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Par Dan

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1er janvier 2020

 

Le jour éclatant continuait à lui poignarder les yeux. Célestine avait dû se cogner la tête et s’évanouir, voire sombrer dans un semi-coma pour ne refaire surface que douze ou quinze heures plus tard, car il faisait nuit lorsque l’océan avait englouti le Kahana. Pouvait-on retenir sa respiration en étant inconscient ? Peut-être avait-elle simplement eu beaucoup de chance.

Ça n’était pas une supposition, en réalité : pour sortir indemne d’un tel carnage, il fallait une veine de pendu. Ses blessures se limitaient à un mal de crâne persistant et à une côte douloureuse, probablement fêlée par sa rencontre brutale avec la barre de gouvernail. Face au spectacle de désolation qui s’étendait à perte de vue, l’état de Célestine tenait du miracle.

Réfugiée dans un canot de sauvetage, elle dérivait parmi des chapelets de débris qui bondissaient à la crête des vagues et chutaient à leur creux comme les petits chevaux d’un carrousel. L’air lui semblait lourd et la lumière avait une étrange qualité – presque une texture – qui ajoutait au poids du ciel. Nulle trace du paquebot lui-même, sans doute sombré depuis longtemps ; la seule compagnie de Célestine restait le corps de Laurence dont la tête cognait inlassablement contre la coque de la vedette.

Réfléchir. Ne surtout pas ressentir. Ne pas laisser de place à la migraine qui palpitait toujours derrière ses yeux. Ne pas céder à la terreur qui menaçait de la paralyser. Célestine ajusta son foulard pour se protéger de la morsure des rayons et mit les mains en porte-voix.

— Ohé !

Elle tendit l’oreille, espérant capter l’appel d’autres rescapés, puis cria encore et encore, jusqu’à ce que le soleil ait séché ses habits et sa voix. Sans succès. Une heure – ou un siècle – passèrent avant qu’elle discerne la forme d’un zodiac, que les guides utilisaient d’ordinaire pour conduire les passagers les plus téméraires à proximité des vortex. Elle s’interdit de penser qu’un jour, ce serait peut-être les vestiges du Kahana qu’on viendrait étudier avec une fascination morbide.

Célestine gagna l’arrière du canot et fit courir ses mains tremblantes sur le coffre du moteur – heureusement, elle n’aurait pas à ramer. Refoulant la crainte de causer des dégâts irréparables, elle parvint finalement à l’allumer, et le ronronnement de la combustion lui inspira un délicieux soulagement au parfum de diesel. Célestine hissa alors le cadavre de Laurence à bord, concentrée sur les élancements de sa poitrine pour oublier le visage boursouflé de sa camarade, puis elle fendit à faible allure les flots ponctués de cartes à jouer.

Le zodiac était vide. Célestine quadrilla la zone en hélant de plus belle, sans plus de résultats. Elle envisagea de remorquer le bateau pneumatique avant de renoncer : à quoi bon, puisqu’il n’y avait personne à sauver ? Mieux valait le laisser voguer parmi les décombres en espérant qu’il croise la route d’autres survivants.

La soif grandissante avait fait naître des préoccupations plus égoïstes, de toute façon. Célestine n’avait aucune notion d’orientation maritime ; rien ne troublait l’horizon en dehors de quelques chaises chahutées comme des bouchons de liège et elle ignorait dans quelle direction naviguer pour espérer rejoindre une île. Elle était sûre d’une chose, en revanche : sous ces températures et sans ravitaillement, elle risquait de souffrir de déshydratation très rapidement.

Plissant les paupières sous sa main en visière, Célestine sonda la lumière et son étrange vibration. Il lui semblait que les copeaux de portes et les fantômes de draps suivaient un chemin, un sillage, et quand le soleil s’alignait à leur cohorte, l’océan se creusait d’ondes pareilles à des artères.

Un courant.

C’était sa seule piste, et Célestine la suivit, priant pour qu’elle la mène vers une zone de pêche où elle trouverait au mieux un chalutier, au pire de quoi se sustenter.

Car Célestine avait faim, également, même si ça ne serait pas un problème avant plusieurs jours – elle se félicitait d’ailleurs d’avoir accumulé quelques réserves autour des hanches. Plus tard, alors que le crépuscule embrasait le ciel, elle observa le corps de Laurence, allongé sur le flanc vers l’avant du canot. Elle ne s’était pas posé la question : emporter sa dépouille avait tenu du simple réflexe moral ; maintenant, Célestine se demandait si elle n’avait pas cédé à des instincts plus enfouis. Refusant d’y songer davantage, elle se recroquevilla en suppliant le sommeil de frapper avant que l’angoisse s’installe.

Mais un bruit répété troublait le clapotis des vagues et l’empêchait de trouver le repos ; un bruit comme un coup contre une porte, lent, régulier, lesté par la fatigue du voyageur qui réclame l’hospitalité. Quand Célestine reconnut l’écho d’une tête heurtant la coque du bateau, elle sut qu’elle ne dormirait plus jamais.

 

 

Célestine se réveilla en sursaut. Déboussolée, elle se redressa en s’attendant à découvrir autour d’elle les murs de sa chambre à La Roca, ou au moins les parois de sa cabine à bord du Kahana. Tout ce qu’elle vit fut un goéland perché sur le cadavre de Laurence, dont il béquetait la joue. Célestine glapit et l’oiseau poussa un nouveau cri avant de s’envoler en arrachant un long morceau de peau charnue. Dessous, les dents nues luisaient comme des bijoux.

Célestine aurait peut-être vomi si elle avait eu quelque chose à régurgiter et peut-être pleuré si elle n’avait pas été si desséchée. L’horreur fut de courte durée, cependant : les grandes ailes grises du charognard s’étaient levées comme un rideau, révélant une scène si improbable que Célestine crut la rêver : là, droit devant, dans le halo bleuté de l’aube, trônait un immense écrin de verdure.

Célestine ferma et rouvrit les yeux. L’île était toujours là. Peut-être Lifou ou Ouvéa, peut-être la côte visible d’une autre péninsule, quelle importance ? Le cortège de débris traçait un arc mouvant devant le nez du canot et les méandres irisés du fioul rendaient la voie aussi claire qu’une autoroute. Au bout du chemin se dressait le Kahana.

Célestine redémarra le moteur et s’élança. Il lui fallut moins de dix minutes pour atteindre les hauts-fonds ou le paquebot s’était échoué. Mais « échoué » n’était peut-être pas le terme approprié : la poupe enfoncée dans des remous d’algues et de coraux broyés, la proue flirtant avec les houppiers des palmiers qui longeaient la plage, le Kahana semblait avoir fusé comme une balle et tout écorché sur son passage. Pareil à une baleine abattue, il gisait désormais sur le flanc de son immense coque bleu et rouge, ouvrant une plaie dans le sable blanc.

Célestine mena la vedette jusqu’au rivage hérissé de gravats que les vagues poisseuses tentaient de ravaler. Quand elle mit pied à terre, le monde tourna comme une toupie.

— Merci… Merci…, hoqueta-t-elle, à quatre pattes dans le ressac.

Les joues sèches mais le cœur léger, Célestine savoura son salut, la fraîcheur de l’eau, la douceur du vent et la solidité du sol qui vibrait autant que le ciel, avant de hisser le canot sur la plage et de traîner la dépouille de Laurence au pied des arbres. Elle s’occuperait des autres cadavres plus tard.

— Il y a quelqu’un ? lança-t-elle en approchant du Kahana. Someone?

Le navire lui-même semblait agoniser : un râle de douleur remontait parfois de ses entrailles et une pulsation basse animait sa carcasse comme un battement de cœur. En tendant l’oreille à l’affût d’un cri ou d’un appel, Célestine crut même entendre une mélodie, si joyeuse qu’elle lui glaça le sang. La musique de la salle de jeux enveloppait les décombres comme le chant d’une sirène.

Célestine contourna le squelette brisé du radar et gagna la terrasse du pont principal, dressée en rempart. Les bourrelets de sable noirci qui la séparaient des fenêtres de la salle de restaurant lui semblaient tout aussi infranchissables, mais c’était sans doute l’accès le plus direct aux cuisines et aux victuailles. Elle avait rassemblé assez de courage pour entamer son ascension quand un grand fracas métallique la foudroya de terreur.

Célestine se précipita à l’arrière de l’épave, là où les flots léchaient le toit de la timonerie. À demi extirpé d’une vitre éclatée, un jeune homme manœuvrait un chariot chargé de ce que Célestine prit d’abord pour un amas de poulpes morts. Il s’agissait en réalité de matériel informatique : des instruments dont les fils emmêlés d’algues pendaient misérablement par l’encadrement et dégouttaient sur les lunettes tordues de leur maître.

— Vous ! s’exclama Célestine.

Le jeune homme sursauta et manqua de s’éventrer sur les bris de verre en pivotant pour la dévisager. Il sembla la reconnaître et lança :

— Don’t just stand here, come and help me!

— Vous croyez que…, elle ravala ses mots et reprit en anglais : Vos affaires, là, elles peuvent nous aider à contacter des secours ?

— Non.

Célestine cilla, interdite.

— C’est important, OK ? reprit le jeune scientifique en s’échinant à faire levier sur le chariot, qui restait coincé au-dessus de sa tête.

— Plus important que de chercher des blessés ou que de nous ramener à la maison ?

Il pouffa et les côtes douloureuses de Célestine se contractèrent comme un corset. Elle avait un terrible pressentiment. Encore un.

— Un coup de main ? s’impatienta le jeune homme. Ça passe pas, je crois qu’il va falloir les sortir une par une et… putain de merde !

Célestine accourut et rattrapa in extremis la console qui avait failli éborgner le scientifique.

— Merci…, souffla-t-il. Heu…

— Célestine.

— Santiago. Tenez, prenez ça. Je vais m’occuper de décharger. Surtout, bougez pas.

Prise au piège sous le poids instable des équipements, Célestine n’eut d’autre choix que d’obéir. Et de cogiter. Elle n’avait vu aucune autre embarcation de sauvetage, en arrivant, mais comment Santiago aurait-il pu accoster avec le Kahana alors que Laurence et Célestine avaient été semées à des kilomètres de là ? Ils se trouvaient ensemble quand la vague avait frappé, et…

— Le capitaine, lâcha Célestine. Vous avez trouvé le capitaine ? Et les instruments du bord, ils fonctionnent ?

— J’en sais rien, fit Santiago en débarrassant le chariot. C’est pas tellement mon problème.

— Pas votre problème ? Vous avez pris un coup sur la tête ? Vous vous rendez compte de ce qui se passe ou pas du tout ? Si on ne trouve pas rapidement un moyen de…

— Chut !

Célestine faillit répliquer, mais son regard avait suivi celui de Santiago et son cerveau devint soudain aussi blanc et vide que le ciel. À l’orée de la jungle, un homme et une femme se tenaient immobiles.

Le ventre de Célestine se souleva avant qu’elle comprenne en quoi leur apparition l’apeurait. Ses yeux avaient dû cerner leur posture trop droite, ses oreilles capter leur silence trop profond, son instinct flairer sinon le danger, en tout cas le mystère. Leur calme la dérangeait, mais moins que les murmures qu’ils échangèrent quand la femme se pencha vers son compagnon en désignant Santiago et Célestine du menton.

Ils émergèrent de l’ombre des palmiers en levant légèrement les mains, paumes en avant, comme pour amadouer un animal blessé. Ça devait fonctionner : Célestine resta paralysée.

La femme prit les devants en arrivant à leur hauteur. La quarantaine, grande, mince, elle se mouvait avec une raideur presque martiale, mais ses courtes boucles d’un blond vénitien lui donnaient plutôt un air de star de cinéma et son blouson de cuir un air un peu rétro. En noir et blanc, elle aurait ressemblé à une icône de l’âge d’or d’Hollywood, et Célestine lui trouvait d’ailleurs des traits familiers.

— N’ayez pas peur, dit-elle.

En français, pour autant que les oreilles et le cerveau de Célestine pouvaient en juger ; mais alors pourquoi Santiago semblait-il la comprendre ?

— Nous sommes là pour vous aider. Je suis Amelia, et voici Charles.

Charles porta les doigts à son front en une vague imitation de salut militaire, attirant l’attention de Célestine sur les deux petites bosses semblables à des embryons de cornes qui poussaient au-dessus de ses sourcils. Ses yeux clairs souriaient et ses oreilles décollées le rajeunissaient étrangement ; un drôle d’adolescent diablotin de trente ans.

— Vous… Vous faites partie des secours ? balbutia Célestine.

— En un sens.

— Vous êtes Amelia Earhart.

Santiago la scrutait sans la moindre politesse, la bouche entrouverte et les yeux ronds. Ce nom évoquait vaguement quelque chose à Célestine, et, à l’expression subjuguée de Santiago, elle comprenait qu’elle aurait dû percuter, elle aussi.

— Et vous, vous êtes Charles Carroll Taylor, continua le scientifique, doublement ébahi, en observant son compagnon qui souriait maintenant de toutes ses grandes dents.

— Je m’en lasserai jamais, je crois, répondit Charles en leur tendant une gourde à laquelle Célestine et Santiago burent à grandes lampées.

— Suivez-nous, fit Amelia.

— Vous suivre où ? tenta Célestine, le menton ruisselant. On est sur la Grande Terre ?

La tête lui tournait, désormais, et son soulagement mitigé, gâché par trop de questions, trop d’appréhensions, ce soulagement décevant l’avait laissée bizarrement plus assoiffée, affamée et nauséeuse que jamais. Elle allait tomber dans les pommes.

— Vous pourrez reprendre des forces et vous reposer, fit Amelia. Allez, venez.

Célestine voulut protester, évoquer les potentiels blessés encore prisonniers du Kahana, réclamer qu’on rassemble les corps que les vagues continuaient à charrier sur la plage, mais en balayant le paysage des yeux, elle découvrit des dizaines d’hommes et de femmes de toutes les couleurs et de tous les âges déjà affairés à la tâche. Certains escaladaient la carcasse du paquebot avec une agilité déconcertante tandis que d’autres allongeaient les cadavres sur des civières construites de bâche et de bambous. Méticuleux, rapides, organisés. Un signe ou un regard suffisait, et le vent noyait le discret bruissement de leurs pas dans le sable.

— On s’occupera de récupérer votre matériel, lança Amelia à Santiago, qui lorgnait ses machines d’un air indéchiffrable.

Il s’en détourna quand Charles saisit Célestine par le poignet pour l’entraîner vers la lisière des arbres. Lourde, étourdie, elle se laissa guider le long d’un sentier étranglé de lianes et de fougères ; quand elle trouva la force de parler, elle s’entendit à peine demander :

— Qu’est-ce qui se passe, ici ?

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Herbe Rouge
Posté le 18/02/2021
Bon, je commence à être perdue... ça m'apprendra à ne pas tout lire d'un coup... tout ce que je sais, c'est que c'est de plus en plus flou, et que pour l'instant, pas beaucoup de réponses !

Une petite remarque : le petit passage "Célestine se demandait si elle n’avait pas cédé à des instincts plus enfouis" : on parle bien de cannibalisme là ? Ce n'est pas un peu rapide ? Cela fait combien de temps qu'elle vogue (il me semble que ce n'est pas indiqué) ?

Bref ! Je vais essayer de lire la suite sans trop trainer :D
Dan Administratrice
Posté le 07/04/2021
Hello Herbe Rouge !
Désolée pour le retour tardif...

Alors oui par contre, il va y avoir beaucoup de questions et assez peu de réponses pendant assez longtemps x'D L'histoire est relativement longue et construite sur des couches de mystères, donc il va falloir prendre son mal en patience, j'en ai peur...

Oui, je parle bien de cannibalisme, enfin je l'insinue, mais je dis surtout que c'est une question pour plus tard, vu qu'effectivement pour l'instant le problème de la nourriture n'est pas urgent et que Célestine est loin d'avoir tout tenté avant d'en arriver là. Chacun l'interprète comme il veut, d'ailleurs ; on peut d'ailleurs continuer à croire que Célestine a simplement emporté le cadavre par respect ^^ Elle est dans une situation complexe et plutôt inquiétante et son cerveau lui joue peut-être des tours...

Merci beaucoup pour ta lecture et ton retour !
Isapass
Posté le 17/09/2020
Excellent ! Pauvre Célestine : elle a changé d'époque ? Ou de dimension ? Ça y est on est en plein mystère et c'est top !
Dans la première partie, j'ai adoré la réflexion de Célestine qui se soupçonne elle-même d'avoir emporté le corps de Laurence pour avoir un truc à bouffer ! Et l'épisode du goéland... beuuuuh, glauque à souhait !
A moi aussi, les noms d'Amelia et de Charles me disent quelque chose, mais je ne sais plus où je les ai lus (ni même si je les ai vraiment lu). Si ça se trouve, c'est dans un chapitre précédent et j'ai déjà oublié, étourdie que je suis...
J'ai vaguement vu que ton autre lecteur a cédé à la curiosité en googlant les références, mais de mon côté, je préfère me laisser porter !
Je lirai la suite avec plaisir en tout cas !

Détails :
"Une heure ou un siècle aurait pu passer avant qu’elle discerne la forme effilée d’un zodiac, que les guides utilisaient d’ordinaire pour conduire les passagers les plus téméraires à proximité des vortex. " : l'utilisation du conditionnel passé me laisse perplexe, je n'arrive pas à comprendre si le zodiac est vraiment là ou si c'est juste une hypothèse. Dans le premier cas, je ne suis pas sûre que le conditionnel se justifie ("Une heure - ou un siècle - passèrent avant qu’elle discerne la forme effilée d’un zodiac" ? ou "Une heure ou un siècle avaient pu passer lorsqu'elle discerna..." ?). Si c'est une hypothèse, je trouve l'idée un peu confuse car il manque le "si" (genre "si un zodiac s'était trouvé proche, il aurait pu mettre une heure ou un siècle à répondre).
"Le zodiac était vide." : ah ok, donc elle voit vraiment un zodiac :)

A+
Dan Administratrice
Posté le 22/09/2020
Hello Isa,
Encore une fois, motus et bouche cousue :D La réponse ne tardera pas trop à arriver, de toute façon. Et je ne rate jamais une occasion de glisser un peu de cannibalisme :p

Pour le nom d'Amelia, s'il te paraît familier, c'est sûrement parce qu'il est assez connu (et qu'il apparaît dans le résumé x'D). Charles, personnellement, je le connaissais pas avant de faire des recherches, alors je n'en dis pas plus !

C'est vrai que c'est tentant de fouiller sur internet, il y a beaucoup de réponses à trouver là-dedans puisque je me suis basée sur beaucoup de théories connues, farfelues ou pas. J'espère que la révélation fonctionnera !

Merci comme toujours pour ton repérage, je vais corriger ça ^^ Et merci surtout pour tes retours !
Kevin GALLOT
Posté le 17/09/2020
Re !
Toujours aussi bien, j'ai des embryons d'hypothèses qui germent petit à petit dans ma petite tête sur le bordel qui se passe dans ce chapitre, mais le mystère reste entier et séduisant. Vraiment super !

2 petits détails que, je crois, je suis un des rares à pouvoir te révéler :

"Vous suivre où ? tenta Célestine, le menton ruisselant. On est à Grande Terre ?" >> On est sur la Grande Terre ? (même si c'est un nom propre, personne ne dit "à Grande Terre" en Calédonie, mais peut-être que Celestine ne le sait pas)

"L’île était toujours là. Trop grande pour être Lifou ou Ouvéa, mais quelle importance ?" >> Lifou et Ouvéa sont des îles très grandes, en tout cas assez pour rendre impossible l'évaluation de leur surface depuis un petit rafiot sur l'ocean, aussi loin se trouve-t-on. D'autant que les côtes ne sont pas rectilignes sur les îles comme sur la côte de la grande terre. Si tu fais face à Nouméa depuis l'ocean (qui est une péninsule) tu pourrais croire etre face à Lifou ou Maré. Ouvéa fait exception car c'est très plat et caracteristique.
Surtout que Celestine ne connait rien a la geographie locale.

Du coup on ne sait pas quelle est cette île, mais si c'est une des Loyautés (qui sont majoritairement peuplées de kanaks), attention à la comparaison des sauveteurs avec "d'agiles petits singes" qui pourrait être mal interprêtée

Du coup ça m'éclate trop de voir mon pays d'accueil dans ton histoire, et ça me donne encore pluuuuuus envie de savoir la suite !
Kevin GALLOT
Posté le 17/09/2020
Mon Dieuuuuu.... Je viens de faire 2 ou 3 recherches sur wikipedia... J'aurais pas du... Mais non !!!!! Pas possible !!! Et ce "autres hypothèses" à la fin d'un des articles !!! Raaahhh !!! Un truc de fou ton histoire, j'adoooooore !!!
Dan Administratrice
Posté le 18/09/2020
Je sais pas ce que t'as trouvé comme hypothèses, mais j'espère que t'es sur la voie que j'ai choisie et pas sur une autre, sinon après un enthousiasme pareil tu risques d'être extrêmement déçu x'DD

Mais wow merci beaucoup pour toutes ces précisions ! J'ai une sacrée chance d'être tombée sur un lecteur qui vit là-bas, c'est super précieux comme retours ! C'est typiquement le genre de détails qui peuvent sortir de la lecture (quand des auteurs étrangers parlent de la France, par exemple) alors je suis vraiment contente de pouvoir profiter de ton œil expert ! Je vais aller corriger ça tout de suite. D'ailleurs, concernant la taille des îles, ça m'arrange si on peut croire que c'est un continent parce que... on est assez loin de la Nouvelle-Calédonie, en fait... :D

Je vais peut-être voir pour changer la comparaison aux singes, malgré le fait qu'il ne s'agisse pas des îles Loyauté et que je n'évoque aucun peuple connu. Je ne voudrais pas (encore) heurter quelqu'un par mégarde... Sinon ça peut être l'occasion de décrire un peu plus ces hommes et ces femmes pour dissiper toute confusion. Merci de m'avoir alertée sur ce point !

Contente que tu aies apprécié malgré ces erreurs, merci beaucoup pour ta lecture et ton commentaire !
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