12 - Un déjeuner

Notes de l’auteur : Tw : sexe

Alex décida de prendre sa Ferrari Roma gris métallisé, une de ses dernières folies automobiles. Pas de chauffeur pour celle-là, il était le seul à avoir le droit de la conduire. Sa femme descendit les marches du perron et rougis en passant devant leur maitre d’hôtel qui lui tenait la porte d’entrée.

— Merci Marc, dit-elle de sa petite voix douce.

— Je vous en prie Mme Wilton, répondit celui-ci aussi mal à l’aise qu’elle.

Alex la regarda venir vers lui, ses ballerines Repetto grisaient sur le gravier de l’allée. Cali avait l’air d’une jeune vierge sortit du couvent. Il sentit la tension monter. Elle s’était habillée d’une magnifique robe blanche, confectionnée par sa belle-sœur, dont l’ourlet s’arrêtait à hauteur des genoux, au large décolleté qui laissait entrevoir sa gorge et la hauteur de ses seins. Il imagina ce qu’il y avait dessous, un ensemble rose poudré, une petite culotte et un soutien-gorge pigeonnant, des jarretières retenant des bas couleurs chair. Elle avait passé un petit cardigan en cachemire rose brodé de fine perle en cristal, pour se protéger du froid. Ses cheveux tombaient en volutes soyeuses et souples autour de son visage, retenus sur l’arrière par une barrette en forme de papillon en diamant. Ses yeux turquoise impeccablement maquillés lui paraissaient plus grands et brillants que jamais, et un savant dosage de blush et de fond de teint lui avait sculpté des pommettes que n’importe quelle femme au monde lui aurait enviées. Elle était superbe, parfaitement bien baisée et heureuse. Une brise glacée souffla et elle sera les pans de son trench-coat blanc autour de sa taille de guêpe.

Son mari lui ouvrit la porte côté passager. Avant de se glisser sur le siège de cuir luxueux, il la retint par la main et l’embrassa voracement devant Marc qui referma la porte pour leur laisser de l’intimité. Il était heureux de travailler dans une telle maison, où le couple était si amoureux, en harmonie, sans un mot plus haut que l’autre, même s’il aurait voulu que leurs ébats soit beaucoup plus discret. Tout le personnel de la maison les entendait, mais n’osait se plaindre. Le dernier qui avait essayé, avait été viré sans ménagement et incapable de retrouver du travail, il s’était suicidé. Alexander Wilton était impitoyable surtout quand il s’agissait de madame. Personne n’avait le droit de lui faire du mal, à part lui.

Le souffle court, les lèvres et les joues rougies, Calience s’installa dans la voiture. Alexander en fit le tour et prit le volant. Avant de démarrer le moteur, il se pencha sur elle, releva sa robe, écarta la culotte et plongea l’index à l’intérieur de son sexe. Elle gémit. Après un rapide va- et-vient, il le retira juste avant qu’elle atteigne l’orgasme. Son doigt était mouillé avec une suspense visqueuse blanchâtre le recouvrant. Il la respira, s’était sa semence mélangé à son nectar. Comme il lui avait ordonné, elle ne s’était pas nettoyée et gardait les traces de leurs passions. Il étala le liquide sur ses lèvres douces et le plongea dans la bouche de Cali. Elle le lécha lentement avec application, ses iris outremer plongé dans l’océan des siens.

— J’adore le goût de ton foudre, murmura-t-elle.

Avec un gémissement torturé, il lui prit la nuque et l’embrassa fougueusement, fourrageant sa bouche comme il aimerait le faire avec sa queue. Elle se mit à caresser son érection à travers son jeans. Un bip sonore emplit l’habitacle. Il sourit contre ses lèvres et Cali éclata de rire.

— C’est probablement ma mère qui demande quand nous comptions arriver.

— Barbara s’inquiète, c’est normale. On va être les derniers.

— Qu’ils attendent ! J’ai le droit d’honorer ma femme quand et aussi longtemps que je veux.

— Elle doit être au comble de sa frustration, temporisa-t-elle.

Cali prit le téléphone de son mari et répondit à sa belle-mère qu’ils venaient de quitter le manoir.

— Elle n’est pas la seule, grommela-t-il en démarrant le bolide qui bondit en avant. J’arriverai bien à te baiser dans ma chambre d’ado comme chaque fois que l’on va chez eux.

Cali sourit et se plongea dans le paysage.  

Son désir pour elle n’était pas apaisé malgré qu’il l’ait prise deux fois ce matin. Alex cala sa nuque contre l’appuie-tête, se concentrant sur le ronronnement apaisant du moteur pour essayer de se calmer. Rien à faire. Il était d’une possessivité maladive. Pas romantique pour un sou, plutôt du genre « je la gifle, je la traîne par les cheveux et je la baise ». Non, c’était plutôt comme si elle était son joujou à lui et qu’il ne voulait pas que les autres garçons du bac à sable s’amusent avec elle. C’était malsain. Mais, elle était traitée comme une princesse et la reine de son cœur. Rien ne comptait le plus pour lui que son bonheur pour contrer son enfance merdique.

Cali était mystérieuse sur sa vie avant lui. Il savait peu de chose, des parents drogués et alcooliques, un frère ainé tolard, des études passables dans une école de quartier, une enfance passée en mobil-home dans un bled de province en déclin de l’Arkansas rural. Elle ne parlait jamais de sa famille et n’avait plus de contact avec eux depuis qu’elle avait fuie à l’université.

Alex avait toujours été assez brutal dans sa relation avec les femmes. Pourtant, il avait reçu une éducation classique, presbytérienne, chaleureuse et aimante. Il était le cadet de trois enfants, un frère ainé, Henry et la petite dernière, Brenda. Beau gosse, il le savait et en jouait beaucoup avec les femmes. Sa rencontre avec Calience avait tout changé.

Alex avait contredit la vérité au profiler, il l’avait vu bien des années avant cela, avant qu’il la voit en vrai dans le hall. Son père était un donateur prestigieux de la côte Est et il avait fait fortune avec son collègue et ami, le père de Rob Denison, en fondant Robotics. Il était le parrain de plusieurs étudiants boursier venant de classe populaire et Calience avait profité de son soutien pour rentrer à l’université de Princeton pour ses études de droit.

Il se souvenait de la première fois où il l’avait vraiment vue, pas physiquement. Ses parents étaient venus passer Noël avec lui quand il vivait en Europe, et ils lui avaient offert un cadre digital. Alex regardait le diaporama avec Barbara, jusqu’à une photo qui montrait ses parents en compagnie d’une belle jeune fille brune. Là, il avait appuyé sur « pause » :

— Qui est-ce ? a-t-il demandé.

Sa mère lui avait dit qu’elle s’appelait Calience Ainsworth, originaire d’Hidden Springs, qu’elle était stagiaire au service juridique et que c’était vraiment une fille bien. Elle n’avait probablement que 23 ans sur la photo, mais sa beauté, au naturel, était renversante. Ces dernières années, son visage était souvent apparu dans les photos que sa mère lui avait envoyées, prises aux fêtes de l’entreprise, à Noël ou lors de dîners à la maison. Et son nom revenait régulièrement quand sa famille lui parlait de la boîte.

Quand Alex décida de rentrer aux États-Unis et de prendre le poste de DG chez Robotics, son père lui expliqua qu’elle préparait son diplôme d’avocate à Princeton University, que sa bourse requérait une expérience en entreprise pour valider son cursus et que l’idéal pour elle serait de le suivre professionnellement pendant un an. Sa famille l’aimait bien, Malcom l’avait pris sous son aile et il lui faisait confiance. Ses parents n’émettaient aucune réserve à son égard, ce qui en disait long sur l’estime qu’ils lui portaient. Il accepta immédiatement. Il était pourtant un peu inquiet : et si mon attirance pour son physique interférait avec son autorité de boss ? Mais il se rassura rapidement, le monde était plein de belles femmes, et il était quand même assez facile de séparer le travail de la bagatelle.

Il la rencontra ce lundi matin, en train de négocier avec le vigile pour la laisser entrer. Il avait été envouté par sa voix chaude, par sa personnalité brillante et authentique. Il était monté directement dans son bureau, sans la saluer ou l’aider, et s’était masturber dans sa salle de bains privative.

Il la regarda, assise à côté de lui, calme, silencieuse, sereine, comblée, regardant par la fenêtre le paysage du comté de Winchester.

Quel con il avait été !

Et maintenant, toutes ses erreurs qu’il avait faites avant cette soirée magique à Hawaï lui sautaient aux yeux. Tout, depuis le premier jour, menait à ça.

Pire encore : ces derniers temps, il ne pouvait plus baiser avec qui que ce soit sans penser à elle. Le souvenir de la dernière fois où il avait essayé lui fit grimacer. C’était quelques jours avant le séminaire. Il devait se rendre à la soirée organisée par Barbara pour une œuvre caritative. En entrant dans le bureau, il était stupéfait de voir mademoiselle Ainsworth dans une robe bleue incroyablement sexy qu’il ne lui connaissait pas. À la minute où ses yeux se posaient sur elle, il avait envie de la coucher sur le bureau et de la baiser jusqu’à épuisement. Pendant toute la soirée, il était ailleurs. Impossible de se concentrer sur ce qui se passait autour de lui. Il sentait venir le moment où il craquerait, mais il ne savait pas qu’il était si proche. Au dîner, Alexander était assis à côté d’une blonde sculpturale. Sa directrice de marketing, Serena Wilcox. Il lui proposa ensuite de la raccompagner, moins parce qu’il avait envie d’elle que pour lui prouver que Calience n’accaparait pas toute ses pensées. Il se retrouva dans son appartement un peu par hasard, sans vraiment l’avoir voulu. Ils embrassèrent et se déshabillèrent rapidement. Et là, l’évidence lui sauta à la figure… Ce n’est pas que Serena ne soit pas sexy ou qu’elle manquait d’intérêt, mais lorsqu’il l’allongea sur son lit, c’était des cheveux noirs qu’il voyait répandus sur l’oreiller. Il lui embrassa ses seins artificiellement gonflés, mais c’étaient ceux de Cali qu’il voulait sentir sous sa bouche – une poitrine authentique, douce, pas du silicone. Il mit une capote, la retourna en levrette pour ne pas la voir, il la pénétra. Il savait qu’elle était un corps sans visage qu’il utilisait pour ses besoins égoïstes. Il essayait d’éviter de penser à Calience, sans succès. Alex l’imaginait sous lui, à la place de l’autre. Et il avait jouit, très fort, en laissant Serena sur le carreau. Le souvenir le dégoûtait encore plus que l’acte réel. Il avait laissé Cali envahir son esprit et s’y installer. Trop tard. Fiancés au bout de deux mois, mariés au bout de six. Ses parents avaient été ravis de l’accueillir officiellement dans la famille.

 

Il gara sa voiture et se pencha sur sa femme, l’embrassa doucement sur ses lèvres divines.

— Tu es prête mon amour ?

— Et toi, prêt pour voir ta mère jouer les entremetteuses avec ta sœur ? Promet-moi de ne pas embarrassé Brenda ?

— Non.

— Alex ! Voyons, fais un effort. Ce n’est pas facile pour elle.

— Ma chérie, ça m’ennuie déjà de voir cette vermine d’Antonio Cignoli essayé de ramper au pied de Brenda, elle n’a pas besoin de lui. Et je suis surtout prêt à te prendre ici et maintenant, charma-t-il en lui caressant la poitrine. Mais allons-y ! Ça devra attendre tout à l’heure que l’on rentre chez nous.

Alex aida sa femme à descendre de voiture et main dans la main, ils traversèrent l’immense parc qui les menait à la grande maison. La porte d’entrée s’ouvrit comme par magie devant eux, c’était la cuisinière, Maria Santos, qui était au service de la famille, avec son mari Roberto, depuis plus de trente ans. Elle avait élevé les enfants Wilton comme-ci c’était les siens.

Elle embrassa d’un baiser sonore son « petit garnement » qui arrivait encore en retard. Puis elle sera fortement sur son ample poitrine, « sa fille » préférée en lui complimentant sa tenue.

— Vous êtes incorrigible monsieur Alex, la gronda-t-elle. Un jour pourriez-vous arriver à l’heure et éviter toute contrariété à votre mère ?

— Voyons Maria, ne me dispute pas, ma femme avait juste besoin de mon attention, plaisanta-t-il en la regardant chaleureusement à ses côté.

— Vous avez raison Alexander de prendre soin d’une beauté pareille.

Calience rougit et tendit son manteau à Maria.

— Vous exagérer, Maria, répondit timidement Cali.

— Taratata, vous êtes trop modeste, la jeunesse à tous les droits. Madame doit se faire des cheveux blancs. Tout le monde vous attend.

Le couple s’enfonça dans la maison, tandis que Maria repartait vers sa cuisine.

— Maman ? appela-t-il en traversant la maison.

— Je suis là, Alex ! l’entendit-il crier de la véranda, à l’arrière de la maison.

Il ouvrit les larges portes-fenêtres et le sourire de sa mère l’accueillit. Elle finissait de mettre la table. Il se pencha vers elle et l’embrassa sur la joue :

— Oh Alex ! On si heureux de te voir à la maison ! s’exclama-t-elle en le prenant dans ses bras. Je commençais à m’inquiéter.

— C’est de ma faute Barbara, j’ai mis un peu de temps pour me préparer, dit-elle en embrassant sa belle-mère.

— Inutile de le défendre ma fille, je connais bien mon fils. Il a voulu faire une grasse matinée.

Gênée, Cali rougit de nouveau sous le petit clin d’œil de Barbara.

— On déjeune là, ce midi ? demanda Alex.

— L’après-midi est magnifique et j’ai pensé qu’on serait plus à l’aise sur la terrasse que dans la salle à manger. Tu penses que ça va déranger quelqu’un ?

— Bien sûr que non. C’est très joli ici. Ne t’inquiète pas.

C’était vraiment beau. La terrasse était couverte d’une pergola blanche massive, entouré de baie vitré dont les poutrelles étaient envahies d’une glycine odorante. Au centre, sur une large table rectangulaire drapée d’une nappe ivoire en lin, brodée de fil d’or, sa mère avait fait dressé huit couverts avec sa vaisselle de porcelaine préférée venant de Sèvre en France. Des bougies et des fleurs bleues débordant de petits vases d’argent étaient joliment disposées, et l’ensemble était éclairé par un lustre en fer forgé. Dans deux coins de la pièce, deux grands braseros donnaient de la chaleur à l’ensemble.

— Ce n’est pas un peu risqué de sortir ta plus belle vaisselle, avec Edwina dans les parages ? demanda-t-il en piquant un blinis au caviar.

— Oh ! Elle est chez les parents de Mia ce soir. C’est mieux comme ça. Quand Edwina est ici, elle attire toute l’attention sur elle.

Merde. Sans les mimiques d’Edwina, il n’avait rien pour détourner l’attention de sa sœur d’Antonio.

— C’est la journée de Brenda. J’espère vraiment qu’Antonio lui plaira.

Elle continua à trottiner autour de la table, allumant des bougies, arrangeant la disposition d’une fourchette…

— Où sont les autres ? demanda Alex.

— Ils sont dans la maison, répond Malcom en entrant à son tour dans la pièce. Alex, je compte sur toi pour ne pas embarrasser ta sœur. Fais un effort. Je sais bien que Brenda et toi avez quelques difficultés relationnelles, mais ici, c’est chez nous, je ne veux pas de débordement. Nous sommes dans un cadre privé. Tâche de te montrer courtois.

— Voyons papa, je suis le seul à trouver ça hilarant que maman essaye de caser Antonio avec Brenda ?

Henry et Alex avaient grandis avec Antonio, un des fils d’une amie de Barbara du Yacht Club. C’était un type bien. Mais l’idée de ces deux-là ensemble lui donnait envie de frapper dans quelque chose – ou quelqu’un, c’était sa petite sœur, nom de Dieu. Il continua :

— Antonio est super, y a pas à dire. Mais Brenda est un peu hors de sa portée, non ?

Malcom le regarda avec sévérité.

— Mais bon, tant mieux pour lui s’il pense avoir une chance ! conclut-il d’un air sceptique

Son père le prit par les épaules.

— Bon ne parlons plus de ça. Avant d’aller rejoindre les autres, j’aimerai te parler d’un autre sujet. Il se présente une occasion Alex, qui devrait probablement être lucrative pour toi.

— C’est vrai ?

— Avec Robert, on est en train de monter un projet pour le rachat d’une entreprise japonaise, c’est une entreprise indépendante. Il va y avoir énormément de fric à se faire et je me suis dit que quiconque serait au départ, y trouverait plus que son compte, à condition que nos prévisions soit exactes.

— Ça semble existant, rebondit Alex. De quel montant parles-tu ?

— Ça l’est. Environ cent cinquante millions de dollars. La firme produit des robots humanoïdes qui pourraient remplacer les personnels de maison ou les ouvriers. Nous devrions lancer l’OPA le mois prochain.

— Très bien papa, je te fais confiance. Justement, Cali voudrait acheter un voilier pour faire le tour des l’îles grecques l’été prochain. Elle voudrait aussi un haras. Et tu sais que je suis prêt à tout pour elle.

— Je le sais mon fils, je porte le même amour pour ta mère même après quarante ans de mariage. Alors c’est réglé. Barbara ! appela Malcom. Je viens d’apprendre à Alex la bonne nouvelle.

— Hum… ce qui me rendrait plus heureuse n’a rien avoir avec l’argent, c’est que vous fassiez de moi une jeune grand-mère.

— Mais, tu es déjà une jeune grand-mère, maman.

— Oui, Henry et Mia veulent en faire un second mais je veux que Cali devienne maman, c’est le plus beau métier du monde.

Alex poussa un soupir. Vaste sujet épineux. Lui voulait se lancer dans la conception de leur « mini-nous » tout de suite, voir Cali ronde de ses œuvres, lui dopait son égo de mâle. Mais, elle voulait attendre. Elle n’avait que vingt-neuf ans et ne se sentait pas encore prête. « L’année prochaine, pour mes trente ans », avait-elle dit. En attendant, ils s’entrainaient tous les jours. C’était la seule décision que sa femme avait le droit d’avoir. Il la regarda, elle avait un petit air renfrogné et triste. Sa Cali était généreuse et voulait rendre tout le monde heureux, même sa belle-mère qui lui mettait la pression.

— Maman, s’il te plait, nous en avons déjà parlé, Cali préfère se concentrer sur sa carrière pour le moment. Nous avons le temps et puis je ne veux pas la partager.

— Oh ça va Alex, ne me regarde pas comme ça, répliqua Barbara. Je vais me taire.

— Allons retrouver les autres.

Tout le monde était dans le salon illuminé. Un haut feu brûlait dans l’âtre en marbre. Le couple salua toute la famille qui était installé. Cali s’asseya sur un des canapés jumeaux qui se faisait face à face et demanda poliment des nouvelles de sa nièce à sa belle-sœur. Alex se dirigea pour servir un verre de Martini Dry à sa femme. Henry était adossé au bar, un scotch dans la main.

— Alors Alex, tu es prêt pour ce midi ?

— Je crois que maman a fait des tartes au citron, c’est mon dessert préféré.

— T’es une merde. Moi, j’attends de voir Cignoli faire la cour à Brenda devant tout le monde. On va se marrer !

Il mangea un petit toast de caviar. Mia lui donna une pichenette sur la main :

— Tu ne vas quand même pas commencer à mettre ta mère mal à l’aise ? Tu veux bousiller sa réception ? Reste tranquille, Henry. Pas de taquinerie ni de blague avec Brenda. Elle doit être suffisamment nerveuse comme ça. On sait ce qu’elle endure déjà avec celui-là, conclut-elle en pointant le doigt vers Alexander.

— De quoi tu parles ? Je ne lui ai rien fait.

— A d’autre !

— D’ailleurs, elle où Brenda ?

— Elle doit arriver avec Antonio.

— Moi qui croyais que nous étions les derniers.

Sur ces entrefaites, Antonio arriva, accompagné de la sculptural Brenda, une bouteille de vin à la main. Alex l’entendit faire ses salamalecs sur un ton enthousiaste : « Vous êtes magnifique ce soir ! » pour Barbara, « Comment va le bébé ? » pour Mia, solides poignées de main et accolades viriles pour Malcom et Henry.

Gamins, Antonio et Alexander étaient de bons copains. Ils avaient suivis la même scolarité, ensemble de l’école jusqu’à la fac. Mais il ne l’avait pas revu depuis son retour de Paris. Il n’avait pas beaucoup changé. Il était un peu plus petit que lui, mince, avec des cheveux noirs qu’il coiffait en arrière et des yeux foncés.

— Alexander !

Solide poignée de main, accolade virile.

— Putain, Alex ! Ça fait combien de temps ?

— Ça fait un bail. Juste après le lycée, répond-t-il en serrant fermement sa main. Comment vas-tu ?

— Très bien ! Tout s’est passé nickel pour moi. Et toi ? J’ai vu ta photo dans les journaux, donc je suppose que ça ne va pas trop mal !

Il tapota amicalement son épaule.

Quel pauvre type.

Alex acquiesça en se forçant à lui sourire. Il imaginait ce qu’il ressentirait si Brenda sortait avec Antonio. C’était un type bien et, même s’il avait du mal à l’admettre, il y a vraiment une chance pour qu’ils s’entendent. La simple idée qu’un homme puisse la toucher lui tordait les entrailles. Alex était comme chien et chat avec sa sœur. Cette dernière avait était atteinte d’une leucémie quand il avait dix-huit ans. Heureusement, elle avait réussi à la combattre mais au prix de nombreuses heures de chimio et de médocs qui lui avait détruit le foie. Depuis, Alex se montrait protecteur envers Brenda, mais moins qu’avec sa femme. Sa sœur était une rebelle, et ne rêvait que de vivre, croquer la vie à pleine dent, loin de la protection étouffante de son frère. Elle travaillait à Robotics, comme ingénieuse.

Alexander se tourna et tendit la main à Cali. Elle se leva avec grâce et prit la main dans la sienne. Il lui embrassa ses doigts entremêlés et lui désigna Antonio. Ce dernier avait le souffle coupé.

— Antonio, je te présente, ma femme, Calience Wilton, dit Alex avec fierté.

— Bonsoir, monsieur Cignoli, salua-t-elle d’une voix posé, d’un air angélique.

Les lèvres d’Alex s’étirèrent. Ça l’amusait de la voir jouer son rôle devant sa famille.

— Madame Wilton, le salua-t-il avec un signe de tête.

— Oh vous pouvez m’appeler Cali, nous sommes entre nous.

— Très Bien, Cali. C’est un joli prénom. Moi, c’est Antonio, sursurra-t-il.

Aussitôt, une vague de jalousie l’embrassa. Alex serra les dents. Cali se tourna vers lui, une lueur espiègle dans le regard. Oh non, elle n’allait pas faire ça ? Elle lui fit un clin d’œil et aussitôt la rage monta. Son corps devint de pierre, ses narines fulminèrent, elle ne payait rien pour attendre ! Ils ne se quittaient pas des yeux, même quand sa mère les invita à aller prendre l’apéritif sur la terrasse. Comme elle passa devant lui, il lui murmura, assez bas pour que personne d’autre ne puisse entendre :

— Ce n’est pas le moment de jouer ! gronda-t-il.

Toujours ce sourire angélique sur le visage.

— Je veux seulement m’amuser un peu. Moi aussi, j’aime pimenter notre couple.

Son corps effleura le sien, il se raidit.

— Tu vas me le payer sale garce ! ragea-t-il en lui pinçant les fesses assez fort pour lui faire un bleu.

— J’y compte bien, souffle-t-elle à son attention avant de suivre tout le monde dehors.

Alex la regarda s’éloigner, Antonio à ses côté, hypnotisé, ignorant Brenda qui se renfrogna. L’adrénaline de la chasse et de la victoire lui fouetta les sangs. Sa femme voulait jouer ! Très bien ! Mais selon ses règles. Elle roula des hanches à son attention, ce qui le fit sourire d’un air diabolique. En piste !

Il attrapa son cocktail Belvedere. La soirée se poursuivait et il ne pouvait s’empêcher de la chercher des yeux. Quand ils se mirent à table, Antonio pavanait comme un coq mais flirtait plus avec Calience qu’avec Brenda.

— Alors Cali, M. et Mme Wilton m’ont dit que vous veniez de l’Arkansas ?

— C’est vrai. Je viens d’Hidden Springs. Je n’ai jamais aimé les grandes villes. Même Little Rock me semble énorme.

Arrête de flirter avec lui.

Alex serra les poings. Ils continuaient à se parler. Mais quelques minutes plus tard, il se figea sur sa chaise. Est-ce que c’est bien ce qu’il pensait ? Il sourit à son cocktail. Oui, c’est bien son pied qui se glissait sous le bas de son pantalon et le fit remonter le long de sa jambe. Quelle perverse ! Lui faire du pied pendant qu’elle faisait la conversation à un type qui ne la satisferait jamais, ce qu’ils savaient elle et lui. Il regarda ses lèvres se refermer sur sa fourchette et sa queue durcissait au moment où sa langue lécha les dernières traces de la marinade du saumon.

— Waow ! Dans le top five de votre classe à Princeton ? Joli ! s’exclama Antonio.

Il continua à son adresse :

— Tu dois apprécier d’avoir une personne si compétente qui travaille pour toi !

Cali toussa discrètement, en essuyant sa bouche avec sa serviette. Alex sourit en lui jetant un coup d’œil et il répondit à Antonio :

— Oui, c’est absolument merveilleux que ma femme travaille pour moi. Elle arrive toujours à ses fins.

— Oh ! Alexander ! Ça, c’est gentil, minauda Barbara.

Calience rougit. Son sourire s’évanouit quand Alex sentit son pied appuyer sur son entrejambe. Très lentement, elle pressa son érection.

Bordel de merde.

À son tour de tousser, en avalant son cocktail de travers.

— Tout va bien, mon chéri ? demanda-t-elle avec un intérêt feint.

Il hocha la tête, des couteaux plein les yeux. Elle haussa les épaules et se tourna vers Antonio :

— Et vous ? Vous êtes de New-York ?

Elle continua à le caresser gentiment du bout du pied. Alex prenait sur lui pour contrôler sa respiration et garder une expression neutre. Antonio commença à lui parler de son enfance, de l’école où il allait avec les fils Wilton, et finalement, de sa brillante carrière dans la comptabilité. Elle passa de l’écoute flottante à l’intérêt passionné.

Oh ! Putain, non.

Cali glissa sa main gauche sous la nappe et il caressa sa cheville, en la regardant tressaillir. Ses doigts évoluèrent en cercles, son pouce sur sa voute plantaire. Il exulta quand elle demanda à Antonio de répéter ce qu’il venait de dire. Il voulait les inviter à déjeuner la semaine prochaine, histoire de rattraper le temps perdu. Ouais, Alex n’y croyait pas du tout, Antonio voulait de taper sa femme et ignorait superbement Brenda qui mangeait du bout des lèvres.

Connard !

Sa main prit le haut de son pied et le pressa plus fermement contre sa queue.

Elle grimaça.

— Vous pouvez vous libérer pendant votre pause-déjeuner, Alex ? demanda Antonio avec un sourire joyeux, son bras sur le dossier de la chaise de Cali.

— À propos de déjeuner, Antonio, interrompit Brenda en posant sa main sur son bras. Tu te souviens que nous déjeunons ensemble vendredi prochain ?

Alex toisa Cali.

— Bien sûr qu’il s’en souvient ! N’est-ce pas Antonio. Un diner avec ma sœur ne s’oublie pas. Je sais que tu préfères les blondes. Comme moi, d’ailleurs, plaisanta-t-il en répondant perfidement à la place du bellâtre.

A ce moment-là, une sonnerie de téléphone les interrompit. Antonio sursauta sur sa chaise. Il prit son portable accroché à sa ceinture.

— Excusez-moi, je dois prendre cet appel. Où puis-je m’isoler.

— Allez dans mon bureau, mon brave. Vous y serez tranquille.

Antonio remercia et décrocha en s’éloignant à l’intérieur de la maison. Alex se retint de crier quand son talon s’enfonça dans ses couilles. Elle resta comme ça un moment avant de tamponner sa bouche avec sa serviette :

— Excusez-moi un instant, je dois aller aux toilettes.

Une fois qu’elle rentra dans la maison, toute sa famille lui tomba dessus.

— Je croyais qu’on avait parlé de ça, grinça son père.

— C’est un désastre, se désola Brenda en reniflant. Personne ne voudra de moi.

— Alexander, ajouta sa mère. Je pense que tu devrais aller t’excuser.

— De quoi ? répliqua-t-il en reposant un peu trop vivement son verre sur la table. Il drague ma femme sous mon nez et il humilie Brenda. C’est un connard ! Tu ne devrais pas te mettre dans un état pareil, ma sœur.

— Alex ! cria presque son père.

Il le fusilla du regard. Alex posa sa serviette sur son assiette et il s’éloigna de la table. Soit ! Il allait surtout faire comprendre à ce salopard de ne pas chasser sur ses terres. Mais avant, il était donné un avant-gout de sa vengeance à sa femme.

Les salles de bains des deux premiers étages étaient désertes. Il arriva finalement à celle du troisième, dont la porte était fermée. Il tourna la poignée et rentra. Il n’était jamais entré dans cette salle de bains depuis que Barbara l’avait faite refaire. C’était une belle pièce moderne recouverte de marbre, avec un large miroir sur tout un pan de mur. Au-dessus de la coiffeuse, une petite fenêtre donnait sur la terrasse et le jardin. Elle était assise à la coiffeuse et se remettait du rouge à lèvre avec application. Alex verrouilla la porte derrière lui. Le clic du verrou résonna dans la pièce silencieuse.

— Tout ce passe bien, ma chérie ? demanda-t-il, tel un prédateur.

Elle rit en le dévisageant dans le miroir comme si elle était totalement à l’aise. Mais il voyait sa poitrine se soulever, elle était aussi excitée que lui.

— Tout va très bien.

Elle referma son tube de rouge à lèvres, le lança dans son sac. Elle se releva et passa devant lui pour atteindre la porte :

— J’y retourne.

Aussitôt, Alex mit sa main sur la porte et il s’approcha de son visage :

— Je ne crois pas, non.

Ses lèvres frôlèrent son oreille, elle frémit.

— Tu comprends, il veut quelque chose qui m’appartient et il ne l’aura pas.

Ses mains courbèrent sous sa jupe et il pressa sa main contre la dentelle trempée entre ses jambes, comme pour vérifier l’effet de ses paroles. Ses yeux se fermèrent, elle gémit quand ses doigts caressèrent en cercles son clitoris. Ses lèvres explorèrent sa clavicule et son épaule. Il enserra ses deux poignets dans une main et, de l’autre, il fit glisser sa bretelle le long de son bras. Il embrassa sa peau dénudée. Il répéta l’opération de l’autre côté et la robe descendit pour révéler un soutien-gorge bustier de dentelle rose.

Putain. Y a-t-il une seule chose chez cette femme qui ne m’excite pas à mort ?

Sa bouche se posa sur ses seins, sa main libre défit l’agrafe du soutien-gorge. Elle s’ouvra facilement et la dentelle tomba. Il prit un téton dans sa bouche et le mordit violement. Elle gémit et ses genoux tremblèrent.

— Encore, ordonna-t-elle. Plus fort.

Alex la souleva et elle enroula ses jambes autour de sa taille, leurs corps étaient étroitement enlacés. Il relâcha ses mains et elle les plongea tout de suite dans ses cheveux, qu’elle tira pour l’attirer à elle. Ses doigts descendirent et sortirent avec frénésie son polo de son pantalon. Elle le fit passer par-dessus sa tête. Un rire qui venait de dehors flotta dans la pièce. Et Il la sentit se tendre contre lui.

— On ne devrait pas faire ça, lâcha-t-elle finalement en secouant la tête.

— Tu as envie de lui pourtant ? demanda-t-il, sentant une vague de possession bouillir lui. Tu voulais jouer la putain, et bien va falloir assumer maintenant.

Il la reposa par terre et la poussa jusqu’à la coiffeuse, se plaçant derrière elle. De là où ils étaient, ils avaient une vue parfaite sur la terrasse juste en dessous. Il colla son dos nu contre sa poitrine, sa bouche dans son oreille :

— Tu le vois ? grogna-t-il, ses mains sur ses seins. Regarde-le.

Ses mains glissèrent sur son ventre, le long de sa robe descendue jusqu’à la taille, puis sur ses cuisses.

— Est-ce qu’il te faire ressentir ce que tu ressens maintenant ? Est-ce qu’il te fait mouiller ?

Elle feula et pressa ses hanches contre lui :

— Non…

— Dis-moi ce que tu veux, souffla-t-il dans son cou.

— Je veux jouir.

Il pétrissait son cul, le frappa du plat de la main avant de remonter la robe et d’attraper sa culotte dans sa main.

— Oh non, c’est trop facile ma petite salope, je te l’interdis… chuchota-t-il. Je te donnerai la correction que tu mérites quand on rentrera et je vais tellement te baiser que tu regretteras de m’avoir provoqué.

Il tira d’un coup sec et l’étoffe fragile se déchira, presque trop facilement. Il défit sa ceinture et sa braguette, puis il baissa juste assez son boxer pour révéler son érection. Il la caressa jusqu’à ce qu’une goutte de liquide pré-séminal jaillissait sur son gland et que sa verge atteignit sa taille maximale. Elle s’agenouilla sur le carrelage et se pencha pour lécher son sexe et le prendre dans sa bouche.

— Putain, oui, grogna-t-il.

Elle était sur le point de se mettre dans une meilleure position lorsqu’une bouffée de chaleur explosa sur sa fesse une fois, deux fois, trois fois.

— Je t’interdis de me sucer, grogna-t-il en empoignant ses cheveux pour reculer sa tête. Je ne t’ai pas ordonné de le faire !

Cali gémissait en admirant sa verge si dure et si prête pour elle. Alex immobilisa ses mains dans les siennes sur la table devant eux. Elle était bandante, dans le miroir : penchée en avant, ses seins ballottant, la robe sur les hanches, son cul parfait devant ses yeux. Ils gémirent tous les deux quand il se releva pour la pénétrer profondément. Des rires plus forts venaient de l’extérieur. Antonio était en bas. Antonio, ce gentil garçon qui voudrait la prendre. Aucune pitié. L’image suffit à lui donner envie de la baiser plus brutalement. Alex se mit à la pilonner sauvagement. Calience poussa un grognement, mais elle ne cria pas.

— Oh oui, c’est parfait, une véritable salope ! rugissa-t-il en empoignant ses fesses.

Il les frappa plusieurs fois avec sa ceinture, jusqu’à ce qu’elle mouilla tellement que des gouttes coulèrent entre ses cuisses. Son cul était en feu, mais ça ne faisait que l’exciter davantage. Il saisit une hanche dans une main et une épaule dans l’autre et il accéléra encore plus.

Les flacons et les tubes de crème sur la coiffeuse tremblèrent et se renversèrent, mais Alexander s’en foutait. Il attrapa ses cheveux et il tira sa tête en arrière. Son dos était contre son torse :

— Tu crois qu’il peut te faire ressentir ça ?

Il continuait à la pénétrer, en la forçant à regarder par la fenêtre. Sa main libre attrapa ses seins et en tordit les pointes.

— Non… gémit-elle. Jamais comme ça.

— Pourquoi ?

— Je n’appartiens qu’à toi.

Il força à plier sa jambe et la posa sur la table. Elle était encore plus ouverte ainsi, sa queue la forait en profondeur.

— Tu sens comme tu me conviens parfaitement ? grogna-t-il dans son cou. Putain, ce que c’est bon. Quand tu redescendras sur la terrasse, je veux que tu t’en souviennes. Et que tu te souviennes de l’effet que tu me fais.

La sensation commençait à devenir renversante, elle s’approchait de l’orgasme. Il prit sa main dans la sienne et il serra ses doigts en les faisant descendre sur son clitoris.

— Tu sens ça mon amour ? murmura-t-il dans son oreille, étendant leurs doigts pour qu’ils entourent sa queue.

Son orgasme montait. Aussitôt, il sortit de son corps, la retourna et la força à se mettre à genoux.

— Maintenant, suce-moi !

Sans un mot, Cali le prit au fond de sa gorge et le pompa avec application. Ses testicules se contractèrent, son visage se crispa et il poussa un râle libérateur. Les longues giclées blanchâtres et gluantes se rependirent au fond de sa gorge, elle les avala avec délice. Ensuite, elle le nettoya en léchant sa semence avec de petit coup de langue sur son membre épais.

Sans un mot, il se rhabilla.

— Tu as cinq minutes pour redescendre. Fini de manger et soit prête, nous partons dès la fin du repas.

Alexander sortit de la salle de bain en claquant la porte. Furieux, il se dirigea vers Antonio qui était toujours au téléphone dans le bureau de Malcom. Une droite donnée par Wilton, lui fracassa la mâchoire, son portable s’écrasant sur le sol. Alex l’empoigna par la chemise et le poussa contre la bibliothèque, le foudroyant du regard.

— Tu sais ce que je viens de faire, là ? Je viens de baiser ma femme ! MA FEMME ! Je suis sûr que tu aurais rêvé d’être à ma place, grogna-t-il en le frappant d’un uppercut dans le ventre. Antonio se plia en deux. Alex le rattrapa et appuya sur sa trachée avec son avant-bras puissant. Voilà ce que tu vas faire Cignoli : tu vas aller t’excuser auprès de mes parents, lui dire que tu ne te sens pas très bien et de barrer vite fait de chez moi. Je t’interdis de revoir ma sœur et encore moins ma femme. Si j’apprends que tu as essayé de la contacter, tu es un homme mort !

Il le frappa encore dans les côtes pour bien faire passer le message.

— C’est compris ?

— Ou… Oui…haleta Antonio.

— Bien !

Alex le relâcha, il s’effondra en deux, perclus de douleur, essayant de reprendre son souffle. Wilton le regarda avec méprit :

— Tu as deux minutes pour le faire… menaça-t-il avant de sortir de la pièce en sifflotant. Il se sentait beaucoup plus léger.

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