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Par Cliene

Le tunnel était balayé de rais de lumière. Au rythme chaotique des pas et des mouvements de tête, s'apercevaient les anciens rails, les parois bétonnées, les longs réseaux d’eau et de courant, les stigmates d’un passé révolu.

Viadd se félicitait pour avoir été prévoyant. Casque, lampe frontale, gants, chaussures de sécurité... Il lui en avait fallu du temps pour dénicher le tout au troc mais il n’aurait jamais pu s’engager dans ce dédale sans ça. Ce nouveau poste arrivait à point nommé. Il n’en pouvait plus de charrier des déchets en tous genres à longueur de journée dans cette maudite pièce suffocante...

— T’auras quinze kilomètres à couvrir gamin, t’as intérêt à avoir d’bonnes jambes, j’te l’dis !

La bonhomie de ce guide particulier avait le don de faire taire les inquiétudes de Viadd. Bien sûr, enfant, il avait fait de ces galeries son terrain de jeu, s’aventurant un peu plus loin chaque jour, surmontant sa peur du noir pour être le plus intrépide de tous, ignorant les légendes des monstres de la Dernière Guerre. Des créatures avides de chair tapies dans l’ombre, à l’affût. Elles n’avaient rien d’humain si ce n’est l’imagination qui les avait engendrées. L’enfant en lui continuait d’y croire malgré la lucidité de l’homme qu’il était désormais. Ce qui l’inquiétait réellement, c’était d’entrer dans ce territoire inexploré puisqu’interdit. Hormis aux gardiens.

— Va aussi falloir qu’tu mémorises toutes les ramifications de ce labyrinthe et que tu saches quelle clé il t’faut pour ouvrir chaque porte.

Il agita un énorme trousseau dont le tintement se répercuta en écho autour d’eux.

— T’as pas l’air bien bavard, p’tit gars ! Y’a quelqu’chose qui te turlupine ?

Viadd accéléra le flux de ses pensées pour trouver une réplique intelligente…

— Par hasard, vous n’auriez pas un plan de tout ce secteur ?

Le gardien se retourna vers lui et tapa sur son casque usé.

— Il est là-dedans le plan et tu verras, quand tu t’seras perdu quelques fois, toi aussi tu l’auras dans l’crâne !

Viadd visualisa soudain l’image de son corps froid, gisant dans un recoin de ce méandre après des semaines d’errance. Il pressa le pas pour chasser cette vision glaçante et nota qu’il lui faudrait dessiner un plan dès qu’il le pourrait.

— Y’a des portes à chaque début et fin d’ramification et au milieu des plus longues aussi. Faudra être tendre avec certaines et beaucoup moins avec d’autres ! Quand t’auras passé un moment bloqué devant une, tu sauras !

Comment pouvait-on être tendre avec tout ce métal ? Ces épaisses parois rondes obstruaient l’entièreté des tunnels. Au milieu, y étaient découpées des portes dont la taille des charnières donnait un très bon indice sur leur poids réel. Depuis leur départ de la loge du gardien, ils avaient bien dû en franchir une trentaine, si ce n’était plus. Cette multiplication n’avait guère de sens pour Viadd et ne faisait qu’accroître la nécessité de posséder une carte des lieux.

Les arrêts imposés donnaient l’occasion à Viadd d’éclairer le décor qui l’entourait. Traces de rouille, de colmatage de fortune, fissures, impacts de balle, inscriptions gravées, réseaux déconnectés, tags quasi effacés... Le béton faisait amplement son devoir de mémoire.

— Nous v’là bientôt arrivés…

Le gardien n’avait plus le ton enjoué des premiers pas. Était-ce la fatigue ? Ce ne devait pas être pour rien qu’il prenait enfin sa retraite. Ou bien était-ce ce silence, ininterrompu par Viadd ? Mal à l’aise de ne pas montrer davantage d’enthousiasme en réponse à celui de son prédécesseur, Viadd tenta d’amorcer une conversation polie.

— Ça fait combien de temps que vous exercez ce métier ?

À l’arrêt devant une nouvelle porte, le vieil homme farfouilla dans la masse de clés et trouva en quelques secondes celle recherchée.

— Presque trente ans, gamin. Trente ans à marcher tous les jours, à vérifier qu’il n’y ait pas d’intrus et à garder le secret.

Viadd cessa subitement de guider ses pas de lumière pour la braquer sur le gardien.

— Garder le secret ?

— Patience, p’tit gars, patience…

La curiosité piquée au vif, Viadd sonda ses souvenirs. Lorsqu’on lui avait proposé ce poste, aucune mention n’avait été faite d’une quelconque confidentialité. Fallait-il que sa fonction soit tue auprès des autres ? Si tel était le cas, il faillissait déjà : son ancien collègue était au courant, ainsi que la bonne dizaine de personnes avec lesquelles il avait fait du troc… 

Patienter… Viadd n’était peut-être pas très loquace mais la patience, il connaissait. À vrai dire, tout le monde l’était ici, par la force des choses et des conditions de vie. Rien de subi pour autant, seulement une seconde nature, une évolution nécessaire. Viadd songeait à tout ce pour quoi il avait dû faire preuve de patience : obtenir un espace de vie individuel, posséder quelques livres, réunir les matériaux pour se construire ses meubles… Et tant d’autres moments.

Il ramena son esprit à l’instant présent, juste à temps pour voir l’expert des clés bifurquer sur la gauche en plein tunnel. Il s’engouffra dans une anfractuosité que Viadd n’aurait jamais remarqué seul. Ce couloir, plus étroit, débouchait sur une pièce exiguë où une violente clarté se répandit lorsque le gardien appuya sur un interrupteur. Viadd mit une main devant ses yeux, qu’il cligna à plusieurs reprises, aveuglé après la noirceur de leur déambulation.

Petit à petit, il découvrit les détails de ce qui l’entourait : des murs recouverts de papiers jaunis épinglés sur lesquels étaient tracés des plans par dizaines, des schémas des réseaux d’électricité où les nœuds étaient pointés par des flèches, des dessins de clés aux anneaux ouvragés et même des portraits, des visages d’enfants, d’hommes et de femmes que Viadd ne reconnaissait pas.

— Tu t’demandes où on est, hein ?

Viadd ne répondit pas et se contenta d’observer.

— T’es le premier à venir dans c’te pièce en dehors de moi. Tous ces papiers-là, c’sont les miens. Tu verras que t’as du temps à tuer dans c’métier. Viens t’asseoir.

Viadd ôta son casque, éteignit sa lumière et s’assit sur la seule autre chaise de la pièce. Accoudé au bureau, le vieil homme le dévisagea avec intensité.

— Que sais-tu de la Dernière Guerre, gamin ?

La question était saugrenue mais il y répondit aussitôt.

— Ce que j’ai appris enfant : c’est en réalité la troisième guerre mondiale dans l’histoire de l’humanité qu’on a appelé ainsi. Elle a fait des millions de morts même si on n’a pas pu tous les recenser. Elle a poussé la population à se réfugier sous terre, dans les lignes de métro, dans les réservoirs d’eau et autres passages, la surface étant devenue totalement inhabitable à cause de la radioactivité et des contaminations bactériologiques. Les survivants se sont organisés au fil des mois et ont constitué l’Assemblée, qui est à l’origine de la création de notre société des Passés. La mémoire pour l’espoir.

— J’vois que t’as bien appris tes leçons, p’tit gars.

Viadd avait remarqué dans l’œil du vieillard que la devise patriotique des Passés n’avait pas l’air d’avoir grand sens.

— Et que sais-tu d’la surface ?

Viadd se répéta.

— Qu’elle est inhabitable.

— Et quoi d’autre ?

Viadd fouilla dans sa mémoire. Qu’avait-il appris d’autre ?

— Elle est inaccessible, toutes les anciennes issues y conduisant ont été condamnées.

— T’as clair’ment bien appris tes leçons. Mais j’vais t’en apprendre une autre. Les issues n’ont pas été condamnées. Pas d’mur épais de plusieurs mètres, pas d’éboulement volontaire.

Si Viadd n’avait pas été assis, il aurait immédiatement cherché à le faire.

— Il y en a une à deux portes d’ici. Bien sûr, elle est verrouillée et tu n’en as pas la clé mais quelqu’un la possède, certainement un membre de l’Assemblée d’après ce que j’ai déduit. Et cette issue, c’est ce que tu vas garder gamin. C’est ça l’secret.

Les questions se bousculaient dans la tête et la bouche de Viadd : pourquoi les issues n’avaient-elles pas été condamnées comme cela était enseigné ? Pourquoi y assigner un gardien si personne n’avait connaissance de leurs existences ? Si les issues pouvaient être ouvertes, la surface était-elle viable ? Quelqu’un était-il allé vérifier ? Quelqu’un s’y rendait-il régulièrement ? Quelqu’un y habitait-il ? Et si elle n’était pas viable, n’y avait-il pas un risque de contamination ? De fuite radioactive ? Pourquoi l’Assemblée passait sous silence une information si capitale ?

— J’vais pas t’laisser te poser des questions plus longtemps. J’ai pas de réponses à y apporter d’façon…

Viadd n’y tenait plus.

— Vous devez bien avoir des hypothèses ? Vous avez passé trente ans avec ce secret, vous avez dû le percer, non ?!

— J’l’ai pas percé comme tu dis parce que j’ai pas voulu l’faire. J’ai connu la guerre gamin, tout ce que je voulais c’était la paix et j’t’conseille de faire de même sinon il risque de t’arriver des bricoles.

— M’arriver des bricoles ? 

— Lis ça gamin, et une fois qu’t’as fini, éteins la lumière et rejoins-moi au bout du couloir.

Viadd s’empara du papier plié que lui tendait le gardien. Celui-ci, impassible, quitta la pièce, sans un regard pour tout ce qu’il y avait accumulé, sans emporter un seul document, ni semble-t-il un seul souvenir. Avant de lire, Viadd s’imposa une profonde respiration et prit sa tête entre ses mains, dans l’espoir d’y faire le vide. En vain. Il frotta ses cheveux courts avec énergie, pestant après lui-même. Il se résigna.

« À l’attention de tout nouveau gardien,

Votre prédécesseur vient de vous remettre ce document en main propre. Il vient de vous dévoiler l’essence même de l’existence de ce métier : la surveillance d’une ou plusieurs issues menant à la surface. Contrairement à ce qui a pu vous être inculqué, celles-ci existent et même si elles sont verrouillées et doivent le rester, elles n’ont en aucun cas été condamnées.

Les questionnements que suscitent cette révélation sont légitimes mais n’ont en aucun cas à recevoir de réponse. Votre devoir est désormais de veiller à ce que ces portes ne soient jamais atteintes par quiconque et que quiconque n’en ait connaissance.

Si vous veniez à faillir, à céder à la pression de vos interrogations et à rompre le silence, l’Assemblée vous infligera les sanctions à la hauteur de votre trahison. Soyez assuré que ces condamnations peuvent s’étendre à votre entourage, qu’il soit familial, amical ou relationnel. Nous comptons sur vous pour remplir cette tâche pour laquelle vous avez été sélectionné. Ne nous faites pas douter de la qualité des compétences détectées en vous.

La mémoire pour l’espoir. 

Le secret pour la paix.

L’Assemblée »

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Dédé
Posté le 22/03/2020
Bon, ma curiosité n'étant plus un secret, je comprends complètement Viadd et j'espère secrètement qu'il craquera… Oui, il risque d'avoir des sanctions assez cruelles… Mais un tel mystère, c'est si tentant… ;)

L'ambiance sombre, souterraine rend tellement bien au moment de la lecture. L'issue apporterait de l'air, peut-être de l'espoir. Ou bien cacherait quelque chose de condamnable.

Et je note aussi le choix de la multiplication de points de vue. Je valide totalement ! Qu'il y ait de liens ou pas, je suis sûr que ça va enrichir ton univers et j'ai hâte d'en découvrir davantage.

A bientôt !
Cliene
Posté le 23/03/2020
Merci beaucoup pour ta lecture et ton commentaire Dédé ! Contente que tu aies apprécié ! C'est vrai que c'est tentant, hein ?! XD
Contrairement à "Tomber dans le panneau", la suite n'est vraiment pas pour tout de suite pour ce projet. Les personnages sont toujours là mais d'autres prennent plus de place pour le moment.
Encore merci et à bientôt par ici ou sur le forum ;)
Dédé
Posté le 23/03/2020
Pas de soucis pour la suite, je saurai patienter ;) L'important est que tu te fasses plaisir en renouant avec ta plume. Que ce soit sur un projet ou un autre ! ;)
Lucchiola
Posté le 18/10/2019
Hello !

Encore bravo pour ce chapitre ! J'attendais impatiemment de retrouver Cliène et on se retrouve avec un type qui a l'air d'être coupé de l'histoire première, tout en y était profondément lié. C'est vraiment intriguant.

Le caractère du vieux gardien un peu (trop) bourru par la solitude est tranchant quand on observe la quasi naïveté du nouveau qui sera peut être appelé à finir comme lui. C'est plutôt sympa cette ambivalence.

Ensuite, ayant lu les commentaires précédents, je ne vais pas faire de redite, mais juste appuyer ce que j'ai ressenti concernant la lettre écrite par L'assemblée. A mon sens, et je ne parviens pas à te fournir d'exemple concret désolée, je trouve qu'elle n'est pas suffisamment dissuasive et est plus dans la justification. Des personnages comme les membres de l'Assemblé n'ont pas à se justifier de quoique ce soit ; vu les despotes qu'ils ont l'air d'être sous couvert d'un bon fonctionnement de la société, un message sec, clair et puissant aurait à la fois effrayé, rassuré et forcé Viadd à ne pas remettre en question ce qu'il a appris (même s'il sera forcément amené à le faire).

Je ne sais pas si je suis claire, mais j'espère l'avoir été ! haha
Cliene
Posté le 23/10/2019
Coucou Lucchiola,

Merci pour ta lecture et ton commentaire ! Tu es très claire, je te rassure ! Ce texte de l'Assemblée me donne du fil à retordre. Je l'ai déjà modifié sur les suggestions d'une autre plume et je pense que je vais encore le faire vu que ça n'est pas encore ça. Peut-être qu'en étant plus évasive, l'effet recherché sera un peu plus présent. J'envisageais un style télégraphique par exemple pour ne garder que l'essentiel...
Je laisse mon cerveau cogiter et je modifierai tout ça !
Au plaisir de te croiser par ici ou sur le forum !
Lucchiola
Posté le 23/10/2019
Mais c'est une super idée le télégramme ! C'est expéditif, ça sonne "ordre de mission" genre "faites votre boulot merci au revoir".
Ravie de voir que mon commentaire n'était pas à côté de la plaque ^^"

Au plaisir de lire la suite et de te retrouver sur PA ou sur le forum !
Stella
Posté le 15/10/2019
Coucou Cliène,
Je suis très contente de pouvoir lire un nouveau chapitre si vite. Dis donc tu n'as pas chômé. J'adore les romans où l'on suit plusieurs personnages. J'ai hâte de voir comment Viadd et Cliène vont être liés. Et j'ai aussi très hâte de retrouver Cliène après le suspence du précédent chapitre. Et ce que découvre Viadd est vraiment intriguant.
"Ne nous faites pas douter de la qualité des compétences détectées en vous" j'espère qu'on en saura plus sur son recrutement. À mon avis ils ne doivent pas poster n'importe qui à la surveillance des portes. Ou ils s'en fichent ? 🤔Ce qui expliquerait pourquoi ils ne lui ont même pas fourni son équipement. Et s'il venait à désobéir je suppose qu'il aurait droit à un effacement.
Tout ça promet une très bonne évolution de l'histoire
J'ai noté deux trois peccadilles
_Au début du chapitre on pourrait se méprendre un instant et croire que Vladd est un enfant avec ces phrases :
"T’auras quinze kilomètres à couvrir gamin, t’as intérêt à avoir d’bonnes jambes, j’te l’dis !"
"Bien sûr, comme tous les enfants, il avait fait de ces galeries son terrain de jeu,"
Ce petit doute pourrait être dissipé par une reformulation.
_J'ai cru que le tunnel était entièrement en métal mais après tu parles de béton.
_Elles n’avaient rien d’humain si ce n’est l’imagination qui les avait engendré. *engendrées
Des bisous étoilés
Cliene
Posté le 15/10/2019
Coucou Stella !

Merci pour ta lecture et ton commentaire ! J'aime bien voir les lectures se poser plein de questions *se frotte les mains derrière son pc*...

Merci pour les peccadilles, elles sont corrigées ;)
J'espère être efficace pour l'écriture et la publication de la suite. À bientôt !
tiyphe
Posté le 14/10/2019
Coucou, comme promis, je suis là o/

Waw ! Encore un super chapitre ! On en apprend davantage et perso j'ai les mêmes questions que Viadd, voir plus !
Le message de l'Assemblée à la fin est très flippant et ne met absolument pas la pression !
Il y a peut-être deux trois phrases à revoir, je trouve le message assez long et finalement certaines infos ne semblent pas hyper intéressantes/importantes et auraient pu être dites par l'ancien gardien plutôt que dans la lettre (du style "Aucun mur épais de plusieurs mètres, aucun éboulement volontaire n’ont été créés." par exemple).

Sinon mon ressenti au fil du chapitre :

"La bonhomie de ce guide particulier avait le don de faire taire les inquiétudes de Viadd."
-> Tout ce paragraphe est excellent ! (oui j'aime bien relever ce qui est bien aussi ^^)
Le parallèle que tu fais entre l'enfant et l'adulte, la peur et le jeu. C'est très bien décrit !

Alors, j'ai un petit peu de mal à visualiser l'environnement pour ce chapitre. Tu fais quelques descriptions qui sont très joliment écrites, mais du coup très vagues. Ce sont beaucoup "d'images" dont on visualise vite fait quelque chose, mais je ne suis pas sûre d'être vraiment là où tu veux m'emmener.
Au début je voyais des galeries de métal avec de la lumière, puis des galeries de terre sombre, puis de nouveau du métal mais sombre cette fois, avec les portiques qui là aussi m'intriguent parce que j'imagine soit des balançoires pour enfant, soit des portillons de jardin xD. Enfin bon tu vois, ce n'est pas très clair ^^'

"Si Viadd n’avait été assis, il aurait fallu qu’il le fasse d’urgence."
-> n'avait pas* été assis
-> La deuxième partie de la phrase n'est pas très jolie je trouve, l'idée est là, mais ça pourrait être mieux.

"Et cette issue, c’est ce que tu vas garder gamin."
-> Ouloulou ! Je sens qu'il ne vas pas seulement la garder :D !

Voilà, j'espère que ça t'aidera :D
Cliene
Posté le 14/10/2019
Coucou Tiyphe !

Merci beaucoup pour ta lecture et ton commentaire ! C'est exactement ce dont j'avais besoin pour revenir sur mon chapitre avec un œil neuf.
Je viens tout juste de le mettre à jour, j'ai ajouté ici et là des descriptions supplémentaires sur le décor et sur les fameux portiques pour lesquels je n'ai d'ailleurs pas gardé cette appellation (et ce n'est pas plus mal !).
J'ai aussi modifié le texte de l'Assemblée à destination de tout nouveau gardien. Je l'ai raccourci pour ne garder (me semble-t-il) que l'essentiel et le rendre encore plus froid. J'ai suivi ton conseil de faire dire au gardien ce qui concernait les éboulements et les murs épais.
J'espère que cette nouvelle version permet d'y voir un peu plus clair !

Encore merci à toi pour ton aide précieuse ;)
À bientôt !
Vous lisez