20 Août 22h00

Par Hylm
Notes de l’auteur : C'est la première fois que j'écris une scène comme celle-ci, n'hésitez pas à me dire ce qui vous a plu ou ce qui vous a perdu. (Je sais qu' Oly.vier est fort pour ça, j'attends son commentaire avec impatience)

20 Août 22h00

 

Le plan a marché à la perfection. Ils n’ont pas trouvé le gérant et n’ont donc pas pu le prévenir, mais Oscar et Arthur ont quand même pu « emprunter » Evelyne Vincent à ses parents. Elle est actuellement dans un grand sac noir, endormie au chloroforme, tandis qu’eux courent aussi discrètement que possible en direction de l’entrepôt du vieux port où ils ont l’habitude de faire les ‘négociations’.

« On n’aurait sans doute pas eu besoin de faire toute cette balade au château d’If si l’autre ne s’était pas ramené, quel troufion celui-là.

-Nuisance.

-Ouais. On est bientôt arrivés, on pose le paquet puis t’iras à la cabine téléphonique, tu préviens l’hôtel comme d’hab’ et on règle ça en vitesse.

-Regarde. »

Les deux compères se figent quand au détour d’une ruelle, juste devant leur entrepôt, un duo de jeunes femmes apparaît, occupées à remplir plusieurs grands sacs de parpaings. Elles se figent et fixent le sac qu’ils portent chacun sur une épaule. Ils font de même, et tentent de regarder le contenu des leurs.

Evelyne remue dans son sommeil au moment où ils réalisent que des restes humains sont entassés dans les sacs des femmes. Elles comprennent immédiatement la situation et se redressent doucement, laissent tomber leurs parpaings et sourient gentiment. Eux font de même. Politesse entre confrères. Il convient d’être courtois, car ce sera probablement la dernière nuit de la moitié d’entre eux. Elles referment les fermetures éclairs des sacs, les décalent pour qu’ils ne gênent pas le passage et leur font signe de les suivre dans la ruelle derrière l’entrepôt. Oscar prend la précaution de ranger son paquet à l’intérieur et l’ouvre légèrement pour laisser la petite respirer.

C’est l’heure du duel, si je puis me permettre. Tous les quatre se tiennent droit, un couteau en main (on garde son flingue dans sa poche, ce n’est pas le moment d’alerter la police) et se jaugent. Arthur analyse ses adversaires. Une fait presque un mètre quatre-vingt-dix, elle aurait semblé être un géant si Arthur ne faisait pas la même taille. L’autre est beaucoup plus petite mais il peut voir qu’elle compense en étant mieux bâtie, presque une culturiste. Elles sont clairement toutes les deux habituées aux combats à mort. Ça tombe bien, lui aussi. Oscar est imperturbable, il est déjà en garde, son arme levée. Maya a bien vu que ses adversaires sont là pour en découdre. Les armes sont égales. Tous au couteau, lame de même taille et épaisseur. Eve n’en a pas grand-chose à faire de l’arme de ses adversaires. Elle a pu s’entraîner il y a à peine plus d’une heure et elle connait par cœur toutes les artères du corps humain.

Les deux duos resserrent les rangs. Le plus simple ici sera de se mettre à deux contre un pour déséquilibrer le combat. Oscar prend l’initiative. Il sait que son acolyte le suivra. Il saute sur Eve et vise sa carotide. Un coup net et rapide qui finit dans le vide car sa cible a déjà esquivé pour trancher les tendons de son agresseur. Elle aurait réussi si Arthur ne lui avait pas envoyé une droite dans le visage tout en transperçant son bras pour l’empêcher de finir son mouvement. Il trouve soudainement sa respiration impossible. Maya a son arme dans son tors, juste entre les côtes. Dans un dernier souffle il l’envoie voler avec un coup de pied, elle a bien tenté de se protéger avec son bras gauche mais le coup est trop fort et elle ne fait que perdre un bras dans l’opération. Arthur s’est écroulé après avoir sonné Maya. Le combat tourne en un-contre-un. Eve contre Oscar. Elle a perdu son arme quand Arthur l’a planté, elle se met en garde avec ses poings nus, l’arcade sourcilière pétée, contre Oscar, son arme au poing. Il a bien compris la situation, il n’a reçu aucun dégât alors que son adversaire a perdu l’usage d’un bras et d’un œil. Premier assaut, tous les deux frappent au même moment. Eve peste contre les quelques centimètres qu’Oscar a de plus qu’elle alors que le bout de sa lame vient découper un morceau de peau au sommet de son crâne. Deuxième assaut, elle l’a vu venir et parvient à écraser la main d’Oscar sur le mur et il lâche son arme. S’il avait hésité un instant à le faire, il aurait reçu un direct qui l’aurait étalé en un coup. Heureusement pour lui il parvient à se désengager de la mêlée et se remet en garde, presque à égalité cette fois-ci. Un bras contre un bras. Troisième assaut. Comme pour le premier, Eve ressent un coup violent alors que son poing s’arrête net juste devant le visage d’Oscar. Elle essaye de l’empêcher d’enchaîner mais c’est peine perdue, il ne s’arrête pas là et alors qu’elle cligne de son seul œil valide, il récupère son arme. Elle tente une dernière feinte mais la fatigue et les blessures rendent son mouvement prévisible et Oscar punit le coup par une dizaine de centimètres d’acier dans sa gorge. Elle s’écroule au sol, vaincue. Sa silhouette tombe juste à temps pour qu’Oscar puisse voir Maya, debout, venir vers lui. Comme avec sa complice, les deux échangent un direct au même moment, l’un au couteau, l’autre au poing. Vengeant sa sœur, Maya inverse la situation, car cette fois-ci, c’est elle qui a la meilleure allonge. Oscar n’est pas seulement déséquilibré par la frappe, mais ses pieds quittent le sol alors que Maya accompagne son visage vers le bitume où il s’écrase avec un fracas horrible. Elle n’a pas réellement le temps de pleurer sa sœur ou de profiter de sa victoire car un objet lourd lui tombe dessus et elle perd connaissance.

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