20 Août 12h00

Par Hylm
Notes de l’auteur : "Si on enferme un singe avec une machine à écrire, où il tape au hasard des lettres pour l'éternité, alors un miracle se produira forcément. A un point, il écrira tous les livres du monde sans une faute." Je sais qu'un chat à réussi. Depuis il est persuadé que les miracles n'existent pas.

20 Août 12h00

 

Alix vérifie qu’elle a bien nettoyé toutes les chambres de l’étage, avant d’aller profiter de sa pause de midi. Elle traverse le long couloir du deuxième étage, et tout semble en ordre. Elle aperçoit au bout de celui-ci une jeune femme en robe avec un mine contrariée.

« Je peux vous aider madame ?

-Ça dépend. 1m78, 25 ans, bruns, cheveux courts et bercé un peu trop près du mur, ça vous dit quelque chose ?

-Je… Votre mari vous voulez dire ?

-Oui celui-là même. Vous l’avez vu ?

-Euh… Je lui ai ouvert ce matin, il était enfermé dehors. Il était si heureux qu’il m’a même fait un câlin. 

-Toutes mes excuses, je ferai plus attention à lui la prochaine fois. »

Itès, s’inclinant légèrement, parait sincèrement s’excuser. Notez que j’ai bien dit ‘parait’.  Itès ne s’excuse devant personne. Surtout pas devant une vieille femme de 50 an passés. Alix lui dit gentiment que ce n’était pas grave et elles descendent ensemble dans le salon-réception commun de l’hôtel où Alix entame son sandwich.

Itès a faim. Elle n’a pas eu de petit-déjeuner car personne n’était venu la réveiller. Enfin, pas le matin. Celui qui l’avait fait la veille avait failli en mourir mais c’était les risques du métier. Elle se lève et part sans prévenir s’acheter un déjeuner. Elle revient à peine cinq minutes plus tard avec un sandwich au poulet qu’elle attaque immédiatement.

« Votre mari m’a dit que vous aviez des problèmes de famille en ce moment, ce n’est pas trop embêtant de partir en vacances malgré ça ? »

Itès la regarde comme elle regarderait un maquereau frétiller en dehors de l’eau. Elle se débat et essaye de faire vivre une conversation qui est déjà morte. D’un, Itès n’a pas de famille. Elle nettoie toujours derrière elle, et de deux, elle n’est pas là en vacances. Elle ne prend même pas la peine de répondre et redirige son regard vers son sandwich. Elle en aurait bien voulu un au thon mais ils n’en avaient pas. Alix, prenant ce refus de discuter comme une façon de ne pas penser à des choses tristes, lui tapota gentiment l’épaule.

« On fait un jeu de cartes ? Votre pause de midi n’est pas finie si ? »

Afin de mettre fin à tout ça, elle sort un jeu de sa manche droite. Il était dans une poche de sa doublure, juste à côté de sa dague préférée.

« Ma foi, cela fait des années que je n’ai pas joué à la bataille, mais j’ai souvenir d’être une championne ! »

Itès regrette immédiatement son geste. Une discussion aurait été plus appréciable que ça. Le pire étant qu’elle voudra sûrement faire les deux en même temps.

Un couple de jeunes femmes entre dans l’hôtel en faisant claquer le talon de leurs chaussures sur les dalles.

« Vous avez réservé à quel nom mesdames ?

-Maya et Eve Moreau. »

 

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