2. Entre ses mains vient le pouvoir

Deux semaines auparavant

Peeters Spiegel avait du mal à contenir son sourire amusé en voyant son collègue faire les cent pas dans la salle d'attente.
Lui, avait l'habitude de se trouver ici, dans cette pièce incroyable aux plafonds si hauts qu'ils pouvaient presque toucher le ciel. Ils y étaient allés de nombreuses fois, avait déjà fait la courbette à de nombreuses reprises et il se sentait ici comme dans une routine rassurante. Un petit coup d'œil sur sa montre en espérant être sorti dans une heure ou deux. C'était que son agenda privé était rempli et qu'il n'avait pas envie de faire faux bond. Pas un soir comme celui-ci.
- Je suis là dans deux heures si tout va bien, avait-il pianoté sur le clavier de son téléphone. Et à peine une minute plus tard, la vibration dans sa poche le secoua de plaisir.
- Je mets la bouteille au frigo.


Il souriait. Ce n'était pas tant la bouteille qu'il se pressait de revoir que la main de celle qui allait la glisser dans le frigo. Il s'imaginait déjà, d'ailleurs, avec cette jolie main caressant son cou, ces pommettes rosies de blush et ce délicat parfum de patchouli. Ce n'était pas de la fraicheur du rosé dont il avait besoin, mais de sa chaleur, à elle.
Pensant déjà à sa délicieuse soirée à venir, il contemplait, rêveur, l'opulent plafond de la salle d'attente. Lumineuse et richement décorée, les dorures flamboyantes à la lueur des lustres en cristaux et l'odeur des fleurs disposées sur la table en fer forgé se répandait dans la pièce, lui donnant l'impression d'être en pleine nature alors qu'il était au cœur de la capitale. C'était une soirée qui s'annonçait parfaite.


Enfin presque.


C'était sans doute la vingtième fois que l'homme à ses côtés tournaient autour de ladite table. Il se tordait les mains, réajustait sa cravate d'un mauve sombre, tirant sur son costume noir. De tous, il n'aurait jamais parié sur lui. Il se souvenait d'ailleurs fort bien des paroles de son père lors d'une soirée du parti il y a de cela vingt ans. « Crois-moi Peeters, s'il y a bien un garçon qui n'est pas fait pour la politique, c'est bien mon fils ! »


La bonne blague. Il ne s'était pas privé pour se moquer de son ami en lui rappelant où il était ce soir et surtout avec qui. Alister Dewalt faisait de la politique, depuis longtemps même. Il était tombé dedans en étant petit et Peeters n'avait rien trouvé de surprenant lorsqu'il l'avait vu parader, à vingt-trois ans, dans les premières réunions du parti de son père. Mais depuis, l'eau avait coulé sous les ponts. Il était devenu député et enfin, ministre. On, en tout cas la majorité du parti, était alors persuadée que l'homme aux cheveux bruns avaient atteints ses limites. Qu'il n'irait pas plus loin, car il n'avait pas la poigne suffisante. Tout le monde pensait ça d'Alister Dewalt.
Enfin, tous, jusqu'à il y a deux mois, environs. Cette fin d'automne-là n'avait pas seulement signé le glas des températures douces et des beaux couchers de soleil.


- Tu vas nous faire un trou dans la moquette, Alister.
- Putain de bordel de merde.


Il leva les yeux au ciel, c'était bien la première fois qu'il l'entendait jurer.
- Pour l'amour du ciel, surveille ton langage ! On est au palais de Laeken ! Imagine si le Roi t'entend ?
- J'en ai rien à foutre qu'il m'entende, bon sang !


Continuant sa marche nerveuse, Alister ne prêtait plus attention à son associé. Tant d'années à travailler avec lui et les voilà désormais dans cette salle d'attente tous les deux. Sa présence le rassurait. Après tout, il avait été le conseiller de son père lorsque celui-ci était le chef du parti et désormais qu'il avait pris la relève, avoir son expérience avait quelque chose de réconfortant. Pourtant, il ne parvenait pas à garder le cap. Difficile pour lui de cacher l'émotion qui le submergeait. Tout le monde était enchanté pour lui, tout le monde, même sa femme et ses enfants dont les yeux avaient brillé d'une fierté, si grande, qu'il avait été incapable de leur dire à quel point il flippait. Tripotant à nouveau sa cravate mauve, vérifiant que son costume sombre n'était pas mal mis, il ne cessait de penser à tout ce qui s'était passé et n'avait qu'une envie : retourner à la voiture et fuir.


- Hey, relax. C'est grâce à toi qu'on est ici, tu le sais non ?


Ces mots l'empêchèrent d'avaler sa salive. « Grâce » n'était peut-être pas le terme qu'aurait choisi Alister. Mais il devait admettre que son collaborateur aux cheveux noirs parfaitement gominés avait totalement raison. Tout était totalement sa faute. S'il n'avait pas ouvert sa bouche, s'il ne s'était pas fermement opposé à ce projet de loi, alors le gouvernement serait toujours en fonction et il coulerait des jours heureux dans un gouvernement chancelant et indulgent. Au lieu de ça, il avait, avec l'ensemble de son parti, posé un véto sur une loi suffisamment sensible pour provoquer un taulé à la Chambre et qui, par conséquent, avait fini par contraindre le premier ministre à démissionner. Le Roi, bien qu'hésitant, avait espéré jusqu'au bout que les partis de la majorité se réconcilient. Mais rien, pas même des tentatives de négociation, n'étaient arrivés à calmer les esprits échauffés. Aussi, sa majesté avait-elle fini par céder et libérer le Premier Ministre de sa fonction. Alister avait clairement espéré que les choses se calment. Mais la situation était déjà bien trop compliquée, bien trop empeignée de rancune et de compte à rendre, pour qu'elle s'apaise. En l'ouvrant ce jour-là, en affichant clairement un désaccord, il avait simplement ouvert la boite de Pandore d'un gouvernement bancale où conflit et rancœur se côtoyaient en permanence et avait, bien malgré lui, fait le jeu des partis radicaux. Certains analystes n'avaient d'ailleurs pas hésité à suspecter ces derniers d'avoir volontairement voulu provoquer la majorité. Il avait fini par se poser la question également et si c'était ça le plan, ils étaient parvenus à leur fin. Car, qu'on le veuille ou non, on ne pouvait plus diriger un pays quand même les partis de la majorité tournaient le dos, même en Belgique.


La démission du gouvernement en place et l'organisation d'élections anticipées avait été accueillies en demi-teinte par l'ensemble de la presse. Si certains journaux voyaient ça comme une aubaine, une bonne solution pour rapidement tourner la page et relayer certains partis aux oubliettes, d'autres eux, hurlaient au scandale et voyait en Alister Dewalt l'homme à abattre aux élections. C'était lui qui avait plongé le pays dans la crise alors qu'on peinait sans cesse plus longtemps à se mettre d'accord sur la formation d'un gouvernement.
Et voilà qu'après seulement deux ans de mise en place, il fallait voter à nouveau en plein mois de Décembre ? Il s'attendait à avoir flingué sa carrière politique et celle de son parti, et pourtant les résultats parlaient d'eux même. Il ne pouvait pas constituer une majorité à eux seuls, mais son parti avait clairement la main pour former rapidement un nouveau gouvernement.


Et c'est ainsi qu'il s'était retrouvé ici.


- Arrête donc de stresser ! Tu vas devenir Premier Ministre !


Ces mots dans la bouche de son assistant lui firent froid dans le dos. Ce n'était pas le moment de lui lancer ce genre de choses comme ça, il n'était clairement pas prêt.


- Ne vend pas la peau de l'ours avant de l'avoir tuer. Je ne suis pas encore Premier Ministre.
- Oui, mais là, actuellement, si nous sommes ici, ce n'est pas pour partager la tarte avec le Roi. Il va te nommer formateur, Alister, c'est une certitude. Bon sang, tu sais ce que ça signifie ?
- Que je suis un homme mort ?

Un homme en costume traditionnel de la maison royal fit irruption dans la pièce, faisant sursauter les deux hommes.
- Messieurs, le Roi est prêt à vous recevoir.
Alister avala péniblement sa salive et passa une main dans ses cheveux courts, dégageant légèrement sa mèche. Sa quarantaine entamée n'épargnait rien, pas même ses cheveux bruns et son haut de crâne qui semblait lentement se dégarnir, mais il fallait avoir l'œil aiguisé pour le voir. Actuellement, il voguait encore entre deux âges et paraissait encore bien jeune, si on ne remarquait pas quelques cheveux grisonnants çà et là. Seuls ses fils s'amusaient à les lui faire remarquer. Mais maintenant qu'il allait être sous le feu des projecteurs, il aurait bien du mal à vivre dans le déni. Prenant une grande inspiration, il entra dans la pièce et tomba nez à nez avec cet homme étrange, habillé d'un costume crème. Le Roi avait une figure bienveillante et probablement la cinquantaine bien entamée. Depuis son début de règne, à la suite de l'abdication de sa mère, il avait essuyé de nombreuses crises politiques avec un calme déconcertant. Il avait vu défilé ici de nombreux autres politiques, hommes ou femmes, radicaux ou non et Alister n'en était qu'un parmi tous les autres. Pourtant, il avait l'impression de le connaître depuis toujours. Qu'ils partageaient quelque chose tous les deux, une espèce de nonchalance. Il faut dire que la royauté n'avait pas le panache de ses homologues anglais. Beaucoup en Belgique avait perdu le goût des amidonnés et estimaient qu'en plus de ne servir à rien, personne dans cette famille n'avait le charisme suffisant pour susciter l'intérêt. Les tabloïds n'avaient rien à se mettre sous la dent depuis des années tant la famille royale transpirait le bonheur et semblait hors du monde. Du moins, c'est ce qu'on pouvait croire quand on ne trainait pas dans les hautes sphères, quand on n'avait pas l'oreille attentive aux rumeurs.

On s'endormait à chaque discours royal depuis au moins deux générations et même dans la case politique tout le monde se moquait du Roi et beaucoup rêvaient de le voir devenir un citoyen du commun. A le voir en vrai, on pouvait réellement se demander si sa réputation n'était pas une réalité tant il semblait droit et figé sur ses deux pieds comme si un bâton lui parcourait l'ensemble de sa colonne vertébrale.
Après une courte révérence, le roi les invita à s'asseoir tandis qu'il prit place sur la chaise spécialement préparée pour lui. C'est à cet instant qu'Alister remarqua l'opulence de la salle d'audience. Ce palais était tellement hors du temps qu'il avait la sensation de revenir au dix-neuvième siècle.
- Tout d'abord, je tenais à vous féliciter pour les résultats des élections, Monsieur Dewalt.
Il inclina la tête. Ne sachant trop s'il devait se montrer réjoui ou désespéré.
- Je remercie sa majesté... Souffla-t-il
- Vous connaissez la procédure, votre parti et vous-même avez obtenu un très grand nombre de voix. Alors il est de mon devoir de vous poser la question.
Le roi pouvait très clairement voir Alister déglutir, mais il ignorait si c'était d'excitation ou de crainte.
- Acceptez-vous d'être nommé formateur royal en vue de la constitution de votre gouvernement ?
Il venait de le dire et il en eut le vertige.
Votre.
Gouvernement.

Alister allait devenir premier ministre. Du moins, si tout se passait bien, s'il parvenait à obtenir un accord, s'il arrivait à s'attirer la sympathie d'une majorité de partis afin de renvoyer les partis radicaux dans l'opposition. Alors, et uniquement à ses conditions, il deviendrait premier ministre. Mais à voir le regard étincelant de Peeters, tout ça, c'était une bagatelle.
- Et bien, je remplirai le devoir que le pays me demande.
Le roi lui adressa un sourire satisfait.
- Dans ce cas, lorsque vous sortirez du palais dans quelques minutes, ça sera en tant que formateur royal, Monsieur. Et je vous en félicite, bien que je puisse comprendre que la tâche s'annonce compliquée.
- Elle le sera, majesté.

- Ne répétez pas les mêmes erreurs, ne faites pas en sorte qu'une partie du pays se sente oubliée. Entourez-vous correctement, envoyez un message d'union. C'est notre devise, ne l'oubliez pas.
- Je suivrai vos conseils, majesté.

Il ne vit pas les yeux de Peeters regarder le plafond d'un air désinvolte. Comme si un Roi avait la moindre idée de comment faire de la politique. Comme s'ils allaient l'écouter, ce grand nigaud ! Non, ils avaient déjà une idée claire de ce qu'ils allaient faire. Une fois dans la voiture, il exposerait son plan à Alister et les choses rouleraient comme sur des roulettes !
Tu ne suivras rien du tout, pensa-t-il. Contente-toi de te lever, de quitter la salle avec lui et d'aller lui serrer la pince devant les journalistes. Ajouta-t-il en lui adressant un clin d'œil. Il était sa figure familière, il devait se montrer rassurant et assuré. Ce que Peeters ne savait pas, bien trop occupé à compter les minutes qui lui restait avant le reste de sa soirée, c'était qu'à ce moment précis où son regard croisa celui d'Alister, ce dernier avait la tête ailleurs. Il repensait à ce que le Roi venait de lui dire, à ces quelques mots qu'ils avaient jetés, car c'était aussi son rôle de monarque. Devoir s'entourer des bonnes personnes, de sorte que quiconque dans le pays ne se sente lésé. Ce n'était pas chose facile lorsqu'on savait que la plupart des partis gagnants de cette élections appartenaient au nord du pays. Le sud allait une fois encore hurler au favoritisme. Pourquoi les choses devaient-elle toujours être si compliquées ?
La nuit était déjà tombée depuis bien longtemps, et les décorations de Noel de Laeken perdaient de leurs superbes sous les flashs des dizaines de journalistes que se trouvaient devant l'entrée du palais. Tous les attendaient et c'est à cet instant que le Roi lui tendit la main et qu'il l'attrapa, scellant ainsi son destin pour les deux prochaines semaines ou les quatre prochaines années, si tout allait bien.
Et il y pensait encore, à ce que ce roi venait de lui dire.
 

Il devait s'entourer de bonnes personnes, constituer un cercle restreint de qualité, fiable et sur qui il pourrait se reposer.
Et à cet instant précis où ses pupilles se dilataient sous les flashs, il n'y avait qu'un nom qu'il rattachait à cette définition. Un seul. Il ne connaissait qu'une seule bonne personne qui correspondait à tous les critères qu'il avait énumérés.

Et elle s'appelait Ambre.

-Ambre ?!

Peeters hésitait encore à rire ou à hurler lorsque son associé lui émit cette idée alors qu'ils étaient tous deux en route pour la soirée du parti et qu'il avait déjà sorti son calpin pour lui énumérer son plan. Nommer Ambre dans son personnel proche n'avait jamais été une option et il avait espéré que son départ de la vie journalistique aurait été l'occasion de la jeter aux oubliettes. Mais, visiblement, elle faisait partie des nuisibles difficiles à éliminer.

-Je dois lui en parler.
-Tu vas vraiment demander à Ambre Tamahere de rejoindre ton ministère ? Oh ! Allez Al ! Elle a raccroché ça il y a deux ans, pour on ne sait quelle raison, d'ailleurs. Et puis, c'est une ancienne journaliste, lui demander de rejoindre ton gouvernement, de devenir une de tes proches collaboratrices, te mets à découvert des attaques des partis que tu vas probablement remettre dans l'opposition. Tu es sûr de vouloir prendre ce risque ?
-Totalement.


Il se fichait totalement de ce qu'on pouvait en penser, ne désirant pas tant autre chose que cela. L'aspect rassurant du retour d'Ambre à ses côtés cachait en fait son désir profond de la faire revenir. Ce n'était pas une bonne idée, c'était même dangereux, et ça, ils le savaient tous les deux. Quelque chose l'avait toujours lié à Ambre. Le jour où il avait posé ses yeux sur elle dans l'auditoire, qu'il avait regardé cette jeune fille faire ses premiers pas à l'université, ce qu'il avait vu en elle l'avait subjugué. Et si ses camarades de quatrième année se vantaient de repérer les futures bombes de l'université, aucun d'eux à part lui n'avait jeté un regard sur cette fille. Ce n'était effectivement pas un top model, ni même une fille populaire, elle ne serait probablement pas la star du cercle étudiant de son option. Elle n'était pas non plus l'intello discrète et timide. La vérité, c'était qu'elle était un entre-deux complètement indéchiffrable et déstabilisant. Eux qui avaient tant l'habitude de définir quelqu'un par son apparence – et rarement ils se trompaient – se retrouvaient face à cette fille impossible à définir. Ambre pouvait être tout et son contraire et ça la rendait, à ses yeux, d'autant plus attirante.
C'était une fille que la plupart des garçons fuyaient, car elle était une proie beaucoup trop complexe pour eux.

Bien sûr, il avait été profondément amoureux d'elle dès cette époque. Lors d'une soirée bien arrosée, ils s'étaient embrassés longuement dans un coin d'une fête étudiante hautement chargée en musique et en alcool. Un baiser infusé à la bière et aux shots, qui avait fait tout déraper. Ils avaient transgressé leurs limites ce soir-là lorsqu'ils avaient continué ce baiser tout le long du chemin qui les menait à la chambre d'Alister et ils avaient terminé la soirée au lit, dans une passion que même l'alcool n'avait pas su lui faire oublier.

Car il ne se passa rien de plus que ce soir-là. Il était son ami. Il valait plus que ça. Avait-elle dit. A l'époque. Sa vision de l'amour était chaotique. Pour elle, l'amour, c'est ce qu'on donnait à quelqu'un quand on n'avait rien d'autre de plus puissant à lui offrir. C'était le bas de gamme des émotions humaines. C'était ce qu'on offrait quand on ne craignait pas de foutre une relation en l'air.

Bien sûr. C'était avant qu'elle ne le rencontre lui. Tout ça c'était avant lui et tout ce qui allait se passer alors. Mais à cette époque. Rien ne laissait présager qu'un jour elle rencontre quelqu'un comme ça.

Alors bien sûr, à l'époque, Alister avait pensé être cette personne qui la ferait changer d'avis. Mais lorsqu'elle l'avait rejeté avec délicatesse, il avait encaissé grâce à la gueule de bois et quelques jours plus tard, avait noyé son chagrin dans les bras de Judith. C'était son second choix. Son pansement. Un second choix finalement plus prometteur, puisqu'il l'avait désormais épousé. Finalement il se demandait si Ambre ne le savait pas depuis toujours que c'était ça qu'il voulait : une vie stable, un mariage et des enfants. Et si, à l'époque, sortir avec Ambre c'était la garantie de ne jamais sombrer dans la monotonie, finalement, sa vie de famille actuelle et ses deux fils lui convenaient plus qu'il ne le pensait.

Mais Ambre était toujours là. Elle était la marraine d'Élie. Son deuxième fils et Judith savait tout, ou presque.

Et elle appréciait Ambre. Probablement car Judith savait que sans elle et ses décisions de merde, elle ne vivrait pas son bonheur actuel.

-Elle refusera, j'en suis certain.
-Non, Ambre n'est pas comme ça. Elle est beaucoup de choses, pas géniale je te l'accorde, mais pas ce genre de personne. Elle est ma meilleure amie, depuis toujours, on ne se voit plus tant, mais malgré cela, chaque fois que je l'ai appelée, elle a été là.

Là en toutes circonstances, toujours.

- Elle dira oui. Crois-moi.

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