4. La pie

Notes de l’auteur : Hello ! Bon, voilà un nouveau chapitre. J'ai fait du mieux que j'ai pu ^^ J'espère qu'il vous plaira. Si vous avez des pistes pour synthétiser certains passages ou les rendre moins lourds, plus efficaces, je suis toute ouïe... :-)

Bonne lecture !

Chapitre 4

La pie

 

Quand Judy ouvrit les yeux, un coq se mit à chanter. Il s'égosillait dans la cour du voisin depuis un moment, tentant vainement de la réveiller. Une lumière vive illuminait le matelas troué, faisant ressortir ses imperfections.

« Beurk. »

Ensommeillée, Judy se cogna plusieurs fois avant d'arriver devant la salle de bain. Ses muscles étaient engourdis par la fatigue. Elle se heurta la tête dans un bruit sourd contre la porte de la salle de bain :

— Aïe !

Sauf que… Ses yeux s’écarquillèrent quand ils virent le rectangle rouge « occupé » sous la poignée.

— Ce n’est pas bon signe…

Elle espérait de tout son cœur que ce n’était pas Mme Yedo…

BLAM !

Kateline avait claqué le battant bruyamment, la mine courroucée :

— Non mais, pour qui tu te prends, Miss Maladresses ?! À cause de toi mon mascara a coulé !

Judy faillit éclater de rire en voyant la joue de Kateline barbouillée de noir. Elle dut se mordre la lèvre jusqu'au sang pour ne pas plonger dans un interminable fou rire.

Fulminant, Kateline brutalisa la porte jusqu’à ce qu’elle se ferme, envoyant une bourrasque de vent ébouriffer les cheveux de Judy.

— Atchoum !

Judy se frotta le nez. « Kateline va sûrement passer une bonne heure dans la salle de bain. »

— Mmm…

Elle parcourut le couloir afin de rejoindre le vent glacial d'automne. Elle se vêtit d'une tenue chaude que Lunaé lui avait offerte, enfonça sa tête dans l'ancien bonnet de son père et enfila ses bottes en cuir. Elle dévala les escaliers, laissa un mot qu'elle avait écrit sur un bulletin de retenues de M. Olivertown (qui était resté dans le seul pantalon qu'elle avait pu garder) sur la grande table de la salle à manger, tourna les clés laissées dans la serrure et sortit.

Il faisait de plus en plus froid dehors. L'hiver approchait. Le jardin des Yedolson était une sorte de pommeraie orangée par la bise, plus longue que large.

Judy s'assit sur un tas de feuilles mortes. Elle observait les mésanges. Elles piaillaient : une bagarre venait d'éclater. Judy songea à ce pauvre Martin qui s'était moqué d'elle dans la cour du foyer parce qu'elle nourrissait les moineaux, et tout témoin de la scène pouvait affirmer qu'il l'avait bien regretté. Judy se souvenait encore de ce coup de poing en trop qui l'avait envoyée pour la première fois devant le bureau du directeur. Elle regarda ses mains, ouvrit et referma les doigts. Elle n’aurait pas dû. Pourquoi l’avait-elle fait alors qu’elle ne l’avait pas voulu ?

Un mouvement subtil retourna les feuilles mortes à quelques mètres des chaussures de la jeune fille. Une sorte de boule de poils blanche et noir bleuté remuait entre les racines d'un arbre.

Judy se figea. Sans ciller, elle fit un pas puis deux, s’avança avec la lenteur et l’assurance d’un fauve dans les hautes herbes. Ce qu'elle avait pris pour des poils étaient en fait des plumes.

Elle attrapa une brindille et toucha par son intermédiaire le petit être frileux. Un bec et des yeux apparurent ; deux petites ailes s'agitèrent. L’oiseau poussa un cri perçant, suivit d'un orchestre de fausses notes. Des espèces de jacassements suraigus.

— Non, non, non. Attends, chuuuut... Mais tais-toi, tu vois bien que je ne vais pas te faire de mal ! souffla Judy entre les dents, le corps tendu.

Une pie, encore minuscule.

Judy retira son bonnet et prit délicatement l'oisillon qui ne cessait de geindre et de gigoter dans ses mains rougies, et le posa précautionneusement à l'intérieur. Son cuir chevelu la démangeait sous le coup de l'émotion. Si Margarita Yedolson venait à le découvrir, bonjour les embrouilles...

— Tais-toi, tais-toi, tais-toi, marmotta-t-elle, exaspérée. Ça suf…

— Judy ! lança une voix agacée.

—…fit. Merde.

Elle tourna la tête. Mme Yedolson était sur le seuil de la bâtisse, apparemment très furieuse.

— Oh non, murmura platement Judy, qu'est-ce que j'ai encore fait ?

La petite pie arrêta net sa sérénade.

Judy glissa discrètement son bonnet dans la plus grande poche intérieure de son manteau. Elle marcha à grandes enjambées jusqu’à Mme Yedolson, la tête baissée, masquant la grimace qui étirait son visage.

Les iris de Margarita Yedolson rougeoyaient d’un éclat interrogatif. Le marron de ses yeux prenait régulièrement cette inquiétante teinte braise. Judy s’en accommodait.

— J'ai laissé un mot sur la...

Judy se tut en avisant le regard ennuyé de Margarita Yedolson.

— Je peux… Est-ce que je peux aller poser mes affaires ? l’interrogea Judy, hésitante.

— Oui.

Judy marcha jusqu’aux escaliers, d’un pas hésitant. Elle grimpa les marches quatre à quatre quand elle fut à peu près certaine qu’on ne la voyait plus d’en bas. Elle avait vraiment cru voir un petit sourire momentané se dessiner sur les lèvres de Margarita Yedolson. Peut-être avait-elle un cœur, après tout ?

Arrivée dans sa chambre, Judy ne se déshabilla même pas. Elle extirpa le bonnet de son manteau et de lui l'oisillon. Ce dernier était très chaud, presque brûlant.

Elle finit par ôter machinalement le surplus d'habits qui la faisait transpirer, n’ayant de yeux que pour le petit être grelotant.

« Qu'est-ce que je vais faire d'elle ? Je vais devoir cacher son existence à combien de gens ? Ça va être une rude affaire, tout ça. »

Au foyer, Judy mentait beaucoup, mais en réalité, elle était d’une incrédibilité effarante.

Par chance, donner à manger à la petite bête ne serait pas un souci. Les pies mangeaient de tout. La pie possédait quelques plumes mais elle avait encore besoin de chaleur extérieure. Judy la plaça sous le radiateur, en dessous de la couverture de son matelas, en espérant que cela lui suffirait.

Judy épousseta son pull-over en laine du duvet noir et blanc.

 

*

 

Mme Yedolson considéra Judy pendant quelques minutes puis s'assit sur sa chaise, les jambes croisées, la tasse de thé coincée par l’anse dans ses doigts agiles. Kateline, droite comme un i, prit une tartine de pain grillée, (elle avait bien essuyé la coulure de son mascara) et demanda :

— Margarita ? Les examens se dérouleront à Otaïla ?

— Oui, demain.

Entre temps, Judy s'était assise, et s’apprêtait à prendre le pot de confiture.

— Judy ne passera pas les examens, continua Margarita Yedolson d'un ton mauvais. Elle est déjà admise. M. Olivertown m'a avertie par courrier ce matin. Il a insisté sur le fait que c’était son intuition qui l’avait guidée jusqu’en Océotanie. C’est extraordinaire, pour reprendre ses mots.

Judy renversa le pot de confiture sur la nappe.

— Quoi ? baragouina-t-elle dans le col de son pull. Pas de…d’examens ?

Alors, comme ça, M. Olivertown n'était pas si indifférent de son sort ? Le soulagement la gonflait. Elle respirait.

— Dé-désolée, je ne l'ai pas fait exprès... s'excusa-t-elle, en remarquant la confiture qui imbibait le tissu de ses vêtements. Je…

Elle essuya son pull-over avec sa serviette et la table en même temps, fixant le visage encoléré de Margarita Yedolson. Cette dernière revint de la cuisine une éponge à la main, et ordonna :

— Nettoie.

— Merci... dit Judy, troublée.

Kateline lui adressa un regard railleur. Une pointe de jalousie étincelait derrière son air opaque et narquois.

« Pas d'examens », songea Judy. « J’ai de la chance. »

L'Océotanie était un monde à part entière. Un endroit inespéré et incroyable. Petite, elle s'imaginait soulevant des blocs de terre ou enflammant de vilaines créatures à l'aide de son unique pensée.

Sciences ou pas, ces phénomènes surnaturels s'étaient retrouvés dans sa vie à elle, et pas dans une autre. Elle voulait y croire. Elle voulait y croire.

« Je veux y croire. »

Judy termina de laver les dernières traces de sucres sur la table et attendit que la pièce se vide : elle n’oubliait pas le plus important.

« Trouver de quoi nourrir la pie. »

Margarita se claquemura dans une pièce du rez-de-chaussée et Kateline s’en fut en silence vers leur chambre.

Judy fila dans la cuisine telle une voleuse. Les meubles en métal de la pièce lui conféraient un charme contemporain. Elle fouilla dans les tiroirs, prenant garde de tout remettre en place par la suite. Elle dénicha des cerises qui se terraient au fond du congélateur. Leur disparition passerait inaperçue.

Elle remonta à l'étage, les fruits rouges se décongelant dans ses doigts. Ils mouillaient l’intérieur de sa poche et dégoulinaient sur son pantalon.

Kateline traçait des lignes droites sur feuille imprimée à l'encre noire. Avachie sur son bureau, elle ne sembla pas remarquer l'apparition de Judy dans sa chambre.

— La solitude pousse à faire des choses... farfelues.

Judy s’alarma.

— Une pie, franchement.

Kateline se redressa et observa sa « rivale » d'un air goguenard.

— Ne t'avise pas de quoi que ce soit.

— Sinon quoi ? Tu vas me mettre un poing dans l’œil ?! Et après ? s'exclama la jeune fille blonde, un sourire provocateur punaisé au visage.

Judy chercha la pie du regard ; elle n'était plus sous le radiateur. Comment avait-elle pu croire que Kateline ne le remarquerait pas ?

« Imbécile. »

Des bruits de pas sonores claquèrent soudain le sol du couloir. Les deux filles se raidirent.

La porte s'ouvrit. Margarita Yedolson portait une montagne de livres coincée entre les bras et le menton. Judy resta pétrifiée. Kateline changea subitement d’expression et sourit.

— Voici des bouquins sur l’Histoire de l’Océotanie et d’autres bons livres sur le continent. Ils croupissaient dans un tiroir de mon bureau. Vous trouverez aussi certains ouvrages relatant nos dernières découvertes, mais vous verrez ça à Otaïla. Et… j'ai aussi un livre qui explique les sports internationaux qui se pratiquent en Océotanie, comme l'Elementball. Kateline, je te conseille de revoir tout cela avant demain.

— Bien sûr, Margarita.

— Quant à toi, Judy… Un peu de culture générale n’est jamais de trop, n’est-ce pas ?

Elle laissa tomber la pile de livres dans un coin du bureau de la chambre.

Judy vit quelque chose bouger dans la poche du sweat à capuche de Kateline. Elle s'approcha du sweat, donnant l’illusion de s'intéresser aux livres. Elle se colla à Kateline et glissa sa main dans la poche. Judy la sentait gigoter sur son T-shirt. Elle pouvait sentir les plumes de la petite pie lui effleurer la peau.

— Qu’est-ce que tu fous… chuchota Kateline en lui adressant un regard noir.

Margarita sortait et ne les regardait plus.

— Je récupère ce dont tu ne sauras pas t’occuper.

Judy prit un livre et s'en fut de la pièce sans dire un mot. Un sourire de victoire se dessina sur son visage au fur et à mesure qu'elle s'éloignait de la chambre. Maintenant il ne lui restait plus qu'à trouver une bonne cachette pour la pie.

Elle se jeta dans le canapé du salon vide, guettant le moindre bruit annonçant l'arrivée imminente de Margarita Yedolson.

« Que faire ? Où chercher ? Qu’aurait fait papa ? »

Il lui avait transmis sa passion du monde végétal et animal. Ancien biologiste hors pair, il emmenait Judy dans les bois chaque week-end, après une longue semaine de travail.

« La folie de monter dans les arbres, dans les plus hauts qui surplombaient la canopée, sans aucunes protections, ça vient de lui », sourit Judy.

Elle se remémora la belle maison de sa grand-mère. Paraît-il que celle-ci avait légué tous ses biens à sa fille, Rose. Les parents de Judy avaient emménagé dans la vieille maison, dans les quelques mois qui suivirent le décès de la grand-mère.

« Mes parents savaient-ils qu’ils maîtrisaient un élément ? » 

Si oui, pourquoi ne lui avoir rien dit ? « Peut-être qu’ils sont morts avant d’avoir pu le faire. »

Judy ne savait pas de qui elle avait hérité la maîtrise de l'Eau. Elle aurait aimé savoir.

Des pas ténus qui frottaient le sol émergèrent de la maison silencieuse. Judy fit taire les pépiements de l'oisillon en l'enfonçant dans l'épaisseur de laine de son pull-over.

— Tu fais quoi ? demanda gaiement un petit garçon, son regard bleu vif posé sur Judy.

— Moi ? Ben, euh, je... je lis, hasarda Judy, ne sachant pas quoi répondre.

— Avec le livre fermé ? fit-il valoir, affichant un sourire malicieux.

— Hum, oui…, assura Judy, les commissures des lèvres s'étirant en un large sourire. J’ai des superpouvoirs.

— T'as déjà déjeuné ?

— Arsène va manger, s'il te plaît ! lança Mme Yedolson depuis l'étage.

— Tout de suite, MAMAN !

Arsène ne fit pas prier et détala vers le bol de céréales, sagement posé sur la table. Il n'attendit même pas que Judy lui réponde.

Judy avisa la porte d’entrée. « Sortir… » Elle se figea à trois pas de la poignée ronde de la porte. Non, Margarita Yedolson lui avait demandé de la prévenir d'abord, mais quelque chose lui disait que la mère d'Arsène refuserait. Et puis, Judy ne savait pas où était située l'Océotanie sur la carte, mais elle savait qu'il y faisait bien plus froid qu'en Europe, ce mois-ci. La pie n’avait vraiment pas besoin d’être refroidie.

« Mais… Il y a une porte dans la cuisine. Et si j’allais voir ce qu’il y a derrière ? »

L'air indifférent, le livre et la jeune pie coincés sous son pull-over, elle passa droit devant Arsène et entra dans la cuisine. Elle déverrouilla la porte à l'aide de la clé qui reposait déjà dans la serrure – c’était une habitude dans cette maison – et se retrouva… dans le garage !

Il y avait un tel fatras de meubles empoussiéré ici que même la minuscule voiture jaune de Lunaé n'y rentrerait pas !

« La cachette idéale pour ma protégée à plumes. »

Judy parcourue du regard le désordre monstrueux, et s’arrêta sur un panier en osier.

« Parfait. »

Elle se saisit d'un coussin et d'une sorte de long tissu qu'elle épousseta avant d'envelopper la pie. Judy la déposa dans le panier avec les cerises décongelées. Leur jus teinta le coussin de bordeaux.

Judy mit le panier sous une des fenêtres du garages au plus près de la porte (la chaleur étant suffisante), puis quitta la remise. Elle pensait calfeutrer la fenêtre laissée entrouverte, mais se ravisa. C’était plus prudent.

— T'as déjà mangé ches chéréales ? Elles chont krooo bonnes, articula Arsène, la bouche pleine et barbouillée de confiture.

Il déglutit bruyamment.

Étonnée, Judy s'immobilisa, un pied sur la première marche des escaliers :

— Non, pas encore

— C'est quoi que tu lis ? questionna-t-il, les yeux plissés, tentant de lire l'intitulé de l'ouvrage.

— Ça, ben, c'est un livre sur...

Judy jeta un coup d’œil sur la couverture bleu marine : Nouvelle édition des plans d'Otaïla 2001, d’Ourdy Plumeau.

— … Otaïla.

— Maman me l'a lu plusieurs fois avant que je passe les examens. Tu savais qu'il faut avoir sept ans ou plus pour postuler à Otaïla ? Et comme j’ai eu huit ans...

— Savais pas.

Judy s 'approcha de la table où se tenait le garçon. Il disait des choses intéressantes.

— Je vais te montrer mon insigne. Attends deux secondes.

Le petit garçon se laissa glisser le long de sa chaise trop grande pour lui et monta les escaliers quatre à quatre. Il redescendit avec un objet enveloppé dans un velours pourpre. Il était presque aussi volumineux que la main de Judy. Arsène se hissa sur une autre chaise, posa l'objet sur la table et le déballa. C'était une broche en argent. Une tornade de feu enlaçait une colonne en eau d'un bleu profond sur sa face. Sur un coin, figurait le symbole d'Otaïla : dix anneaux (un pour chaque élément) pendus aux racines d'un chêne. Une forme ovale de menhirs représentant les portails était gravée sur son tronc.

— À Otaïla, on est obligé de porter un insigne. Elle indique les éléments qu'on maîtrise. Normalement, on reçoit les broches à la maison juste après les examens avec une lettre qui annonce notre admission. Les examens des moins de dix ans se sont déroulés... (il fit mine de réfléchir) … avant hier. J'ai été sélectionné.

Arsène s'approcha de Judy et lui ouvrit le livre sur un dessin d'un des bâtiments d'Otaïla, se nommant « la Tour » à juste titre. Judy n'avait jamais vu d'architectures de ce type. De grosses pierres apparentes entouraient d'immenses fenêtres qui s'étendaient du sol jusqu'à la dernière tuile du toit, toit semblable à un dôme pointu. Au dos de la Tour, un escalier extérieur protégé par un mince filet d'eau permettait l'accès aux cinq différents étages.

— Là, c'est la Tour. Il y en a dix, une pour chaque élément. Et, au milieu des dix Tours, il y a le cône de l'Esprit. C’est ce qui les « relie » entre elles.

Il tourna une page. Un immense bâtiment en forme de cône y était décrit.

— Les dortoirs sont aux derniers étages avec le bureau du directeur, les cuisines au sous-sol, et, les salles de réunion, les bureaux des professeurs, et tout, sont au milieu et aux premiers étages, l'informa Arsène, lointain. J’ai trop beaucoup hâte !

De grandes fenêtres transperçaient la façade grise et de l'eau tombait en cascade le long de ses murs. Un rêve.

« Mais… Comment on fait pour rentrer sans se mouiller ? Pour ceux qui maîtrisent l'Eau, ça va. Mais… et pis moi ? Hein, je ferai comment ? »

Judy se gratta le sourcil, songeuse.

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sifriane
Posté le 15/12/2020
Salut Prudence
J'ai bien hâte d'être à la rentrée...
Gros coup de bol pour Judy, ça présage des dons extraordinaire ça, et bien des jalousies j'imagine
A quand le prochain chapitre ? , j'arrive au bout là, je veux la suite haha
Prudence
Posté le 15/12/2020
Hey sifriane !
Contente que ça te plaise ! La suite arrive bientôt ^^ J'espere qu'elle te plaira ! :-D
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