-3-

Par OC_

Soudain ce paysage par effraction dans la mémoire (chemins de pierres et murets

sous la neige

traçant une ponctuation mal visible

virgules nombreuses ou parenthèses)

que fait-on là perdu dans la pensée ?

comme si l’on retrouvait une peau ancienne :

on va dans la nuit vers une cabine téléphonique il n’y a

rien que le silence on va il n’y a rien que le silence et ce petit village désert

il est peut-être trois heures du matin on marche au grand air en silence

on se demande : et si c’était à refaire ?

une voix au téléphone :

on a le sentiment que ça nous accompagne

on revient au poème à son temps

d’écriture

la pensée reflue on se demande ce qu’on va chercher si loin

dans un poème dérisoire ?

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire.
Vous lisez