11. Perdre le nord

Par Lydasa.
Notes de l’auteur : Attention ce chapitre contiens une scène explicite entre deux hommes consantant.

Je suis encore enroulé dans la couette, sortant de mon sommeil grâce à l’odeur de la tisane. Je papillonne des yeux, Samuel se trouve à son bureau à travailler sur sa carte. Je commence à m’étiré pour prendre mon petit déjeuner, quand je me rends compte que je ne sens plus l’attache à me cheville. Je la regarde et constate qu’effectivement, je suis détaché. Samuel ne semble pas faire attention à moi, absorber à tracer des lignées sur la carte.

 

Je me lève, m’approchant doucement de lui. Il finit par relever les yeux en me faisant un immense sourire.

 

— Bien dormis, demande-t-il avec douceur.

— Oui, je ne fais que ça depuis plus d’une semaine.

— J’ai mis l’eau du bain à chauffer si tu veux en prendre un.

 

Je me tourne vers la baignoire qui est bien cachée par un paravent. Je me souviens de la dernière fois, quand il était venu me masser les épaules et qu’il s’était penché au-dessus de moi. Mon cœur s’emballe légèrement, comme si y repensé ranimais quelque chose enfouie au fond de moi. Je termine ma tisane avant de me cacher pour me déshabiller et me plonger dans l’eau. Je lâche un soupire de satisfaction, j’ai toujours aimé prendre un bain. Je ferme les yeux, me détendant petit à petit. Le capitaine ne semble pas vouloir me rejoindre cette fois, je me détends tellement que je ne finis même pas m’endormir.

 

— Raphaël, crie une voix paniquée.

 

J’ouvre les yeux et vois Samuel pencher sur moi, sa main sur mon front. Ce qui me fait rougir violemment, mais pas bouger pour autant, le fixant avec étonnement.

 

— J’ai cru que tu avais perdu connaissance, cela fait plus d’une heure que tu es dans le bain. J’ai commencé à m’inquiéter.

 

J’écarquille les yeux, sortant les mains de l’eau je remarque qu’elles sont toutes fripées comme si j’avais pris soixante ans d’un coup.

 

— Je me suis simplement endormi, ça fait tellement de bien au muscle l’eau chaude, murmurais-je gêner.

— Tu ressembles à un pruneau séché maintenant, glousse-t-il. Aller sort de là, je te pose un linge propre et des vêtements sur une chaise à côté.

 

Il me laisse alors, je sors de l’eau terminant de me nettoyer avant de me sécher et de me rhabiller. Je reviens près de lui m’asseyant sur la banquette, regardant sa nuque pencher sur ses documents. Il finit par relever la tête et poser ses yeux dans les miens.

 

— Tu as besoin de quelque chose, me demande-t-il.

— Non rien… je me demande juste ce que vous faites.

— Hum… des documents de vente… des esclaves que nous allons vendre.

 

J’ai la gorge qui se serre, baissant les yeux. J’ai presque oublié que pour lui nous n’étions que des esclaves. Après tout lui-même me la dit, je ne suis qu’un passe-temps sur le navire. J’avoue que je suis encore perdu, il est peut-être amoureux de moi et le second me la presque dis. Mais j’ai du mal à le cerné complètement, tellement il est fermé et froid sur certains points.

 

— Vous allez vendre qui ?

— Pas tes amis si c’est ça la question. Ils sont utiles à Marvine.

— Et moi ? Vous allez me vendre ? demandais-je innocemment.

— Non… Toi… tu…

 

Je me lève, venant m’assoir sur le bord du bureau, je vais essayer de le pousser dans ses retranchements. Dernièrement j’ai compris que quand ça allait trop loin il préférait partir, alors autant le mettre sur le fait.

 

— Je suis votre esclave ?

— Non…

— Je suis quoi pour vous alors ? Si je ne suis plus un prisonnier ? Un esclave sexuel ?

— Quoi ??? Non pas du tout, commence il a paniqué.

— Vous voulez faire quoi de moi ? J’ai du mal à comprendre. Je suis votre souffre-douleur ? Vous allez vous amuser à me torturer puis me soigner pour mieux recommencer ?

— NON !

 

Il se lève soudainement, le visage déformer par la colère. Il a le poing fermé et tremblant.

 

— Pourquoi tu ne veux tout simplement pas comprendre que je ne te veux aucun mal ? Je… Tu es tellement agaçant, complètement aveugle. Tu veux tellement que ça, que je te torture, que je te viole ou je ne sais quoi d’autre ? Je ne peux être autre chose qu’un pirate sans cœur et sanguinaire ?

 

Il tourne les talons, sortant rapidement de la cabine en claquant la porte. Moi je suis aussi blanc qu’un linge. Je suis allé trop loin, je sais que j’ai voulu savoir la vérité sur ses émotions, mais je ne pensais pas me prendre mes quatre vérités en pleine figure. Je vais alors me cacher en boule sous la couette. Il n’y a plus aucun doute, Samuel ressent quelque chose pour moi et cela le fait souffrir que je le repousse agressivement. Pourquoi je le provoque ? Il aurait très bien pu me tuer dès le premier jour, j’aurais très bien pu finir avec les autres têtes coupées qui ont pourri dans la cale. J’aurais pu mourir tellement de fois et lui m’a soigné, deux fois.

 

Moi, je ressens quoi pour lui ? Il me trouble, me fascine, me terrifie. Je ressens tellement d’émotion, à la fois contradictoire. À vrai dire, je suis quelqu’un d’égoïste. Je n’ai pensé qu’a moi, pas à lui ni même à mes amis. À présent ils ont une bonne place, enfin du moins ils ne sont plus à faire les sales besognes en cale ou sur le pont. Ils travaillent avec Marvine, et moi je suis ici au chaud, à prendre des bains à manger comme un roi et à dormir dans un lit plus que confortable. Je suis aveugle, complètement aveugle.

 

Je finis enfin par sortir de dessous la couette, m’installant sur la banquette pour regarder l’océan. Je n’imaginais pas vraiment l’aventure ainsi. Que penserait ma mère ? Elle doit surement croire que je suis mort. Samuel revient quelque instant plus tard, fermant la porte à clef derrière lui il me fixe sans un mot.

 

— Je n’ai pas cherché d’arme cacher si vous vous inquiétez de ça, murmurais-je.

— Je me méfie, tu as voulu me tuer la première fois que je t’ai fait confiance.

— La première fois, j’avais agi comme un idiot aveugle.

 

Le silence s’installe, je me tourne enfin vers le capitaine qui me fixe, immobile près de la porte. Je déglutis, les choses vont enfin être mises au clair entre nous. Je me lève, m’approchant de lui, il me suit du regard, comme méfiant avant que je ne me plante en face de lui.

 

— Pourquoi vous m’avez demandé d’être votre amant ? Vous y gagner quoi ?

— Toi…

 

Sa réponse est claire, pas besoin de plus cette simple révélation en dit beaucoup. Je détourne les yeux légèrement troublés.

 

— Pourquoi moi ? Conrad… a l’aire plus proche de vous.

— Il… ne pense qu’au côté charnel. Il ne pense jamais au côté émotionnel.

— Qu’est-ce qui vous fait croire qu’avec moi ça sera différent ? demandais-je en fronçant des sourcils.

— J’ai juste envie d’y croire. Je n’ai jamais été aussi troublé face à quelqu’un, jamais je n’ai ressenti toutes les choses que je ressens, avoue-t-il.

— Vous m’aimez ?

— Peut-être… et toi ?

— Peut-être.

 

On se fixe ainsi quelque instant, en silence. Les yeux dans les yeux perdus dans la profondeur de nos regards. J’ai comme un déclic au niveau de mon cœur, comme si quelque chose venait de céder, comme si une barrière qui me retenait de sauter dans le vide venait de disparaitre. Qu’ai-je à perdre, la vie ? Mon honneur ? Ma réputation ? J’ai déjà perdu tout ça quand le navire a sombré. Devant moi se trouve peut-être l’homme le plus dangereux de toutes les mers, mais il semble me désirer. Il ne semble pas me vouloir du mal, il semble justement vouloir me chérir comme l’un des nombreux trésors qu’il possède.

 

— Je veux… devenir votre amant, et que vous me chérissiez comme le plus beau trésor des océans, lâchais-je d’une petite voix.

 

Il ouvre grand les yeux, se retenant de respirer quelque instant avant de fondre sur moi et de m’embrasser avec une douceur infinie. Je sens ses lèvres si douces contre les miennes alors qu’un de ses bras entour mes hanches pour me coller à lui. Son autre main se perdant dans ma nuque a la naissance de mes cheveux. Mes bras viennent entourer son cou, alors que nous nous perdons dans notre baiser, nos langues entamant une danse sensuelle et fiévreuse. Il finit par rompre ce baiser haletant autant que moi comme si nous venions de courir plusieurs kilomètres.

 

— Je te promets de te chérir comme le plus beau des trésors.

— Montrez le moi… maintenant, murmurais-je toujours accrocher à son cou.

 

Il a un petit ricanement séducteur avant de m’entrainer sur le lit où il m’y allonge. Il se place au-dessus de moi, m’embrassant de nouveau alors que ses mains se baladent sur mes flancs. Les miennes se perdent dans sa nuque et ses épaules. Il finit par les glissés sous mon haut, caressant mes cotes avant de finalement me le retiré. Il se redresse, retirant sa veste, puis sa chemise, m’offrant ainsi la vue de son torse nu et magnifiquement dessiner. Il a les muscles d’un homme qui fait régulièrement de l’exercice, surement à aider sur le navire avec les voiles en plus de la barre. Il a de nombreuse cicatrice qui zèbre sa peau et une plus impressionnante au niveau de ses abdominaux.

 

Mes doigts caressent son chemin du bonheur, ce fin duvet de poile juste en dessous de son nombril, avant de revenir sur son ventre et sur cette fameuse cicatrice. Mes yeux remontent vers les siens, il m’observe sans bouger me laissant découvrir sa peau. Il se penche sur moi et m’embrasse de nouveau, mon cœur s’emballe. J’aime vraiment ce qui se passe entre nous, il est si doux dans ses gestes, ses caresses qui m’effleurent comme si j’allais me brisent. Est-ce que lui aussi a l’impression que ce moment n’est qu’un rêve éveillé ?

 

Son souffle vient faire frissonner ma gorge alors que ses baisers goutent ma peau, parcourant mes clavicules jusqu’à ma poitrine. Je sens sa langue venir titiller l’un de mes tétons, me faisant couiner de surprise. Il se met à glousser avant de recommencer et cette fois me faisant lâcher un tout autre gémissement. Je ne pensais pas être aussi sensible à cet endroit-là. Ses mains glissent jusqu’à mes hanches ou il se glisse sur la ceinture de mon pantalon. Ses baisers descendent de plus en plus, jusqu’à ce que je me rende compte que je suis entièrement nu.

 

Il commence à m’embrasser sur mon membre dressé par l’excitation, avant de le prendre entièrement en bouche. Je ne retiens pas mon soupire de plaisir, comme si je n’attendais que ça. Cela fait tellement longtemps qu’il ne s’est pas passé quelque chose à cet endroit-là pour moi. Ma main vient se perdre dans ses cheveux, mes doigts s’agrippant à ses tresses. Il me prend profondément dans sa bouche et j’ai l’impression qu’il m’avale presque entièrement.

 

Il se redresse me faisant gémir de frustration, ce qui le fait rire. Il revient au-dessus de moi et se penche sur la table de chevet ou il attrape la fameuse fiole que j’avais trouvé la dernière fois. Il revient entre mes jambes, ouvrant la fiole pour y faire couler un peu du liquide sur ses doigts. Je sais ce qu’il va faire, alors je remonte légèrement les cuisses en les écartant, lui laissant un accès confortable à mon intimité. Il se penche sur moi, me reprenant en bouche alors que ses doigts commencent à me caresser doucement. Je lâche un gémissement plus fort que les autres, incontrôlable.

 

— Ah mon dieu…

— Non je ne suis que le simple capitaine d’un bateau pirate.

 

J’explose de rire avant d’être soudainement secoué par une décharge de plaisir. Ses doigts on trouver un point sensible en moi et il s’amuse à me torturer avec, me faisant me cambrer et gémir de plaisir. Estiment que je suis suffisamment dilatée, il retire ses doigts pour se redresser et faire tomber son pantalon au sol. Je l’avais déjà vu nu, mais au repos, à présent que je voyais son sexe dressé je me sens rougir.

 

— Tout ne va pas rentrer, lançais-je d’une voix blanche.

— Ce n’est pas grave, on ira doucement. Je ne veux surtout pas te faire mal.

 

Il se penche au-dessus de moi m’embrassant tendrement alors que nos deux sexes se frottent l’un contre l’autre. Je soupire entourant de mes bras son cou, alors qu’il se frotte contre moi échauffant nos corps. Puis il attrape sa hampe avant de se présenter à mon intimité, forçant légèrement sur mon muscle pour commencer à me pénétrer doucement. Je sens une brulure légère, comme à chaque fois que je me fais pénétrer. Il y va vraiment doucement, me laissant m’habituer à sa présence en moi. Jusqu’à ce que finalement il bute contre la garde.

 

— Tu vois finalement tout est entré.

 

Je me redresse pour le voir enfoui en moi, ce qui me fait couiner, surtout qu’il enclenche un mouvement d’ondulation. Je me cambre de plaisir, m’agrippant à ses bras, la tête en arrière. Il me mordille la gorge, coller contre moi frottant mon sexe contre son ventre. Nous sommes devenues deux corps en mouvement, noyer dans des soupire et des gémissements de plaisir. Je me sens traversé par de nombreuses décharges électriques à chaque fois qu’il passe trop près de ma prostate. Je me sens monter du plus en plus avant que je ne plante mes doigts dans ses épaules.

 

— Je…

 

Je n’ai pas le temps de le prévenir que je me sens jouir avec force. Hurlant en me cambre en arrière, je me resserre autour de lui. Il gémit, surprit par mon mouvement, avant d’onduler encore quelque instant avant de lui-même venir dans un gémissement plus rauque. Il enfouie son visage dans ma nuque, encore secoué de spasme orgasmique pendant que je reprends mes esprits. Il se retire, haletant légèrement avant de se glisser à côté de moi, me prenant tendrement dans ses bras.

 

— Tu as eu mal ?

— Non… finalement votre lubrifiant… est très efficace.

 

Il se met à glousser, avant d’attraper la couette pour la glisser sur nous, couvrant ainsi nos deux corps nus. Cela faisait tellement longtemps que je n’avais pas fait l’amour ainsi, que quelqu’un m’avait fait l’amour. Mes histoires étaient souvent un coup de pulsion, rapide sous la douche sans sentiment et tendresse dernière. Lui, il me demandait si j’avais eu mal, et ça me touchait un peu. Il s’inquiétait de savoir comme j’allais.

 

— Raphaël… Tu es tellement fascinant.

— Comment ça ?

— Tu m’as montré un tout autre visage aujourd’hui, j’aime beaucoup ce visage-là. Te voir prendre du plaisir et t’abandonner à moi comme tu l’as fait. Me faire confiance ainsi. J’avais peur de te briser.

— Je ne suis pas en sucre, et vous n’êtes pas non plus… le premier.

— AH ! Je pensais… que tu étais un homme à femmes, avoue-t-il.

 

J’ai un sourire en coin avant de glousser.

 

— Et bah non… Disons que dans l’armée, il se passe des choses, surtout entre les recrus qui sont en manque. Nous n’avons pas plus de vingt ans, les hormones, vous comprenez.

 

Il me regarde avec des yeux ronds avant de se mettre à glousser.

 

— C’est sympa l’armée aujourd’hui dis donc ! Il y a quinze ans c’était beaucoup plus strict. Après j’ai directement commencé comme mousse alors bon.

— Vous avez fait l’armée ?

— En quelque sorte, pas vraiment officiellement, mais j’ai navigué pendant dix ans sur un navire corsaire.

 

Je le regarde avec fascination, j’aime beaucoup ce genre d’histoire et j’avoue être intrigué. C’est vrai qu’au début il ne devait pas être un pirate dès la naissance. Je le vois mal bébé déjà capitaine d’un navire a pillé les honnêtes gens. Je suis soudainement sorti de mes pensées quand quelqu’un frappe à la porte. Je couine et me cache sous la couette rouge de honte. Samuel se met à ricaner, se levant pour enfiler son pantalon et ouvrir à Marvine qui nous apporte notre repas. Il est suivi d’Elias et de Grégoire qui demande s’ils peuvent me voir.

 

— Bien sûr il est dans le lit, ricane le capitaine.

 

Quel… connard, je suis à poil, couvert de fluide corporel et je ne pense pas que je dois sentir la rose. Mes amis s’approchent et je ne sors que la tête de lit, toujours aussi rouge.

 

— Tu ne te sens pas bien, demande Grégoire en posant sa main sur mon front.

— Tu as surement trop chaud sous ta couette, tu devrais sortir prendre l’air à la fenêtre, enchaine Elias.

— Bordel, mais foutez-moi la paix… je suis bien sous la couette j’ai juste envie de dormir.

 

Je me cache un peu plus sous la couette, inquiétant encore plus mes amis sans le vouloir. Ils tirent violemment sur le drap, me dévoilant ainsi a poile devant tout le monde. Je hurle, attrapant la couette avant de me cacher de nouveau.

 

— Dégagez ! hurlais-je encore plus mal à l’aise.

 

Sauf que Grégoire ne voit pas les choses comme ça. Il se tourne vers Samuel, se ruant sur lui en l’attrapant à la gorge, les yeux remplis de rage.

 

— Vous lui avez fait quoi ? Vous l’avez forcé à se mettre nu dans votre lit, hurle-t-il. Vous avez osé le toucher.

 

Je me relève soudainement, le drap sur les hanches, voyant la scène horrifier.

 

— Non Grégoire, il ne m’a pas forcé.

 

Mon ami se tourne vers moi, un regard plus qu’interrogateur. Je suis paniqué, le voyant s’énerver contre le capitaine. Je ne veux pas que Samuel se fâche contre lui, car il aura simplement voulu me défendre.

 

— Comment ça il ne t’a pas forcé ? Demande Elias perdu.

— On… j’étais consentant. Il ne m’a pas forcer, il a été très doux… dis-je très mal à l’aise.

 

Grégoire lâche le capitaine, se reculant d’un pas. Il baisse les yeux, perdu, Elias lui me fixe. Je peux voire les larmes lui monter aux yeux, il se détourne posant sa main sur l’épaule de Grégoire qui a toujours la tête baissé les yeux perdus dans le vide.

 

— Viens… on retourne dans la cale.

 

Il entraine alors mon ami, quittant la cabine sans rien ajouter de plus.

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