14 juillet 2021 : Je respirais avec lui

Notes de l’auteur : C'est un rêve en plusieurs temps, donc j'espère que ça ne sera pas trop confus à lire ! J'ai hésité à en développer l'histoire comme j'avais pu le faire pour Loup, mais je manque de recul et de toute façon de temps, donc c'est sous cette forme que je vous le présente (pour le moment, en tout cas). J'espère que sa lecture vous plaira et vous portera vers d'autres songes. :)

Je me souviens de lorsque nous étions tous les deux enfants. Nous nous retrouvions toujours dans le ventre de cet immense bateau fait d’eau et de poissons, pareil à une grande bulle à la coque immergée dans l’océan qui reliait ensemble les îles. À l’intérieur, la couleur des reflets d’eau en habillait les parois d’une nuit perpétuelle, et nos rires y résonnaient cobalts et clairs.

Une tradition appartient à ces voyages et aux peuples pourtant si différents qui s’y croisent encore : celle de danser à deux. Tous les peuples partagent ici cette timidité farouche à l’égard des inconnus, bienveillante et curieuse. Danser, c’est une manière de signer ces rencontres ou ces retrouvailles éphémères, de laisser au corps et à son mouvement le soin d’exprimer des mots trop délicats pour l’intensité de ces instants. Les codes sont très simples et ne s’expliquent plus : les voyageurs se font miroir des autres, paume contre paume, les yeux bavards et les lèvres muettes. Ils dansent. Qu’importe la barrière de leurs langages qu’ils ne maîtrisent jamais tout à fait, tant que la courtoisie peut s’exprimer par des mouvements gracieux.

Enfant, je me mêlais souvent aux voyageurs pour aller à la découverte de ces îles, mais je ne dansais pas très bien – ou peut-être était-ce que je ne voulais pas danser – je ne dansais pas. Je n’ai jamais su pourquoi je voulais tant fuir ces sourires et cette gentillesse faite de gestes tout en douceur, alors que j’étais si assoiffé du monde et de ses mystères. Je n’étais pourtant pas plus timide que les autres, pas plus moqueur, pas plus insensible, au contraire. Je ne voulais ni de ces déséquilibres harmonieux, ni des mouvements inattendus de ces autres que moi. Heureusement, les enfants trouvaient leur danse à travers les jeux, qui étaient pour moi une manière d’échapper à la tradition. Ainsi, courir au milieu de l’ivresse, à en perdre haleine sous les sourires des adultes – voilà quel était le goût de ces voyages pour mon enfance.

 

*

 

Je me souviens de ma première rencontre avec lui. Il y avait une autre petite fille d’un peuple similaire au mien, et elle s’était mise à bouder pour rire après m’avoir tiré la langue parce que je ne voulais pas danser avec elle. Une plus grande était venue la chercher, aussi simplement que si elles se connaissaient depuis toujours, et elles étaient parties s’amuser ensemble avant de se quitter, peut-être aussi pour toujours. La béance de ces temps incertains me terrifiait – comment donner autant d’amour et résister à son évanouissement ? J’étais donc resté dans le silence qui appartient à ceux qui sont laissés dans leur solitude. Qu’importe la musique, qu’importe le mouvement, c’était un silence calme qui ignore le bruit.

Sans que je le sente arriver près de moi, ses doigts s’étaient glissés sur les miens, sa paume sur le dos de ma main. Son étreinte était aussi surprenante que mon « non », qui n’arrivait pas à venir, était maladroit ; j’avais tourné la tête vers lui, et son visage solaire et sylvestre m’avait définitivement rendu incapable de lui dire quoi que ce soit.

C’était un enfant du peuple de la forêt, ces humains dont le sang se mêle à celui des arbres et qui sont d’ordinaire si discrets. Celui-ci était pourtant radieux, la bouche et les yeux tout entiers portés au rire et à l’affection. Devant l’apparence de tant d’innocence, j’avais cru être plus grand que lui, mais j’avais plus tard compris que sa croissance était différente de la mienne : ses quelques années de plus mettaient davantage de temps à fleurir que les nôtres, avant de s’épanouir dans un temps qui nous échappe. Ce que je ne savais pas encore, c’était donc qu’il était plus âgé que moi, mais ce temps-là n’avait alors pas tellement eu d’importance. Ses boucles chêne doré entouraient son visage qui souriait du bout de ses lèvres à ses petites joues sincères.

– Sois mon ombre, avait-il simplement proposé.

Ce mot n’est pas triste dans sa bouche. C’est un mot de tranquillité et de confiance, qui invite à respirer sous la douce protection des feuilles lors des longues journées d’été. C’est un mot qui embrasse la lumière en jouant avec sa fraîcheur, et qui existe même là où le soleil ne glisse pas ses rayons, même dans le ventre de cet océan d’un bleu si profond. C’est un mot qui veut dire : sois mon ami.

Quelque part au fond de moi, j’aimerais être le seul à l’avoir entendu. Jamais je ne l’ai vu prononcer la tendresse de ce mot à qui que ce soit d’autre, mais je ne veux pas lui associer des espoirs vains, ni lui souhaiter cette solitude. Alors je n’espère rien – même si le hasard nous avait menés l’un à l’autre, même si une phrase aussi simple avait scellé l’importance qu’il prendrait à jamais pour moi.

Mon silence avait répondu oui et je l’avais suivi, guidé par cette façon si particulière de m’avoir pris la main et que je comprendrai être plus tard propre à nous, et non aux siens ou à personne d’autre. Coupable de n’avoir jamais voulu danser avec qui que ce soit avant lui, j’attendais le moment où il comprendrait mon égoïsme et me rejetterait, mais il n’avait pas desserré l’étreinte de ses doigts sur les miens. Nos deux mains gauches ainsi liées, j’étais resté dans son dos, comme l’ombre qu’il m’avait demandé de jouer. Son autre bras avait tracé un arc de cercle devant lui avant de venir se porter à son cœur, son genou droit décrivant le même mouvement avant de s’avancer pour étendre son corps avec légèreté, comme s’il nageait au milieu de l’air. Je l’avais suivi avec mes gestes inhabiles, hypnotisé par cet enfant qui dansait moins qu’il respirait paisiblement en caressant l’espace autour de lui. Autour de nous.

Et c’est ainsi que nous étions devenus amis, au milieu des hasards que nous offraient les voyages entre les îles. Il ne lâchait jamais ma main une fois que nous nous retrouvions, me présentant toujours son dos pour que j’imite cette respiration dansante et, étendant mes bras à l’ombre des siens, laissant glisser ses pas au-devant des miens, je respirais avec lui.

 

*

 

Le ventre de l’océan vogue et le flot des voyageurs m’indiffère. Je n’ai pas navigué depuis bien longtemps. Mon enfance est restée sur les vagues mais la danse a continué d’île en île, et les peuples n’ont pas cessé de se rencontrer, ni ces visages si différents. Je ne l’ai jamais vu là où mes traversées m’ont porté. Les siens encore moins, et ça ne m’étonne pas plus, car tout le monde connaît l’amour qu’ils portent à leur havre de paix. Je n’y suis jamais allé non plus. Je n’ai jamais su ce qui le happait sur les mers, lui qui était toujours seul, malgré son âge.

C’est moi qui suis seul, désormais, et bien qu’encore jeune, je ne peux plus me contenter de courir pour éviter les sourires des autres. Le bateau m’a à peine englouti dans son ventre d’eau que la foule timide commence à s’animer au rythme du courant, berçante et voluptueuse, et à nouveau ma gorge se noie en les regardant.

Je voudrais vouloir danser. Il n’est pas parmi eux.

Mais jamais personne ne dit non à ces danses d’amitié, ces danses de courtoisie, ces danses de séduction, ces danses bien trop intenses, bien trop pleines de ces sentiments vibrants, qui toutes m’angoissent tant je ne peux m’y mêler. Déjà un sourire s’approche de moi, si gentil, si bienveillant mais si transparent, et je me demande comment y échapper quand j’entends une voix familière et tant attendue :

– Mon ombre !

Il a parlé dans sa langue, qui chante comme un mot de bienvenue. Bon retour près de moi, disent ces mots, et leur écho se fait bien plus profond dans mes poumons. Ses yeux en amande n’ont pas changé. Ils ont le même éclat que ses cheveux bois clair, brillant sous un soleil qui ne s’aventure pourtant pas plus dans les profondeurs des mers que lorsque nous étions enfants. Son air radieux n’a pas changé non plus. Il a le même rire quiet, la même joie de vivre au bout des lèvres lorsqu’il me regarde – ce regard qu’il réservait toujours à nos danses et à personne d’autre. Je crois.

Je crois, et un peu malgré moi, j’espère.

Je laisse mon sourire répondre pour moi et je continue de l’étudier tandis qu’il se rapproche, son visage traversé par les belles lueurs de l’eau qui nous entoure. Je n’arrive pas à comprendre ce qui a changé. Sa respiration est la même. Son rire est le même. Autour de nous, les autres voyageurs dansent peut-être déjà. Je ne les entends plus. Seule sa présence résonne dans le bleu profond du voyage, qui me laisse plus silencieux que je ne l’ai jamais été. C’est lui le fils de la forêt et pourtant, j’ai l’impression que c’est l’intérieur de mon ventre qui s’alourdit de fleurs lorsqu’il passe sa main dans mes cheveux en riant.

– Ils sont si longs, s’amuse-t-il, avant d’ajouter avec tendresse : Comme tu as changé, mon ombre.

Mais tu es toujours toi, disent ces mots. C’est là que je comprends. Ce qui a changé, c’est qu’en dépit de nos croissances différentes et en dépit de ces dernières années qui nous ont séparés, nous devons avoir le même âge, maintenant. Son visage est à la hauteur du mien et c’est sans doute pour cette raison que je me perds à l’observer comme si je ne l’avais jamais vu. Les enfants que nous étions, ceux qui grandissaient ensemble au croisement de multiples traversées, courent en riant contre nos hanches, indifférents à cet instant qui nous relie, indifférents à tout l’espace qui s’est tu tant que je le regarde, et ses yeux noisette, et ses cheveux chêne, et lui tout entier enfin devant moi. Trop d’années sont passées sans que je me rende compte que je ne respirais pas en son absence.

Comme si la danse n’avait jamais cessé, ses doigts s’enlacent aux miens, sa paume contre le dos de ma main ; l’instant suivant mes pas se succèdent aux siens, et mes bras forment la caresse de ses mouvements. Je l’observe qui respire, ses boucles blondes paisiblement égarées sur sa nuque et dans l’air qui l’entoure avec toujours autant de douceur.

– Tu arrives à te mouvoir comme moi, maintenant.

Pareil à un souffle, son murmure semble être fait des mêmes courbes que son corps emprunte. Il met un peu de temps à s’imprégner dans mon esprit, qui cherche encore où l’entendre parmi les formes qui se tiennent devant moi. C’est peut-être parce que je cherche tant que je le lui fais remarquer, sans le quitter des yeux :

– Comment le sais-tu ? Tu ne peux pas me voir.

– Je n’ai jamais eu besoin de voir pour te regarder, répond-il en inclinant sa tête sur son épaule pour me présenter la ligne de son profil, comme s’il s’en amusait.

Ses paupières se ferment à ces mots et mon ébahissement se métamorphose en contretemps. L’instant suivant, il me fait face ; car pour la première fois depuis longtemps, je n’ai pas disparu sous ses pas. Je voudrais qu’il répète ces mots mais la danse, dès lors qu’elle s’envole, ne se répète jamais.

Alors ses doigts coulent sur mon poignet, sa paume se presse contre la mienne, et il lève nos mains ainsi liées à la hauteur du sourire qui éclaire son visage. Aussitôt happé par ses bras grands ouverts et son corps qui se tient tout entier face à moi, je glisse mon autre main dans la sienne, que je lève au même niveau avant de me rapprocher de lui.

C’est un geste qui veut dire : Sois mon reflet.

 

*

 

Je me souviens de la chute mais pas de ce qui l’a causée. Je nous revois tomber dans un gouffre béant et froid. J’entends le cri du vent qui assourdit nos voix. Puis le silence.

J’ouvre les yeux. Mon visage est recouvert de petits cailloux frais qui glissent sur ma poitrine quand je me relève. Je suis incapable d’articuler le moindre mot ; et si je le pouvais, ce serait « où ». Savoir où je suis m’indiffère. J’ai appris à me perdre. En revanche, je n’ai pas appris à le chercher.

Je regarde autour de moi. La lumière du jour se faufile entre les immenses arbres, à croire que c’est du sol que nous sommes tombés, ce sol de petits galets froids qui s’immerge plus loin sous une eau claire et limpide.

C’est avec mes mains que je le trouve. Si les cailloux l’ont aussi partiellement recouvert, son corps immobile s’est enveloppé de minuscules feuilles que je vois encore s’étendre et germer à vue d’œil. À peine perceptibles, de fines racines tracent des sillons brodés sur sa peau qui n’a jamais été si vivante, maintenant que son souffle l’a abandonnée. Pareils à des herbes flaves qui ploient sous une légère brise, ses longs cils tombent sur ses yeux éteints, dont je cherche en vain la lueur à travers ses paupières mi-closes.

Mes gestes n’ont ni lenteur ni précipitation. Ce que je sais, c’est que je le porte près moi et que son corps est lourd contre mon cœur, mais que l’air ne lui a offert aucune résistance lorsque je l’ai soulevé. J’égare mes doigts entre ses boucles blondes qui dégagent une douce odeur d’écorce, je presse mon oreille sur sa poitrine qui s’épanouit elle aussi en mille petites feuilles, puis je relève mon visage près du sien. Il disait qu’il n’avait pas besoin de voir pour me regarder, mais je cherche encore ses yeux.

Ma voix a toujours été silencieuse. Elle ne sait plus que supplier :

– Respire…

Je voudrais le lui dire dans son langage, mais je n’ai jamais réussi qu’à le comprendre. Le bruissement des arbres autour de nous parle peut-être pour moi, qui suis laissé à mes mots si lourds.

– Respire…

Comme pour le lui apprendre, je presse mon souffle à ses lèvres. La chaleur ne les a pas quittées, ni la fraîcheur qui leur ont toujours appartenu. Je ne comprends pas, et j’efface entre mes pouces les petites écailles virides qui poussent encore sur ses joues avant d’y porter mon front.

– Respire…

Je continue de le supplier, incapable de cesser d’espérer qu’il se réveille.

– Respire…

Les larmes continuent de pendre sur mes cils avant de perler sur sa peau.

– …

Quelques pétales glissent entre mes doigts, nés d’une douceur chaotique que je n’arrive pas à comprendre.

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Pouiny
Posté le 29/07/2021
J'adore ce style d'écriture... Et les idées ! "Sois mon ombre" = "sois mon ami" , j'adore tellement... Et ce "sois mon reflet" que je traduis par "sois mon amant", aussi subtil qu'agréable ^^

J'apprécie le fait que le narrateur soit masculin, c'est du détail, mais voilà, ça me parle xD je suis pas le seul à avoir des rêves où je ne suis pas moi, et où je peux être d'un genre différent, ça fait plaisir x') Sinon, avec tout le mystère, l'onirisme et la poésie qui sort du texte, on s'attache quand même très vite aux personnages, si bien que j'ai été triste, à la fin. Tu m'as bien attrapé dans ton rêve (héhé, attrape-rêve, je sors)

Tu me donnes envie de faire la même chose avec mes rêves à moi, c'est terrible, ça rend si bien quand tu les écris !
dodoreve
Posté le 30/07/2021
Merci pour ta lecture et ces compliments, Pouiny ! Je reçois cette idée d'attrape-rêves avec grand plaisir x)
C'est évidemment complètement le ressenti que j'avais aussi pour le "sois mon reflet", même s'il n'en était pas directement question, donc très bien si c'est de cette manière que tu le traduis. :)
Et oui, je me réjouis de pouvoir rêver qu'importe mon genre (...ou absence de). C'est quelque chose qui m'interroge souvent d'ailleurs, dans la mesure où je ne les "vis" pas tout à fait, puisque je n'ai pas leur vécu social, mais c'est justement cool aussi d'échapper à ce vécu. Et qui que je sois, il en est rarement question malgré tout, ou disons que ça fait rarement l'objet de mon rêve, ce qui est assez reposant ^^
Je souhaite à tout le monde d'écrire ses rêves :D Il faut en garder quelques uns pour soi, je crois, mais c'est vraiment un exercice qui fait du bien. Et je ne sais pas si cette théorie n'appartient qu'à moi, mais pour le faire depuis plusieurs années, il me semble qu'on gagne en attention et en précision lorsqu'on les écrit (j'ai déjà rêvé de décors hyper détaillés, c'en est à un point où on se demande si c'est vraiment rêver et pas réfléchir... à la différence près que "sensoriellement" ça reste plus frappant dans un rêve, quand même). Enfin en tout cas, si tu en as envie, il ne faut pas avoir peur de s'écouter :D Les publier/poster c'est autre chose, puisque c'est tout de même assez intime, mais franchement je ne trouve pas que l'écart soit si énorme que ça à partir du moment où on partage déjà nos écrits.
Au plaisir <3
dcelian
Posté le 18/07/2021
Coucou c'est moué :D
Je note rapidement que ce rêve a été fait le 14 juillet, est-ce qu'il faut lui attribuer une interprétation très patriote, du coup ? :p
Quoiqu'il en soit, j'avais adoré tes rêves précédents (un peu étrange, dit comme ça), notamment parce que leur style était très différent de Loup, plus mystique et évocateur que descriptif et terre à terre. Je sais pas si je vais retrouver ça dans ce rêve-là, mais le meilleur moyen de le savoir est encore de le lire, alors sans plus attendre : c'est partiii

"Je me souviens de lorsque nous étions tous les deux enfants. Nous nous retrouvions toujours dans le ventre de cet immense bateau fait d’eau et de poissons, pareil à une grande bulle à la coque immergée dans l’océan" déjà : Ponyo. C'est même pas une question, juste : Ponyo. Je suis fan
"Danser, c’est une manière de signer ces rencontres ou ces retrouvailles éphémères, de laisser au corps et à son mouvement le soin d’exprimer des mots trop délicats pour l’intensité de ces instants." Tiens, c'est marrant que tu le décrives comme ça alors que tu n'aimes pas danser toi-même !
"mais je ne dansais pas très bien – ou peut-être était-ce que je ne voulais pas danser – je ne dansais pas" hahaha il aura pas fallu longtemps pour avoir des précisions
"J’étais donc resté dans le silence qui appartient à ceux qui sont laissés dans leur solitude. Qu’importe la musique, qu’importe le mouvement, c’était un silence calme qui ignore le bruit." J'aime beaucoup ça
"– Sois mon ombre, avait-il simplement proposé.
Ce mot n’est pas triste dans sa bouche. C’est un mot de tranquillité et de confiance, qui invite à respirer sous la douce protection des feuilles lors des longues journées d’été. C’est un mot qui embrasse la lumière en jouant avec sa fraîcheur, et qui existe même là où le soleil ne glisse pas ses rayons, même dans le ventre de cet océan d’un bleu si profond. C’est un mot qui veut dire : sois mon ami." <3
"Mon silence avait répondu oui" j'adooore
"hypnotisé par cet enfant qui dansait moins qu’il respirait paisiblement en caressant l’espace autour de lui. Autour de nous." ahhhhhh c'est très joli et en même temps j'ai envie de te dire : ben tu vois que tu comprends l'intérêt de danser !!!!
"Je voudrais qu’il répète ces mots mais la danse, dès lors qu’elle s’envole, ne se répète jamais." Ça aussi c'est très beau
"Ma voix a toujours été silencieuse. Elle ne sait plus que supplier" j'adore. J'ai l'impression de faire uniquement des commentaires stupides à base de "trop beau" ou "j'adore", mais c'est parce que je veux pas me couper dans ma lecture (et aussi parce que c'est vrai, évidemment)

:'(

C'était vraiment chouette. La taille est parfaite, c'est juste assez long, juste assez court, les mots sont doux (comme à leur étrange habitude sous ta plume), presque comme s'ils dansaient lentement sur l'écran...
Tu disais ne pas savoir si c'était trop confus. Honnêtement, je sais pas. Je pense que ce style peut plaire comme déplaire. Moi il me plaît beaucoup. Ce côté flou et en même temps tellement évident, ça apporte une touche de mystère (oserais-je dire d'onirique) qui fait tout l'intérêt de la chose. Pas besoin que ce soit trop clair, pas besoin que ce soit trop net, l'histoire se suffit à elle-même. Et puis, après tout, c'est ton rêve ! Et étrangement, malgré le fait qu'il se termine sur une note plus terne, ça ne m'a pas évoqué que de la tristesse.
Merci de l'avoir partagé c:
dodoreve
Posté le 19/07/2021
"Je note rapidement que ce rêve a été fait le 14 juillet, est-ce qu'il faut lui attribuer une interprétation très patriote, du coup ? :p" Je pourrais te demander comment tu l'analyses par rapport à cette date, mais de mon côté je n'y vois pas grand-chose de patriote x)

"Quoiqu'il en soit, j'avais adoré tes rêves précédents (un peu étrange, dit comme ça), notamment parce que leur style était très différent de Loup, plus mystique et évocateur que descriptif et terre à terre." Je ne sais plus si je te l'avais dit, mais comme il s'agit aussi d'une rencontre avec une personne issue d'un peuple un peu différent et tout, ce rêve me faisait un peu penser à Loup :o Je ne sais pas si on ressent une redondance pour autant, parce que tout compte fait les personnages restent assez différents, j'imagine ? M'enfin, il faut tout de même remarquer qu'il y a un pattern dans mes rêves récents ^^

"déjà : Ponyo. C'est même pas une question, juste : Ponyo. Je suis fan" :o Je n'y avais même pas pensé alors que j'ai probablement transcrit le rêve en en écoutant la musique !

"Tiens, c'est marrant que tu le décrives comme ça alors que tu n'aimes pas danser toi-même !" / "hahaha il aura pas fallu longtemps pour avoir des précisions" *regard coupable et fuyant*

"ahhhhhh c'est très joli et en même temps j'ai envie de te dire : ben tu vois que tu comprends l'intérêt de danser !!!!" Pour te donner une explication que je me voyais mal donner autrement que maladroitement dans ce rêve, ça ressemblait presque plus à du tai chi ahahah

"J'ai l'impression de faire uniquement des commentaires stupides à base de "trop beau" ou "j'adore", mais c'est parce que je veux pas me couper dans ma lecture (et aussi parce que c'est vrai, évidemment)" Et c'est trop chouette de m'en faire part, puisque ça me fait tellement mais tellement plaisir <3 Non seulement ça reste des compliments, mais en plus c'est hyper chouette de savoir à quels endroits tu as pu être particulièrement sensible à ce que j'écrivais, et dans l'écho écriture/lecture je trouve ça tellement magique...!

Merci de m'avoir dit ce que tu pensais de la taille, avec le recul que je prends peu à peu je me dis que c'est bien de laisser ce rêve comme ça, même si je voudrais explorer ces îles et passer davantage de temps dans ce bateau... Quant au style merci beaucoup, tu me flattes <3 J'ai conscience que malgré tout, quand je parle d'un bateau fait d'eau ça peut être un peu bizarre (c'est presque plus un sous-marin d'ailleurs...?), mais si tout ça contribue à l'atmosphère qui doit s'en dégager tant mieux.

"Et puis, après tout, c'est ton rêve ! Et étrangement, malgré le fait qu'il se termine sur une note plus terne, ça ne m'a pas évoqué que de la tristesse." <3

Merci pour tous ces mots et ta lecture <3
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