11. L'art de la Création

Par tiyphe

Jeanne

Jeanne se trouvait assise à une large table ovale faite en chêne des marais. C’était un vieil arbre ayant séjourné des milliers d’années dans des tourbières lui donnant un aspect particulier et une couleur légèrement bleutée. De son vivant, la Créatrice avait eu l’occasion d’en voir quelques-uns près du château de Monsieur et de Mademoiselle Louise, lors de ses promenades. Elle avait toujours apprécié flâner dans la forêt. Elle aimait observer les arbres, étudier leurs écorces, leurs feuilles. Les odeurs de bois humides l’avaient tant émue, les petits animaux qui couraient sous les buissons l’avaient émerveillée et les couleurs des différentes saisons l’avaient touchée.

Mais dans l’Entre-Deux, il était impossible de matérialiser des végétaux. Cela avait abattu cette amoureuse de la nature. Elle avait tout essayé. Avec l’aide de Louise, elles avaient créé un bosquet de verre. Seulement cela ne ressemblait en rien à ses souvenirs. Les parfums n’étaient pas présents, le toucher n’était pas semblable et la fraîcheur n’existait pas.

Finalement, Jeanne s’était consolée en fabriquant de charmants meubles boisés. Et cette pièce en était le parfait exemple. Le sol était fait dans un magnifique parquet d’ébène verte, les sièges avaient été créés dans un eucalyptus fumé, un bois marron et gris, et les bibliothèques bordant les murs arrondis étaient en bois de rose.

Le menton sur son poing et le coude sur la table, Jeanne était complètement perdue dans ses songes. Elle entendait à peine la dispute entre Louise et Jacques, mais réfléchissait à la proposition du Bien. Être ressuscitée sur Terre et vivre une nouvelle vie ; évidemment qu’elle en rêvait. Elle était si curieuse, et cela depuis toujours. Les sciences, la médecine, les arts ; le monde était si riche. Elle désirait découvrir toutes ces choses extraordinaires qui n’existaient pas ou qui avaient évolué depuis son époque. Les Occupants morts aux XXe et XXIe siècles avaient tant à lui apprendre sur les appareils mécaniques, électroniques, l’électricité, l’intelligence artificielle.

— Quoi ? Vous pouvez répéter ?

Jeanne leva la tête. Jacques, debout, s’était écrié, choqué. Il avait suivi les Créatrices et les deux frères après l’intervention des Êtres Supérieurs, déclarant que son statut lui donnait le droit de participer aux débats de cet ordre, avait-il ajouté en apposant des guillemets avec ses doigts sur le dernier mot. Louise avait bien sûr grogné, mais il était tout de même venu.

Celle-ci se redressa dans son siège mal à l’aise, une main devant la bouche, comme si ses paroles étaient sorties toutes seules sans qu’elle puisse les intercepter. Lucas était un peu à l’écart de la table et devint également plus attentif à l’échange. À ses côtés, Tom ne semblait pas comprendre la situation et avait encore le regard hagard comme s’il avait été traumatisé.

Louise se racla la gorge et chercha du soutien auprès de Lucas. Ce dernier lui fit un signe de la tête pour l’encourager à répéter ce qu’elle venait de dire.

— Avec Tom comme quatrième Créateur..., commença-t-elle.

— Qui est le troisième ? s’exclama Jacques, une lueur inquiète dans le regard.

Jeanne crut entendre de l’anxiété dans la voix du Grand Occupant. Elle n’y fit pas attention. Ce qui l’intriguait plus particulièrement était la réponse de Louise. Mais ce fut quelqu’un d’autre qui annonça à sa place.

— C’est moi, affirma Lucas.

Surprise, Jeanne se tourna vers le jeune homme. Ses yeux bleus perçants étaient teintés de fierté. Jacques, quant à lui, était complètement abasourdi. Il semblait vouloir intervenir et la grande femme fut d’autant plus confuse par son comportement. Elle connaissait son ami, il n’était pas du genre à garder ses pensées pour lui. Alors pourquoi se taisait-il à présent ? Au-delà du fait que cette situation était inattendue, l’ancien ingénieur devrait être simplement étonné. Pourquoi avait-il l’air angoissé, embarrassé ? Elle allait lui en faire part, mais se retint, choisissant d’en discuter seuls. Elle préféra se concentrer sur la jeune Créatrice :

— Depuis quand le saviez-vous, Mademoiselle Louise ?

Malgré elle, son ton était teinté de reproches. Mais elle se sentait tout à coup mise à l’écart par le manque de confidence de son amie. La Princesse parut le ressentir et lui fit un regard empli de regrets.

— Depuis hier, Jeanne, avoua-t-elle. Je pensais t’en parler après les festivités.

— C’est donc cela qui vous tracassait, comprit la grande dirigeante.

Louise baissa la tête, gênée. Jeanne l’observa, réfléchissant à toute vitesse. La jeune femme avait aussi l’habitude de tout lui dire, même occasionnellement trop rapidement. Alors, qu’est-ce qui était différent ? Qu’est-ce qui avait changé ? Pourquoi ces deux amis ne se confiaient-ils plus à elle ? Une migraine s’installa progressivement tandis qu’elle s’adossait à son siège. C’était la troisième ou quatrième fois qu’une telle faiblesse la surprenait. Elle posa une main fraîche sur son front douloureux. Comment pouvait-elle être fatiguée, épuisée au point de s’évanouir ou tout simplement éprouver un mal de tête alors qu’elle était morte ?

La voix de Lucas la sortit de ses pensées :

— Louise, qu’est-ce que ça veut dire "j’ai décidé de te récompenser en te rendant ce qui t’a été enlevé avant ta mort" ? interrogea-t-il.

Le jeune homme paraissait à présent inquiet. Il semblait comprendre qu’il était concerné, ce qui devait l’angoisser. À ses côtés, Tom était toujours immobile, les yeux dans le vide et une mèche blonde lui tombant négligemment sur le front. Jeanne reporta son attention sur la Princesse. Elle avait l’air de plus en plus désorientée, gigotant d’avant en arrière sur son siège comme une enfant que l’on venait de réprimander. Ce n’était pas habituel de la voir aussi embarrassée. Les deux femmes savaient ce que le Mal avait voulu dire, mais était-ce le bon moment pour en informer Lucas, le principal concerné ?

— Je pense que Conan a..., commença la dirigeante aux yeux d’émeraude.

— Il est trop tôt pour en parler, Mademoiselle Louise, l’interrompit Jeanne avec un regard entendu.

Avant que le jeune homme ne réplique, Jeanne ajouta :

— Si Tom et Lucas sont de nouveaux Créateurs, il faut alors les entraîner à maîtriser leur pouvoir. La fête continue, j’aimerais donc que vous y retourniez avec Jacques. Il me représentera pendant que j’instruirai les bases de la Création à ces jeunes gens. Il serait ennuyeux qu’ils l’utilisent à mauvais escient aux vues de notre peuple en partie rassemblé au château, conclut-elle.

Sans attendre la réponse de quiconque, elle fit signe aux deux garçons de la suivre. Laissant une Princesse et un homme hébétés.

***

Tom

Tom suivait la Créatrice et son frère, la tête baissée. Il se sentait désemparé, il s’était passé beaucoup de choses et il avait reçu trop d’informations. D’abord, il avait appris qu’il était mort et ce n’était pas une mauvaise blague de son frère. Il avait compris qu’il ne verrait plus ses parents, ses amis ou son chat. Il n’y avait plus que Lucas, Monsieur Bill et lui, sauf que son ourson lui avait également été enlevé. Le petit garçon de 8 ans aux cheveux blond doré avait le sentiment d’avoir tout perdu.

Et puis, il y avait eu cette apparition à la fête. Un moment, il jouait avec des enfants de son âge. L’instant d’après, il était paralysé et deux voix effrayantes s’entrechoquaient dans sa tête. Elles lui avaient ordonné de rejoindre les Créatrices et son corps s’était mû contre sa volonté. Il avait senti tous les regards des Occupants le suivre pendant sa longue marche jusqu’aux remparts. Et puis il avait vu les deux grandes masses de fumée grise, impressionnantes et effrayantes. Depuis, l’image de ces Êtres Supérieurs ne quittait plus ses pensées.

C’était donc sagement, mais surtout en silence, qu’il marchait derrière Lucas. Il ne comprenait pas ce qui s’était dit autour de la grande table concernant une nouvelle capacité qu’apparemment il possédait. En temps normal, il aurait trouvé cela cool d’avoir des pouvoirs, mais on venait de lui apprendre qu’il était mort et qu’il ne reverrait peut-être jamais ses parents. À 8 ans, il ne pensait qu’à ses dessins animés qu’il allait louper, aux vacances et sa tablette. Il ne devrait pas y avoir de questions d’Êtres Supérieurs, de trépas ou de quelconques responsabilités, peu importait ce que voulait dire ce dernier mot.

Alors que Tom était prisonnier de ses sombres pensées, Jeanne fit entrer les deux frères dans une vaste salle. Celle-ci était très différente de la précédente. Il n’y avait ni boiseries de luxe, ni bibliothèques, ni table ovale. La pièce était grande et vide, aucun meuble ne remplissait l’espace. Les murs, en chaume blanc, encadraient un sol de pierres grises en harmonie avec les contours des quatre fenêtres qui donnaient sur la cour du château.

Tom entendait le bruit de la fête qui avait repris comme s’il ne s’était rien passé. Il tira alors sur le bras de son frère qui se retourna, le regard clair et bienveillant.

— Lucas, je veux rentrer, murmura-t-il d’une petite voix.

L’enfant vit dans ses yeux qu’il comprenait ce qu’il entendait par là, qu’il ne parlait pas de la fête ou du dortoir, mais qu’il espérait retrouver leurs parents, leur maison et leur chat. Lucas s’accroupit et prit les mains du petit garçon comme il faisait lorsqu’il tentait de le rassurer.

— Tom, commença le jeune homme. Tu sais que nous ne pouvons pas rentrer chez nous. Je t’ai déjà expliqué.

Jeanne intervint d’une voix douce :

— J’ai conscience ce que ça peut faire la première fois qu’on Les découvre, dit-elle en insistant sur le mot "Les". Moi aussi j’ai eu peur, lui confia-t-elle. Mais tu es un jeune homme courageux, Tom.

Elle ajouta avec un sourire :

— Et puis, tu vas voir, ça peut être très amusant d’être un Créateur.

Elle s’était approchée de lui avec la main à plat devant son visage. Lucas s’était placé derrière son frère, protecteur. Quelques secondes plus tard, le garçon ouvrit de grands yeux de surprise et d’émerveillement. Un yo-yo bleu foncé comme ses pupilles était apparu dans la paume de la Créatrice. Il était délicatement gravé des trois lettres de son prénom sur la surface faite de bois. Jeanne enfila le cordon à son propre doigt et commença à effectuer d’impressionnantes figures complexes. Tom était ébahi par tant d’agilité. Il n’avait jamais eu un tel jouet même s’il en connaissait l’existence. En revanche, il n’avait jamais pensé que c’était aussi cool.

La grande femme termina son spectacle en lançant l’objet au-dessus de sa tête, elle lâcha la corde qui s’enroula parfaitement autour du cylindre dans les airs et rattrapa le yo-yo qui finit sa course dans son dos. Elle tendit alors le jouet à l’enfant et murmura "prends-le". Il s’en saisit. Un fin sourire s’installa sur son visage ; il avait maintenant oublié les deux masses de fumée.

Jeanne se redressa et invita les garçons au centre de la pièce. Elle croisa ses mains dans son dos avant de commencer son cours :

— L’art de la Création est simple en théorie. Il s’agit de matérialiser des choses en les imaginant. C’est ce que j’ai fait avec ce jouet, ajouta-t-elle en montrant l’objet en bois du menton.

Elle fit une pause et sembla se concentrer un instant. Deux chaises apparurent derrière les garçons, une plus petite pour Tom qui s’empressa de s’y asseoir, imité par son aîné.

— Nous allons commencer par un exercice facile, continua Jeanne, en lissant sa longue robe droite. J’aimerais que vous pensiez à une balle, n’importe laquelle. Imaginez-la, sa forme, sa texture, sa couleur.

Tom se tourna vers son frère, celui-ci s’était concentré sur sa main. Le jeune homme mit plus de temps que la Créatrice, mais finalement, une balle de tennis jaune apparut devant lui. Il la fit rebondir, testant sa réalité. Tel un enfant, il la montra à la perceptrice, un grand sourire aux lèvres et les yeux azur pétillants.

— Bravo, fit Jeanne en frappant dans ses mains. Maintenant, à ton tour Tom.

Ce dernier avait de l’émerveillement et de la peur dans le regard. Il se dandinait sur sa chaise, anxieux. Jeanne s’accroupit et lui dit de sa voix rassurante :

— Nous allons le faire ensemble, Tom. Afin de créer, il faut être détendu, ajouta-t-elle. Ce pouvoir demande de la concentration et un bon état d’esprit. Avec le temps, nous avons remarqué que si nous débordions d’émotions négatives comme la peur, le stress ou parfois la colère, il nous est impossible d’utiliser la Création.

Elle lui prit les mains et dirigea ses petites paumes vers le haut. Puis elle l’incita à fermer les yeux et à se focaliser sur l’image d’une balle. L’enfant obtempéra, il se concentra sur le doux timbre de la grande femme. Les paupières closes, sa créativité se mit en route. Il s’installa dans son imagination, là où il aimait aller pour se raconter des histoires, passer le temps ou juste lorsqu’il souhaitait échapper aux autres. Dans ce coin de sa tête, il pouvait tout faire, tout ce qu’il voulait. Alors, il imagina, utilisant sa mémoire visuelle et sa capacité à se représenter les choses mentalement. Les coutures, les détails, les couleurs, tout se matérialisait. Et quand il ouvrit les yeux, ce qu’il avait songé était devant lui.

Le petit garçon sauta de joie et, devant les regards ébahis de ses aînés, il serra fort son ourson dans ses bras. Il venait de retrouver Monsieur Bill, avec son oreille gauche mâchouillée et un trou qui laissait apparaître du coton blanc sur le pied droit.

La perceptrice se redressa, une moue étrange lui barrait le visage. Elle articula d’une voix plus dure :

— Ce n’est pas une balle, mais je vois que tu as saisi le principe.

Elle s’éloigna un peu des garçons pour continuer la leçon, seulement Lucas l’interrompit :

— Quelles sont les limites de la Création ?

Jeanne ne semblait pas s’attendre à cette question. Tom patienta, curieux d’en connaître plus sur cet étonnant pouvoir.

— Eh bien, commença-t-elle, mal à l’aise. Nous vous avons déjà dit qu’il est impossible de créer des êtres vivants, animal comme végétal.

— Pourtant, nous avons vu une carpe et une cigogne, la coupa Lucas.

— Oui, je sais, répondit Jeanne, d’autant plus embarrassée. Nous faisons d’ailleurs tout ce que nous pouvons pour résoudre ce mystère.

Cette dernière phrase semblait plus pour elle-même que pour les garçons. Tom regarda son frère, voulant intervenir ; il avait eu le sentiment dans le jardin qu’il était responsable de l’apparition des animaux. Mais l’aîné resta concentré sur la réponse de la femme, qui continua :

— Mademoiselle Louise et moi-même ne nous sommes jamais posé la question des limites. Nous avons toujours créé ce qui était utile aux Occupants selon nos connaissances et celles apportées par les nouvelles générations. Certaines personnes nous aident pour ce qui est des véhicules ou des objets électriques et électroniques en nous dessinant des plans et en expliquant le fonctionnement de chaque pièce.

Lucas avait décroché à la fin de la première phrase et s’était levé. Tom l’observa se concentrer et placer ses mains devant lui, comme s’il tenait une épée imaginaire. Après presque une minute, un manche noir apparut entre ses paumes. Il appuya de son pouce sur un bouton situé sur le côté et s’exclama :

— Oh pu… ! Tom regarde ! J’ai créé un sabre laser !

Les yeux du petit garçon s’étaient illuminés. Un laser bleu, quatre fois plus grand que le manche, éclairait le visage radieux de son confectionneur. L’enfant sauta de son siège en riant, il incita son frère à l’essayer. Le jeune homme le fit d’abord tournoyer sur les côtés et au-dessus de sa tête, appréciant le bruit caractéristique. Puis il s’approcha de sa chaise. D’un geste, il la découpa en deux. La section était nette et brûlée par endroits.

Fier de lui, Lucas réitéra plusieurs fois sur les ruines de la malheureuse assise, sous les applaudissements et les rires de son petit frère. Puis, lorsqu’il eut fini de s’acharner sur les brindilles de bois restantes, les deux garçons remarquèrent le regard noir de la perceptrice.

Cette dernière avait les mains sur les hanches, tandis que ses yeux gris acier lançaient des éclairs. Elle lâcha sèchement :

— La leçon est terminée pour aujourd’hui. Il est interdit de fabriquer des armes dans l’Entre-Deux, ce que vous venez de faire est très dangereux ! Veuillez me donner cette... chose et retournez immédiatement dans la cour. Je vous conseille de ne pas créer de débordement, si je puis dire, conclut-elle.

Ils obtempérèrent sans rechigner. En sortant, ils ne virent pas l’homme aux lunettes rectangulaires se cacher dans l’ombre du couloir.

***

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Eldir
Posté le 26/09/2019
Bonjour, il y a une chose que je ne comprend pas : pourquoi le pouvoir de création Jeanne et Louise est astreint à des limites matérielle (elles ont besoin de savoir ce que chaque pièce d'un objets complexe fait pour pouvoir reproduire l'objet) alors que Lucas peut créer un sabre laser ?
tiyphe
Posté le 26/09/2019
Coucou !
C'est un problème d'époque. Jeanne et Louise vienne du XVIème siècle avant toute la révolution industrielle, l'apparition de l'électricité, l'électronique, etc...
De nos jours, il nous est facile d'imaginer des choses qui n'existent pas, parce que beaucoup de gens l'ont fait avant nous (dans les livres, les films, les comics, BD, ...).
Au XVIème siècle, la fiction imaginaire (ou maintenant fantastique, fantasie, science fiction et compagnie) était très très rare, il y avait peut-être des histoires de dragons, mais bon déjà qu'ils avaient du mal à discuter sur la forme de la Terre, alors imaginer que d'autres planètes existent et qu'elles puissent être habitées...
Pareil concernant les dons, pouvoirs magiques, c'était hyper mal vue, les femmes suspectées de sorcellerie était tuées.
Donc bref, Jeanne et Louise n'ont pas eut un passé qui leur permet d'imaginer facilement des choses qui les dépassent complétement, contrairement à Lucas :)
Je ne sais pas si ça t'aide comme réponse ^^'
Eldir
Posté le 26/09/2019
Oui, je n'avais pas compris que c'était lié uniquement à l'imagination. Comme à un moment il est dit que Louise et Jeanne doivent se faire expliquer le fonctionnement de chaque pièce pour recréer un objet je croyais que le pouvoir de création était limité à ce que le créateur comprend (par exemple il serait impossible de faire une voiture si on ne comprend pas le principe du moteur à explosion, quand bien même on aurait conduit toute sa vie). Mais en fait c'est juste lié à la capacité à imaginer l'objet, je trouve que ça a un coté très Pratchett genre tu ouvre le capot de la voiture et il y a un truc qui ressemble à un moteur, mais en fait le véhicule est propulsé magiquement.

Merci pour l'explication.
Flammy
Posté le 22/09/2019
Coucou !

Alooors. Le chapitre est intéressant, ça permet de revenir sur l'intervention des deux Entités, c'est cool ^^ Bon, c'est clairement la situation de crise, mais bon, c'est normal ='D Et au final, ils gèrent ça assez rapidement et de la manière optimale, à savoir, tenter de leur apprendre à contrôler leur pouvoir et prier pour que ça se passe bien :p

Il y a quand même deux passages que je trouve maladroit. Le tout premier passage, quand Jeanne rêvasse aux bois, rêvasse sur la description des lieux, ça m'a un peu fait bizarre et artificiel en mode "Faut que je case la description des lieux". C'est dommage parce qu'on comprend ensuite que c'est pour nous montrer ses raisons de regretter le monde vivant, et du coup, c'est important ! Mais un peu maladroit pour moi ^^"

D'ailleurs, petite hypothèse. La raison pour laquelle Jeanne est malade et fatiguée, ça serait pas à cause du "cadeau" et du fait qu'elle redevienne vivante ? Mon dieu cette phrase xD Mais bon, tu as compris l'idée ^^

La deuxième chose qui m'a un peu perturbé, c'est qu'à plusieurs moments, j'ai pas eu l'impression que c'était un gamin de 8 ans qui parlait. Notamment, à deux moment, quand tu dis "A 8 ans, en 2017, un enfant ne devrait s'intéresser que à..." ça fait vachement poussé je trouve comme réflexion/formulation, ça demande quand même pas mal d'abstraction ! Pareil quand il évoque don palais mental. Qu'il fuit dans ses pensées, ok, mais le formaliser comme ça, je trouve ça énorme pour un enfant !

Oh, et l'homme à lunette à la fin, c'est Jacques ? Si c'est le cas, dis le, parce que pour les gens qui ont pas trop de mémoire comme moi, c'est compliqué ='D D'ailleurs, Jacques a clairement l'air parti pour faire de la grosse merde. Il se dénonce pas comme Créateur, ça pu bien cette affaire x) Bon, le fait de ne pas dire la vérité à Lucas, ça va aussi leur exploser à la figure plus tard à mon avis, mais au moins, c'est pas de la faute de Louise, elle voulait le dire elle :p

Bon courage pour la suite ! =D

Pluchouille zoubouille !
tiyphe
Posté le 23/09/2019
Coucou Flammy !

Contente de voir que tu poursuis la lecture <3
Merci pour tes commentaires, encore une fois très pertinents !

Je vais voir ce que je peux faire pour le premier passage, je vois ce que tu veux dire et effectivement, comme c'est important, il va falloir que je le travail !

Ah ton hypothèse me fait plaisir ! C'est toujours sympa quand le lecteur croit ce qu'on veut lui faire croire ;) Mais tu as un peu raison :D

Arf ! Tu n'es pas la première à me dire ça ! Et pourtant, j'ai déjà pas mal travaillé ce point.
Le souci c'est que je n'ai pas non plus envie de réduire la qualité du texte pour que ça fasse enfant, je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire. Si je n'utilise que des mots simples pour évoquer ses pensées, j'ai peur que ce ne soit pas agréable à lire :/ Dis moi ce que tu en penses.

Oui c'est Jacques, mais du coup comme c'est rappelé au tout début du chapitre suivant, tu penses que ça vaut le coup de le rappeler ici ? Je voulais juste poser un petit suspense en fin de chapitre xD

Encore merci !
Bisou !
Flammy
Posté le 23/09/2019
Alors, pour moi, tu ne vas pas forcément réduire la qualité du texte si tu te mets vraiment du point de vue d'un enfant. Tu peux évoquer des choses compliquées, voir poétique, mais à la manière enfantine. Ya des romans qui font ça très bien mais là, j'ai pas de titre en tête ^^"

Personnellement, et c'est un avis très personnellement, je préfère un roman où le style s'adapte à son narrateur (par exemple, rajouter des putains partout dans la narration si le narrateur est vulgaire), plutôt que d'avoir tout le temps le même style, surtout quand il y a plusieurs narrateurs !

Donc pour moi, au contraire, ça ne serait pas désagréable, même identifier un PoV au style, perso j'adore ^^

Et pour le suspense de fin de chapitre, je suis pas trop convaincue perso, mais à toi de voir ^^
Flammy
Posté le 23/09/2019
Alors, pour moi, tu ne vas pas forcément réduire la qualité du texte si tu te mets vraiment du point de vue d'un enfant. Tu peux évoquer des choses compliquées, voir poétique, mais à la manière enfantine. Ya des romans qui font ça très bien mais là, j'ai pas de titre en tête ^^"

Personnellement, et c'est un avis très personnellement, je préfère un roman où le style s'adapte à son narrateur (par exemple, rajouter des putains partout dans la narration si le narrateur est vulgaire), plutôt que d'avoir tout le temps le même style, surtout quand il y a plusieurs narrateurs !

Donc pour moi, au contraire, ça ne serait pas désagréable, même identifier un PoV au style, perso j'adore ^^

Et pour le suspense de fin de chapitre, je suis pas trop convaincue perso, mais à toi de voir ^^
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