et Andrev n'avaient que des amis comme eux, je n'aurais jamais pu en faire de bonnes scènes de groupe xD J'ai toujours aimé les personnages (et les gens) qui donnent l'impression de savoir lancer les conversations, les actions ; ceux qui donnent les impulsions qu'il faut pour qu'au final, tout le monde se sente à l'aise et qu'on ne s'ennuie pas.
Merci beaucoup pour tes retours.
Marnie
Posté le 22/04/2019
Un petit commentaire au milieu de ma lecture pour dire que je suis très captivée par ton histoire que je trouve bien écrite, bien travaillée, dont j’aime beaucoup l’univers et les personnages ! Bon y’a beaucoup de personnages je me perds un peu mais j’ai toujours eu ce défaut xD 
J’aime beaucoup l'épisode de l’appel des esprits au sein du Brasier, ça m’a fascinée, je m’y croyais ! J’espere et je pense que tu seras un jour publiée avec cette histoire ! :) bon ok c’est que le début mais quand même, j’ai l’impression de lire un roman publié, il est bien fini.
EryBlack
Posté le 22/04/2019
Désolééée pour les personnages, tout le monde s'y perd ! J'ai beaucoup travaillé dessus mais ça ne suffit pas encore T.T J'espère que c'est pas trop gênant. Après tout, une fois que tu as retenu les plus importants, les autres font plus partie de l'arrière-plan... mais je sais que c'est frustrant de voir défiler des noms et d'avoir aucune idée de qui est qui x) 
C'est super gentil ça, merci <3 Pour moi il reste beaucoup de boulot sur cette histoire, avec le recul... mais je suis ravie qu'elle puisse faire un tel effet à la première lecture ! J'espère que la suite te paraîtra à la hauteur, surtout n'hésite pas s'il y a des trucs qui justement te font tiquer, les conseils sont toujours bons à prendre :) 
Sorryf
Posté le 12/11/2018
Je fais une petite pause après ces 4 chapitres.J'adore ! l'ambiance est tellement bien faite, on a envie d'y être, de passer l'hiver au chaud nous aussi, entourée de toute cette bienveillance !Je trouve incroyable comme tu as réussi à introduire autant de personnages en aussi peu de chapitres, c'est super difficile, et dans ton texte ça passe tout seul, on a l'impression de connaitre tout le monde sans avoir à "apprendre".Le décès de la jeune shaman en cette période de fête, le rituel, tout ça est super bien fichu ! les jeunes (j'imagine que ce seront les personnages principaux?), Endrin, les jumeaux, Skadi... sont tous attachants. <br />Le passé de l'aubergiste est intriguantLe monde, avec ce Nord/sud, les machines et la magie (je schématise a fond, pardon 😄) me plait beaucoup !le pauvre Andrev s'est mangé un vilain rateau, haha... pourquoi je rigole moi, c'est pas drôle, en plus il pris ça dignement. J'espère que leur amitié pourra redevenir simple.<br />
EryBlack
Posté le 12/11/2018
Hé, coucou Sorryf !! Ravie de te voir ici !
Oh là lààà MERCI BEAUCOUP tu es la première personne au monde à me dire que "ça passe tout seul" au niveau de la multiplicité de personnages :DDD Je suis trop heureuse ! La plupart des lecteurs m'ont signalé avoir de gros soucis d'identification, donc j'ai énormément travaillé dessus et je pense que je peux faire encore mieux, mais qu'une lectrice toute neuve comme toi trouve ça déjà satisfaisant, ça me fait vraiment très plaisir ! Merci aussi pour les compliments sur l'ambiance, je suis très contente que ça te plaise ^^ 
Ah, je ne sais pas si Andrev conservera sa dignité très longtemps xD J'espère que la suite te plaira en tout cas ! <3 
Quine
Posté le 16/08/2018
Me revoilà 8D
J'ai eu un plaisir immense à relire tout ce début, j'aime la manière dont tu installes les choses. C'est tranquille, tout doux, et tes descritpions posent le décor comme il faut. Il y a beaucoup de monde alors c'est dur de retenir qui est qui (surtout que dans mon cas s'ajoute la frustration d'oublier XD), mais je me dis que c'est normal, et puis ça se fait au fur à mesure (là par exemple, c'est mieux ^^). <br /><br />J'éprouve toujours ce petit plaisir de voir Andrev et Endrin ensemble, débordants de gêne XD Ca me donne ce rire/grommellement genre grmrmpfpmfrmrmpr accompagné d'un sourire bête 8D<br />Et Azar, quoi <3 J'adore tellement ce monsieur haut en couleurs ! 
A propos de ce chapitre, je ne m'en lasse jamais. Je le trouve tout simplement SUBLIME. Je me sens vraiment autour de ce Brasier, avec la chaleur sur le visage, la lumière, tout le monde réuni. Je ne peux pas m'empêcher non plus d'être émue quand ils disent au revoir à Valle, ni quand la musique gonfle. <br />Les petits jeunes qui se chamaillent m'amusent beaucoup, Nilssen est tellement Nilssen et ça m'enchante (en fait je crois que je suis contente de ne pas le connaître en vrai parce qu'il me serait rapidement insupportablement antipathique XD), et Endrin va daaaanseeer ! :D
<br />Bref, j'adore ce début, et surtout ce chapitre qui fourmille délicieusement de sensations <3
EryBlack
Posté le 16/08/2018
Coucou Quignoute <3
Merci beaucoup pour ton gentil messaaaage <3 Concernant les persos secondaires, j'ai fait beaucoup d'efforts même si c'est pas encore idéal (ça le sera jamais xD). Dans cette version, le personnage que j'ai supprimé est encore là, ça ne doit pas aider :/ J'ai encore du boulot ! Mais déjà si c'est mieux... on progresse.
Huhuhu merci pour tes impressions sur mes petits persos 8) Et aussi par rapport à l'ambiance du chapitre et du début ! Je suis très heureuse que ça te plaise toujours <3 (Mais sinon, Nilssen en vrai... Il serait plus fréquentable qu'Endrin à mon avis xD) 
Olga la Banshee
Posté le 24/04/2018
Oooooh mais c'est trop bieeen !! Rahlala je suis impressionnée ! Déjà tu arrives tellement à rendre le côté grouillant de monde, ce qui n'est vraiment pas évident. Tes dialogues vont vivants, bien dosés, posent bien les personnages. Et cette scène de la cérémonie est tellement réussie ! Je n'adore pas ce genre de scène globalement, mais là elle a bien fonctionné sur moi ! Les paroles de la liturgie sont nickelles, et l'arrivée des esprits aussi.
 
Serait-ce un passeport pour Galli ? En tout cas ça le mériterait, bravo ! 
EryBlack
Posté le 24/04/2018
Coucou Olga ! Je m'en veux d'avoir tardé à répondre à cet adorable commentaire, mais je trouve enfin le temps. Merci beaucoup pour tout ce que tu dis, ça me fait hyper plaisir <3 Cette scène de cérémonie a été rédigée de façon très intuitive à la base (j'ai toujours un faible pour le côté cérémonial des religions, j'adore m'inventer des trucs là-dessus) et je ne l'ai que peu retouchée ; je suis ravie que ça fonctionne, a fortiori si ce genre de scène n'est pas ta tasse de thé d'ordinaire. 
Roh là là, comme j'aimerais que tu aies raison ! Il faut avant tout que j'envoie enfin mon manuscrit, mine de rien la date limite approche. En attendant, c'est hyper gentil de me faire partager ton impression, je suis très touchée <3 À bientôt !
Fannie
Posté le 25/05/2017
Chapitre 4 :
<br />
Coucou Ery :
<br />
La cérémonie est bien décrite ; on s’y croirait et c’est tout à fait crédible. J’étais même émue pour les Belt. T’es-tu renseignée sur les traditions de vrais peuples ou as-tu simplement imaginé tout ça ?<br /> Ensuite on passe de cette cérémonie, qui est une chose sérieuse, aux discussions d’apparence futile des jeunes, comme dans la réalité. Sauf que cette conversation est moins superficielle et plus révélatrice qu’elle en a l’air. En vivant avec ces esprits, qui restent mystérieux et qui semblent somme toute assez versatiles, ces peuples ont naturellement développé des superstitions. C’est intéressant de voir ces jeunes qui se demandent dans quelle mesure il faut y croire.
Curieux personnage que ce mercenaire. Il doit savoir des choses que nous ignorons encore et qui pourraient influer sur la suite de l’histoire… D’ailleurs le Sud, c’est quelle région par rapport à notre Europe ? (Je trouve bizarre qu’un homme du Sud porte le nom de Nilssen, qui est d’origine scandinave.) Le Nord semble englober la Scandinavie, les Balkans et la Sibérie. Ou me trompé-je ?<br /> Quant au présage du pain qui ne cuit pas, il dit peut-être simplement qu’Endrin ira à l’Université. Si j’ai bien compris, l’Université se situe dans les États suspendus. Ces États dérivent-ils ou sont-ils statiques ?
Concernant les instruments de musique :
Je suis étonnée de voir des violes ici. Es-tu sûre que ce ne sont pas plutôt des vièles ? Qu’il s’agisse de violes de bras ou de violes de gambe, ce sont des instruments nettement plus évolués que les autres que tu as cités et il faut tout l’art d’un luthier professionnel pour en fabriquer. Longue à accorder et se désaccordant facilement, la viole est un instrument d’intérieur qui ne supporterait probablement pas les conditions climatiques extrêmes dans lesquelles vivent ces populations. Elle est très sensible aux changements de température et d’humidité. Avant un concert, le violiste fait d’abord un pré-accordage dans les coulisses et quand il monte sur scène, il s’accorde encore, plus longuement que n’importe quel autre instrumentiste.<br /> D’autre part, je trouve curieux qu’excepté une flûte, il n’y ait que des instruments à percussion et à cordes. Pourquoi pas d’autres instruments à vent en os, en bois et en cornes d’animaux ? Les Vikings en utilisaient. Ils avaient également une sorte de vièle (qui pourrait remplacer la viole dans ton histoire).
<br />
Coquilles et remarques :
instrument constitué de parcelles métalliques [Je suggère des rondelles, des bagues ou des anneaux métalliques]
leurs herbes, huiles et autres amulettes dans le bois [Formulé ainsi, ça veut dire que les herbes et les huiles sont des amulettes ; « et autres » à la fin d’une énumération doit être suivi d’un nom générique. Pour donner un exemple qui n’a rien à voir, on ne doit pas dire « pommes, cerises et autres oranges », mais « pommes, cerises, oranges et autres fruits ». Là encore, on subit la mauvaise influence des journalistes.]
Endrin remarqua soudain les visages inquiets de ses amis et se redressa soudain. [Il y a deux fois « soudain ».]
Les instruments se turent tandis qu'Heimdall bougonnait [que Heimdall ; j’imagine que le « H » se prononce. Il faut donc le traiter comme un « h » aspiré et ne pas faire l’élision.]
une petite queue de cheval retenait ses cheveux châtains [queue-de-cheval]
<br />
Et enfin, pour répondre à tes questions sur le chapitre 2 :
Concernant l’élision de « lorsque », « puisque » et « quoique », je t’ai juste donné le lien pour info. Si tu as choisi de faire l’élision, tu as raison de la faire partout avec ces trois mots.
Pour l’accord du participe dans la phrase « Sa shaman de mère le lui avait appris l'an dernier, et Endrin l'avait tout simplement imité », j’écrirais « appris » et « imitée », considérant qu’elle imite sa mère dans les gestes, la technique qu’elle lui a montrés. (En effet, ma remarque manquait de clarté.)
EryBlack
Posté le 25/05/2017
Recoucou Donna,
Merci pour la cérémonie ! Je n'ai pas vraiment fait de travail de recherche, non, on peut dire que tout est "inventé". Ce genre de cérémonie me fascine depuis que je suis toute petite. Je n'ai pas du tout été élevée dans la religion, mais je me suis toujours sentie attirée par ce qui peut y avoir trait, surtout les pratiques qui peuvent apparaître comme plus exotiques que notre bon vieux christianisme. Dans les histoires et les images qui me flottaient en tête, j'en avais donc un certain nombre à disposition pour pouvoir imaginer tout ça. Pour cette cérémonie-là, je situerais mes influences à des pratiques des tribus amérindiennes (du moins, telles que je les imagine ; rien de vérifié ici) et à des choses que j'ai apprises lors d'un voyage en Norvège, l'été où j'ai commencé cette histoire. On avait visité un site de gravures rupestres et les explications du guide m'avaient rendu complètement folle, ça parlait de chamanes, d'animaux et d'esprits, de plusieurs mondes, enfin, on peut dire que ça avait vraiment ouvert les vannes de mon inspiration !
Alors, pour ces questions de localisation, il me faut préciser certaines choses. Tout d'abord, cette histoire ne se passe pas dans notre monde à nous, ou du moins pas sur notre planète. Les contours de nos continents ne sont pas les mêmes que les leurs, donc il ne faut pas chercher de correspondances géographiques. Bien sûr, mes inspirations sont assez claires - Balkans, Scandinavie, Sibérie, c'est tout à fait ça - mais si je dressais une carte du monde d'Endrin, il ne ressemblerait pas au nôtre. Pour souligner ça, je m'étais même demandé si je ne mettrais pas deux lunes dans leur ciel. Le Sud est d'inspiration plus méditéranéenne : Maghreb, un peu de Turquie et de Moyen-Orient, même si on y retrouvera sans doute des éléments qui sonnent européens aussi. Pour le nom de Nilssen, je sais >.< Tu as raison et c'est un souci, puisque maintenant, ça fait trop longtemps et je ne parviendrai pas à le changer. Toutefois, il faut comprendre aussi que ce que les Nordiques appellent "le Sud" comme s'il s'agissait d'un seul et même endroit comporte en réalité beaucoup de régions différentes. Nilssen, lui, vient d'une région montagneuse et par conséquent assez isolée, dans ma tête. Je ne sais pas si j'aurais l'occasion d'en parler, mais j'aimerais pouvoir expliquer que tout le monde a un nom patronymique en -sen là-bas, ce qui résoudrait le problème. On verra, mais merci de la remarque !
À propos des États, par contre, il y a un malentendu, et tu n'es pas la première à mal comprendre (donc il y a sans doute quelque chose que je pourrais faire pour que ce soit plus clair, je vais y réfléchir). Les États sont les terres qui volent au-dessus du monde, d'une manière qui apparaît comme aléatoire ; l'Université, par contre, se trouve au Sud et est statique. Les Nordiques pensent qu'il n'y a qu'à l'Université que des gens peuvent espérer grimper jusqu'aux États Suspendus, parce que l'Université passe pour l'endroit où on peut tout apprendre, résoudre tous les problèmes et répondre à toutes les questions. Il faut vraiment que j'arrive à insister là-dessus dès le début, même si la question sera abordée un peu plus en profondeur dans la deuxième partie.
Pour tes remarques à propos des instruments de musique, un grand merci ! Je ne m'y connais pas vraiment, comme tu l'as compris, donc c'est précieux d'avoir un avis plus informé. Je vais mettre "vièles" à la place de "violes", comme tu le suggères (en plus je suis allée voir des images et c'est très joli, comme instrument). Je n'ai pas voulu nommer tous les instruments de façon exhaustive, mais j'imagine qu'il y en a d'autres à vent... Si tu as des suggestions, toutefois, n'hésite pas. J'aime bien les instruments dont les noms ne sont pas forcément connus, je me dis qu'en tant que lectrice, ça m'aurait poussée à aller me renseigner ! 
Rien à redire cette fois-ci, je corrige tout ce dont tu me fais part. À propos du participe passé au chapitre 2, cependant, je vais laisser comme ça. En effet, Sonja a appris à Andrev la technique pour les sorts de chaleur, mais la personne qu'Endrin a imitée pour reproduire cette technique, c'est bien Andrev. Telles que je vois les choses, Sonja a dû prodiguer cet enseignement à son fils au cours de l'année, à un moment où ils pouvaient s'exercer tranquillement, donc pas pendant le Rassemblement ; mais l'hiver qui a suivi, voyant Andrev tisser ces sorts de chaleur, Endrin l'a imité. Donc je ne change rien, mais c'était une bonne question à se poser. 
 
Merci encore pour tes commentaires ! J'apprécie ton souci du détail - j'avoue que je redoutais un peu la quantité de ce que tu pourrais me signaler comme incorrect, mais finalement, c'est chouette d'avoir ton avis. 
Jowie
Posté le 13/05/2017
Coucou Ery,
J'ai beaucoup aimé la scène avec les morceaux de pain. J'adore en apprendre plus sur les significations derrière les rites tribaux ou d'autres cultures et ce passage donne un petit coup de pouce réaliste et crédible à la civilisation de tes Nordiques:) Je suis curieuse de voir ce qui va arriver à Endrin et à ce pauvre Frey au pain cramé xD (je m'inquiète un peu pour lui quand même...). À mon avis, si le pain d'Endrin ne cuit pas, c'est parce que les Branns ne seront plus avec elle cet hiver, donc, je me dis que c'est parce qu'elle partira au sud ? Quant à Frey, je lui prédis...un coup de soleil ? XD Plus sérieusement, le fait qu'il bénéficie d'un surplus de chaleur des Branns me pousse à me demander s'il ne deviendra pas shaman ? Après, ce ne sont que mes hypothèses, si ça se trouve, je raconte de très grosses bêtises !
Tu nous tiens en suspens, mais on sent que les choses vont bientôt à se mettre à changer, notamment avec l'apparition de ce curieux Nilson... est-ce qu'il va amener Endrin dans son sud à lui ? (Je sais que tu n'y répondras pas mais je me pose quand même la question :-P)
Pour la petite anecdote : Ne connaissant pas les termes « kantele » et « jouhikko », j'ai rendu visite à mon cher pote Google et j'ai découvert que c'étaient des instruments finlandais (stylé!). Du coup. je me suis demandé si le prénom Endrin avait également des racines finlandaises et... je suis tombée sur un article Wikipédia qui disait comme quoi Endrin est un insecticide :'D Tu étais au courant ? XD Insecticide ou pas, c'est un joli prénom !
Vivement la suite !
Jowie
<br />
EryBlack
Posté le 13/05/2017
Omgggg je suis morte de rire, c'est pas POSSIBLE, comment Endrin a-t-elle pu se retrouver avec un nom d'insecticide ?? xDDD Déjà que mon pseudo figure sur des tonnes de produits anti-acné... Je te jure, un jour on m'a prescrit un truc qui s'appelait "Eryacné", j'étais très vexée. C'est monstrueusement drôle. Mais alors puisque tu poses la question sur le prénom d'Endrin, à la base ça vient de "endring" qui veut dire "changement" en norvégien. Je m'étais beaucoup beaucoup cassé la tête sur son prénom, je voulais que ça signifie quelque chose. MAIS PAS "INSECTICIDE" xD Enfin, tant pis, il est beaucoup trop tard pour changer. Ce sera une petite private joke, je pense que je vais même partager l'info sur mon jdb tellement je trouve ça tordant. Merci pour ce fou rire Jowette !
Contente que cette scène t'ait plu ! Moi aussi j'adooore ce genre de détails, si je m'écoutais j'en mettrais juste partout <3 Pour la signification, je te laisserai te faire ta propre idée, mais c'est sans doute quelque chose comme ça ^^ Quant à Frey (xD le coup de soleil, vu les hivers qu'ils ont, ça va être délicat), oooh, je n'avais pas pensé qu'on pourrait l'interpréter de cette manière. Je ne pense pas qu'il deviendra shaman, il n'a pas ce qu'il faut pour ça, il lui manque la patience de faire vraiment attention à ce qui se passe autour de lui et tout ça ^^ Son pain cramé peut être interprété de plein de façons différentes. Pour tout te dire, j'ai conçu cette espèce de "divination nordique" selon des principes assez vagues. En gros, pour un même signe (ici le pain cramé) tu peux avoir des tonnes de significations ; ce qui compte, ce n'est pas le signe en lui-même, mais l'interprétation que tu en fais. Si Frey voyait dans son pain cramé un mauvais présage, eh bien ça pourrait être un mauvais présage ; s'il y voyait au contraire quelque chose de positif comme devenir shaman, eh bien ça pourrait être ça aussi ; mais le truc, c'est qu'il n'y voit rien xD Ça ne l'intéresse pas plus que ça, je pense. Il est un peu paresseux : si Endrin ou Andrev pouvaient lui dire ce que ça signifie, il serait content, mais il ne comprend pas que ça n'aurait pas la même valeur que son interprétation à lui. Je t'avoue donc que je ne sais pas encore si ce pain cramé aura des répercussions sur le destin de Frey ^^ C'est peut-être un peu bizarre tout ça, et pas parfaitement clair dans ma tête, mais plus j'avance dans l'histoire et plus ça s'éclaircit !
Hoho, effectivement je ne dirai rien du tout à propos de Nilssen, mais je suis contente qu'il t'intrigue 8)
Merci beaucoup pour ta lecture et ton commentaire <3 À bientôt pour la suite ! 
Cliene
Posté le 01/07/2017
Cela faisait un moment que je ne m'étais pas égarée par ici pour continuer à te lire EryBlack et je me demande bien pourquoi j'ai attendu si longtemps ! Maintenant j'ai du retard à rattraper !!
J'ai beaucoup aimé ce chapitre. On pourrait presque sentir la chaleur du Brasier. On danserait presque autour avec les Nordiques. J'aime les légendes que tu distilles ça et là, l'ambiance à la fois mystique et magique qui s'insinue entre les lignes et les mots...
Bon bah, je n'ai plus qu'à continuer !
EryBlack
Posté le 01/07/2017
Salut Cliène ! Tous ces commentaires d'un coup, c'était une belle surprise, merci beaucoup !
(Et je t'en prie, appelle-moi donc Ery, ne fais pas attention au -Black :D)
Je suis heureuse que ce chapitre t'ait plu, j'ai pris beaucoup de plaisir à mettre en place cette cérémonie et c'est toujours vraiment chouette pour moi que le lecteur puisse s'y sentir immergé. Merci pour ton retour ! 
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