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Par Liné
Notes de l’auteur : (Attention, ce premier chapitre comporte des scènes de violence)

   Et soudain ses mains cessent de trembler. Ses doigts se crispent, la clef cherche son chemin à l’intérieur de la serrure et, enfin, le trouve : son poignet se tourne et se tord brutalement. L’os aurait pu se rompre mais à la place résonne un claquement sec, abrupt. Un couperet sur un billot ou un marteau sur une enclume. La porte vient de se bloquer, le métal a pénétré le bois et s’y accroche. Jules a enfermé les femmes et les enfants dans le dortoir.

   Pour bien s’assurer qu’elles n’en sortiront pas, il enfonce le clou : à double tour, le verrou. Un temps d’inattention, un moment d’insouciance pendant lequel elles continuent leurs petites affaires. Ici un placard se referme, là une fermeture éclair se tire. Très vite, les femmes se rendent compte que quelque chose cloche. Ça ne va pas tout à fait, ce calme emporté, ces bagages qui se plient et se déplient dans un mélange d’euphorie et de rébellion contrariées. Un ingrédient s’est ajouté ; un grain de sable menace d’éroder leur plan.

   Jules, lui, se tient à l’affût sur le seuil, immobile. De l’autre côté, celui des placards et des bagages, on s’interrompt. On se rapproche de la porte. Une paume se tend, se pose sur la clenche. La poignée s’agite, doucement d’abord, puis s’énerve.

— C’est fermé ! Pourquoi le dortoir est fermé ?

   Elle tremble et cliquète sans répit, maintenant. Le directeur la fixe des yeux. Cette clenche qui s’affole, là, sous son nez, le ferait sortir de ses gonds.

— Séverine ? Jules !

   Jules reconnaît la voix de Claire : cristalline et feutrée à la fois, étouffée par la porte qui les sépare. Bientôt d’autres voix la rejoignent : celle de Sam, un peu plus aigüe car moins assurée, et celles d’une portée d’adolescents, filles et garçons, que les deux femmes ont embarqués dans leur tourbillon.

— Qu’est-ce qui se passe ?

— Claire ?

— Y a un truc qui va pas ?

— Oh, ils ont fermé la porte !

   La clenche stoppe sa danse et retombe, inerte, dans le vide. Aussitôt, la main frappe le bois. Par-dessus le chahut, la voix de Claire s’élève à nouveau :

— Jules, tu ne peux pas faire ça ! Ouvre-nous tout de suite ! Séverine, si t’es là reste pas les bras croisés, bordel !

   Derrière Jules, la silhouette de Séverine esquisse un geste. Pas grand-chose, un pas vers l’avant pour tenter, mais tenter seulement, de se saisir de la situation. Elle a le souffle court : les affrontements entre Jules et Claire ne datent pas d’hier, les paroles se sont échauffées et lui ont déjà demandé une montagne de patience. Elle hésite, piétine dans ses ballerines à talons. Les plis de sa robe caracolent autour de ses chevilles et n’achèveront jamais leur chorégraphie : à l’action, Séverine choisit la raison.

— Jules, essaie-t-elle, vous devriez leur ouvrir. Ça ne mènera à rien de bon. Elle n’a pas si tort, laissez-lui vous réexpliquer son projet.

   Le directeur ne se soucie ni de son adjointe ni de son conseil trop étroit. Tout chez Séverine est petit : ses pieds, dans ses chaussures de vieillotte toujours démodées ; ses jambes, sa taille menue, ses épaules tassées et ses joues affaissées. Même ses cheveux sont petits, emmaillotés dans ce chignon trop serré qui lui tire les traits, qui lisse péniblement ses premières rides comme une pince à linge retient un chiffon déjà trop vieux.

   Non, toute l’attention de Jules reste concentrée sur la porte, sur les percussions sourdes qui s’enchaînent. Et sur la voix de Claire. Cette voix douce et tonitruante, câline et coléreuse qui lui réclame, tout de suite, sans attendre, qu’il lui obéisse, à elle.

— Merde, Jules, mais ouvre !

   Claire vocifère. Dans le dortoir, les adolescents s’alarment. Les phrases qui égratignent et le bois qui grogne leur inspirent une méfiance craintive. Ces deux adultes au combat, ces deux coqs qu’une porte départage, se livrent à une lutte acharnée que les adolescents ne comprennent pas. Tous se sont figés. Ils ne parviennent pas à s’agiter, à se plaindre, à se ruer sur la porte. Les bagages sont en suspens, les sacs éventrés étalent les dessous d’un voyage interrompu et les corps, interdits, espèrent une accalmie.

— Pourquoi il nous enferme ? demande un jeune garçon, choqué.         

   Claire ne lui répond pas, occupée qu’elle est à taper. À ses côtés, Sam s’inquiète : elle sait à quel point Jules est borné et son amie, prête à en découdre. Pour rassurer les adolescents, elle se détache de Claire et se tourne vers eux.

— Vous voyez, je crois que cette excursion, le directeur ne souhaite pas trop qu’on y aille…

   Elle se sent maladroite. Les mots chancellent sur sa langue, ses bras restent ballants le long de son buste, ses mains vibrent — elle aimerait savoir qu’en faire. Elle n’a jamais été une bonne animatrice : la spontanéité lui fait cruellement défaut. Claire, elle, a cette force que Sam envie généralement aux hommes. Elle est directe. S’il faut frapper, elle n’a pas peur.

— Bordel, hurle Claire, je vais te la défoncer, ta porte de merde !

   Ses paumes ne suffisent plus : elle serre les poings et cogne de plus belle.

— Ça te plait, que je m’énerve ? Tu la cherchais depuis le premier jour, cette gueulante ?

   Il n’y a que ses coups pour recouvrir ses hurlements. Personne ne saurait dire qui, des poings ou de la voix, l’emporte.

— C’est ça, un bon directeur ? C’est un camp de vacances ici, ou une taule ? Que tu puisses pas me voir en peinture c’est une chose, mais que les jeunes en pâtissent, c’en est une autre ! Tu me dégoutes avec tes grands airs de baba cool mais tu veux savoir, tout le monde se fout de ta gueule. Tu vaux rien, avec tes programmes à la con et ton balai dans le cul !

   Elle se lâche.  

— Une ordure, voilà ce que t’es ! Et sans parler de ton comportement avec la gamine ! Un dirlo qui frappe une handicapée c’est pas un dirlo, c’est un bourreau !

   Derrière Claire, on tressaille. Les poings et les paroles créent des remous. Sam ouvre la bouche, stupéfaite.

— Tu sais ce que c’est, ton foutu de problème ? continue Claire.

   Elle crie, à pleins poumons cette fois :

— C’est que tu supportes pas l’idée de céder une once de la place que tu prends !

   Enfin, le silence revient. La jeune femme s’octroie une trêve. Haletante, elle plaque ses deux paumes contre le bois. Les forces commencent à lui manquer.

    À l’arrière, les adolescents se sont regroupés en grappes et forment une chaîne sinuant entre les lits. Ils se tiennent par les coudes, à la recherche d’une peau autre que la leur, et cette proximité les rassure. Tous se tournent vers Claire. Le dos de l’animatrice se soulève, rapetisse, se soulève encore. Sam pose une main bienveillante sur l’épaule de sa collègue. Claire s’imprègne de la douceur que Sam lui offre et s’apaise à petit feu.

   Elle se fait violence. Ne pas hurler sa colère lui coûte cher. Toutefois, elle sait que les insultes ne viendront pas à bout de Jules : avec lui, il faut user de tactiques bien plus insidieuses et pour lesquelles elle ne s’est jamais montrée particulièrement douée. Qu’à cela ne tienne, se dit-elle : la fin justifie les moyens, tentons la résignation. Tendre la main à son ennemi, se plier aux compromis.

   Alors, rassemblant ses esprits, elle demande d’un ton qu’elle veut neutre :    

— Jules, si tu n’ouvres pas cette porte, est-ce qu’au moins tu vas ouvrir ta gueule ?

   Malgré tous ses efforts, elle n’a pas pu s’en empêcher : le juron s’est échappé.

   Le directeur ne répond pas. Il se tient droit, son nez frôle la porte et y tisse une ombre tranchante. Séverine l’observe : il est contrarié, nerveux, l’expression figée ; semble réfléchir à toute allure. Très lentement, il se couvre la bouche. Il est peut-être nauséeux. À moins qu’il ne soit en train d’envisager un moyen d’apaiser les tensions ? Non, c’est différent : car Séverine attrape en plein vol un éclair étrange au fond de ses yeux, une lueur qu’elle ne connaît pas. Le regard de Jules est perdu, bloqué sur un détail de la porte comme sur une scène d’horreur que lui seul perçoit. Effarée, Séverine s’avance d’un pas de souris, se penche vers lui et murmure :

— Vous ne pouvez pas les garder indéfiniment dans cette pièce, Jules…

   Aucune réaction. La voix de Claire traverse une nouvelle fois la porte :

— Les jeunes, changement de plan. Finissez de vous préparer, et on passe par la fenêtre.

   Aux sons de froissements qui lui parviennent, Jules devine le soubresaut des adolescents. Les placards désemplissent et les sacs se gonflent d’affaires.

— Ça ne va pas l’énerver encore plus, le directeur ? interroge timidement une jeune fille.

— On s’en fout, répond Claire par-dessus le bruit de ventouse d’une vitre qui s’ouvre.  

   Jules sursaute. Cette scène qu’il imagine, les deux animatrices embarquant les adolescents par la fenêtre, lui fait l’effet d’une décharge. Sa peau se hérisse. Un fil invisible tire son squelette et le tend. Son ombre grandit, mange le bois et éclabousse les murs : il encombre le couloir du sol au plafond. Séverine recule, se recroqueville dans ce qu’il reste de place. Et puis, sans crier gare, Jules tourne les talons et s’éloigne de la porte.

   Il traverse le couloir, quitte le bâtiment. L’air frais emplit ses poumons et le jardin impose ses verts chatoyants. Jules ne s’en soucie guère. Il écarquille les yeux et avance comme un jouet mécanique s’articulerait. Ses mouvements sont assurés et efficaces. Ses pieds s’enfoncent dans l’herbe tandis qu’il contourne le gîte et se dirige vers ses arrière-cours.

   Il atteint la grange, en déverrouille les battants et s’engouffre dans la moiteur d’un débarras. Des boîtes, barriques et outils s’ébranlent en une cacophonie bourdonnante. Il n’y prend pas garde. Ses mains farfouillent, écartent deux ou trois bricoles. Elles se posent sur un bidon blanc rempli à ras. S’en saisissent. Jules se redresse, sort du débarras, referme les battants derrière lui. Se retourne et, surprise, tombe nez à nez sur le visage terne et l’expression ahurie de Séverine.

— Jules, mais que fabriquez-vous donc ?

   Elle lui est invisible. Pourrait tout autant ne pas être là, cela ne changerait rien. Sans un mot, il avance sur elle, ils se percutent et Séverine se laisse bousculer. Insensible, Jules poursuit sa route. Ses pas martèlent le sol et le bidon bascule au rythme de ses longues enjambées. Prise au dépourvu, Séverine trottine à sa suite. Elle peine à atteindre sa hauteur ; ses ballerines ne sont pas taillées pour une telle marche, les pans de sa robe s’emmêlent entre ses chevilles et ses genoux s’entrechoquent.

   Derrière eux, la grange rétrécit à vue d’œil. Un tapage inhabituel leur fait tourner la tête : au coin du gîte, une colonne d’adolescents s’extirpe par la fenêtre, glisse le long du mur et se déroule en un beau serpentin jusqu’à se perdre de l’autre côté du bâtiment.

   Jules redouble de vitesse. Il parvient à l’entrée du gîte, en pousse vigoureusement la porte et retrouve les sons étouffés du couloir. Le bidon chahuté oscille, les clapotis créent une symphonie discordante. Séverine le suit cahin-caha, ses talons résonnant avec maladresse en quelques échos désaccordés. Le directeur se plante devant le dortoir et, de sa main libre, extrait la clef de sa poche : deux cliquetis secs, et la porte s’ouvre en grinçant.

   La pièce est déserte. Plus aucun adolescent. À cheval sur le rebord de la fenêtre, une jambe perdue dehors et l’autre pendouillant au-dessus d’une commode, Sam tient fermement ses bagages contre elle. Elle est prête à quitter le navire. Claire, elle, est en retrait : elle n’a pas fini d’amasser certaines affaires. Toutes deux s’immobilisent. Si Sam rougit, intimidée, c’est un regard résolument noir que Claire lance à Jules. Le grincement de la porte cède la place à un silence gênant.

   Enfin, Jules pénètre dans le dortoir, avance d’un pas décidé vers Claire. Dévisse le bouchon, soulève le bidon, et déverse sur elle un liquide nauséabond.

— Qu’est-ce que… ?

   Les gouttes glissent le long de la chevelure de la jeune femme, coulent sur ses vêtements. La pluie est lourde, grasse. Claire est désemparée. Ce geste est absurde. Elle rentre la tête dans ses épaules, écœurée par cette odeur qu’elle n’ose reconnaître. Recule d’un pas. Imperturbable, Jules laisse tomber le bidon vide, plonge une main dans une poche de son pantalon. En retire un briquet, l’allume et le jette sur Claire.

   La jeune femme s’embrase. Le feu implose sur sa poitrine, là où le briquet a rencontré l’essence, et se répand sur elle comme une traînée de poudre. Des flammes s’élèvent, virevoltent haut, très haut au-dessus du crâne, frôlent le plafond, dégagent une fumée étouffante, se confondent avec les cheveux et rongent les yeux.

   Claire hurle.

   Séverine pousse un cri d’horreur, enlève à la hâte ses ballerines à talons et court à perdre haleine dans le couloir. Sam bondit vers son amie, agrippe ce qu’elle peut de draps et tente d’en couvrir les flammes — en vain. Jules reste debout, glacé. Son visage impassible fait face à celui de Claire. Sous les vêtements, les flammes s’attaquent à la peau, aux poils, arrachent les seins, mordent les hanches.

   Soudain, Claire s’écrase à terre et roule sur le plancher. Des membres se distinguent, là un bras, ici un pied, qui tapent, tapent, frappent le sol et fendent l’air. La peau se disloque, les chairs fondent par lambeaux, le corps s’arrache à lui-même tel le papier peint d’un mur. Sam s’agite comme un diable, toutefois les couvertures qu’elle tire des lits, qu’elle secoue contre les flammes, n’en viennent pas à bout et, bientôt, leurs claquements ne font que se mêler aux cracs ! secs et violents du feu. 

   Puis, tout à coup, Claire cesse de hurler. Ses membres se taisent et s’allongent, abattus. Sur son dos s’acharne encore une poignée de flammes. Leur crépitement remplace les cris. En proie à une crise de sanglots qui lui coupe le souffle, Sam s’effondre contre la fenêtre.

   Lorsque Séverine ressurgit dans le dortoir, un immense bac d’eau entre les bras, un hoquet d’effroi l’arrête en plein élan. Choquée, elle lâche le bac et, les larmes aux yeux, porte une main à son visage. L’odeur de chair brûlée, forte et rance, lui soulève le cœur. L’eau s’enfuit du récipient, ruisselle sur le plancher et vient caresser le cadavre calciné de Claire.

   Jules n’a pas bougé.

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Lerugamine
Posté le 02/09/2021
C'est beau, peut-être un peu chaud à lire au saut du lit, mais ça donne envie de lire la suite, de laisser tomber la journée pour dévorer l'histoire, pour comprendre comment les choses ont pu aussi mal tourner, et tout ce qui va avec.
Liné
Posté le 03/09/2021
Effectivement, pour le p'tit-déj, mieux vaut avoir l'estomac un tant soit peu solide... ! Même si je n'ai pas cherché à rendre une description gore ou sensationnaliste. J'espère que "l'avant" te plaira si tu poursuis ta lecture !
Fauchelevent
Posté le 27/03/2021
Je trouvais la dernière phrase de ton résumé singulière ("le directeur répond par le feu")... J'étais loin d'imaginer que c'était à prendre au sens littéral.
Bon, tu sais - je l'espère - l'affection que je te porte et que je porte à ton talent. Le premier chapitre de cette histoire ne fait absolument pas exception.
Tu es si douée pour créer des atmosphères... Dès les premiers mots, on sait, on sent que quelque chose cloche ici. On ne sait pas forcément quoi, on cherche, on tâtonne, on ne trouve pas vraiment la réponse, mais le sentiment, lui, est toujours là. Je trouve ça prodigieux, de savoir faire ça.
Je ne sais pas où tu en es quant à tes considérations envers l'édition, si tu l'as déjà envisagée pour tes projets longs, où tu en es... Mais quand je vois un premier chapitre comme celui-ci, je me demande pourquoi on ne connaît pas encore ton nom. Derrière Liné, je veux dire.
Tu peux compter sur moi pour la suite, évidemment.
<3
Liné
Posté le 07/04/2021
Fauch' ♥
Moi qui commençais à poser un regard un peu désabusé sur cette fiction, tu me redonnes le moral. J'imagine que tu sais ce que c'est, créer un "truc" un peu énorme, sentir qu'il t'échappe et ne pas savoir comment le réparer ? C'est un peu l'impression que j'ai avec Avant les cendres. Du coup, je le garde dans un coin de ma tête, de temps en temps je le corrige, mais j'ai la sensation de ne pas atteindre le degré de "perfection" que je souhaite au présent (... le degré de perfection en question évoluant avec le temps pour devenir plus exigeant). Mais bon, je reste indulgente, ce roman est le premier que j'aie jamais achevé ! rien que pour ça, j'en garde quand même une petite fierté.
Si tu t'y aventures, j'espère que la suite te plaira tout autant ♥
noirdencre
Posté le 18/02/2021
Chapitre parfait !
Tu as tout dessiné dès les premières phrases, les caractères, le conflit, aucun ne cède à l'autre, la folie...

Le style est fort, rythmé et sans concession. Tu appelles un chat un chat, et la situation est d'une vérité cruelle qui capt(ur)e l'attention sans jamais la lâcher.
Magnifique moment de lecture !
Liné
Posté le 07/04/2021
Merci noirdencre ! Je suis contente que tu poses ce regard-là sur le premier chapitre - d'autant que la violence peut empêcher de passer un "bon" moment
MbuTseTsefly
Posté le 06/12/2020
Bonjour Liné, très violent ce chapitre, on ne peut que se demander ce qui amène à de telles extrêmes. Intéressant cette organisation de chapitres vers la source du problème.
Liné
Posté le 20/12/2020
Hello ! Et bienvenue à la Fourmilière... Si tu repasses par ici, j'espère que la suite te plaira !
Zenodote
Posté le 04/07/2020
Je me joins à tout ce qu'ont dit les autres plumes: fiou fiou fiou quel premier chapitre! D'habitude je lutte toujours pour lire sur PA mais ce texte-là je l'ai déroulé tout seul. La montée de la tension est parfaitement exécutée. Les dialogues sonnent juste. Les descriptions sont au poil - celle de ta Séverine en particulier. Les jeux d'ombres idem. J'admire la façon dont tu as décrit le mouvement des dos (oui c'est un compliment très spécifique que tu ne liras probablement jamais ailleurs que sur PA). Et la flambée finale est horrible et poignante. Bref bravo!

Pour pinailler, j'ai trouvé que "La pièce est déserte. Plus aucun adolescent" manquait de cohérence avec les phrases qui suivent, puisque Claire se trouve encore dans la pièce. J'aurais plutôt mis quelque chose comme "Les adolescents avaient déserté la pièce". Menfin c'est vraiment du grand grand pinaillage.

Tchüss

Zéno
Liné
Posté le 07/07/2020
Merci Zéno !
Effectivement, les jeux d'ombres et de lumière et le langage des personnages à travers leur corps reviennent souvent dans mes textes. Impossible de m'en débarrasser !
Ta remarque sur la pièce déserte est tout à fait pertinente, je m'en vais corriger le tir. Merci beaucoup et à très vite !
LionneBlanche
Posté le 06/01/2020
Coucou @Liné !

Comme Jules était sélectionné pour « Paroles de PArsonnages » et que je suis chargée de son interview, je me suis dit que ce serait une bonne idée d’apprendre à le connaître un peu, histoire de personnaliser quelques questions… Et quelle bonne idée, je dois dire ! ^^ Je remercie « chaleureusement » @respoumpi d’avoir proposé Jules, et lui propose, en retour, de payer mes frais de psychanalyse… ^^ :’(

Pour passer au-delà du traumatise… ^^ J’ai trouvé prenant ce premier chapitre :) J’aime la façon dont tu sèmes les indices sur les personnages. Tu ne nous racontes pas qui ils sont, mais tu nous laisse entrevoir un peu d’eux au passage. :) C’est pareil pour le conflit entre Claire et Jules, et je trouve que c’est vraiment bien fait. :) Je n’ai pas décroché une seule fois : je me demandais ce qui allait se passer, ce qui s’était passé. Et ça s’enchaîne très vite ! On sent venir le drame, on le redoute, et même quand Jules commet l’irréparable, impossible d’abandonner la lecture. Quant aux descriptions, rien à dire, on s’y croirait (malheureusement ^^).
Je lis vraiment plus de l’imaginaire qu’autre chose, et je suis du genre sensible.

Clairement, je ne suis pas DU TOUT ^^ ton public cible, et pourtant, je suis curieuse, j’ai envie de savoir pourquoi, et de mettre un pansement sur ma blessure, aussi… ^^ Qu’est-ce qui peut pousser un être humain à faire ce genre de choses à un autre être humain ? Surtout avec des enfants autour !

J’ai envie de lire la suite, mais je n’ai ABSOLUMENT pas confiance ^^ Dire que je t’ai donné mon adresse mail… Peur, peur, peur !!! ^^
Liné
Posté le 12/02/2020
Hello Lionneblanche ! Merci pour tes compliments, et désolée pour mon retard (et pour le traumatisme PArole de personnages, même si je dois avouer m'être particulièrement amusée) !
Je suis contente d'avoir fait mouche auprès de toi, sachant qu'effectivement, de ce que tu me dis, tu n'es pas mon coeur de cible...
Fais gaffe, maintenant que j'ai ton mail, je vais pouvoir t'asperger de textes traumatisants :-D
Aliv
Posté le 12/11/2019
Coucou, ça fait un moment que je veux lire ton histoire. Me voilà.
J'ai trouvé ce premier chapitre palpitant. C'est très bien écrit. La tension est présente dès deux côtés de la porte.
J'ai envie de savoir comment et pourquoi on arrive à cet événement tragique.

J'ai relevé une petite phrase.
"Claire ne lui répond pas, occupée qu’elle est à cogner."
Elle est un peu lourde. Je te propose : "Claire ne lui répond pas, occupéeà cogner."
Liné
Posté le 14/11/2019
Hello !
Merci d'avoir poussé la porte de la Fourmilière :-)
ChachaLaBaveuse
Posté le 15/10/2019
Bonjour Line, je me suis plongée dans ton histoire sur la recommandation de ma sœurette Isapass que j’ai vu sangloter ce week-end sur ton dernier chapitre.
Je ne suis pas déçue ! Quelle claque!
A la lecture des commentaires, j’ai l’impression d’être la seule à avoir pensé à la lecture des premières lignes que c’était une blague entre gamins, genre on enferme les filles dans le dortoir.
De ce fait, quand j’ai compris que les gamins étaient pris en otage par un conflit entre adultes, j’ai commencé à sérieusement saliver en me disant que j’aimais cet angle de vue.
La suite est hyper bien amenée jusqu’au feu grégeois qui clôture.
Ton écriture est très riche mais fluide et moderne. Les personnages sont très bien campés même si je vais me retenir de toute mes forces d’aimer ton héroïne maintenant que je connais sa fin.
Je continue et ne manquerai pas de revenir commenter (très en retard sur les autres plumes)
Merci pour ce moment de littérature extrême
Liné
Posté le 18/10/2019
Hello Chacha !
Outch, j'espère que tu ne viens pas venger Isa... !
Merci pour ces chauds complimente :-)
Les premiers paragraphes sont volontairement imprécis (il faut avancer un peu pour comprendre la dynamique autour de cette porte fermée). J'ai surtout cherché à plonger les lecteurs.trices dans le cœur de l'action, quitte à ce qu'ils se posent quelques questions voire qu'ils interprètent à leur sauce. L'essentiel soit que tout ait été finalement clair pour toi, sans trop de noeuds au cerveau !
Merci encore :-)
Keina
Posté le 22/09/2019
Waouh, ce début est... waouh ! Je comprends mieux l'engouement de tout le monde, tu as le don de nous mettre tout de suite dans une ambiance glauque et intrigante à souhait ! Nan mais c'est quoi ce centre de vacance où les directeurs crament direct les animateurs ? xD
Ok, il FAUT que j'aille lire la suite, pour savoir tout ce qui a amené à un acte aussi horrible, parce que je suppose que c'est comme ça que tu as construit ton intrigue, non ? Claire semble innocente ici, mais si ça se trouve c'était une horrible psychopathe et Jules n'a fait que son devoir... ou alors c'est Jules qui est complètement dingue et Claire s'apprêtait à le mettre hors d'état de nuire... aaaaah je veux savoir, maintenant !
Liné
Posté le 25/09/2019
Hello Keina ! Et bienvenue à la Fourmilière :-D
Effectivement, j'ai construit toute l'intrigue à rebours, en partant de ce drame et en tentant d'en déconstruire les raisons. C'est un système de narration que je trouve passionnant, et j'espère que j'arriverai à rendre l'histoire que je souhaite raconter !
Cliene
Posté le 20/09/2019
Oh la vache !

Coucou Liné,

Tu m'excuseras de commencer mon commentaire de cette façon mais c'est la première réaction qui m'est venue en tête en terminant de lire ce premier chapitre d'Avant les cendres (100 ans après tout le monde, j'en conviens...).

J'ai aussi une vague sensation de malaise qui s'installe... Ton écriture est toujours aussi agréable à lire et on se laisse emporter à une rythme montant crescendo jusqu'à un final impressionnant. Sans tomber dans des détails gore ou trop sensationnels, tu parviens à rendre vivant l’innommable moment qui se déroule sous les yeux de tes personnages impuissants. C'est bluffant de réalisme ! (d'où mon interjection et le malaise...).

Bon et bien, je n'ai plus qu'à continuer, même si avec un début pareil, je crains particulièrement la suite !

À bientôt !
Liné
Posté le 25/09/2019
Hello Cliène !

Ha oui, désolée (enfin... pas tant que ça ;-) ) tu remets les pieds dans mon univers via un texte pas full joie...

J'ai en effet voulu éviter le sensationnel, qui ne retranscrit pas vraiment le choc final, ni la surprise. Et puis, le trop est l'ennemi du bien (en tout cas dans ce contexte).

Je te "rassure", la suite n'est pas physiquement violente ! (au contraire, ya des enfants qui se baignent, des femmes qui montent une pièce de théâtre... Si si!)

En tout cas, merci d'être passée par ici et à très vite ;-)
Mouette
Posté le 06/09/2019
Oh là là là là là là !

(Coucou Liné !)

Oh là là ! Mais c'est terrible ! Mais c'est génial ! Je retrouve ta plume puissante, hypnotisante, et parfois tellement poétique, mais porté à un degré proche de la perfection. Je n'ai rien d'autre à dire, c'est bête, hein ? Le rythme est d'une efficacité terrible, chaque mot tombe juste comme une note de musique ou un couperet de guillotine, on croit aux personnages au bout de deux secondes de lecture, je suis restée baba, je pouvais pas m'arrêter. Ouah, bravo.

Bisous,
Mouette.
Liné
Posté le 09/09/2019
Merci beaucoup Mouette ! Que de compliments... si tu t'y plonges, j'espère que la suite te plaira tout autant !
Jupsy
Posté le 25/08/2019
Quelle violence...

Mais pourquoi tant de haine ? En même temps dès le début, ça ne sentait pas bon. Je m'attendais clairement à ce que ça se termine par un drame, mais je n'aurais pas cru qu'il serait capable de s'en prendre qu'à une seule personne. Je le voyais plutôt tout faire flamber en bonne et due forme... Comme quoi je l'ai sans doute sous-estimer même si je suis pas sûre qu'on puisse vraiment dire ça en de telles circonstances !

C'était intense en tout cas. Maintenant la question, c'est comment cela a pu arriver à une telle extrémité ? Du coup j'ai envie de dire que je vais pas trop tarder à lire le précédent vu la numérotation des chapitres. Je vais juste me laisser un petit temps pour respirer parce que c'était vraiment quelque chose cette lecture !
Liné
Posté le 28/08/2019
Hello Jupsy,

Je comprends tout à fait que tu puisses avoir besoin de temps - cette histoire n'a clairement pas été créée pour le seul plaisir de l'imagination ! (si ça peut te rassurer, seul le 1er chapitre montre une violence d'une telle extrémité - même si, tu t'en doutes sûrement, "l'avant" n'est pas qu'une partie de plaisir !).

Et tu as bien vu, c'est une histoire à rebours ! Le but étant de donner à voir ce qui a pu mener à un tel drame.

Au plaisir de te lire bientôt,
Liné
Jamreo
Posté le 23/08/2019
Waouh... Au début je pensais que Jules voulait cramer les gosses. Le fait qu'il crame une seule personne n'est pas forcément mieux ou moins choquant, surtout vu tes descriptions qui rendent toute l'horreur de la chose. J'avais l'impression d'étouffer moi aussi !
Je me demande vraiment comment Jules en est arrivé là, c'est si violent qu'aucune explication ne paraît à première vue suffisante, mais je te fais confiance ! Et j'en suis d'autant plus intriguée.
A bientôt pour la suite !
Liné
Posté le 25/08/2019
Hello Jam', je suis très heureuse de te voir par ici !
C'est intéressant, certaines lectrices n'ont pas du tout imaginé ce qui se passerait - tandis que d'autres, comme toi, ont redouté quelque chose d'encore pire. A vrai dire, au moment de réfléchir à cette histoire, j'avais envisagé que les enfants soient aussi victimes, mais cela ne servait aucun propos particulier.
Merci beaucoup et à très vite !
Seja Administratrice
Posté le 20/08/2019
Euh, bonjour oo

Alors, euh, déjà, je vais éviter de te contrarier à l'avenir. Parce que, euh, bon, hein... Ca va sinon ? Moi, bof :P

C'est horrible, ma Linette, juste horrible :P Bon, on le sent venir, hein. Mais voilà, c'est horrible. Au départ, j'ai cru qu'il allait cramer les gosses en les arrosant d'essence depuis la fenêtre. T'as été un chouia plus soft en partant sur un seul cadavre calciné. Un chouia, j'ai dit.

Boooon, j'ai qu'à continuer, hein ? J'imagine, au vu de ta numérotation, qu'on va remonter un peu à l'origine de tout ce bousin. Et apprendre que tout ça n'a été qu'un rêve en vrai. Si, j'y crois.

*grenouille traumatisée*
Liné
Posté le 21/08/2019
Oh non, j'ai cassé la grenouille ?! O.o

En vrai j'avais très rapidement envisagé un scénario plus horrible, mais ça aurait été de la violence gratuite ne servant aucun propos - alors je me suis vite calmée.

Effectivement, le but est de remonter l'histoire et d'essayer de comprendre ce qu'il s'est passé ! Et je te rassure, il n'y a pas de chapitre plus violent que le 10 (ouais on relativiste comme on peut, je sais !)

En tout cas merci d'être passée par là, ça me touche beaucoup ! Je t'offre même un bout de chocolat et un câlin pour te remonter le moral <3
Seja Administratrice
Posté le 21/08/2019
Je prends le chocolat, mais sinon M'APPROCHE PAS. Je sais que t'as un bidon d'essence avec toi. ARRIERE !
Liné
Posté le 21/08/2019
C'est pas possible, j'ai même pas mon permis ! Et en plus je suis un chat (... bon ok, un chat fourbe, mais c'est mignon un chat !)
<3 <3
Seja Administratrice
Posté le 21/08/2019
Les chat, c'est LES PIRES. N'APPROCHE PAS. OUSTE.
Asmodee
Posté le 18/07/2019
Coucou Liné, <br />J'ai enfin pris le temps de passer par là ! (je sais, je suis un fantôme silencieux qui surgit n'importe quand !)<br /><br />Ca démarre... du tonnerre de feu ! (Ah... ah....Ah.....)<br />Un peu de mal à situer les personnages lors des premiers paragraphes, puis ça va un peu mieux.<br /><br />Juste remarqué ça : Leur crépitement remplace les cris, perturbent le silence grésillant de la pièce.<br /><br />Ca a déjà du être dit et j'aime pas trop dire des choses par gêne mais voilà... 
J'aime bien ton style sinon, très propre et carré. Parfois hachuré. Ca donne un rythme "lourd" qui ne me gêne pas du tout.<br /><br />Merci pour le texte.<br />Je reviendrai pour la suite quand je me dégagerai un peu de temps ! ;) 
Liné
Posté le 19/08/2019
Hello Asmodée ! Je réponds un peu tard, mais profite de ce nouveau site tout ergonomique pour rebondir sur ton commentaire.
La présentation des personnages m'a donné du fil à retordre, dans la mesure où ils sont plusieurs, qu'ils s'opposent et que je les présente dans le feu de l'action. Mais si tu n'as eu du mal à les repérer "que" dans les premiers paragraphes, je crois que ça va encore - je me trompe ? J'imagine que tout finit de s'équilibrer au moment de la description de Séverine par Jules.
Merci en tout cas pour ton passage par ici, et à très vite !
Laure
Posté le 06/07/2019
Coucou Liné !
Enfin me voici ! 
Bon j'ai vraiment rien à redire, l'ambiance est super, c'est angoissant, tendu, vivant. J'aime la manière dont tu fais passer l'agitation dans le groupe de jeunes, avec des petits gestes et quelques paroles. Ta plume est superbe, tu utilises des mots ou des formulations inusités et ça crée comme une musique particulière, c'est super chouette et ça marche très bien.
Et en plus le rythme est bon, on sent déjà qu'il y a toute une histoire derrière et ça donne envie de continuer pour comprendre, c'est un premier chapitre qui fonctionne tout à fait ! 
Les personnages sont déjà bien construits, en quelques détails bien choisis tu arrives à montrer la personnalité de chacun des adultes, c'est très réussi !
J'ai fait quelques petits commentaires dans le texte, je t'envoie ça par fb.
À bientôt pour la suite ! ♥
Liné
Posté le 06/07/2019
Merciii ! <3
Pour répondre à ta remarque dans le doc word que tu m'as donné, concernant le point de vue entre "méchants" et "gentils" : quand j'ai élaboré mon plan, je prévoyais de ne donner la parole qu'aux personnages féminins. Et puis, en écrivant le premier chapitre, je me suis retrouvée forcée de décrire (ne serait-ce que décrire, sans entrer dans le détail de ses pensées) les gestes de Jules et donc, creuser un minimum son ressenti. Dans le chapitre 9, je me suis rendue compte que le propos général de mon histoire perdait en sens si je ne donnais pas le point des hommes, et notamment, voire surtout, de Jules (d'où le passage imagé autour du thème "il veut enfoncer ses doigts dans sa nuque, lui broyer les os"...).
En fait, si je veux réussir à expliquer/faire réflechir un tant soit peu sur les raisons qui ont poussé au drame, il faut que j'entre dans la tête des deux personnages centraux (afin de mieux montrer comment et en quoi ils s'opposent) et aussi de ceux qui gravitent autour d'eux (pour montrer dans quel environnement tout ce petit monde en apparence sans problème évolue).
Voilà voilà ! :-D 
Hinata
Posté le 12/05/2019
 
 .....
Je suis sans voix.
C'est ton résumé sur PA qui m'a mené directement jusqu'ici, mais au début le texte m'a happée et j'ai oublié tout ce que je savais de l'histoire. Puis c'est revenu petit à petit, et j'ai eu envie de savoir ce qui allait arriver, ou plutôt ce qui était arrivé.
La numérotation étrange des chapitres m'a laissée interloquée deux secondes, maintenant je suis ravie ! Tu racontes très bien les histoires, tant dans leur rédaction que construction ! * - *  
Liné
Posté le 12/05/2019
Merci Hinata ! Ca va sans doute te paraître cruel, mais ton choc me fait plaisir - ça veut dire que j'ai fait mouche !
Effectivement, sur ce projet de roman j'ai beaucoup travaillé la construction (principe du compte à rebours oblige). C'est quelque chose qui manquait à mon écriture, je crois, et d'être passée par la case "nouvelles" avant d'écrire Avant les cendres m'a aidée à ouvrir certaines voies ! Ravie que ça te plaise !
Mary
Posté le 16/04/2019
Bonjour ! Depuis le temps que je voulais venir faire un tour :D
Dis donc, tu commences fort ! J'en ai eu le coeur serré. Je suis pourtant habituée à lire du sombre, mais là, je l'avais pas venir. 
Une question se pose forcément : qu'est-ce qu'il s'est passé pour qu'on en arrive là. M'enfin, on brûle pas les gens comme ça ! 
Sinon, je découvre avec plaisir ton écriture très fine et stylisée, visuelle et pourtant fourmillant de détails infimes qui donnent une vrai texture à l'ambiance. Tu t'attardes sur des bruits, des formes...j'adore ! 
Je n'ai pas grand-chose à dire, encore moins à souligner, si ce n'est que c'est une belle leçon d'écriture :) 
À très vite !
 
Mary 
Liné
Posté le 16/04/2019
Hello Mary, merci d'être passée par ici et merci pour ces chauds compliments !
Ha, effectivement, Avant les cendres est une histoire sombre et réaliste - et c'est peut-être ce côté réaliste qui rend le drame plus dur ?
Au plaisir de te lire :-)
Liné
Soah
Posté le 26/03/2019
Coucou ! <br /><br />Un mot : wow. <br /><br />De l'écriture qui est un vrai plaisir avec tous ces détails qui enrichissent énormément le récit (cette description de Séverine, je valide.) jusqu'à cette monté en puissance, cette tension et surtout le mystère derrière tout ça. c'est wow. Rien de plus, rien de moins, j'ai pris une petite claque et c'était hyper agréable. <br /><br />Je n'avais jamais encore rien lus de ta plume et ça me donne envie d'en découvrir plus, tout comme ce premier chapitre me donne envie de connaître la suite. <br /><br />Merci pour ce moment de lecture :) 
Liné
Posté le 26/03/2019
Merci beaucoup Soah ! Je suis heureuse d'apprendre que la lecture à été agréable, en dépit des aspects parfois rudes de l'histoire. Si tu t'y plonges, j'espère que la suite te plaira !
Aliceetlescrayons
Posté le 25/03/2019
Mais... Mais...oO
Je viens de me prendre une énorme claque, là. L'intensité que tu mets dans ton écriture, c'est... Waw! En quelques phrases, tu arrives à plonger ton lecteur au coeur, voire à la conclusion, d'une histoire sans qu'il soit perdu. La tension qui règne dans ce premier chapitre est presque insoutenable. J'ai tout de suite senti que ça allait "mal finir" mais tu m'as quand même cueillie.
Et alors là... Comment faire autrement que de remonter le fil de l'histoire pour COMPRENDRE comment la situation a pu dégénérer à ce point?! C'est une construction à la fois habile et risquée, je trouve mais tu la maitrises très bien!
Chapeau!!
 
Liné
Posté le 25/03/2019
Hello again, Alice !
Je suis très heureuse que ce chapitre t'ait plu, et un peu désolée pour ce côté coup de poing (bon, non, j'avoue, l'effet était recherché !). 
Tu as tout à fait compris le but : remonter en arrière et comprendre ce geste horrible. C'est effectivement placer la barre très haut, et j'espère que je serai à la hauteur pour la suite...  (aka éviter de perdre le lecteur dans une "descente" de climax qui le désintéresserait). 
A très vite j'espère !
Liné
Rachael
Posté le 23/03/2019
Quelle claque, ce chapitre ! Ca monte petit à petit, et on sent qu’il va se passer quelque chose, mais pas ça !
Pour reprendre du début, j’ai retrouvé avec plaisir ton écriture et la place qu’elle fait aux petits détails, de la clé qui tourne au clapotis dans le bidon, en passant par l’ombre du directeur dans le couloir (une ombre presque fantastique). Cette attention aux détails donne une incroyable épaisseur à tes scènes, on est dedans, ce qui rend la fin presque insupportable, tant on croit sentir l’odeur du pétrole et des chairs brûlées.
Rien à dire sur le style, donc, qui est toujours aussi fascinant dans ses perspectives, cette attention aux sons, aux ombres, aux odeurs, avec en même temps une non-neutralité qui nous en dit rapidement beaucoup sur les personnages, qu’ils se décrivent eux même (comme Sam) ou qu’ils décrivent les autres, comme Jules qui décrit Séverine (j’adore la description de ses cheveux)
Je ne sais pas où tu nous emmènes avec ça, mais ce début nous prend aux tripes et nous met KO.
Une seule chose m’a gênée dans la scène de fin, c’est que Claire ne se recule pas quand le directeur verse sur elle le contenu du bidon. Sûrement elle devrait au moins esquisser un geste de recul purement instinctif ?
Détails
ses chaussures de vieillottes : vieillotte
Liné
Posté le 23/03/2019
Coucou Rach',
Je suis tellement contente que ce début te plaise ! Je crois que tu es un peu ma "plume-test" : tu me connais, tu as lu pas mal de mes histoires, tu es exigente pile comme il faut. Du coup, je suis toujours un peu tendue quand je vois que tu es passée dans mes univers, et soulagée quand je te lis !
Je crois que le "mettre KO" était un effet recherché et je suis heureuse que ça fonctionne. 
Tu as raison sur l'attitude de Claire. Je tablais sur l'absurdité et l'horreur du geste mais, en ajoutant un petit "elle esquisse un mouvement de recul", ça marche tout autant et ce détail n'est pas sans importance.
Merci encore, et j'espère à bientôt pour la suite !
Liné
AxelleC
Posté le 09/04/2019
Wow ! Quelle Claque !
 
Je suis restée scotchée !
 
Du coup, tu fais l'histoire à rebourds. C'est super intéressant comme concept.
Ca va en effet être parfois compliqué à gérer pour garder en haleine, mais bon...
Et tu comptes rejoindre le début à un moment donné ?
 
 
Liné
Posté le 09/04/2019
Merci beaucoup AxelleC !
En effet, il va falloir que je garde les lecteurs en haleine... J'ai quelques astuces, j'espère qu'elles vont fonctionner !
J'ai écrit un plan détaillé complet avant d'entamer l'écriture, ce qui aide beaucoup. En revanche, je te laisserai découvrir comment ce compte à rebours évolue ;-)
A très vite !
Liné
Isapass
Posté le 19/03/2019
Hello Liné !
J'ai une PAL haute comme un immeuble, mais en lisant ton message sur ton JdB, je n'ai pas résisté à jeter un oeil. J'avais déjà repéré ton projet quand tu avais posté le début pendant le PArathon, j'attendais ma fille dans une salle d'attente, alors je me suis dit pourquoi pas ?
J'ai d'abord retrouvé avec plaisir ton écriture si fine à la Fritz Lang, où on commence par les détails infimes avant que le plan s'élargisse. Ca me laisse toujours pantoise, cet angle de vue ! Tellement moderne, un peu déconcertant et si immersif ! J'admire.
Je t'avoue que j'ai eu un choc (j'imagine que c'est voulu), non seulement à cause de la violence de la scène elle-même, mais aussi parce que pas une seconde je ne me suis attendue à ça. Le tout début, le verrouillage de la porte, m'a mis un peu la pression. J'ai eu l'impression d'un geste définitif, pas du tout d'un simple mouvement d'humeur. Ensuite, quand la discussion démarre, malgré la colère de Claire, ça décontracte l'ambiance parce qu'on se dit que si elle tente de négocier (même en montant très vite dans les tours), c'est qu'il y a une ouverture possible (du dialogue et donc de la porte). Ok, ça ne marche pas, mais la solution de la fenêtre arrive sur le tapis, et on se réjouit doucement qu'elle arrive à lui tenir tête en contournant l'obstacle.
Quand Jules part et qu'il trouve le bidon, je me suis évidemment demandé ce qu'il y avait dedans. J'ai pensé à de la colle pour fermer les fenêtres, ou à de la peinture pour les arroser et qu'ils ne puissent pas partir. Mais ça... vraiment, je ne l'avais pas vu venir. 
Quant à la scène de l'immolation, je l'ai lue en apnée : j'entendais Claire hurler, se consumer, se transformer en une énorme braise gesticulante. Je voyais Sam lui jeter des couvertures dessus en s'affolant, et Jules qui ne bougeait pas d'un pousse.
C'est tellement inattendu que je n'ai même pas froncé le nez, ni eu les larmes aux yeux, ni rien : j'ai juste emmagasiné ce que tu décrivais. A la fin, j'ai du mettre une minute à arrêter de fixer mon téléphone !
Bref, époustouflant !
Alors après, je dois dire que je ne vois pas DU TOUT où on va, mais je sens qu'on va pas rigoler à toutes les lignes !
En tout cas, ça commence très fort !
A bientôt pour les prochains chapitres. 
Liné
Posté le 19/03/2019
Hello Isa !
Pour un premier commentaire, c'est extrêmement encourageant ! Merci beaucoup d'être passée par là, d'autant que tu étais bien occupée. Et désolée encore pour le PLS ! Effectivement, cette histoire a plus vocation à faire réfléchir qu'à divertir.
A très vite - j'espère que la suite sera à la hauteur !
Liné 
Sorryf
Posté le 19/03/2019
Mais qu'est-ce que... O.O
J'avais envie de lire ta nouvelle qui a le nom d'une île de Norvège mais je ne l'ai pas trouvée (elle est pas ici ?). Puis je vois que tu commences un nouveau roman, je me dis : "A ben chouette, j'ai qu'à commencer par là"
...
10 minutes plus tard, j'envisage de commencer une thérapie :O
Alors, la critique, au lieu de raconter ma vie :
Sacré premier chapitre, qui nous laisse complètement sonnés ! Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi ? C'est tellement atroce mon Dieu ! 
Au début on se dit : "mais pourquoi il les enferme cet ahuri, il trouve ça marrant ?" puis des que le directeur se met en mouvement, la tension monte d'un cran. Dès qu'il a été question du bidon j'ai pensé à de l'essence, mais j'étais pourtant loin de m'attendre à ce qui allait se passer. J'espère que les enfants n'ont pas vu ce qui s'est passé... ni entendu... ni senti T.T 
Je crève d'envie de savoir la suite, ou plutôt l'avant, c'est vraiment très efficace ! Les dialogues sont archi vivants, les persos très bien esquissés, la scène finale... je t'avoue que j'ai été obligée de la lire en travers en me cachant les yeux derrière les mains donc j'aurais du mal à t'en faire une analyse, mais de ce qui ne m'a pas échappé, elle fait le taf. Bravo a Sam qui a eu le bon réflexe même si ça a servi a rien.
Un sacré coup de poing ! tu places la barre haut pour la suite!
Liné
Posté le 19/03/2019
Hello Sorryf !
Merci d'être passée par là, et encore désolée pour le choc (d'autant que tu découvres ma plume par cet incipit... !). Je te rassure, Henningsvaer est bien moins violente. J'espère que les chapitres suivants d'Avant les cendres seront à la hauteur car, comme tu le soulignes, ce principe narratif place la barre très haut. Je ferai tout pour garder certaines formes de tension, éviter les redondances propres au schéma que j'ai choisi... On verra si ça fonctionne !
A très vite !
Liné
Renarde
Posté le 25/06/2019
Ton écriture, quelle claque ! Tu décris vraiment bien les émotions. Je me suis tellement reconnue dans le personnage de Séverine seule avec sa serviette... je suis pareille. L'ambivalence. Vouloir faire partie du groupe sans oser. S'en vouloir de ne pas oser. 
La narration à rebours fonctionne très bien. On a envie de lire la suite alors que le dénouement est pourtant déjà connu, c'est très fort ! 
Liné
Posté le 25/06/2019
Merci Renarde, tes remarques me font chaud au coeur !
J'ai moi-même un petit faible pour Séverine (même si je m'y identifie moi qu'à d'autres personnages). Je souhaitais la rendre attendrissante pour les lecteurs, et que l'on comprenne son désarroi face aux autres. 
A très vite j'espère !
Liné
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