2. Conan

Par tiyphe

Louise

Le silence régnait dans l’immense hall clair de l’Entre-Deux. Des nuages de brume immaculée voletaient à différentes hauteurs sans pourtant brouiller entièrement la vue. La gare, qui avait été nommée ainsi récemment au XIXe siècle, ne comportait pas de quais pour accueillir des trains ou d’autres moyens de transport, mais c’était le lieu d’entrée pour tout nouvel Occupant, acheminé là par la mort à la Porte d’Argent.

Des murs blafards formaient la seule architecture qui s’élevait jusqu’à une voûte de verre et de métal, parfois dissimulée par le fin brouillard. L’acier dessinait dans le vitrage comme des veinures aux motifs flous ou abstraits qui descendaient le long des parois vierges de la gare. Le sol quant à lui était simple, de larges dalles laiteuses s’étalaient sous les quelques arcades qui habitaient ce hall.

À l’opposé du haut portail se trouvait une tout aussi grande ouverture, sans barreaux ni battant. Le fer coulant depuis le toit de verre arrondi semblait s’accrocher et s’entrelacer aux pans de cette issue comme les lianes d’un arbre. À travers, il était alors possible d’apercevoir le monde qui accueillerait les défunts pour l’éternité pareil à la gare ; pâle et brumeux.

La Princesse Louise fit une moue de désintérêt envers le jeune homme qui venait de traverser la Porte d’Argent. Puis, comme elle le faisait pour chaque nouvel Occupant, elle demanda d’une voix presque mécanique :

— Bienvenue dans l’Entre-Deux. Il nous faut connaître votre nom et les conditions de votre mort.

Son interlocuteur était accroupi, le petit garçon dans ses bras. Il releva ses yeux d’un bleu aussi clair que la banquise vers la jeune femme qui attendait impatiemment les bras croisés sous sa poitrine. Mais lorsque la dirigeante porta son attention sur le dernier arrivant et qu’elle croisa son regard, elle perdit instantanément sa prestance. Elle se rapprocha et murmura, presque dans un souffle :

— Conan ?

L’intéressé ne dut pas remarquer son changement de comportement, car il se leva tout en gardant le garçon près de lui. L’enfant semblait un peu apaisé, mais s’accrochait à l’aîné avec force. La tête de son ourson dépassait de son étreinte d’une façon étrange.

— Je m’appelle Lucas et voici mon petit frère Tom, répondit le plus grand, sur un ton neutre. Nous venons d’être victimes d’un accident de voiture alors qu’on était avec nos parents.

Il fit une pause en analysant autour de lui.

— Où sommes-nous ? interrogea-t-il finalement. Est-ce qu’ils sont là, eux aussi ?

Louise, toujours figée de stupeur, avait à peine écouté sa réponse. Elle resta un instant à le regarder, le détailler. Il avait les mêmes yeux, la même couleur de peau pâle, la même attitude provocatrice mêlée à une grande curiosité. Tout en ce nouvel Occupant lui rappelait son Conan.

Des frissons se faufilèrent le long de sa colonne vertébrale. Le trouble s’empara d’elle. Cet homme ne pouvait être celui qu’elle avait connu. C’était impossible, il avait disparu depuis si longtemps. Louise ne se sentit plus capable de supporter cette vision. Elle se retourna et s’éloigna, prétextant la cloche qui sonnait de nouveau. Elle ne s’était plus laissé submerger par ses émotions depuis des siècles.

— Mademoiselle Louise ? entendit-elle.

L’intéressée jeta un coup d’œil derrière elle, Jeanne semblait inquiète. La grande femme lui fit un signe de tête amical et prit le relais de l’accueil des garçons.

La Princesse ouvrit alors la porte sur un homme qui possédait une longue barbe blanche contrastant avec la couleur foncée de sa peau. Elle rabâcha les paroles qu’elle avait répétées quelques centaines de fois dans la journée. L’arrivant écouta attentivement et se laissa guider vers le dortoir. La Créatrice réitéra à maintes reprises tout en scrutant son amie et les deux frères. Qu’est-ce qui mettait autant de temps ? Accueillir les Occupants ne durait pas plus de deux minutes. Les dirigeantes ne pouvaient daigner papoter avec chacun, la Gardienne ne le faisait pas.

La cloche s’arrêta de sonner, lui permettant de prendre une pause. Elle s’assit sur un des bancs de pierre blanche, seuls meubles habillant la gare de l’Entre-Deux. Elle aperçut les garçons s’éloigner vers le dortoir. Louise les suivit un instant des yeux avant de perdre son regard sur l’étendue transparente d’un lac au loin. Lorsqu’elle sentit son amie s’approcher, elle leva son visage fin vers elle. Des gouttes perlaient sur ses joues. Jeanne s’arrêta à quelques pas d’elle.

— Mademoiselle Louise ? fit-elle d’une voix doucereuse.

— Oh, Jeanne, murmura la jeune femme en retenant de nouvelles larmes.

L’émotion refaisait surface. Ses pensées étaient tournées vers une histoire qu’elle avait ensevelie depuis bien longtemps. La simple évocation des souvenirs réveilla une douleur qui enserrait ses poumons et sa gorge comme si un feu venait d’y être allumé. Sa vue se brouilla un instant alors qu’elle tentait de calmer sa respiration saccadée. Qu’est-ce qui pouvait la rendre aussi faible ? La vision d’un ancien être cher ? Elle, d’ordinaire si impassible, s’effondrait face à un fantôme du passé.

— J’ai cru que c’était lui, poursuivit-elle. Il a la même bouche, le regard qui fait fondre, cette petite étincelle que j’aimais tant. Je…

Le souffle lui manqua et elle ne put finir sa phrase. Elle ferma un instant ses paupières afin de reprendre ses esprits. Les sanglots se coinçaient dans sa poitrine, l’empêchant de faire entrer l’air qui lui permettait de respirer.

— De qui parlez-vous, Mademoiselle Louise ? demanda gentiment Jeanne avant de s’asseoir à son tour sur le banc.

La jeune fille plongea son regard vert émeraude, humide, dans les yeux gris acier de cette femme qui avait passé tant de temps à ses côtés. Elle avait toujours été là, de sa naissance jusqu’au dernier moment, d’abord comme servante, puis comme amie. Comment ne pouvait-elle pas voir de qui elle parlait ? La Princesse soupira bruyamment.

— Conan, l’amour de ma vie, souffla-t-elle pour seule réponse.

Prononcer ces quelques mots fit remonter l’émoi chez Louise, comme si elle avait tout retenu en elle pendant ces longs siècles. Jeanne dut le sentir puisqu’elle prit la jeune femme dans ses bras et lui caressa sa chevelure brune pendant qu’elle se laissait aller à son chagrin. Une vague de sentiments auparavant enfouis était en train de l’engloutir. Son cœur se serrait à la pensée de cet homme qu’elle avait tant aimé.

— Cela fait bien longtemps que vous ne m’aviez plus parlé de lui, fit finalement la grande femme d’un ton neutre.

Louise ne répondit pas. Après quelques minutes, elle releva la tête et reporta son regard vers le lac. La jeune repoussa gentiment son amie qui se leva sans un bruit et retourna vers la Porte d’Argent alors que la cloche retentissait de nouveau. La Princesse ressentait à présent le besoin d’être seule, de se confronter à ses souvenirs. Elle n’aimait pas afficher ses faiblesses et devait se reprendre. Cela n’était pas digne de son rôle de dirigeante.

La jeune Créatrice observait l’eau transparente sans la voir. Une fine couche de brume s’élevait sur le lac. Le sol de l’Entre-Deux était recouvert de cette fumée pâle. Par endroits, il y avait comme un plafond de nuages blancs, au-dessus de leur tête.

Tout en laissant son regard se perdre sur les étendues blêmes qui lui faisaient face, Louise se remémorait ses moments de joie et de peine. Elle pensa à lui, à son Conan, son beau cavalier élancé à la peau d’ivoire et aux yeux d’un bleu azur aussi clair que la banquise. Elle n’avait connu que lui et aucun homme après la mort ne l’avait autant séduite, ne l’avait autant conquise ou même satisfaite que lui. Il avait été là pour elle dans des moments où la solitude était sa seule compagne. Délaissée par un père qui ne la voyait plus et repoussant toute amitié, elle avait été écoutée, rassurée, aimée exclusivement par son jeune amant.

À présent, tant d’années s’étaient écoulées. Louise avait pourtant oublié ce qu’elle ressentait à l’époque. Elle se rappela alors son arrivée dans l’Entre-Deux, à peine 472 ans plus tôt. Le 20 avril 1545, le jour de sa mort, elle s’était retrouvée ici avec sa servante Jeanne dans ce monde vierge, traumatisée. Et elle n’avait jamais revu Conan, elle avait même fini par l’engloutir dans son cœur tout comme son chagrin.

C’était à cause ou grâce à lui qu’elle s’était retrouvée dans l’Entre-Deux. Mais elle ne regrettait rien. Si Conan n’avait pas été son cousin, elle aurait pu franchir les portes du Paradis, elle s’en était persuadée. Mais il en avait été autrement. Et elle avait assumé pleinement sa relation avec un membre de sa famille. Seulement, lorsque cette histoire était parvenue aux oreilles de son père, le Marquis de la région, il était entré dans une colère noire et avait fait pendre son amant.

Louise laissa une nouvelle larme tracer un chemin sur sa joue. C’étaient deux jours avant sa propre mort, deux jours trop tôt. Ils auraient pu être ensemble pour l’éternité. Seulement, deux jours plus tard, le 20 avril 1545, le monde de l’Entre-Deux était créé.

***

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Le Saltimbanque
Posté le 04/12/2020
Tu gères vraiment bien tes fins. Tu sais arrêter au bon moment, en ne cherchant pas à tout prix le cliffhanger outrancier, c'est très appréciable.

Je suis plus mitigé par la relation Louise-Conan, qui là contrecarre une des qualités du précédent chapitre : c'est trop pathétique pour moi. L'amant perdu il y a longtemps, le grand amour, la fin shakespearienne du couple, la plaie qui ne s'est jamais refermée, le "beau cavalier élancé à la peau d’ivoire et aux yeux d’un bleu azur aussi clair que la banquise" rien que ça ! Après, le fait qu'il soit son cousin ajoute un petit côté malsain et imprévisible qui est très intéressant.
tiyphe
Posté le 05/12/2020
Re !

Merci, c'est gentil :D

Pour la relation Louise-Conan, je comprends totalement xD Bon si tu poursuis, tu verras ce qu'il en est vraiment, mais dans tous les cas ça fait partie de mes notes de relecture, il faut que j'en fasse moins dans ce chapitre ^^
Mais la fin shakespearienne, ne l'est pas tant que ça ;)

Merci pour ton commentaire :DD
Isapass
Posté le 22/11/2020
Au risque d'être un peu lourde, je vais continuer sur le même thème. Ici, on a bien l'élément accrocheur qui donne très envie de tourner la page : les révélations sur le background de Louise (on veut savoir comment elle est morte) et surtout la dernière phrase qui attise la curiosité à la fois sur la genèse de l'Entre-deux, mais aussi sur ce qu'il est advenu de Conan : où a-t-il atterri ? Et peut-être même : y a-t-il un espoir pour qu'ils se retrouvent, quel est le lien avec le jeune Lucas (la ressemblance ne peut pas être une simple coïncidence, si ?), etc... donc c'est parfait.
Du coup, pour le premier chapitre, je me demande si tu ne pourrais pas le terminer par ce passage : "La Princesse Louise fit une moue de désintérêt [...] Elle se rapprocha et murmura, presque dans un souffle :
— Conan ?"
Comme ça, tu permettrais aux lecteurices "d'attraper" le début du fil rouge (ou d'un des fils rouges).

Sinon, rien à dire sur le reste, c'est toujours très agréable à lire, tes descriptions sont très visuelles (je pense qu'elles font bien appel à un imaginaire collectif, en plus) et je trouve l'ambiance délicate, à la fois un peu troublante mais aussi posée.
Je lirai un chapitre de plus un peu plus tard ;)
tiyphe
Posté le 22/11/2020
Re-coucou !
Effectivement, ça pourrait être une idée de mettre la remarque de Louise dans le premier chapitre :) je vais le noter !
Contente de voir que tu te poses encore les bonnes questions :D
Et tous ces compliments, merci beaucoup ! <3
Renarde
Posté le 28/07/2020
Coucou Tiyphe,

Bon, plus de questions que de réponses !

C'est hyper intriguant que ce monde ne date "que" du 20 avril 1545. Pourquoi ? Et pourquoi Louise en est-elle la responsable ?

Et ce Lucas, est-il la réincarnation de Conan ? Ou est-ce que simplement, en 400 ans, un sosie a finit par débarquer ?

Bon, je sais ce qu'il me reste à faire si je veux avoir les réponses ;-)
tiyphe
Posté le 29/07/2020
Coucou !

Ah bah oui, je ne vais pas tout dévoiler dès le deuxième chapitre, il faut garder un peu de suspense ;)
Tes questions sont en tout cas très intéressantes !

Merciiiiii, bisou !
Mart
Posté le 04/03/2020
Oh ! Ce n'est donc pas un monde qui est là depuis toute l'éternité ? :O
Je suis intrigué ! Comment est-ce qu'il s'est créé, pourquoi Jeanne et Louise en dirigeantes ? Lucas serait-il une réincarnation de Conan ? (Vu qu'il n'y avait pas encore d'entre-deux, qu'est devenu son âme ?)
Plein de nouvelles questions, pour deux malheureuses réponses... Tu sais comment tenir ton public ! ;-)

Bisous !
tiyphe
Posté le 04/03/2020
Ah c'est super intéressant de lire toutes les questions que tu te poses :D
J'espère que tu y trouveras les réponses que tu cherches ;)
Un gros merci ! Bisous :D
Makara
Posté le 29/09/2019
Coucou Tiyphe ! Me revoilà pour lire la suite de ta deuxième histoire !
Bon déjà, j'aime beaucoup l'univers que tu es en train de créer au fil de ses pages. On sent que cet entre-deux est très mystérieux.
Comme je l'avais deviné (ahah mon flair), les garçons sont bien morts dans un accident de voiture. Par contre, tu ne nous dis pas si les parents sont morts aussi... Ou alors ils ont été envoyés aux enfers (c'est pas cool) XD.
Tu dissémines avec brio les informations dans ce deuxième chapitre, c'est très bien dosé, on apprend pleins de nouvelles choses sans être perdus ! J'ai hâte de savoir les circonstances de la mort de Louise et comment elle a fait pour devenir dirigeante de ce lieu !
Bien sûr ce Lucas/Conan m'intrigue (mouais je suis sure qu'ils vont retomber amoureux :D). Je ne m'attendais pas à ce qu'ils soient cousins ! C'est plutôt original ! (tu devrais aller lire Elia et son serpent qui danse, je pense que tu vas adorer son histoire !)
Tes descriptions étaient vraiment très belles, tu t'es vraiment amélioré, c'est dingue !

Pinaillages :

La gare avait été nommée de cette façon que très récemment depuis le XIXe siècle. => Je trouve cette phrase un peu maladroite. La gare portait un nom depuis le XIX ème ? Et puis en plus tu ne dis pas le nom de la gare (ah moins que cela soit Entre-deux mais ce n'est pas très clair)...

La jeune (fille?) plongea son regard vert émeraude, humide, dans les yeux gris acier de cette femme qui avait passé tant de temps à ses côtés.

Bon en tout cas au bout de deux chapitres, j'aime déjà ton histoire !
Pleins de bisous volants !
tiyphe
Posté le 01/10/2019
Coucouuuu !
Oh c'est cool si tu aimes :3 Merci !!

Ahah oui ça m'a fait rire quand tu as parlé d'accident de voiture :p Pour les parents, c'est évoqué plus tard (genre chap 4).

Tu dissémines avec brio les informations dans ce deuxième chapitre, c'est très bien dosé, on apprend pleins de nouvelles choses sans être perdus ! -> Oh ça fait plaisir merci :3

J'irai faire un tour chez Elia et son serpent alors ahah, merci :)

Merci merci merci, tu me complimentes trop, mes chevilles gonflent là ahah !

Effectivement cette phrase n'est pas très belle. Je vais voir pour modifier ça, parce que la gare n'a pas de nom, elle s'appelle juste "gare", mais c'est parce que le terme gare n'existe que depuis récemment, au XVIème siècle ça n'existait pas, m'enfin ce n'est pas clair du coup ahah, à retravailler !

Oui il doit manquer un mot, en effet , merci !

Ouiiiiii ! Merci à toi :D
Des bisous !
Flammy
Posté le 26/08/2019
Coucou !

Tu ne nous laisses aucun repos ^^ Je m'attendais à un chapitre un peu plus calme, pour nous présenter un peu plus l'Entre Deux, et même pas ! Tout de suite, on enchaîne sur un nouveau mystère, et c'est super cool, le rythme est soutenu sans être trop rapide, c'est bien =D

Du coup, le petit nouveau ressemble comme deux gouttes d'eau à Conan. Il serait sa réincarnation morte ? Je reste quand même très curieuse de pourquoi ils ont fini ici les deux petits ^^"

Et ça pose aussi la question de comment l'Entre Deux a été créé. Ce n'était visiblement pas prévu, sinon Louise serait restée avec Conan, et c'est triste quand même ='D J'ai aussi bien aimé le fait que tu dépeignes une très jolie histoire d'amour et que tu ne nous apprennes qu'à la fin que c'était son cousin. D'ailleurs, je me pose des questions, comment Louise est morte. Suicide ou paternel pas très sympa ?

Quelques remarques en vrac :

"que très récemment depuis le XIXe siècle" J'ai adoré XD


"Les sanglots se coinçaient dans son œsophage" je ne trouve pas ça très joli là, le "oesophage", mais c'est mon avis perso ^^

"Elle rabâcha les paroles qu’elle avait répétées quelques centaines de fois dans la journée." Ya combien de personnes dans l'Entre deux ? Parce que si en une journée, yen a des centaines, ça ne doit pas être triste ='D

J'ai vraiment aimé ma lecture, je trouve que tu gères bien le rythme ^^

Pluchouille zoubouille !
tiyphe
Posté le 27/08/2019
Coucou !!

Alors, ce qui est génial avec tes questions c'est qu'il y a des réponses ! Non en vrai j'aime bien voir que tu te demandes ce que je veux que le lecteur se demande, ça veut dire que je t'emmène au bon endroit xD (mouahah je suis machiavélique ! mdr)

Pour les remarques :
Alors tu n'es pas la seule à me dire que oesophage n'est pas beau T_T je l'utilise souvent et j'en ai déjà enlevés pas mal xD mais je comprends, à voir si je le remplace ici aussi ^^

Pareil pour le nombre de personne, c'est encore une très belle question dont tu auras la réponse par la suite ahah

Merci beaucoup pour tes commentaires et remarques pertinents ! ça fait moulte plaisir !
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