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Par Dan
Notes de l’auteur : Les passages en anglais sont normalement traduits dans des notes de bas de page, mais puisque c'est un peu plus compliqué à gérer ici, je les ai enlevées. Si le manque de traduction pose problème, n'hésitez pas à le signaler !

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31 décembre 2019

 

Dans l’imaginaire collectif, le divorcé ne pouvait avoir que deux visages : celui de la dépression totale ou celui de l’exubérance forcée. Paria mal fagoté vivant seul au fond d’une caravane, quinquagénaire lustrée de botox en route pour Las Vegas ou Saint-Tropez… ces clichés pullulaient dans les films et les séries télé. Certains rebuts de l’union conjugale devaient s’y identifier, d’accord, c’était statistique ; les autres en venaient à se demander s’ils n’avaient pas raté leur divorce en plus de leur mariage.

Leurs divorces, pluriel, dans le cas de Célestine Londo.

La fiction rendait la chose facile : il suffisait d’être absolument malheureux quand sa moitié foutait le camp sans crier gare ou absolument ravi quand, après quelques insultes et beaucoup de vaisselle cassée, on retrouvait finalement sa liberté chérie. Dans la réalité, rien n’était facile.

La deuxième fois avait été la pire, peut-être parce que Célestine pensait avoir appris de ses erreurs, plus probablement parce qu’elle avait compté sur sa seconde épouse pour panser ses premières blessures. Elle s’était beaucoup trompée pour apprendre ce qu’était le véritable amour et, aujourd’hui, elle ne pensait pas être capable de donner le sien à qui que ce soit.

Une bourrasque tenta de défaire le foulard qui retenait ses cheveux crépus et Célestine ferma les yeux pour se gorger de chaleur et d’embruns. Elle se sentait vaste et invisible. Vide et consciente. Libre, aussi.

Ce n’était pas qu’un poncif de feuilleton dramatique, au fond : il y avait de vrais avantages à être seul, surtout après avoir annexé sa vie à celle d’une autre personne pendant des années. L’espace et la tranquillité n’effaçaient pas le manque et le regret, mais cohabitaient à tout instant dans un équilibre incertain, bousculés parfois par un souvenir fugace, un bonheur imprévu, ou un excès de vin.

— Tu partages ?

Laurence se glissa sur le banc opposé, s’allongea en travers de la table blanchie par le sel et se servit une généreuse rasade de Koshu, dont elle avala une première gorgée pour la soif et une seconde pour le goût. Célestine n’aurait pas songé à protester : la compagnie de Laurence était tout ce dont elle avait besoin, même si elle en prenait tout juste conscience.

— Pas mauvais, le pinard, fit Laurence en claquant ses lèvres comme un baiser. Ça va pas ?

Célestine esquissa un petit sourire rassurant sans détacher les yeux du soleil couchant. Il paraissait énorme, prêt à dévorer la crête des montagnes de l’île dont il découpait les arêtes et les vallons encaissés en ombres presque géométriques. Le spectacle l’emplissait de crainte et d’émerveillement, peut-être à cause du dépaysement, peut-être à cause du rouge qui commençait à cogner, aidé par le roulis des vagues et la tiédeur du crépuscule. Les forces du monde palpitaient ici comme un cœur ouvert.

Célestine avait navigué entre tristesse et résignation, ce soir-là, en songeant qu’elle n’aurait jamais pu tenter cette aventure si elle avait encore la bague au doigt : aucune de ses ex-femmes ne l’aurait accompagnée, mais surtout, aucune n’aurait accordé assez de crédit à son projet pour que Célestine ose s’y lancer en solitaire. Elles avaient accepté ses lubies, fait preuve de tolérance, voire d’intérêt poli, mais il y avait des limites : les pierres magiques et l’homéopathie, OK, mais la croisière paranormale autour du globe, c’était de l’abus.

Célibataire, Célestine avait hésité malgré tout, car la chose paraissait extravagante même selon ses propres standards. Il avait suffi d’un licenciement pour la décider, finalement. Ses prédictions astrales s’étaient affinées assez vite pour que Célestine anticipe la préparation de son périple et, quand les RH l’avaient convoquée pour lui annoncer la rupture de contrat, elle était prête à faire ses valises. À son âge, elle n’escomptait pas que d’autres collectivités se disputent ses services d’assistante sociale.

— Si, ça va, répondit-elle finalement. Je profite du paysage. C’est magnifique, hein ?

— Un vrai paradis, mais la couverture satellite est pourrie : le téléphone de bord déconne encore. J’ai été coupée en plein récit de mon mari, quel dommage, lui qui croit que j’en ai encore quelque chose à foutre des matchs de l’Olympique de Marseille…

Sagittaire. Laurence était définitivement sagittaire.

— Ta famille sait que tu es là ? demanda Célestine, pour qui cette escapade tenait encore du tabou, même si elle n’avait plus personne à qui la cacher.

— Évidemment. Je veux qu’ils sachent où chercher si on disparaît mystérieusement.

Le parcours en zigzag du Kahana offrait quatre ports d’embarquement et de débarquement à travers le Pacifique, ce qui permettait aux clients de composer leur traversée à la carte selon les commodités logistiques de leur nationalité respective. Ainsi, Laurence avait rejoint l’expédition à Nouméa avec une poignée d’autres Français. Leur arrivée avait été un soulagement pour Célestine : embarquée à Tokyo avec une ribambelle de Japonais, de Chinois et de Taïwanais, elle avait traversé la Mer du Diable sans pouvoir partager son excitation avec personne.

Elle ne regrettait pas d’avoir entamé le périple à la source, cependant : les phénomènes observés durant cette première étape vers le soleil levant éclairaient ses nuits de rêves chatoyants, et aucun récit rapporté ne pourrait combler le manque des retardataires. À ce compte-là, l’idée qu’elle puisse se faire aspirer par un vortex sans que quiconque ne remarque ou ne regrette sa disparition semblait presque tolérable.

— Y a un tournoi de belote qui s’organise dans la salle de jeu, fit Laurence. Histoire de pas s’endormir avant le compte à rebours de minuit. Ça t’intéresse ? Toi et ta bouteille êtes les bienvenues, on peut prendre de l’avance.

Célestine se levait déjà en tanguant un peu. Le Koshu en main, elle jeta un dernier regard au ciel sanglant, puis suivit Laurence à travers la plage avant.

Le Kahana était un paquebot de petite taille, constitué de deux ponts dédiés à une centaine de passagers et d’un faux-pont réservé à l’équipage d’une trentaine de têtes, marins, intendants et guides confondus. Son allure effilée, sa forêt de radars et sa peinture écaillée lui donnaient un air de navire d’exploration scientifique – ce qu’il avait été – très flatteuse pour l’égo des vacanciers de l’étrange.

— J’ai peur de la nuit que je vais passer, lâcha Laurence alors qu’elles traversaient la classe éco en direction de l’escalier central.

Une porte ouverte laissait parfois entrevoir l’intérieur d’une cabine exiguë, pourvue d’un hublot à peine plus large qu’un judas et de lits superposés dignes d’une résidence universitaire. Mais les prix défiaient toute concurrence et Célestine appréciait le petit parfum d’aventure qui se dégageait du décor. Elle changerait peut-être d’avis quand son mal de dos se réveillerait.

— Oh, sorry, lâcha le jeune homme qui venait de la bousculer en débouchant sur le pont supérieur.

— Don’t worry, répondit Célestine avec un accent épouvantable.

Mais pas problématique pour autant : comme les McKenna à l’époque, il comprit et acquiesça avec un sourire lointain, de nouveau absorbé par le petit boîtier à écran qu’il tenait tout près de ses lunettes. Sans plus de cérémonie, le jeune homme reprit alors son ascension pressée vers la passerelle de commandement en marmonnant dans sa barbe.

— Y a des gens vraiment bizarres, sur ce rafiot, commenta Laurence.

« Nous les premières », songea Célestine.

De la musique rythmée filtrait des portes closes de la salle de spectacle et, dès que Célestine eut franchi le sas, l’air conditionné logea un début de mal de tête derrière ses yeux. La pièce occupait toute la largeur du pont et le mobilier limité en accentuait les proportions décadentes. La scène semblait ne pas avoir servi depuis Peter et Sloane et le barman avait déserté le comptoir émaillé, ne laissant derrière lui qu’un écriteau et une sonnette.

Hormis la tablée de joueurs de belote, seul un groupe de Japonais hilares animaient les lieux, et Célestine eut une vive et brève réminiscence de Shining. Au moins, ça changeait des habituels réveillons du Jour de l’An.

— Prête pour demain ? lança un sexagénaire dont Célestine avait oublié le prénom – peut-être Alain, ou Pascal – lorsqu’elle s’installa.

— Plus que prête.

Elle servit ce qu’il restait de vin à toute l’équipe – l’ivresse légère était agréable, ce soir, mais la climatisation continuait à lui attaquer les sinus et elle ne voulait pas gâcher la suite avec une gueule de bois : la deuxième phase du circuit devait les emmener aux Îles Loyauté, au nord de Grande Terre. Le Kahana atteindrait Maré avant la nuit et, dès l’aube, il remonterait vers Lifou, puis Ouvéa. Ensuite, ce serait cap au nord-est vers Hawaï pendant treize jours, puis direction l’Île de Pâques pour la dernière escale.

— Dans le coin, il paraît qu’il y a un lopin de terre qui a carrément, pouf ! disparu ! dit Alain – c’était Alain. L’île de Sable, je crois.

— C’est pas qu’elle a disparu, c’est qu’elle figurait sur des cartes alors qu’elle existait pas, fit Laurence. L’aviation navale et les Australiens l’ont confirmé.

Alain la lorgna comme si elle avait roté en pleine messe.

— Et tu crois tout ce que tu lis ?

Elle roula des yeux, puis enchaîna en distribuant pour la première des deux poules :

— Tu joues, Célestine ? On fait équipe ?

— Allez. Mais je te préviens, les cartes, je les manie mieux quand elles montrent les constellations.

Célestine ne rata rien du regard embêté que les autres échangèrent. Aussi ridicule que cela puisse paraître, les pratiquants de pseudosciences avaient embarqué leurs sempiternelles guéguerres en même temps que leur pendule ou leurs cartes de tarot : chacun avait une idée très précise concernant la légitimité de telle ou telle pratique, et personne ne se privait d’en faire une vérité ultime. Ainsi, ses nouveaux camarades considéraient les détracteurs de complots comme de dangereux naïfs et les astrologues comme des charlatans, ce qui laissait une fenêtre plutôt mince pour entrer dans leurs bonnes grâces.

Peu importait, après tout. Célestine n’avait pas besoin de leur encensement, et quoi que Laurence soit venue chercher ici, elle ne s’en laisserait probablement pas détourner non plus. D’un geste sec qui concluait clairement le débat, cette dernière fit claquer la retourne au centre de la table – un as de trèfle – et Célestine observa son jeu.

— Je passe, annonça-t-elle.

Les plis s’enchaînèrent, la première manche se conclut, et le mal de tête de Célestine ne faisait qu’empirer. Les effluves de vin brassés à chaque lever de coude lui donnaient maintenant la nausée et elle avait de plus en plus de mal à focaliser son attention.

— C’était pas Maré, ça ?

— Essaye pas de me distraire pendant que je compte les points, grommela Laurence.

Mais Alain ne l’écoutait pas, et il manqua de lui écraser le nez en pointant le doigt vers les fenêtres encrassées. Il faisait encore jour, dehors, un jour d’encre diluée, et à tribord, une masse de terre fusait à l’horizon.

Le « thu-thum » lancinant de la musique résonnait plus fort maintenant que les Japonais avaient cessé de rire. Célestine remarqua que l’un d’eux avait d’ailleurs l’air très vert ; il n’eut pas le temps de se lever avant de rendre son repas, qui inonda leur plateau de jeu. Le barman risqua un coup d’œil dans la salle avant de disparaître pour de bon – peut-être à la recherche d’une serpillière, mais Célestine se faisait peu d’espoir.

— Pourquoi on s’est pas arrêtés ? s’exclama Alain.

— On va trop vite.

Célestine commençait à comprendre pourquoi elle se sentait barbouillée, elle aussi, et, sans doute par effet de mimétisme, tous les visages de la tablée prirent un teint cireux. L’accélération avait été progressive, assez douce en tout cas pour ne pas perturber leur partie de belote, mais le paysage défilait à une allure vertigineuse et la houle commençait à chahuter le Kahana.

Quand Célestine fut certaine de ne pas vomir à son tour, elle se hissa sur ses pieds et prit la direction de la sortie.

— Eh, attends-moi !

L’air chaud du soir lui donna l’impression de se dilater, mais sa migraine ne se résorba pas pour autant. Laurence la rattrapa alors qu’elle grimpait une première marche.

— Tu vas réclamer des explications au capitaine ?

Célestine ignorait encore ce qu’elle comptait faire, et comme elle craignait de toute façon que ses nausées débordent malgré ses précautions, elle garda les lèvres scellées. S’en référer à l’équipage semblait être une riche idée, en effet, mais ça n’était pas ce qui avait motivé son élan ; plutôt un pressentiment profond, presque douloureux : la conviction que leurs problèmes ne se limitaient pas à un changement de programme inopiné.

Talonnée par Laurence, Célestine fila sous l’ombre d’un canot de sauvetage et s’enfonça dans la galerie qui menait au poste de commandement. Pas de contreplaqué effrité, ici, mais des portes métalliques étanches, comme celles d’un sous-marin. Lorsque le volant rouillé d’un verrou pivota en couinant, Laurence et Célestine s’immobilisèrent comme des cambrioleuses qui auraient réveillé le chien.

Un homme surgit de la pièce – peut-être celui qui avait percuté Célestine, mais de dos, faute de reconnaître ses lunettes, elle n’aurait pas pu en jurer – et s’élança dans la direction opposée sans remarquer les intruses. Des cris accueillirent son entrée en trombe dans la timonerie et, au même moment, la lumière des ampoules en cage commença à vaciller le long du corridor. Laurence se cramponna au coude de Célestine, puis la poussa vers le battant que l’inconnu avait laissé entrouvert.

Là, les yeux écorchés par la valse des voyants d’alerte, elles contemplèrent l’horrifiant spectacle d’une cohorte de machines en furie. Célestine n’en reconnaissait aucune, mais elle lisait sur lreurs écrans des graphiques en aiguilles et des messages rouges clignotants. Il y avait bien des scientifiques à bord. Se contentaient-ils de profiter du voyage pour mener leurs études ? Ou s’intéressaient-ils eux aussi aux fameux viles vortices du Pacifique qu’Ivan Sanderson avait repérés le premier ?

— I know! I KNOW! tonna une voix pour couvrir le tumulte qui continuait à ébranler la passerelle de commandement, tout au bout du couloir.

Célestine quitta la salle d’étude et s’y dirigea pour jeter un coup d’œil furtif à l’intérieur. Sous l’enfilade des vitres panoramiques, quatre hommes se pressaient devant le tableau de bord ; visiblement désemparés, ils s’acharnaient à presser tous les boutons qui leur tombaient sous la main. Célestine avait recours à la même technique quand son PC portable refusait de lui obéir.

— Try the lever!

— That’s all I’m doing!

— Qu’est-ce qu’ils baragouinent ? souffla Laurence.

— Chut.

Célestine savait que le Kahana était enregistré à Honolulu, et l’équipage multiculturel n’avait pas besoin de se concentrer pour comprendre et répondre en anglais, lui :

— We can’t slow down! s’écria un homme au profil maculé d’huile et de sueur, qui devait être le mécanicien en chef. The engines won’t respond!

L’homme échappé de la salle infernale saisit le capitaine par l’épaule. Il s’agissait bien du binoclard que Célestine avait croisé.

— Don’t do anything just yet! supplia-t-il, les yeux agrandis par la ferveur autant que par ses lunettes. This may be…

— Don’t listen to this lunatic! intervint le mécanicien. Do something, anything! Call the coast guards!

— What a wonderful idea! répliqua le capitaine. We’ve tried already! The radio is out!

Elle souffrait probablement de la même avarie que le téléphone utilisé par Laurence, laissé à disposition des passagers pour compenser le manque de couverture réseau des opérateurs civils. Abandonné sur la table des cartes, un talkie-walkie continuait en revanche à cracher des exclamations grésillantes provenant de tous les ponts.

— Then you have to warn the passengers! We need to evacuate before…

— We’re going too fast! We won’t be able to drop the lifeboats!

— Please! Let me…

Elle n’entendit jamais la suggestion du scientifique : un grondement monstrueux s’éleva des entrailles du navire comme le cri d’un animal mourant. Puis le tonnerre mua en une vibration sourde, intense, qui se propagea des armatures du bateau aux os de Célestine, pour finalement se lover au creux de ses molaires comme la fraiseuse d’un dentiste. Les hommes hurlaient dans la timonerie, mais les machines hurlaient plus fort.

Laurence et Célestine amorçaient un demi-tour précipité quand le sol s’inclina sous leurs pieds. Fauchées dans leur course, elles basculèrent et déboulèrent sur la passerelle comme une avalanche au milieu des hommes d’équipage. Célestine amortit la chute de Laurence en percutant la barre. Loin dans les tréfonds de son corps anesthésié par l’adrénaline, elle sentit quelque chose se tordre ou se briser.

Laurence l’aida à se redresser, mais personne ne leur prêta la moindre attention, et pour cause : le feu de mât dressé sur le pavois dissipait l’obscurité et le reflet de la cabine, éclairant sans détour la scène absurde qui se jouait dehors.

Le brise-lame du Kahana piquait vers les flots, sans ralentir, projetant d’immenses gerbes dont les gouttes se confondaient aux milliers d’étoiles qui bourgeonnaient dans une nuit presque totale. On aurait dit qu’un immense poisson avait gobé l’ancre comme un hameçon et tractait maintenant le paquebot au bout de ses amarres.

— What the fuck is happening?

— Quelque chose nous aspire, lâcha Célestine.

— What?

— Something is… heu… catching us… like…

— Who the fuck are you? What are you doing here?

Célestine ignora le capitaine : elle avait capté le regard du jeune scientifique et compris à sa lueur fiévreuse qu’elle avait raison.

Un craquement semblable à une fracture secoua le navire et la proue plongea. Écrasée contre les instruments de navigation, Célestine eut une vision quasi photographique du navire chaviré : le bec dans l’eau et ses hélices émergées ne brassant plus que le vent. L’image rémanente était encore tatouée sur sa rétine lorsque Célestine vit un mur d’eau s’élever et se briser sur le bastingage. Elle eut juste le temps de retenir sa respiration et de fermer les yeux avant que la vague déferle.

La suite ne fut que noirceur et vacarme, celle de la nuit et des profondeurs, celui du paquebot blessé et de son propre cœur. Quand Célestine creva enfin la surface turbulente, le cadavre de Laurence flottait sur le ventre à côté d’elle et le soleil au zénith dardait ses yeux ardents sur le naufrage.

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Eryn
Posté le 19/03/2021
Wow ! Tu nous tues Laurence direct comme ça ?
Super ce nouveau chapitre, donc là on est dans une sorte de triangle des bermudes ? j'aime bien cette atmosphère encore une fois, dans le monde réel, mais à la lisière du surnaturel (mais on sait pas ! )
Ah et j'ai adoré aussi l'entrée en matière de ce chapitre avec cette histoire de divorces ! Et cette fin de chapitre est très bien menée ! Super !
Dan Administratrice
Posté le 07/04/2021
RIP Laurence x'D

C'est ça, un genre de triangle des Bermudes ! Selon la théorie sur laquelle j'ai basé toute l'histoire, il y aurait douze zones de ce style sur le globe (dont les Bermudes, et dont celle qu'on voit dans ce chapitre). Je suis ravie si l'atmosphère fonctionne, et d'autant plus si la limite réalité/fantastique paraît ténue, c'était ce que j'avais envie d'explorer avec ce roman !

Merci tout plein ♥
Eryn
Posté le 07/04/2021
Bon comme tu as vu j'ai interrompu ma lecture, non pas que ça ne m'intéresse pas, mais j'ai juste quinze mille trucs à faire en ce moment... Mais j'y reviendrai en tout cas, alors à toute !
Herbe Rouge
Posté le 15/01/2021
Un chapitre rondement mené. J'aime beaucoup le fait que la fin soit aussi brutale que courte.
Dommage qu'il n'y ait plus de titres aux chapitres, j'aime bien les titres pour les histoires en ligne car cela peut permettre de se remémorer ce qu'il s'est passé avant, lorsque l'ont reprend la lecture après une pause plus ou moins longue.
Dan Administratrice
Posté le 16/01/2021
Hello ! Et merci :D

En fait il n'y a pas de titre aux chapitres, seulement aux parties (mais c'est un peu difficile à rendre sur PA, à moins de repréciser à chaque fois "Sur le fil (2)", par exemple ?). Je suis pas du genre très inspirée pour les titres, alors j'avoue que je me contente d'un certain minimum, mais je me rends bien compte que pour se repérer c'est loin d'être évident :/
tiyphe
Posté le 11/12/2020
Wow, d'abord wow !

Ensuite, coucou ! Me revoilà :D

J'étais vraiment curieuse de savoir ce que ton histoire pouvait raconter, alors quand j'ai vu que tu avais sorti de nouveaux chapitres ça m'a décidée sur quoi lire dans ma longue PaL xD
Bref, outre ma vie peu intéressante, j'ai encore bien accroché à ce chapitre.
L'ambiance au début est aussi vacillante que Célestine après plusieurs verres, on ressent l'ennuie de Célestine et l'envie qu'il se passe qqch et olala la suite.
J'avais l'impression d'être dans une tempête (lol) tout s'est enchaîné et à la fin je suis comme John Travolta sur son Gif en mode "What the ?" ou comme le capitaine qui prononce vraiment la phrase xD

Voilà ! Je t'ai relevé quelques coquilles et mes remarques au fil de la lecture ;) :

"Célestine esquissa un petit sourire rassurant sans détacher les yeux du soleil couchant."
-> J'adore ce paragraphe ! Les mots utilisés et les images que tu imposes au lecteur sont vraiment nettes et je ne sais pas, ça m'a emportée sur le bateau devant le soleil couchant ! Trop beau ! x)

"Célestine n’en reconnaissait aucune, mais elle lisait sur lreurs écrans"
-> sur leurs* écrans

"Célestine quitta la salle d’étude et s’y dirigea pour jeter un coup d’œil furtif à l’intérieur."
-> Je ne comprends pas très bien cette phrase, Célestine s'en va ou entre dans la salle ?

"On aurait dit qu’un immense poisson avait gobé l’ancre comme un hameçon et tractait maintenant le paquebot au bout de ses amarres."
-> J'aime bien l'image xD Très visuelle sur la situation ahah

"Something is… heu… catching us… like…"
-> Malgré l'ambiance bien flippante et très étrange, je n'ai pas pu m'empêcher de rire xDD
Dan Administratrice
Posté le 30/12/2020
Coucou tiyphe et désolée pour mon retard !

Contente que ce chapitre t'ait plu ! Et que la curiosité t'ait ramenée vers mon histoire, héhé. Tant mieux si l'ambiance et l'action ont fonctionné sur toi, je vois très bien John Travolta xDD

Merci pour les coquilles et les maladresses ! Cette fichue scène d'arrivée à la passerelle, décidément, j'ai dû la reprendre 6 fois ! Comme quoi y en a qui nous enquiquinent jusqu'au bout v.v

Merci pour ta lecture et ton retour ! ♥
Rimeko
Posté le 06/12/2020
Hello Danette !
Bon, voilà encore une histoire où j'hésite à laisser un commentaire, parce qu'à part m'extasier j'ai pas grand-chose à dire xD Mais voilà, je suis passée pour les HOs, j'ai lu, j'ai adoré !

Déjà, j'avais jamais entendu parler de la zététique avant, et ce que j'en ai vu entre ce début et une rapide recherche google attise ma curiosité. Du coup c'est cool, j'aime découvrir de nouveaux trucs !
Justement, c'est toi qui les as "inventés", les "tours" du chapitre 1, ou tu les as récupérées de "vraies" histoires... ? Y a juste le tour des poteaux qui m'a perturbée, autant je visualisais très bien les autres, autant celui-là... En vrai, ça passe, surtout que j'ai déjà étudié (et même testé) des phénomènes comme celui-là, qui jouent sur la perception de la taille, mais tout le reste est tellement fluide que j'ai quand même envie de venir chipoter ;P On a "Frankie, le vôtre arrive au milieu du torse de Kasper, vous êtes d’accord ?" et puis, après l'échange de places, "Droit devant, son regard se heurtait au ventre de Kas à hauteur du diaphragme", et, euh, pour moi, le milieu du torse et le diaphragme, c'est la même chose ? Du coup ça n'a rien changé ?
Ce chapitre-ci, celui du naufrage, c'est pour l'instant le plus frappant je trouve. J'ai bien aimé le duo Kas-Frankie, leurs dialogues, la description de leur trou perdu, mais là, on est embarqué sur le bateau avec Célestine, on participe véritablement à la catastrophe. C'est super bien rendu ! J'ai encore un petit trouble au fond de l'estomac, là...
(Oh, et à propos d'écriture, je tiens à dire que le tout début, avec ta manière de décrire à travers les yeux des enfants, quasiment de manière épique, et avec un petit recul quand même, c'était vraiment très très beau <3)
Quant à l'intrigue, je crois que j'ai encore un peu de mal à en saisir les tenants et aboutissants (pour l'instant je me base encore beaucoup sur ce que le résumé m'a dit), mais ça lance plein de pistes intéressantes sans perdre le lecteur pour autant, donc je reviens dès que possible pour suivre les pistes en question !
Dan Administratrice
Posté le 08/12/2020
Hello Rimrim ! Merci de t'être arrêtée en chemin pour me faire ce retour ♥

Encore une convertie à la zététique, alors :D J'ai aussi découvert ça pendant mes recherches et y a de quoi faire !

Au sujet des expériences, non, j'ai tout calqué sur les vraies visites de la Mystery House, ce qui était à la fois très pratique et un peu compliqué quand il s'agissait de décrire ce que je voyais...

Je comprends la confusion pour les poteaux ! Et chipote donc :p C'est vrai que dans mon idée, j'entendais "torse" pour "poitrine" plutôt que pour "tout ce qui se trouve au-dessus de la taille", donc " au milieu du torse de Kasper" pour moi c'était au niveau du sternum, et le diaphragme plus bas, ce qui montrait que Frankie avait "rapetissé". Mais t'as raison, c'est pas clair !

Le chapitre Frankie/Kas est un peu risqué dans le sens qu'il nous rapproche pas vraiment de l'intrigue principale, si ce n'est qu'il évoque les vortex, explique le boulot de l'Oz et montre la relation des personnages, ce que je devais faire maintenant ou jamais (sans trop spoiler...) Donc oui techniquement c'est plutôt avec Célestine que ça démarre, et je suis contente que ce chapitre t'ait plu !

Merci pour tes compliments en tout cas, et si tu reviens dans le coin, j'espère que la suite te plaira !
Cléo
Posté le 03/10/2020
Quel chapitre ! On s'y croirait. On sent bien la panique du naufrage, et celle scène de fin, avec le cadavre de Laurence et l'étrange saut temporel, fonctionne très bien pour moi. J'apprécie également la différence de ton entre Frankie et Célestine, leurs visions différente de la vie, cela contribue à planter les deux personnages et permet au lecteur de naviguer entre les différentes opinions que tu présentes.

Encore une fois, hâte de lire la suite !
Dan Administratrice
Posté le 23/10/2020
Re-coucou Cléo ! Un peu plus tard que prévu, désolée...

Ah, merci ! Je suis vraiment contente que ça fonctionne, c'est toujours très difficile à doser quand il faut donner un effet de précipitation et veiller à ce que tout reste clair en même temps D:

Et je suis ravie si la différence entre Frankie et Célestine se perçoit bien ! J'ai eu l'impression de mieux réussir le point de vue de Frankie (parce que je le partage) et de galérer un peu à éviter de tomber dans des caricatures avec Célestine... Ton retour me rassure, donc !

Merci encore pour ta lecture et ton commentaire, et à bientôt ! ♥
Kevin GALLOT
Posté le 15/09/2020
Salut Dan
Encore un excellent chapitre, effectivement ça tranche entre les personnalités de Celestine et de Frankie au chapitre précédent, j'aime beaucoup. Tout fait vrai, authentique, c'est superbe.
Je me suis un peu perdu dans l'orientation du navire, notamment les parties équipage, mais peut-être à mettre sur le compte de mon déplorable vocabulaire nautique...

J'ai repéré une dissonance temporelle à la fin, le navire sombre quand il fait nuit noire, Celestine se débat dans l'eau, puis elle creve la surface et c'est le zénith. Donc évidemment c'est absurde, mais c'est peut-être volontaire ;) elle est tombée dans une faille temporelle, ou elle sait respirer sous l'eau.
Etrange :D
L'Oz va avoir du taf.
J'en profite pour te faire part de ma joyeuse stupéfaction concernant Nouméa, Maré, Lifou, Ouvéa, la grande terre, etc... que tu évoques. Je vis en Nouvelle-Calédonie depuis 7 ans déjà et j'ai eu un plaisir immense à lire l'évocation de ces lieux dans ton chapitre, mais c'est sur, c'est biaisé :D
Du coup je ne peux pas m'empêcher de te demander si tu y à déjà vécu, ou y vit encore.
A+
Dan Administratrice
Posté le 16/09/2020
Hello,

Ah, je note pour les souci de représentation/orientation ; ce passage (si tu parles bien de celui de la fin) m'avait donné pas mal de fil à retordre. Le vocabulaire n'aide sûrement pas, j'ai hésité entre les termes exacts ou d'autres plus familiers que Célestine serait peut-être plus susceptible d'utiliser elle-même. Je me laisse un petit commentaire pour peut-être modifier ça.

La dissonance est tout à fait voulue héhé, et Célestine n'est pas une sirène :p

Ah ! Je suis contente que tu m'en parles ! Quand j'ai vu que tu vivais là-bas, ça a fait tilt aussi ^^ Mais non, malheureusement pas de Nouvelle-Calédonie pour moi, même pas pour des vacances. J'espère du coup que j'ai pas fait de grosse boulette ! Il s'agissait seulement d'un lieu habité proche de la zone de vortex locale (dont l'emplacement est dicté par la théorie des "vile vortices") et ça m'arrangeait que ce soit une collectivité française.

Contente que ce chapitre t'ait plu malgré le cafouillage nautique, merci pour ta lecture et ton commentaire !
Kevin GALLOT
Posté le 16/09/2020
Avec plaisir ! Oui t'as pas fait de boulette c'est correct niveau géographie, sauf que c'est pas vraiment une collectivité Française :D surtout que dans quelques jours y'a un referendum pour l'independance (le second). Disons que le pays est en construction politique
Dan Administratrice
Posté le 16/09/2020
Ah bah voilà, fallait quand même bien que j'en fasse une, de boulette, même si elle est pas dans le texte celle-là. J'avoue honteusement que j'ai seulement survolé le sujet pour l'écriture, vu le peu de temps passé dans le coin, mais ne serait-ce que pour ma culture générale, je vais aller me pencher sur ce cas (ça m'apprendra à croire aveuglément Wikipédia). Désolée pour ça !
Kevin GALLOT
Posté le 16/09/2020
lol, à part les caledoniens t'aurait offensé personne, pas de mal. Et encore. Tu te serait juste écarté l'électorat independantiste local :D
Dan Administratrice
Posté le 16/09/2020
C'est bon à savoir :D
drawmeamoon
Posté le 06/09/2020
Coucou ! J'ai encore trouvé ton chapitre excellent !
Après avoir eu le point de vue sceptique de Frankie, j'adore avoir une personne qui croit à l'étrange comme point de vue interne !

Mais le meilleur c'est le moment ou tout dégénère ! J'ai adoré la manière dont tu as décrit la panique, et l'atmosphère aussi de ce chapitre était classe, j'ai beaucoup aimé te lire ! (encore une fois hihi)

Et cette fin, je suis sur le cul parce que j'étais en train de me dire que j'aimais bien Laurence, et que j'avais hâte de la découvrir plus au fur et a mesure des chapitres pour mieux la connaître et-

et... je suis triste du coup T-T

Surtout qu'il y a un jolie contraste dans l'ambiance !
C'est calme, puis il y a la tempête, puis c'est calme, (enfin je trouve perso, que la fin est calme) alors que ça décrit la mort de Laurence : et j'aime beaucoup le parallèle !! (Surtout que la dernière phrase comporte des termes chauds et donc ca donne l'illusion que c'est assez doux alors que pas du tout ! )

C'était un super chapitre, j'ai hâte de lire la suite uwu
À la prochaine ! <3
Dan Administratrice
Posté le 09/09/2020
Coucou !

Merci beaucoup ! Et oui, il fallait bien un Mulder à ma Scully héhé. C'est plus difficile pour moi dans ce sens-là, parce que je ne suis pas une grande croyante et j'ai toujours un peu peur de tomber dans le cliché...

Je suis contente si la dégringolade jusqu'à la catastrophe a fonctionné ^^ Et je suis navrée pour Laurence, moi aussi je l'aimais bien, mais son seul rôle était de faire de la peine aux lecteurs pour qu'ils comprennent que la rigolade est terminée x'D

Merci encore pour tes retours et tes compliments, ça me fait vraiment plaisir ! J'espère que la suite te plaira ♥
Isapass
Posté le 03/09/2020
Bon, ben, c'est encore très bon : l'ambiance croisière un peu beauf (oui c'est du jugement à l'emporte-pièce, mais tant pis), les états-d'âme de Célestine (que je suis ravie de retrouver !), le moment où on sent que quelque chose part en cacahuètes, et la dégénérescence progressive (mais finalement assez rapide) vers le cataclysme final. Incroyable, ça paraît "cohérent", si tant est qu'on puisse utiliser ce terme !
Somme toute, les passagers n'ont pas eu le temps de se poser trop de questions entre la belote et le naufrage ! Tu es une auteure gentille : tu fais subir des horreurs à tes persos, mais vite pour qu'ils ne souffrent pas trop longtemps XD
Est-ce que le scientifique en a réchappé ? C'est la seule remarque que j'aurais : la fin du chapitre est frustrante parce qu'on sait seulement que Laurence est morte (et on se doute que ce n'est pas la seule), que Célestine ne l'ait pas, mais c'est tout. Ce n'est pas une "vraie remarque" dans le sens où c'est peut-être complètement voulu de ta part, parce que je vois bien le chapitre suivant commencer par un bilan de la catastrophe, effectué par quelqu'un d'extérieur... genre un chercheur de l'Oz ?... genre Frankie McKenna ? ;) Toujours est-il que j'aurais beaucoup aimé, à titre tout à fait personnel, avoir un tableau ou même un aperçu un tout petit peu plus large. En fait, je ne suis même pas sûre d'avoir compris où était Célestine à la toute fin. Dans l'eau, j'imagine ? Mais est-ce qu'elle est accrochée à quelque chose, est-ce qu'elle est seule ?
Mais t'inquiète, ça montre sans doute juste mon impatience d'avoir la suite !

Détails :
"La pièce occupait toute la largeur du pont, minus les coursives extérieures, et le mobilier limité en accentuait les proportions décadentes." : je me demande si le fait d'enlever la virgule avant "minus", ou de mettre "minus les coursives extérieures" entre tirets ne rendrait pas la phrase plus claire + pour quoi "minus" et pas "moins" ?

"Célestine ignora le capitaine : elle avait capté le regard du jeune scientifique et compris à sa lueur fiévreuse qu’elle avait raison." : En termes de mise en scène, il manque peut-être quelques indications. J'avais compris que Laurence et Célestine s'éloignaient de la timonerie et que de toute façon, elles étaient à l'extérieur. Et que le capitaine et le scientifique étaient dans la timonerie. Du coup, j'ai été un peu surprise qu'ils échangent ensemble. C'est peut-être "et déboulèrent sur la passerelle" qui est trompeur : je n'avais pas compris que la passerelle en question et la timonerie n'étaient qu'un seul et même endroit (et du coup, le fait que Célestine s'écrase contre la barre ne m'a pas suffit à faire le lien). C'est peut-être juste moi, pour cause de méconnaissance des termes nautiques et/ou navals, mais je crains de ne pas être la seule.

"Quand Célestine rouvrit les paupières, le cadavre de Laurence flottait sur le ventre à côté d’elle et le soleil au zénith dardait ses yeux ardents sur le naufrage." : et elle, Célestine, elle est où ? Dans l'eau ? Ou c'est exprès que tu ne précise pas ?

A+
Dan Administratrice
Posté le 04/09/2020
Coucou Isa !

Je te jetterai pas la pierre pour le jugement, je pense que le mien transparaît un peu là-dedans aussi :p

J'essaye de pas trop traîner, oui (avec plus ou moins de succès), ne serait-ce que parce que le résumé en dit déjà beaucoup - d'ailleurs je me demande si j'ai bien fait d'en révéler autant. Mais disons que ça aussi, c'est des bases qu'il faut poser assez vite. J'espère que ça ne donne pas une impression trop précipitée quand même.

"Tu es une auteure gentille : tu fais subir des horreurs à tes persos, mais vite pour qu'ils ne souffrent pas trop longtemps XD" alors là, je retiens bien cette phrase pour la suite xDDD *sifflote*

Pour la fin, maintenant : à la relecture j'ai moi-même eu du mal à resituer (oui je redécouvre mon texte) et mes corrections étaient pas forcément hyper convaincantes. Avec tes remarques, j'ai repris le passage où Célestine va jusqu'à la timonerie (effectivement c'est la même pièce que la passerelle de commandement, le nom est piégeux, j'avoue). Si jamais tu as un moment, je veux bien que tu me dises si c'est un peu plus clair comme ça (à partir de "Talonnée par Laurence") !

J'ai aussi ajouté une toute petite précision dans la dernière phrase pour dire que Célestine est bien dans l'eau. Et je note pour le côté abrupt de la scène ; pour l'instant je vais laisser tel quel (parce que le tableau large est effectivement prévu pour la suite) mais évidemment si arrivée là ça te perturbe toujours, hésite pas à le signaler. En fait je voulais quelque chose d'assez raide, et pas m'attarder sur le reste pour mettre l'accent sur le brusque basculement nuit/jour (le reste aux yeux de Célestine est presque accessoire à ce stade).

En tout cas merci beaucoup pour ta lecture et tes retours détaillés ! C'est un plaisir de retravailler ce texte, merci pour le temps passé dessus ♥ J'espère que la suite te plaira !
Isapass
Posté le 04/09/2020
Oui c'est plus clair, et la phrase de fin marche mieux, je trouve, elle est moins frustrante (ce qui ne m'empêche pas d'avoir très envie de lire la suite).
J'ai quand même pas pu m'empêcher de pinailler encore un peu :p
"Pas de contreplaqué effrité, ici, mais des portes métalliques, étanches, comme celles d’un sous-marin." : pas convaincue par les deux virgules autour de "étanches", je pense qu'il faudrait supprimer la première (voire les deux).
"peut-être celui qui avait percuté Célestine, mais de dos, faute de voir ses lunettes, elle n’aurait pas pu en jurer" : euh... faute d'avoir ses lunettes ?
"The engines won’t respond!" : alors je suis nulle en anglais, mais pourquoi "won't" et pas "don't". Le futur est nécessaire ?
"Fauchées dans leur course, elles basculèrent et déboulèrent sur la passerelle comme une avalanche." : j'ajouterais peut-être un truc du genre "comme une avalanche au milieu des hommes d'équipages", histoire de faire le lien avec le dialogue suivant (avec le capitaine et le scientifique)
A+
Dan Administratrice
Posté le 09/09/2020
On va dire que je l'ai un peu cherché, le pinaillage, cette fois xD
J'ai procédé aux modifications que tu me suggérais, merci !

• "euh... faute d'avoir ses lunettes ?" non en fait je parlais des lunettes du scientifique, mais c'était effectivement pas très clair donc j'ai opté pour "reconnaître".

• "pourquoi "won't" et pas "don't". Le futur est nécessaire ?" dans ce cas, c'est une formulation qui n'a pas de valeur de futur, en fait ; c'est dans le sens "ça ne marche pas maintenant et quoi qu'on fasse ça ne marchera jamais" (j'ai dû vérifier parce que j'avais assimilé ça à force de lire/regarder des séries en anglais sans connaître le fonctionnement précis de l'expression).

Merci encore !
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