3. L'ami imaginaire

Le Bazar de Bourgon était un lieu insolite. Des stalactites et stalagmites dentelaient le relief, et un lichen phosphorescent recouvrait les roches, nourri par les gouttes d’humidité qui suintaient des fissures entre les pierres. Mavel longea une longue galerie en compagnie de monsieur Fortesprit. Ils dépassèrent nombre de portes similaires à celle dont ils arrivaient. Chacune d'entre elle se distinguait des autres par un étrange symbole gravé au centre. Mavel crut d'abord reconnaître des runes celtiques, puis se rendit compte que les signes lui étaient étrangers. D'autres personnes émergeaient des portes de temps à autre, et l'homme à la canne leur adressait parfois un bref salut, le chapeau entre les doigts. Au bout de l'interminable allée se dévoila une petite pièce ovale. Sur la gauche, une porte indiquait le mot « réserve ». En face, sa jumelle supportait un tableau étrange qui représentait un duo hors du commun. Mavel traversa les lieux sans parvenir à détacher son regard de l'âne chevauché par un minuscule bonhomme à la barbe si longue qu’elle pendait jusqu’à ses pieds. Au-dessous de l’œuvre d’art, il lut les mots « Chambre de Bourgon », gravés au canif dans le bois par une personne à l’écriture brouillonne. Le garçon songea à inspecter l'oeuvre d'art de plus près, mais monsieur Fortesprit avançait à vive allure en direction de la troisième issue, dans la continuité de la galerie. Inquiet à l'idée de perdre son guide de vue, il pressa le pas.

Le plafond s'élevait désormais si haut que les torches et braseros ne parvenaient plus à l’éclairer. Sans les scintillements du lichen verdâtre qui poussait  là-haut, Mavel aurait facilement pu penser qu'il s'agissait d'une espace à ciel ouvert. De multiples étagères disposées aléatoirement parsemaient le sol du vaste soutterain. Le jeune homme observa le contenu des rayonnages qu'il longeait, curieux. Les objets entreposés ne semblaient avoir aucune utilité. Des bocaux remplis de terre côtoyaient d'humides cahiers aux pages gondolées. Des clés pendaient çà et là, sans mentions de ce qu’elles étaient susceptibles d’ouvrir. Divers aliments dont l’apparence n’avait rien à envier aux fruits pourris de la benne à ordure venaient combler les espaces vacants. Mavel se pinça le nez, assailli par l'odeur et le souvenir désagréable de son propre passage dans l'antre des déchets.

Monsieur Fortesprit s'arrêta devant un amas de meubles disparates qui, associés ensemble, formaient un comptoir circulaire autour duquel plusieurs personnes s’attroupaient. Perché sur une chaise aux pieds assez longs pour dépasser la hauteur de l’étalage, se trouvait un petit être barbu. Mavel reconnut l'homme qui chevauchait un âne sur la peinture et sourcilla. 

‒ Salut, Bourgon ! Comment vont les affaires ? lança monsieur Fortesprit.

L’intéressé pivota dans leur direction. Il descendit de son siège à l’aide d’un escabeau, et rampa sous un pupitre pour se glisser à l’extérieur du comptoir. Un trousseau d’une quinzaine de clés pendait à sa ceinture et se balançait dans un tintement métallique qui rappelait les clochettes des vaches en campagne.

‒ Mal, m’sieur Braams ! Un client m’a commandé un poulet ! Mais j’l’ai mangé ! Alors l’a pas pu l’ach’ter ! Mauvais pour les affaires. Mais bon, le poulet ! grommela-t-il.

Monsieur Fortesprit se fendit d'une moue compréhensive.

‒ Qui peut résister à un poulet rôti quand il en voit un, pas vrai ? Bourgon, je te présente Mavel, il fait partie des apprentis qui nous rejoignent cette année. Mavel, voici Bourgon, l’ami imaginaire propriétaire de cet endroit !

Le garçon cilla.

‒ L’ami imaginaire ?

L’homme peina à trouver les mots qu’il cherchait et se dandina un instant.

‒ Comment dire…? Beaucoup d’enfants s’inventent des compagnon, n’est-ce pas ? Pour tromper l'ennui ou affronter la solitude.

Le garçon acquiesça.

‒ Tu en avais un ? demanda l’homme à la canne.

‒ Non, juste des peluches. Réelles, précisa Mavel.

‒ Peu importe. Lorsque ces enfants grandissent, ils oublient leurs Amis imaginaires. Ils finissent par nier leur existence. Mais un rêve créé ne peut être défait. Le plan onirique en conserve toujours une trace. Ces pauvres bougres se retrouvent donc livrés à eux-mêmes. Ils cherchent une nouvelle place, une nouvelle raison d'être, ici sur le plan onirique. Nous en accueillons beaucoup au Village. Bourgon fut le premier. A dire vrai, il était même là avant nous, alors, on devrait plutôt dire que c'est lui qui nous a accueillis.

Mavel posa sa main sur son menton et cogita.

‒ Qu’est-ce qui les différencie des personnes comme vous et moi ? demanda-t-il.

‒ A priori, rien, si ce n’est leurs pouvoirs, et le fait qu'ils ne puisse quitter le plan onirique. Leur existence reste cantonnée au Rêve, vois-tu ?

Monsieur Fortesprit coinça sa canne sous son bras, et frappa dans ses mains. Il s’éloigna de Mavel pour se positionner face au groupe réuni devant le comptoir. Bourgon se glissa à nouveau sous le pupitre, se releva de l’autre côté et fila en direction de son trône. Il se prit les pieds dans sa barbe, trébucha et laissa échapper un juron avant de se remettre en selle.
Pour la première fois depuis leur arrivée, Mavel prêta attention aux autres personnes présentes. Neuf individus avaient rejoint monsieur Fortesprit et s’étaient alignés dans son dos. Un peu isolé, le garçon fit quelques pas de côté pour rejoindre un groupe d’adolescents, et se campa près d’un jeune homme élancé aux cheveux de paille. Les yeux grands ouverts, un sourire béat figé sur les lèvres, ce dernier contemplait les environs d’un air ravi. Adossés à une étagère, deux jeunes discutaient ensemble, tandis que les derniers restaient silencieux et immobiles. L’homme à la canne réajusta son chapeau et s’éclaircit la gorge pour attirer l’attention.

‒ Bienvenue à la Confrérie des Rêves ! Je suis Braams Fortesprit, et en ces lieux, je serais votre Commandeur ! déclama-t-il. Cela signifie que je prends les décisions importantes, que je dicte les règles, mais surtout que je passe le plus clair de mon temps dans le Bastion, en haut de ma tour, et qu’il y a d’autres personnes à déranger si vous avez des questions ou des problèmes.

Le garçon à côté de Mavel pouffa de rire. Les personnes présentes derrière le Commandeur le fusillèrent du regard, et son sourire s’effaça. Ce n’était donc pas une plaisanterie. Mavel croisa le regard de l’adolescent blond et lui accorda une moue compatissante. Il n’avait pas réagi, mais lui aussi avait cru à un trait d’humour. Le maître des lieux était un homme difficile à cerner. Monsieur Fortesprit reprit son discours :

‒ Vous aurez bientôt le loisir de prendre vos quartiers au Bastion, de visiter le Village, et de faire connaissance. Mais nous devons nous soumettre à quelques formalités en premier lieu. Les personnes qui m’accompagnent seront vos instructeurs pour les années à venir. Ils seront vos alliés et vos guides, mais aussi vos aînés et des figures d’autorité. J’attends de vous le plus grand respect !

Il les présenta brièvement. Mavel ne retint pas les noms de chacun, mais trois d'entre eux monopolisèrent son attention. D'abord monsieur Fenris Khann, un homme massif au regard dur qui portait une barbe noire touffue, et dont le crâne chauve dominait l’assemblée. Il revêtait une armure de cuir complétée par une ceinture à laquelle pendait une gigantesque épée. À n’en point douter, l’instructeur en Duels et Survie n’était pas une personne à se mettre à dos. Il gratifia l’assemblée d’un regard furieux, et Mavel tressaillit.

Le garçon fixa ensuite longuement Mlle Fulmina Soam, qui se spécialisait dans les règlements et enseignait le Droit civique. Elle adressa aux nouveaux apprentis un signe de tête rigide, auquel les adolescents répondirent d'un salut poli. Mavel remarqua qu'elle se tenait affreusement raide. Sa chevelure blonde, nouée en un chignon strict, et sa mâchoire figée incapable d’esquisser un sourire, évoquaient au garçon les vieilles enseignantes de son ancien collège. Pourtant, Mlle Soam semblait âgée d'une petite quarantaine d'années seulement. Mavel se souvint des jouets de son enfance, articulés au strict minimum. L'instructrice s’apparentait à une version humaine de ceux-ci, l’aspect amusant en moins.
Enfin, pour finir sur une note positive, le garçon se laissa happer par la jovialité et l'énergie de Mlle Katie Espinoza, l'instructrice en Arts oniriques. Il s'agissait d'une jeune femme brune qui affichait une mine enjouée. Elle revêtait un jean troué complété par une chemise à carreaux dont elle avait retroussé une manche jusqu’au coude. En contraste avec ses collègues, elle dégageait une évidente sympathie.

Le Commandeur laissa aux adolescents le temps d'imprimer les visages du personnel enseignant, puis se pencha vers l'oreille de Mlle Soam. Après quoi, il prodigua au groupe une révérence théâtrale, et se retira en compagnie de la majorité des instructeurs. Les jeunes gens se retrouvèrent seuls en compagnie de Bourgon et Mlle Soam. Mavel ressentit une bouffée de panique à cet instant. La seule personne qu’il connaissait un tant soit peu venait de partir. Il se rappela le déplaisir des premiers jours d’école, dans le monde réel, en particulier les années où Freddy et lui ne partageaient pas la même classe. Il se surprit même à s’inquiéter pour son ami. Que penserait Freddy en ne le trouvant pas au lycée ? Il irait sûrement chez lui pour se renseigner. Ses parents trouveraient une excuse, faute de pouvoir lui expliquer la vérité, mais il vivrait quand même ça comme une trahison. Tandis que les adolescents commençaient à discuter entre eux, Mavel se demandait comment il pourrait se faire pardonner lorsqu’il reverrait son ami d'enfance. Mais très vite, la voix sèche de l’instructrice au chignon interrompit ses pensées.

‒ Silence ! s’égosilla-t-elle. Vous pourrez discuter plus tard, vous aurez toute la vie pour ça. Et si vous souhaitez qu’elle soit longue, il faudra vous montrer attentifs, dès à présent ! Je vais faire l’appel, composer des binômes, et vous distribuer votre Livre-Sans-Pages. Quand je dirai votre nom, vous avancerez, suis-je claire ?

Le garçon proche de Mavel leva une main hésitante. Mlle Soam l’aperçut et renifla.

‒ Je connais déjà la teneur de votre question, jeune homme. C’est quoi, un Livre-Sans-Pages ? Vous le saurez bientôt. Dans l’immédiat, vous le prenez, vous le gardez précieusement, et vous me débarrassez le plancher. Je commence ! Mavel Brassevin et Piers Winters !

Mavel s'avança timidement vers l'instructrice, accompagné par son voisin maladroit. Son coeur battait la chamade. Depuis l'enfance, il maudissait son nom, car il se trouvait toujours parmi les premiers lors des appels, et c'était pour lui un moment très désagréable. Il sentait les regards braqués sur lui, et s'imaginait une myriade de jugements silencieux. Cette fois, en revanche, il n'était pas seul. Piers semblait tout aussi impressionné.

Bourgon redescendit de son perchoir, et posa une pile de grimoires sur le comptoir. Il se hissa sur la pointe des pieds et tendit un exemplaire à chacun d'eux. Mavel inspecta l’objet et fut surpris de remarquer qu’il ne s’ouvrait pas. C’était un grimoire plutôt épais, à la couverture rigide constellée de symboles comparables à ceux qu’il avait aperçus sur les portes de la galerie. Mavel interrogea son camarade du regard. Ce dernier secoua la tête. Il ignorait lui aussi comment l'ouvrir. Mlle Soam leur indiqua de se décaler sur la droite du comptoir. Ils s'exécutèrent, et se remirent de leurs émotions tandis que la femme au maintien rigide poursuivait l'appel.

‒ Alice Derain, Karel d'Unn !

Une fille guillerette aux longues boucles dorées s’extirpa du rang, talonnée par un adolescent à la peau mate. Grand et svelte, il dépassait sa camarade d'une bonne tête. Mavel remarqua une sorte de crochet sombre à son oreille. S'agissait-il d'une véritable dent d'animal, ou d'une imitation décorative ? Ils se virent offrir un exemplaire du Livre-sans-Pages avant de s'adosser à une étagère en silence, près de Mavel et Piers.

‒ Edwin Dugrimoir, Emi Kyûbi ! poursuivit Mlle Soam.

Un garçon à la démarche assurée et aux yeux moqueurs se détacha du petit groupe, suivi par une blondinette de petite taille. Après avoir reçu leur grimoire, ils passèrent devant Mavel et Piers. Ces derniers leur adressèrent un sourire hésitant, auquel Edwin répondit par un regard noir. Emi, quant à elle, les fixa plusieurs secondes de ses yeux de rapace, comme si elle les sondait. Elle afficha finalement une expression de dégoût et s'éloigna à son tour. Mavel resta muet d'étonnement, et Piers grommela quelques paroles offusquées. Ils reportèrent leur attention sur les personnes qui n'avaient pas encore été appelées. Mavel ne s'en était pas rendu compte auparavant, mais les deux jeunes femmes et le garçon restants semblaient plus agés qu'eux.

‒ Dis, comment elle va faire, pour ses duos ? Il reste un nombre impair, remarqua Piers.

L’instructrice appela d’un geste de main les trois derniers, et annonça :

‒ Je vous présente vos référents, expliqua-t-elle. Ce sont des apprentis de second cycle. Ils ont donc quelques années d’avance sur vous. Si vous avez des questions, ils y répondront, et en cas de conflit, ils interviendront. Esther, tu es affectée auprès d'Emi et Edwin.

Une jeune femme pâle à la chevelure d’un blond très clair, à qui Mavel aurait donné entre dix-huit et vingt ans, se glissa entre les nouveaux, visiblement ravie. Elle poussa doucement ses deux protégés vers la sortie.

‒ Alek, tu pars avec Alice et Karel.

Un grand gaillard châtain aux yeux marrons adressa un signe de main au deux apprentis mentionnés, puis les guida à leur tour vers l’extérieur.

‒ Raven, tu gères les deux derniers !

Une jeune femme athlétique  s'avança en direction de Mavel et Piers. Ses iris aux reflets d’argent s’accordaient parfaitement à ses mèches décolorées. Elle portait un short et une tunique sans manches, ainsi qu’une mitaine solitaire à la main gauche. Elle leur adressa un clin d’œil.

‒ On y va, les p’tits potes ! À plus, mam’zelle Soam ! claironna-t-elle.

En sa compagnie, Mavel et Piers quittèrent le Bazar par une large galerie. Au bout, Raven tira sur le lourd battant d’une porte en chêne, et les invita à sortir les premiers pour découvrir les lieux.

‒ Bienvenue au Village ! C’est quoi votre nom déjà ?

Un sourire amusé fendit le visage de Raven lorsqu’elle surprit la réaction des deux nouveaux apprentis. La mâchoire pendue, ils bégayaient de surprise devant l'environnement qui s’étendait sous leurs yeux. Ils se trouvaient sur le flanc d'une montagne, et bénéficiaient d'une vue plongeante sur un archipel majestueux qui flottait sur une mer de nuages aux reflets irisés. Mavel aperçut au loin une forêt, quelques collines, et une petite ville qui se déployait au pied d’une imposante forteresse. « Le Village et le Bastion évoqués par monsieur Fortesprit », supposa-t-il. À l’est, des îles parsemées de bâtiments en bois étaient rattachées à la plus vaste par un grand pont qui enjambait le vide. Et au nord-ouest, un long promontoire soutenait un phare dont le faisceau balayait l’océan duveteux qui s’étendait à perte de vue. Enfin, juste devant eux, un sentier bordé de barricades en bois émergeait du vide et descendait en direction d’une vaste plaine.

Lorsque la stupéfaction de Mavel s’atténua, il se tourna vers Piers, qui à sa grande surprise semblait en proie à la panique.

‒ R… Raven, j’ai le vertige. Tu as déjà vu des gens tomber dans les… nuages ? bafouilla-t-il.

L’intéressée le dévisagea.

‒ J’ai oublié de vous communiquer la première règle. Désormais, vous m’appellerez Capitaine ! Repose ta question, ordonna-t-elle froidement.

Piers recula, et Mavel se demanda s’il devait l’imiter. Qu’était-il advenu de la jeune femme dynamique et souriante qui les accompagné quelques secondes plus tôt ? Le garçon aux cheveux de paille reformula afin d’intégrer le titre qu’exigeait leur référente.

‒ Si vous désobéissez à mes ordres, je vous y jetterais moi-même, et vous verrez par vous-même ce qui arrive à ceux qui tombent dans la mer de nuages ! Qu’on soit bien clairs : je répondrais à quelques questions aujourd’hui, mais je suis pas une baby-sitter ! Une fois votre apprentissage commencé, la règle d’or sera de me foutre la paix !

Ils opinèrent ensemble, la gorge nouée. La Capitaine resta quelques secondes immobile, les sourcils froncés. Puis elle se remit à sourire. L’aura malicieuse et aventureuse qu’elle dégageait au départ refit surface tout à coup.

‒ Venez, on descend, claironna-t-elle. Vous devez absolument visiter le Village avant que la nuit tombe ! D’ailleurs, il ne fait pas nuit en même temps que dans le monde réel, vous aviez remarqué ? C’est ce qu’on appelle la désynchronisation onirique ! Ça fatigue un peu les premiers jours, comme le décalage horaire quand on prend l’avion, mais ça finit par passer !

Elle dévala le sentier à toute allure. L’échange avec Raven n’avait fait qu’amplifier les craintes de Piers, qui tremblait de tous ses membres. Il s’agrippait frénétiquement aux barrières à chaque virage par crainte de tomber, et peinait à suivre le rythme. La descente s'avéra plus longue que prévu, mais Mavel en vit finalement le bout. La Capitaine accueillit son arrivée d’un signe de tête approbateur.

‒ Tu t’en sors très bien, Piers, tu y es presque ! encouragea Mavel.

À l’arrivée, il posa les mains sur ses genoux, essoufflé par l’émotion.

‒ Si cette descente te met dans cet état, j’ai hâte de te voir pendant les cours de monsieur Khann, ça promet d’être comique ! s’amusa Raven.

Elle lui accorda quelques secondes pour calmer ses tremblements, puis ils reprirent leur route à travers les landes. Le Village était de plus en plus proche, et l’excitation de Mavel grandissait au fil des interrogations qui germaient dans son esprit. Il se demandait quelles surprises lui réservait cette contrée flottante, sa forteresse imprenable et sa vigie lumineuse. Depuis que monsieur Fortesprit avait présenté les Instructeurs et les matières enseignées, le garçon se questionnait à propos de ce qu’il pourrait accomplir sur le plan onirique. Désormais, il se demandait plutôt s'il existait, en ce lieu, quelque chose d’impossible !

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JeannieC.
Posté le 11/11/2022
Quelques détails un peu classiques là aussi - le tuteur ronchon pas très chaud à accomplir son rôle avec les petits ; la "vie normale" qui ne va pas manquer au héros vu qu'il est rejeté par ses pairs au lycée.
En revanche, ce Bazar du Bourgon est très original et bien dépeint. On se laisse volontiers immerger, et l'image des stalactites et stalagmites qui le bordent est forte. Les pouvoirs autour des rêves aussi, c'est une bonne idée. La galerie des différents élèves quant à elle est sympathique et bien campée ! Il y a des passages assez théâtraux =)
Nanouchka
Posté le 06/11/2022
◊ Intéressant, comme accueil et arrivée dans le nouveau monde. J'aime bien le nouvel ami trouillard.
◊ Dans le chapitre précédent, j'avais eu l'impression que c'était exceptionnel d'être Rêveur, assez pour qu'on aille les chercher dans le monde réel pour les instruire. Et ici j'ai eu la sensation au contraire que c'était banal et insignifiant dans la façon où ils sont traités.
◊ J'ai trouvé un peu gratuit le fait que les figures d'autorité semblent vouloir se défaire des petits le plus vite possible. Peut-être que ça pourrait apparaître comme plus justifié ? Genre Raven est patiente au début et ne s'exaspère qu'à cause de la lenteur de Piers à descendre ?
◊ Magnifique description du Village et ses environs. Ça donne envie !
◊ "parsemaient le sol du vaste soutterain" -> souterrain
◊ "s’inventent des compagnon" -> compagnons
◊ "qu'ils ne puisse" -> puissent
◊ "je serais votre Commandeur" -> serai
◊ "je vous y jetterais moi-même" -> jetterai
◊ "je répondrais à quelques questions" -> répondrai
Edouard PArle
Posté le 05/11/2022
Coucou !
Intéressant le personnage de la capitaine faux-cul qui change complètement d'attitude avec les novices, surtout qu'on rencontre ce genre de personnes dans la vraie vie.
J'ai bien aimé le concept des amis imaginaires. C'est vraiment une belle trouvaille.
Un peu triste pour Freddie, j'espère qu'on le recroisera le pauvre...
Un plaisir de découvrir ton histoire,
A bientôt !
Tac
Posté le 05/11/2022
Yo !
C'est extrêmement rageant pour moi de découvrir ce texte, car il y a tous les éléments ou presque pour que j'adore. Mais je crois que je ne le découvre pas au bon moment, actuellement ce n'est pas le genre de lecture que je recherche ! Alors je vois plein de qualités, je vois qu'un autre moi aurait pu être emporté d'un coup, mais mon moi actuel soupire.
Indépendamment du fait que je ne suis actuellement donc pas le public pour ce texte auquel, je le répète je vois trois milliard de qualités quej 'ai un peu la flemme de lister, ut m'excuseras j'espère, je regrette deux choses, qui sont un peu du détail :
- je trouve un peu (trop) facile que, "comme par hasard", le héros ne s'entende avec quasi personne au lycée, soit bizuté, et n'ait donc quasi aucun regret de changer de monde (d'ailleurs quant à son ami qu'il laisse derrière, il pourrait demander à sa mère de lui passer un coup de fil ou de lui transmettre un message, une lettre, à la rigueur, histoire de le prévenir, je trouverais ça sympa)
- je suis dubitatif sur le personnage de la référente de 2nd cycle qui va chapeauter notre héros, j'ai trouvé un peu maladroit sa mise en place, ou alors c'est moiqui n'adhère pas du tout à cette réalisation du stéréotype du personnage tuteur qui rejette un peu son rôle, mais voilà, pour moi ce serait un point à retravailler un peu, jen e sais pas ce que tu projettes d'en faire par la suite, mais ce que j'en ai vu pour le moment ne m'a pas convaincu (j'utilise le mot stéréotype mais pas dans un sens négatif)
Plein de bisous !
LionneBlanche
Posté le 27/10/2022
Re ! Eh ben, voilà, je le savais, ça va être dure de ne pas enchaîner… ça se fini en pleine découverte ! :’(
J’ai été surprise par l’évocation des amis imaginaires, je suis certains que ce ne sera pas la dernière fois, logique, en flirtant avec les rêves. ^^

Ils ont l’air charmant les profs ! ^^ Bon, excepté la dernière. Manque de pot, ce n’est pas elle qui reste…
Mince, c’est vrai que c’est moche pour Freddie : il va se retrouver tout seul ! Et du point de vu de Mavel, la situation a de quoi inquiéter. Il est tout seul, et il y a bien plus d’inconnus que s’il était entré au lycée.
Un livre sans page ? Pratique… ^^ Il m’intrigue, comme à peu près tout, d’ailleurs. ^^
Oh mais c’est quoi ces profs ! ^^ Je m’identifie totalement à l’ado qui a levé la main et avait ri un peu plus tôt. Je serais totalement lui. ^^ Bon, sauf pour le vertige : il a vraiment mal choisi son endroit pour ça. ^^
Les camarades ne sont pas tous charmant, non plus. Ils auraient surement été à serpentard. ^^
Je la croyais gentille, la fille… En fait, c’était juste devant la prof ? Bah non. Elle est un peu flippante, lunatique ? Mince, j’ai oublié le mot du trouble quand on passe d’une humeur à l’autre. En tout cas, les garçons n’ont pas trop intérêt à avoir besoin d’aide, parce que ça n’a pas l’air gagné. Je sens que le petit Piers a quand même du bol d’être avec Mavel. C’est bien qu’ils soient en duo, et en plus, ils ont l’aire regroupé par caractère : ça leur évite d’affronter ça complétement tout seul. Ils seront perdus et en galère, mais à deux. C’est moins pire. ^^
J’ai hâte de voir ce qu’il va leur arriver !
À bientôt !
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