21. Le recueil

Par tiyphe

Gaum

Gaum se recroquevilla doucement dans les bras qui se présentaient à lui. Il se sentait bien. Cela faisait une éternité qu’il n’avait pas éprouvé un tel plaisir. Avait-il un jour ressenti cette euphorie ? L’ancien vétérinaire n’en était pas certain ou il ne s’en souvenait plus. Cette peau sentait si bon. Les effluves de leurs corps, encore en fusion de leur unisson, enivraient les narines du trentenaire. Un sourire épanoui ne le quittait plus. 

— À quoi penses-tu ? fit la voix suave qui faisait vibrer le Malgache.

Il avait l’impression d’être dans un rêve, enveloppé dans du coton aussi voluptueux que des nuages. Pour toute réponse, il embrassa le cou basané contre lequel il se blottit de nouveau. L’étreinte autour de l’homme se resserra un peu plus. Gaum se saisit d’une longue mèche de cheveux noirs et joua avec un instant, laissant son esprit vagabonder.

Ce n’était pas le meilleur moment, pourtant c’est cet instant que choisit sa culpabilité pour l’envahir. Que venait-il de faire exactement ? Cela ne lui ressemblait pas du tout. La honte et la gêne se battaient en duel alors qu’il fixait les filaments foncés glisser entre ses doigts. Son cerveau cherchait une signification à ce que son cœur lui hurlait. Toute sa vie, on lui avait inculqué le caractère non naturel de ce qu’il venait de faire et toute sa mort il n’avait jamais remis en cause sa propre identité. Quoi de plus conflictuel ?

Pourtant tout s’était enchaîné simplement et spontanément. Gaum ne s’était posé aucune question lorsque leurs lèvres s’étaient attirées comme des aimants. Il avait éteint son esprit et laissé son corps réagir à chaque caresse, chaque baiser, chaque regard. À cet instant, ça avait été comme si la peur l’avait quitté. Il s’était enfin senti serein, en confiance, heureux. À présent, il espérait être complètement guéri de sa frayeur continuelle. Si seulement, soupira-t-il.

L’ancien vétérinaire pensa alors à Gabie. Elle avait des cheveux identiques : longs, fins et noirs. Il avait pensé à Gabie pendant l’acte, non pas pour des prétextes de fantasmes ou de même capillarité. Gaum avait l’impression de trahir son amie. Il connaissait les sentiments qu’elle avait pour lui, ils étaient indéniables. Même s’ils n’étaient pas réciproques, et le trentenaire commençait à en comprendre les raisons, il se sentait mal à l’idée de voir quelqu’un d’autre.

Le plus étrange dans tout cela, il était persuadé d’avoir entendu la petite voix aiguë de son amie pendant l’apothéose, comme si elle était inquiète de son état de santé alors qu’il vibrait de plaisir. Mais cela ne pouvait pas être vrai. Impossible, essayait de se convaincre Gaum. Il avait tenté de communiquer avec Gabie et l’Entre-Deux de nombreuses fois, sans succès. Comment aurait-il pu réussir dans un moment pareil ?

— Tout va bien ? demanda celui qui partageait le lit. Tu as l’air tendu. Tu veux peut-être un massage.

Andjety se releva légèrement, se dégageant de leur étreinte. Le regard espiègle dans ses yeux se transforma rapidement en sollicitude. Le Scribe caressa délicatement la mâchoire contractée du trentenaire déboussolé. Les idées s’embrouillaient dans l’esprit de Gaum qui était incapable de réfléchir lorsqu’il plongeait dans les iris gris de cet Égyptien d’un autre temps.

— Je… je… oui, pardon, bredouilla l’ancien vétérinaire. Je vais devoir te laisser, fit-il en s’asseyant au bord du lit. Les Occupants ont prévu quelque chose ce soir, je dois être présent.

Un courant d’air invisible vint refroidir l’atmosphère entre les deux hommes. Pour avoir passé du temps avec Andjety, Gaum savait que le Scribe doutait à présent de l’honnêteté de ses propos. Cependant, le garçon aux longs cheveux noirs ne fit aucune remarque. À la place, il se leva à son tour et attrapa mollement un peignoir qu’il enfila avec une lenteur éprouvante pour le Malgache. 

Ce dernier se sentait d’autant plus mal à l’aise, cela ne lui ressemblait pas de mentir. Pourtant c’était bien ce qu’il était en train de faire. Le trentenaire se trouvait une nouvelle fois déchiré. Il avait envie de faire confiance à Andjety, surtout après ce moment d’intimité. Mais, il en avait discuté avec les Occupants, ils ne devaient rien dévoiler à propos de leur bille de télépathie. C’était leur unique atout et ils devaient le garder tel quel.

Dans un soupir, Gaum se leva du lit et remit ses vêtements éparpillés partout dans la pièce. Ces pensées étaient à peu près dans le même état. Il devait prévenir ses compagnons. Ce n’était peut-être que le fruit de son imagination ou cela pouvait être une possibilité de communiquer avec l’Entre-Deux. Dans les deux cas, il ne devait pas garder cela pour lui-même.

— Pourra-t-on… ? entama timidement le Malgache sur le pas de la porte. Pourra-t-on recommencer ?

Andjety afficha un sourire triste sous son long nez plongeant. Il s’était assis nonchalamment en tailleur sur une banquette et mâchouillait une mèche de cheveux. Son regard quant à lui perçant fit fondre l’ancien vétérinaire. Il avait envie de s’enfoncer de nouveau sous les draps dans ses bras. Cet homme, plus jeune en apparence, lui faisait oublier sa peur de la Mort et pour cela, le trentenaire voulait rester le plus longtemps possible en sa compagnie.

— Tu n’es pas quelqu’un de très bavard Gaum, affirma alors le Scribe. Mais tu sais comment me parler. Oui, nous recommencerons, autant de fois que nous en serons capables, ajouta-t-il avec un clin d’œil avant de détourner définitivement ses prunelles envoûtantes sur un nœud dans sa longue chevelure. 

L’intéressé, qui ne savait plus où se mettre, en profita pour quitter rapidement les lieux. Pourquoi ses joues étaient-elles si enflammées ? 

— Ressaisis-toi, mon grand, se donna-t-il du courage en empruntant les couloirs étroits de la Pyramide.

Il devait se focaliser et réunir tout le monde. Le cœur encore battant, Gaum s’arrêta dans une pièce qui servait apparemment de salle de divertissement et reprit son souffle. Il s’assit sur un pouf près d’un Senet de la taille d’une table. Andjety lui avait appris les règles de ce jeu antique. Sur une boîte étirée en long et quadrillée de dix cases par trois, il fallait avancer ses pions au bout du plateau pour gagner.

Nostalgique d’un moment exquis passé avec le Scribe, Gaum poussa une des pièces de quelques cases. Le bois peint sous ses doigts était agréable. Il joua un instant tout seul sans vraies règles, juste pour se vider l’esprit. Le trentenaire avait besoin de ces moments de solitude, mettant en pratique ses exercices de respiration. Lorsque son rythme cardiaque fut à peu près stable, il put enfin se concentrer sur son oreillette et ceux qu’ils voulaient contacter.

« Salut tout le monde, commença-t-il. Pouvez-vous tous me retrouver au sommet ? Je dois vous parler de… Je pense avoir entendu Gabie. »

« Incroyable ! J’ai trouvé quelque chose. Il faut absolument que vous voyiez ça. Rejoignez-moi dans notre suite ! », fit une voix en écho dans sa tête.

« Pas besoin de vous mettre en compétition sur les ragots, les garçons. », intervint alors Luciana.

Gaum resta un moment assis et pantois. Qu’est-ce qu’Ezéchiel avait-il bien pu découvrir de son côté ? Se pourrait-il qu’il eût entendu Gabie ? Ou bien avait-il ouï le trentenaire avec Andjety ? Les craintes et les doutes envahissaient l’ancien vétérinaire qui regrettait d’avoir quitté la chambre de son amant. Sa respiration se fit de nouveau saccadée et rapide alors qu’il pensait aux remarques que pourraient faire ses camarades. La voix du jeune Imad le ramena dans la réalité.

« Je suis avec Esther, nous arrivons. Maleine et Kahsha y sont déjà. »

« Je confirme. », répondit la septuagénaire dans leur tête.

Même si Ezéchiel détenait des informations peut-être équivalentes ou plus intéressantes que les siennes, Gaum devait lui aussi se rendre dans leur chambre afin de leur expliquer ce qu’il avait entendu. Le Malgache prit son courage à deux mains et se leva en expirant profondément. Il allait puiser sa force auprès du jeune Scribe, maintenant que Gabie n’était plus à ses côtés. 

Penser à Andjety, à ses yeux, ses cheveux, la douceur de sa peau, son corps… Un rouge foncé et chaud parsema de nouveau les joues du trentenaire. S’il commençait à imaginer autant de détails, il finirait par en perdre sa contenance, ce qui n’était pas le but. Concentré sur le visage pour le moins original de l’Égyptien, Gaum emprunta les couloirs sinueux qui grimpaient vers le sommet de la Pyramide.

***

Ezéchiel

Luciana fut la dernière à atteindre la grande pièce qui leur était attribuée. Aussi détachée de la situation qu’à son habitude, la jeune femme rejoignit le groupe d’Occupants au centre de la jungle intérieure. Après trois longues semaines de cohabitation, Ezéchiel était devenu indifférent au caractère peu compatible avec le sien de l’Italienne. Mais, aujourd’hui, il était particulièrement impatient de dévoiler ce qu’il avait découvert.

Peu intéressé par les plantes, l’ancien historien ne faisait plus attention à l’imposante végétation qui partageait leur espace. Il n’arrivait cependant pas à se lasser des effluves environnants. Il n’y avait que ça pour calmer son bouillonnement. Et encore, Ezéchiel trépignait tellement qu’il faillit renverser son fauteuil en sautillant dessus. 

En se rattrapant, il lâcha le gros manuel qu’il tenait dans ses mains l’instant d’avant. Dans sa chute, l’ouvrage fit un bruit sourd sur le parquet d’érable et s’ouvrit en grand. Quelques pages s’éparpillèrent alors que tout le monde sursautait, surpris par le vacarme de l’objet. Le quarantenaire à la tête ronde se précipita pour tout ramasser et replacer comme il pouvait les feuilles détachées. 

La culpabilité envahit l’ancien libraire. Ezéchiel avait toujours traité les livres avec amour. Pourtant, sa maladresse et son empressement venaient d’outrager ce lourd recueil. Tous les visages étaient tournés vers lui alors qu’il s’asseyait sur son siège les joues rosies.

— Alors ? s’enquit Luciana sur un ton neutre. Quelles sont les nouvelles ?

La jeune femme s’adressait aux deux hommes qui avaient fait réunir leur petit groupe. Gaum lança un regard interrogateur à son compagnon, semblant lui demander s’il voulait commencer. Ezéchiel qui avait déjà capté l’attention de tout le monde s’avança dans son siège et posa l’imposant manuel sur la petite table devant lui. Il était si fier de lui qu’il offrait un immense sourire à ses confrères et consœurs, comme s’il venait de découvrir un vaccin contre la pire des maladies.

— En fouillant les archives ce matin, j’ai trouvé ce trésor, annonça-t-il en désignant le manuscrit.

Satisfait de son effet, il laissa les Occupants l’interroger du regard. L’ouvrage fermé ne paraissait pas extraordinaire en apparence. C’était un amas de plusieurs parchemins reliés entre eux par de la corde. La couverture en cuir ne possédait aucune inscription et avait subi les désagréments du temps.

— Bon eh bien accouche, le secoua la jeune Italienne.

Esther qui se trouvait sur les genoux d’Imad acquiesça de sa petite tête rebondie. Les deux enfants semblaient être ennuyés du suspense autant que leur aînée à la peau parsemée d’éphélides.

— Ça va, ça va, bougonna l’ancien historien.

Ezéchiel se tassa dans son siège, vexé de ne pas avoir réussi à partager son enthousiasme avec toute l’assemblée. Il ouvrit donc le lourd recueil en silence et le dirigea vers les autres. Sur la première page, il lut à voix haute pour tout le monde :

— Je m’appelle Anuja. J’étais une Shvetahûna, peuple nomade de l’Asie centrale. J’avais trois maris et quatre jeunes enfants. Notre tente était une des plus grandes, mon époux l’a gagnée lors d’un tournoi. Je suis morte à l’âge de 22 printemps en succombant à des blessures de guerre pendant une attaque d’un village ennemie.

L’ancien historien n’attendit pas d’être interrompu par une remarque de ses compagnons, il tourna vigoureusement les pages tout en en prenant soin. L’homme s’arrêta sur un nouveau passage qu’il traduisit toujours en lisant à l’envers :

— Je suis Gizem et j’ai servi Tuğrul Bey, roi et sultan de l’empire Seldjoukide. J’étais sa confidente et sa maîtresse. Un empoisonnement a eu raison de moi.

Ezéchiel chercha un troisième extrait tout aussi rapidement.

— Mon nom est Sirichai, je suis avec ma sœur jumelle Tellie. Nous sommes originaires de la Nouvelle-Indonésie et nous sommes morts en 3258 lors d’un tsunami.

— Stop, fit Luciana. Je ne comprends pas où tu veux en venir. À part nous sortir des noms et des dates, j’ai juste l’impression de subir un cours d’histoire alors que je ne suis même pas allée à l’école.

L’excitation d’Ezéchiel n’en fut pas entachée cette fois-ci. Il savait que sa passion n’était pas toujours partagée. Personne ne semblait saisir où il voulait en venir avec toutes ces informations et cela le comblait de bonheur. Son effet de surprise allait être parfait. Le quarantenaire retourna à la première page, puis au second passage et au troisième.

— L’Outre-Tombe, l’Au-Delà, l’Après-Vie, lista-t-il en même temps qu’il feuilletait le manuscrit.

— Qu’est-ce que c’est ? demanda Maleine qui était restée silencieuse jusque-là.

Les lèvres de l’historien s’étirèrent au-dessus de son collier de barbe.

— Ce sont les noms d’autres mondes de la Mort, révéla-t-il. Nous ne sommes pas les seuls à être venus dans l’Anti-Chambre. D’autres avant nous ont émergé de la bouche du Sphinx.

Le ruissellement de la fontaine non loin d’eux fut l’unique écho à cette déclaration. Fier de son effet, Ezéchiel s’enfonça dans son fauteuil, attendant les réactions et les questions de ses compagnons. Gaum semblait absent ou alors très concentré par les propos du quarantenaire. Imad et Esther échangeaient à voix basse, quant à Kahsha elle demandait des explications à Maleine.

Luciana approcha le gros livre d’elle. La jeune femme observa le parchemin, puis parcourut plusieurs pages délicatement. Ses sourcils se froncèrent tandis qu’elle levait un regard inquisiteur sur l’ancien libraire.

— Je ne comprends rien à ce qui est écrit. Pourtant j’ai appris à lire dans l’Entre-Deux, avoua-t-elle. Je croyais que peu importe la langue, nous pouvions nous lire les uns les autres. Ce n’est pas le cas ?

— Ces personnes ne viennent pas de notre monde, répondit Ezéchiel. Et cette faculté de se déchiffrer ne semble pas possible dans l’Anti-Chambre, il semblerait que ce soit propre à chez nous.

— Comment ça ? s’étonna Imad.

Ezéchiel sortit un papier et un crayon de sa poche. Il griffonna une phrase rapidement avant de tendre la note au garçon.

— Arrives-tu à me lire ? interrogea le quarantenaire.

Imad donna le bambin à Luciana qui l’installa sur ses genoux. Il se saisit de la feuille et se focalisa sur les dessins qu’il voyait. L’enfant reposa alors l’écrit sur la table en secouant la tête. Sa voisine aux cheveux couleur carotte le prit à son tour avant de le passer à Maleine qui le tendit à Gaum par la suite. Tous étaient d’accord sur le résultat.

— Je reconnais que c’est de l’hébreu, admit Imad. Mais je suis incapable de comprendre ce que tu as écrit.

— Pareil, intervint la jeune Italienne.

Le regard d’Ezéchiel fut attiré par des mouvements sur sa droite. Kahsha faisait de rapides gestes avec ses mains.

— Attends, moins vite, s’il te plaît, lui demanda Maleine.

La petite inspira et réitéra ses signes plus doucement. L’homme au collier de barbe était impressionné. S’il connaissait beaucoup de langues, celle-ci lui était complètement étrangère. Son sentiment de frustration ne dura pas longtemps. Face à la fillette, la septuagénaire était concentrée et paraissait saisir les paroles de l’Inuite.

— Kahsha demande comment tu as réussi à décrypter ces différents témoignages, traduisit Maleine.

Ezéchiel fit un doux sourire à l’enfant, heureux de voir qu’elle avait certainement compris plus de choses que les autres Occupants à propos des notes qu’il avait lu.

— J’ai appris de nombreuses langues de mon vivant, expliqua-t-il. J’ai aussi travaillé plusieurs écrits et dialectes de l’Afrique du Nord, de l’Europe Orientale et de l’Asie. J’ai d’abord eu du mal à déchiffrer ces parchemins, confia alors Ezéchiel. Je n’ai plus l’habitude, mais j’ai vite retrouvé mes marques. J’ai eu plus de difficultés avec le texte de Sirichai et Tellie puisqu’il date du futur et que certains symboles de l’indonésien ont évolué. Mais je pense en avoir saisi le sens global.

Tout le monde était impressionné par les compétences de l’homme. Ce dernier ne put retenir un sourire de satisfaction. Sa phobie lui avait mené la vie dure, mais à présent il se sentait utile. Quel agréable sentiment !

— Donc, si je résume, babilla distinctement Esther qui était de nouveau dans les bras d’Imad. Nous avons là un recueil de témoignages de nombreuses personnes décédées à des époques différentes. Et ils sont tous passés par l’Anti-Chambre, c’est bien ça ?

Ezéchiel approuva d’un signe de tête.

— Incroyable, ne purent s’empêcher de lâcher Maleine et Luciana en même temps.

Les deux femmes se regardèrent et échangèrent un sourire complice. En effet, cette découverte était belle et bien inouïe.

— Combien sont encore ici ? enchaîna le bébé, plus concentré que la plupart des adultes dans la pièce.

Le quarantenaire se caressa songeusement la barbe. Il ne s’était pas posé cette question.

— Je ne sais pas, répondit-il. Je demanderai à Ouadjet.

— Tu as réussi à décrypter combien de notes ? interrogea Imad dans la foulée.

— Seulement ces trois-là pour le moment, confessa l’ancien historien. Je vous ai tout de suite contactés. Je vais poursuivre mon travail pour tous les textes qu’il m’est possible de traduire. Je vous demanderai sûrement de l’aide, ajouta-t-il.

Kahsha fit danser de nouveau ses mains devant elle à l’intention de Maleine.

— Oh oui, tu as raison ! s’exclama cette dernière.

La septuagénaire offrit un regard bleu empli d’espoir.

— Peut-être que certains ont réussi à rentrer dans leur monde d’origine, sourit-elle. Alors peut-être que nous avons une possibilité de retourner dans l’Entre-Deux !

***

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