2.2 - Les cauchemars

Par Seja

Catinis était loin. C’était à présent Muresid qui se dressait devant Ankha et Kali. La voiture venait de les déposer à l’entrée de la ville et avait poursuivi son chemin. Son chauffeur n’avait pas pris le risque de se montrer, les patrouilles y étaient bien trop nombreuses. Mais les deux femmes n’étaient plus très loin de leur destination, il fallait juste qu’elles évitent les miliciens.

Minuit approchait, le couvre-feu n’allait pas tarder à commencer. Il suffirait qu’elles tombent sur une patrouille pour que les choses se compliquent. Ankha passa les doigts sur la lame au fond de sa poche et se dit que si elle se faisait prendre avec, elle n’atteindrait pas son lit avant un long moment.

Elle fut tentée de s’en débarrasser, mais retint son geste. Les miliciens n’étaient pas la seule menace à Muresid à la nuit tombée. Si dans les quartiers du centre, la sécurité était accrue, en périphérie, on fermait les yeux sur les règlements de comptes et autres accrochages amicaux. Ça aurait nécessité trop d’hommes et finalement, quelques morts de plus, ce n’était pas si terrible.

Mais une fois n’était pas coutume, les rues étaient parfaitement désertes et elles en vinrent à baisser leur garde en évoluant sous les lampadaires jaunes. Le quartier sud avait toujours été la bête noire de la ville. Là-haut, ils avaient beau tenter de le contrôler un tant soit peu, jamais ils n’arrivaient à déployer assez d’hommes. Ce n’était pas sans raison qu’Ankha y avait élu domicile.

 

×

 

Le calme vola en éclats comme Kali tournait à un angle de rue. Aussitôt, elle fit un bond en arrière et tenta de se fondre dans le mur. Elle échangea un rapide regard avec Ankha. Celle-ci risqua un coup d’œil à son tour.

Les patrouilles n’étaient certes pas nombreuses, mais quand elles se décidaient à agir, elles étaient d’une efficacité redoutable. Ankha aperçut trois camions garés dans la rue. Un nouveau regard et elle vit une troupe de miliciens escorter une douzaine d’individus. Merde, il fallait vraiment qu’elles tombent dessus ?

Ankha revint vers Kali, cachée par l’obscurité de la ruelle et s’appuya contre un mur.

— On peut faire le tour, murmura sa compagne.

— Trop long.

Ankha sentait déjà la faiblesse la gagner. Elle en avait tellement marre de se retrouver essoufflée au mouvement de trop.

— Attendons.

Soudain, elles entendirent des pas. Évidemment, ça aurait été trop simple de pouvoir traverser la ville sans embûches. Ankha fit signe à Kali de reculer. Mais elle, elle ne fut pas assez rapide.

Elle entendit le déclic d’un pistolet et s’arrêta net.

Les pas s’approchèrent. Elle aurait dû tenter quelque chose, réfléchir à une manière de s’en sortir. Mais son cerveau était vide, désespérément vide. Elle jeta un regard dans l’ombre et vit que Kali se tenait prête, elle. Cette vision la calma quelque peu et elle se retourna vers le milicien.

Il l'avait en joue. Le couvre-feu venait de tomber. Ce n’était donc qu’une question de temps avant qu’il n’en arrive à la conclusion qu’elle était de mèche avec les hommes qu’on faisait monter dans les camions là-bas dans la rue. Tous les prétextes étaient bons.

— Papiers, entendit-elle.

Elle ne se fit pas prier pour les sortir et les lui tendre. Bien sûr, il lui fallait une raison pour l’arrêter. Et il allait trouver un truc qui clochait dans les documents.

Elle le vit tourner les pages, vérifier l’enregistrement. Ce passeport était un faux, un joli faux fourni par la rébellion. On ne s’installait pas facilement à Muresid, surtout quand on venait de Catinis. Cependant, à sa plus grande surprise, le soldat referma le document et le lui rendit. Était-il possible que tout soit aussi simple ?

— Le couvre-feu est passé, commenta-t-il.

Et voilà, on y était.

— Je sais, murmura Ankha.

Le milicien fit un pas vers la rue, celle où on avait sûrement fini de charger les prisonniers dans les camions. Il jeta un coup d’œil au convoi, puis se tourna vers Ankha.

— Évitez que ça se reproduise. Et attendez qu’ils repartent avant de continuer. Ils ne seront pas aussi conciliants que moi.

Ankha ouvrit la bouche, puis la referma. Le milicien avait déjà disparu.

C’était bien la première fois qu’elle tombait sur ce genre de spécimen. La politique de Muresid s’était-elle assouplie à ce point pendant son absence ?

 

×

 

Il était presque deux heures quand Ankha poussa enfin la porte de l’immeuble. La dernière rafale de vent qu’elle sentit sur son visage était chargée de neige. L’hiver était déjà là.

Kali s’engouffra à sa suite. Les planques de la rébellion étaient trop loin, elle ne pouvait pas la laisser déambuler dans les rues si tard après le couvre-feu. Et pour tout dire, elle n’était pas encore prête à rester seule après Catinis. Cette petite escapade venait de lui montrer que ses forces n’étaient pas du tout revenues. Pourtant, elle considérait avoir passé plus de temps que nécessaire en convalescence.

L’ampoule du rez-de-chaussée éclairait faiblement, comme d’habitude la nuit. En tentant de faire le moins de bruit possible, Ankha apposa son index sur la serrure de sa boîte aux lettres. Elle ramassa la liasse de prospectus qui s’y était accumulée pendant son absence et les balança dans une caisse qui traînait là. Ce qu’elle conserva, en revanche, ce fut une enveloppe sans indications sur l’expéditeur. Elle avait sa petite idée sur le contenu.

 

×

 

Le soldat lui faisait face et elle ne voyait aucune pitié au fond de ses yeux. Elle ne tenta pas de bouger, elle savait ses poignets solidement liés à la chaise. Elle ne baissa pas non plus le regard sur les électrodes qu’on lui avait collé dessus. Non, elle serra juste les dents.

Le soldat tournait toujours autour et ne posait aucune question. Pourquoi est-ce qu’il ne demandait rien ? Il saisit le boîtier, celui qui commandait aux électrodes. Il fixa Ankha, les yeux plissés, et appuya sur un bouton.

Elle eut l’impression que ses veines tentaient d’exploser, que son sang était chauffé à blanc. Jamais, jamais, elle n’avait connu une telle douleur. Et soudain, tout s’arrêta. La pièce autour d’elle était floue, le soldat toujours aussi silencieux. Cette fois, s’il reposait les questions, elle allait répondre.

Mais il ne les reposa pas. Il rappuya sur le bouton. Encore. Et encore. Et encore.

Ankha tenta de reprendre sa respiration et ouvrit les yeux. Elle était chez elle, il n’y avait pas de soldat et elle n’arrivait pas à faire rentrer l’air dans ses poumons. Il se bloquait alors qu’elle voyait encore  son rêve flotter dans son esprit.

Elle serra les poings, pour calmer les tremblements et inspira encore une fois. L’air commençait tout doucement à se frayer un chemin et les images s’effaçaient. Par la fenêtre filtrait une aube terne. Ankha plissa les yeux et aperçut des flocons danser derrière la vitre.

Elle avait la gorge sèche, mais elle n’était pas sûre de pouvoir arriver jusqu’au robinet, elle se sentait prise de violents vertiges. Alors, elle resta assise sur le canapé qu’elle n’avait pas déplié pour la nuit.

Soudain, elle perçut du mouvement sur sa gauche. Mais avant qu’elle ne puisse réagir, elle sentit une main sur son front et la mémoire lui revint.

Kali se leva, versa un verre d’eau et retourna vers Ankha.

Le liquide glacé finit de la réveiller. Elle était chez elle, loin de Catinis et de ses prisons.

Les cauchemars avaient commencé dans le camp. Mais pas de suite. Il avait fallu quelques jours à l’esprit pour ressortir ces images. Depuis, elle ne pouvait pas passer une seule nuit sans revoir le visage du soldat. Ce visage qu’elle aurait tellement voulu oublier.

— Ça s’arrange pas, constata Kali.

— Ça va aller, souffla Ankha. Ça va se calmer.

— Tu sais que si t’as besoin, il y a un hosto de la rébellion pas loin. Tu devrais…

— Ça ira. Vraiment, ajouta-t-elle face au coup d'œil sceptique de Kali.

— C’est toi qui vois. Mais je vais quand même te laisser l’adresse.

Ankha ne se sentit pas le courage de protester et regarda Kali griffonner sur un bout de papier. Puis elle le cala sous l’enveloppe qu’Ankha avait récupérée dans le courrier et s’éloigna vers la fenêtre.

— On est rentrées à temps, on dirait. Une tempête se prépare.

Ankha ne l’écoutait déjà plus. Son attention glissa sur la studette qui commençait à s’éclairer par le jour naissant. Cet appartement, c’est son frère, Glev, qui avait réussi à l’avoir à une époque où c’était impossible aux non-Muresidois de prétendre à quelque chose. Mais ça faisait deux ans maintenant qu’il passait le plus clair de son temps à Zebulis, sur la côte sud. Ankha savait que la rébellion l’y avait envoyé pour une mission, mais il n’avait jamais eu le droit de lui en dire plus.

Elle jeta un coup d’œil à l’enveloppe qu’elle avait trouvée dans le courrier, détourna le regard. Il devait s’agir d’une paire de lentilles accompagnée d’une facture. La facture était là pour l’éventualité où le colis serait ouvert, ça ne serait donc rien de plus que la livraison d’une commande. Mais ces lentilles-là n’étaient pas vraiment comme celles qu’on pouvait trouver dans le commerce. Bien sûr, elles avaient toutes les fonctionnalités de base. Sauf qu’elles comprenaient surtout des accès sécurisés à divers espaces virtuels de la rébellion.

Elle aurait pu les enfiler directement et retrouver le contact qu’elle avait perdu il y a plus d’un mois, quand ses lentilles précédentes s’étaient détruites. Mais beaucoup de choses avaient changé depuis.

Et pour tout dire, le vrai souci, c’était qu’elle n’était plus très sûre de vouloir continuer dans la rébellion.

C’était cette captivité qui avait remis beaucoup en perspective. Quand elle avait rejoint la rébellion, elle avait encore les images trop nettes du massacre de Catinis devant les yeux, elle pensait qu’elle pouvait y changer quelque chose. Mais en trois ans, ni elle ni la rébellion n’avaient rien fait qui aurait pu ébranler un peu le gouvernement. Et puis, pendant sa captivité avec Niven, elle avait réalisé que c’était normal s’ils n’avaient rien pu faire. Ils se battaient contre beaucoup plus fort qu’eux. Beaucoup, beaucoup plus fort. Si elle était morte là-bas, ça n’aurait strictement rien changé, la rébellion n’aurait pas gagné une bataille.

Et surtout, elle s’était rendu compte qu’elle tenait finalement pas mal à rester en vie.

Elle se détestait pour ce genre de pensées. Après tout, elle s’était juré de faire payer ceux qui avaient tout détruit. Mais que pouvait-elle changer, à elle toute seule ?

 

×

 

— Tu restes à Muresid ? demanda Ankha en voyant Kali ramasser ses affaires.

— Aucune idée. Ils étaient pas trop clairs.

Ankha regarda Kali boucler son sac et la réalité la frappa de plein fouet. Elle ne savait pas si elle la recroiserait un jour. Elle pouvait très bien se faire faucher par une balle perdue. Et ça serait de nouveau sans raison.

— T’as eu des infos sur Niven ? demanda-t-elle.

Il lui sembla voir Kali hésiter, mais elle haussa les épaules et Ankha se dit qu’elle se faisait des idées.

— Rien du tout. J’ai pas les accès suffisants. Tu devrais demander à tes lentilles, rajouta-t-elle avec un regard insistant.

À cette remarque, Ankha bougonna une réponse intelligible.

— Comme tu veux. En tout cas, moi, je suis pas en avance.

Elle balança son sac sur son dos, boucla les sangles et se tourna vers Ankha.

— L’adresse que je t’ai laissée, c’est pas juste pour faire joli. Si ça va pas, vas-y. Tous les médecins sont de la rébellion, ils poseront pas de questions. Compris ?

Ankha acquiesça.

— Bien. On se revoit bientôt.

 

×

 

Le soldat tournait autour et ne posait aucune question. Il appuyait juste sur le bouton et la douleur revenait à la charge. Ankha ne pouvait même plus distinguer le moment où elle s’arrêtait.

C’est en pleine nuit qu’elle se réveilla cette fois-ci. À tâtons, elle tenta d’allumer la lumière, mais ne trouva pas l’interrupteur, ses mains tremblaient trop. Elle resta recroquevillée, essayant de calmer sa respiration.

Elle revoyait la cellule dans laquelle ils étaient enfermés, elle et Niven. Elle se souvenait de l’affreuse attente. À ce moment-là, elle était persuadée qu’ils allaient finir fusillés. Et le pire, c’est qu’elle n’avait même pas pu en toucher un mot à Niven, leur cellule était surveillée. Elle aurait tellement voulu tout lui avouer — la raison de leur venue, ses raisons à elle. Elle aurait voulu tout lui dire avant que ce ne soit trop tard.

Elle revoyait leurs longues attentes, assis côte à côte dans le coin le plus éloigné de la porte. Elle pouvait encore entendre sa respiration se bloquer de temps à autre. Et maintenant, elle ne savait pas ce qui lui était arrivé. Avait-il réussi à convaincre la rébellion de sa bonne foi ? Ou bien, avaient-ils pris des mesures le concernant ?

Maintenant qu’elle était rentrée, elle pouvait tenter de le revoir. Il suffirait qu’elle rallume les lentilles pour en avoir le cœur net. Mais revoir Niven ferait remonter à la surface toutes ces images qui la hantaient déjà la nuit. Il lui suffirait de croiser son regard gris pour se retrouver de nouveau face au soldat. Non, ce n’était pas une si bonne idée. Qu’il reste où il était, elle ne devait plus se soucier de lui.

Ses yeux finirent par s’habituer au noir et son cœur se calma. Peut-être que si elle se rendormait maintenant, elle sombrerait dans un sommeil sans rêves. Elle en avait besoin, elle était exténuée.

Ankha sursauta soudain. Les verrous de la porte d’entrée cliquetèrent. Quelqu’un venait.

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Cocochoup
Posté le 28/03/2020
Tu m'étonnes qu'elle ait des cauchemar !!
Bon je me demande ce qu'elle est parti faire la doc
Et ankha à eu bcp de chance avec ce soldat qui a été cool avec elle
Je pari sur niven qui vient lui faire une petite vsiiste
Hinata
Posté le 13/03/2020
Ouuuh, je suis le petit fantôme, et je ne fais que passer...

Ankha bougonna une réponse intelligible>> *inintelligible* Plutôt nn ?

"Il avait fallu du temps à *son* esprit pour faire remonter les images"?

Ouuuuh.. c'est toujours aussi bien... Et je m'en vais continuer..
Hinata
Posté le 13/03/2020
Ouuuh, je suis le petit fantôme, et je ne fais que passer...

Ankha bougonna une réponse intelligible>> *inintelligible* Plutôt nn ?

"Il avait fallu du temps à *son* esprit pour faire remonter les images"?

Ouuuuh.. c'est toujours aussi bien... Et je m'en vais continuer..
Alice_Lath
Posté le 01/02/2020
Et là, blam, au prochain chapitre, Ankha meurt haha, quoique, ce n'est pas impossible. À moins que son frère soit de retour? J'ai bien aimé l'aspect de désillusion qui accompagne cette rébellion jugée inutile. Ça apporte une lumière crue et réaliste au texte qui fait bien plaisir. J'ai encore un peu de mal à cerner Kali mais ça viendra très certainement huhu. Ou pas. Et la présence de ce soldat... Peut-être que la rébellion a gagné du terrain depuis la dernière fois qu'Ankha s'est connectée au réseau, en effet?
Seja Administratrice
Posté le 10/02/2020
Allez, chuis sympa, je vais te révéler un secret : un perso narrateur peut pas mourir au milieu de sa propre partie :P ... mais il peut avoir très bobo :3
Ahahaha, j'ai toujours eu horreur des textes où la rébellion est considérée comme un truc tout gentil contre un gouvernement tout méchant. C'est ma manière de partir un peu ailleurs :p
AudreyLys
Posté le 04/10/2019
Hey ! Je viens commenter les deux derniers chapitres^^
J'aime bien qu'on ai maintenant le POV Ankha^^et en plus ça crée de l'attente pour savoir ce qui est arrivé à Niven. On m'a prévenu que tu avais la fâcheuse tendance de tuer tes perso alors je me méfie :p
Sinon, pareil, ça fait plaisir de voir Kali sans intrigues """amoureuses""". Ces deux chapitres étaient plus cools, et ça ne fait pas de mal de ralentir un peu le rythme. Le soldat qui les a laissés partir m'intrigue, ce serait pas un rebelle par hasard ? (évidemment me répond ma cervelle)
J'aime beaucoup la partie cauchemars, je trouve que c'est vachement intéressant de savoir comment la mésaventure s'est passée pour Ankha et comment elle est traumatisée, on s'en rendait pas du tout comme avec le POV Niven.
Bref, que du bon, je continue !
Seja Administratrice
Posté le 06/10/2019
Hello !
Wep, j'aime beaucoup alterner les points de vue :) Moi, tuer du perso ? Nah, on t'a menti.
Pour le soldat, aller, chuis sympa et je vais lever ce (non) suspense direct xD Juste un soldat. C'était aussi pour montrer qu'il y a du pas connard dans les deux camps x)
Ah ça, niveau cauchemars, elle est servie, Ankha :'')
Merci d'avoir lu !
AudreyLys
Posté le 06/10/2019
Si j'ai compris, on a 1 partie= 1 POV ? Si c'est t'as vachement bien géré ton truc, moi je fais que alterner les POV au sein même de mes chapitres c'est le bordel.
Ah ok XD c'est bien de vouloir faire ça, j'approuve ! Faudrait que j'essaye d'arrêter de voir des rebelles partout moi XD
<3
Seja Administratrice
Posté le 06/10/2019
Wep, c'est ça. J'ai une petite tendance à dégager des patterns partout, mais je me soigne xD Oh, c'est bien aussi au sein d'un même chapitre, j'avais fait ça dans une de mes histoires :)
AudreyLys
Posté le 06/10/2019
Ah oui laquelle ? :D
Seja Administratrice
Posté le 08/10/2019
C'était "Le reflet des Ombres", mon tout premier roman fini (autant dire que ça date xD). J'avais deux à trois narrateurs par chapitres et je m'amusais :P Actuellement, je pratique ça dans "Le Crapaud Volant", ça donne une bonne dynamique, je trouve : quand on commence à se faire chier avec un POV, on passe à un autre :P
AudreyLys
Posté le 08/10/2019
Ah ok^^
Pfeu moi j’en suis à 4-5 POV en un chapitre, petite joueuse :P
Oui c’est vrai, moi j’aime bien, pis ça permet de mettre plein d’ellipse et de pas s’emmerder avec les transitions XD
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