.1. Un framboisier photogénique

Par Lucyie

Son casque sur les oreilles, Sarah Wayne observait le paysage défiler sous ses yeux.

Derrière la fenêtre se succédaient des campagnes déformées par la vitesse du train. Elle suivait des yeux le cheminement des gouttes de pluie sur la vitre.

La musique noyait le bruit de ses pensées noires.
Toutes celles qui parlaient d’angoisse et de peur de l’inconnu pouf! Étouffées.

Sur la banquette en face d'elle, deux petits garçons se disputaient pour un crayon de couleur et leur grand-mère leur lançait des regards agacés lorsqu'ils haussaient trop la voix.

Le train était en direction d'Aymesdam, la capitale de la République Neutre et Sarah n'arrivait pas à croire qu'elle était à bord.

Avec des parents si protecteurs, elle n'aurait jamais pensée qu'elle aurait un jour pu partir seule aussi loin de chez elle. Surtout dans une si grande ville.

Elle avait longtemps négociée avec l'aide de son oncle, et avait finit par triompher. Rester à Traza, sa ville natale, était devenu angoissant.

Depuis l'accident, elle ne s'y sentait plus à l'aise. Elle n'osait plus sortir de chez elle par peur des questions, des remarques. Partir était la meilleure solution, le temps que tout se calme.

Sarah augmenta le volume son walkman. La musique ne noya pas les mauvais souvenirs et son estomac se serra davantage.

La gorge sèche, elle fouilla dans son sac à dos, sans y trouver aucune gourde. Agacée, elle repoussa les livres, les disques, mais sa gourde n'était nulle part. Elle se baissa même pour vérifier son skateboard sous son siège.

Sur le quai, son père lui avait fait plusieurs recommandations. Faire attention aux étrangers, ne pas laisser ses affaires traîner et s'assurer qu'elle avait bien de quoi boire. Sarah, comme souvent, l'avait ignoré et à présent, le regrettait.

Elle jura mentalement et retira le casque de sur ses oreilles pour le ranger dans son sac. Alors qu'elle enroulait le fils, plusieurs crayons tombèrent à ses pieds.

— Alban, t'es chiant! s'écria le petit garçon brun.

La grand-mère ferma son livre d'un geste sec.

— Mathéo! Ne parle pas comme ça à ton frère!

— Il a tout renversé!

— Ce n'est pas une raison!

Sarah récupéra les quelques crayons et les tendit au petit Mathéo.

— Merci, madame! répondit l'enfant avec un grand sourire.

Elle lui rendit son sourire et plongea les mains dans ses poches pour compter combien d'argent elle avait sur elle. Alban s'était remis à gribouiller, mais Mathéo continuait à fixer Sarah avec de grands yeux.

— Tu vas à la capitale?

Surprise par la question, Sarah s'arrêta de compter.

— Oui. Toi aussi?

Il hocha vite la tête.

— On va voir papa et maman!

— C'est bien ça, dit-elle sans trop savoir quoi dire.

— Comment tu t'appelles?

Sarah lui tendit une main.

— Moi c'est Sarah. Et toi?

— Mathéo, répondit l'enfant sans prendre sa main. Et lui c'est Alban!

Il toucha l'épaule de son petit frère qui leva les yeux vers Sarah qui lui fit un grand sourire.

— Salut, Alban!

— Il parle pas, mon petit frère.

Alban porta ses doigts à ses lèvres et les écarta avec un petit sourire.

— Il te dit bonjour, traduisit Mathéo. Dis, Sarah, t'as un Duom?

— Mathéo!

La grand-mère, qui suivait leur conversation en silence, venait de bondir en avant.

— Ça ne se fait pas! C'est impoli de demander ça!

— Ce n'est rien, assura Sarah, je ne le prends pas mal.

La vieille femme lança un regard agacé à son petit-fils.

— Je n'ai pas de Duom, mentit Sarah.

Mathéo ouvrit de grands yeux.

— Moi non plus!

— Il est peut être simplement en retard? dit-elle pour le rassurer.

Mathéo secoua la tête en faisant voler ses boucles brunes.

— Tout le monde dans ma famille en a sauf moi! Ça me rend super spécial!

Sarah sourit. Elle n'avait jamais vu les choses sous cet angle là.

— Ça suffit, intervint la grand-mère, laisse donc la jeune fille tranquille, Mathéo.

Mais il suivait encore Sarah des yeux lorsque celle-ci sortit de la cabine.

Les compartiments du train étaient tous disposés du côté droit du wagon, et le couloir en bois clair qui les reliait était si étroit qu'elle sentit sa gorge se serrer rien qu'en l'empruntant.

Même si elle aimait la vitesse, elle n'avait jamais trop apprécié prendre le train et s'y sentait toujours comme enfermée.

Arrivée à la fin du wagon, elle s'adossa à une large fenêtre et respira profondément.

Elle était à cran depuis quelques jours, et malgré l'excitation qu'elle ressentait à l'idée de découvrir Aymesdam, une peur grandissait en elle pour une raison qui lui échappait.

Elle avait vécu toute sa vie à Traza et en sortir pour aller vivre ailleurs était étrange, même si ce n'était que pour un courte période de temps.

Elle aurait tant aimé pouvoir appeler Patrick. Il aurait su comment la rassurer. Il l'aurait prise dans les bras et l'aurait embrassé jusqu'à ce qu'elle se mette à rire. Cette pensée lui arracha un sourire.

La pluie qui frappait le carreau de la fenêtre se fit soudain plus fort et Sarah sortit de sa rêverie.

Elle se glissa dans les toilettes et en verrouilla la porte. Après avoir aspergé son visage d'eau glaciale, elle se pencha sur le miroir pour remettre ses nombreuses tresses en place.

Avant de sortir, elle défia son propre reflet.

— Bon, Sarah, faut te reprendre, ma grande! T'as gardé le secret pendant dix-huit ans, ce n'est pas aujourd'hui que ça va foirer, hein? Les gens à Aymesdam ne te connaissent pas, ils vont poser des questions, mais rien de grave! Et puis Tante Maya sera de ton côté. Bon, tu ne l'as jamais vu, mais c'est la petite sœur de papa et Oncle Malik alors rien à craindre. Pas vrai, hein?

Sarah eut une grimace. Parler à son reflet n'arrangeait pas vraiment les choses. Elle plaqua ses mains sur ses joues rebondies et les pressa fort.

— Aller tout va bien se passer! Pense à Aymesdam et à toutes ses pâtisseries! Les éclairs aux chocolats qu'Oncle Malik t'a offerts pour ton anniversaire!

Envahie par une nouvelle énergie, Sarah sortit des toilettes. Elle se retrouva nez-à-nez avec une femme qui, vu le regard étonné qu'elle lui lança, devait avoir entendu tout son monologue.

Sarah lui fit un sourire gêné et se dépêcha de s'éloigner.

Entre les wagons, des petits écrans de téléviseurs passaient un petit film de présentation en boucle.

Lors de la création de Aymesdam, la machine à vapeur s’est développée à une vitesse incroyable à cause de la demande grandissante. Le peuple avait soif d'avancement et la science était là pour leur répondre. Le train était à la pointe de la technologie et même si ce n’est plus la machine la plus avancée, elle reste le symbole de notre chère République, nous liant tous dans la p...

Le même passait dans toutes les gares, et Sarah le connaissait par cœur. Elle fit coulisser la porte vitrée et changea de wagon.

Le train dans lequel elle se trouvait passait par toutes les villes situées sur la côte Est de la République Neutre. Il partait des Montagnes de Sels pour descendre tout le pays jusqu'à arriver à Aymesdam. Il accueillait beaucoup de monde et était doté d'un grand wagon-restaurant pour contenter les voyageurs qui effectuaient de longs trajets.

Il était midi passé, mais Sarah avait soif et, alors qu'elle faisait la queue pour accéder au comptoir, le mot « framboisier » lui fit envie.

Les prix n'étaient pas affichés et quand le barman lui annonça le montant qu'elle lui devait pour un part de gâteau et une bouteille d'eau, Sarah resta un moment interdite, ses pièces argentées en suspens.

C'est le porte-monnaie léger qu'elle chercha une table vide. Le wagon-restaurant était large et déjà beaucoup de monde était installé sur les tables métalliques.

Chaque siège était utilisé, les enfants couraient partout et jouaient à faire la course avec les gouttes d'eau qui dévalaient la vitre.

Sarah remarqua beaucoup de sujets du Royaume de la Terre avec leurs habits colorés et leur peau aussi sombre que la sienne.

Le Royaume de la Terre et la République Neutre étaient séparés par les Montagnes de Sels et beaucoup d'habitants venaient visiter la République en empruntant ce train.

Elle finit par repérer une chaise libre derrière une table un peu en retrait, collée contre une haute fenêtre et elle s'y installa. La pluie continuait à frapper la vitre juste en face d'elle et elle trouvait ce bruit relaxant.

Elle vida la moitié de sa bouteille d'une traite en regrettant une nouvelle fois de ne pas avoir écouté son père. Elle venait d'acheter de l'eau hors de prix.

Elle s'apprêtait à entamer sa part de gâteaux lorsqu'une voix éclata à côté d'elle.

— Ne mange pas!

Elle s'immobilisa, la cuillère en l'air. Sous sous regard étonné, un homme s'assit sur la haute chaise à ses côtés et posa un photographe portable sur la table.

— Ne mange pas, s'il te plaît, répéta-t-il, essoufflé.

Sarah jeta un coup d’œil autour d'elle. Personne ne faisait attention à eux et cet homme semblait avoir surgi de nulle part.

— Pourquoi? osa-t-elle demander.

L'homme était en train d'essuyer ses lunettes de soleil violettes sur sa chemise.

— Est-ce que je peux prendre ton gâteau en photo?

Sarah fut partagée entre la méfiance et la fascination face à la beauté singulière de cet inconnu. Elle doutait qu'il soit un de ces tueurs psychopathes dont lui avait parlé son père, mais il était sans aucun doute étrange.

— Pourquoi? demanda-t-elle de nouveau.

— Je suis dans ce train depuis une éternité, dit l'homme en remettant ses lunettes sur son nez aquilin. Et il se trouve que je m'ennuie à mourir alors je prends en photo tout ce que je croise. J'ai commandé un moelleux au chocolat, mais devine quoi?

Sarah le fixa, sans avoir la réponse.

— Il était immonde. Pas le goût, le goût était correct, mais la présentation!

Il tira la langue dans une expression exagérée.

— Je refuse de prendre ce truc en photo. Mais le gâteau que tu as là est très photogénique. Tu acceptes que je le photographie? Je te laisse le manger, bien entendu.

— Vu le prix j'espère bien, marmonna-t-elle.

Elle poussa son assiette jusqu'à lui. L'homme se leva et commença à photographier le gâteau sous tous ses angles, sans s’occuper des regards étonnés de Sarah et des passagers alentours.

— Parfait, finit-il par murmurer. Tu viens d’où, princesse? lança-t-il soudainement.
Sarah fronça les sourcils en entendant le surnom.

— Moi je revient des Montagnes de Sels, d’où mes chaussettes rembourrées.

Il fit un geste avec sa cheville pour exhiber le vert pomme de sa chaussettes gauche.
— J’y suis allé pour rencontrer quelqu’un.
Il se pencha sur Sarah qui recula légèrement. Elle remarqua des dents en or dans son sourire.
— Je prépare un sujet brûlant, confia-t-il, personne n’est prêt, crois moi!
Elle lui accorda un sourire un peu grimaçant. D’où sortait ce type et pourquoi était-il si bavard avec elle? Voyant qu’elle ne comptait pas répondre, l’homme lâcha un soupire.

— Tu ne dois pas parler aux étrangers j’imagine?
Nouveau soupir.
— Je m’ennuie à mourir ici, je fais ce que je peux, tu sais?

Sarah récupéra son assiette et se dépêcha de manger un morceau du gâteau avant qu'elle ne soit encore interrompue.
L’homme lui adressa grimace enfantine et commença à passer en revue les photographies qu'il venait de prendre.
La mer apparue derrière la vitre.
Les falaises vertes s’arrêtaient nette pour laisser place à l’eau, jusqu’à l’horizon.
Sarah glissa un regard vers l’homme.

Il était habillé d'une veste jaune canari et d'un pantalon bleu foncé qui laissait voir ses chaussettes dépareillées. Elle n'était pas une spécialiste en mode vestimentaire, mais cet accoutrement était sans aucun doute de mauvais goût.

Sans parler de ces lunettes de soleil qu'il portait à l'intérieur par un temps pluvieux. Une barbe de quelques jours rongeait ses joues brunes et quelques mèches de cheveux sombres s'échappaient de son chignon pour lui tomber devant les yeux.

Elle se sentait un peu gênée d’être assise aussi près de lui sans lui adresser la parole.
— Les photos sont bonnes? demanda-t-elle, la cuillère dans la bouche.

L'homme chassa ses cheveux et leva les yeux vers elle comme s'il avait déjà oublié sa présence.

— Les photos sont réussies? répéta Sarah.

— Pas mal, oui. Tu n'as jamais rêvé de photographies en couleurs? fit-il alors.

Sarah haussa les épaules. Elle n'y avait jamais vraiment pensé.

— Je serai prêt à vouer un culte à quiconque inventera la photographie couleur. Quoique, continua-t-il d'un air songeur, avec la promotion que je vais décrocher je pourrais même financer les recherches... Ça devrait me rapporter pas mal, ça...

Sarah ne l'écoutait déjà plus, mais sentit immédiatement son regard tomber de nouveau sur elle.

— Tu m’es familière, princesse, dit l'homme d'une voix très sérieuse.
Elle lui lança un regard méfiant.
— Excusez-moi, mais je ne vous connais pas.
L’homme la dévisagea un moment, sa joue sur son poing. Il plissa les yeux et finit par hausser les épaules.
— Ça ne me revient pas, dommage !

Les conversations dans le wagon se turent un peu brusquement, et Sarah se retourna.

Quatre Gardes Hyacinthe venaient d'entrer au fond du wagon-restaurant. En les voyant, elle ne pu s'empêcher de grimacer.

— Ne fais pas cette tête face aux gardiens de la paix, princesse, plaisanta le photographe. Les fées sont colériques.

Les Gardes s'approchèrent du comptoir pour poser des questions aux employés. Deux petites filles se mirent à les montrer du doigt et se mirent à pouffer lorsqu'une Garde leur adressa un petit signe de main.

— Ils ont l'air de chercher quelque chose, continua le photographe et Sarah se demanda ce qu'il faisait encore là, je me demande ce que c'est...

Il laissa sa phrase en suspend et observa les Gardes avec attention. Sarah, elle, détourna les yeux et se concentra sur son gâteau.

Elle n'arrivait pas à s'empêcher de penser qu'ils étaient là pour elle. Il était rare de voir autant de Gardes dans un train. Le plus souvent, les agents de voyages s'en sortaient très bien seuls.

Ses parents l'avaient toujours mis en garde contre la Garde Hyacinthe. Le fait qu'ils habitent dans les Barres de Traza, majoritairement peuplées de non-porteurs, était pour les Gardes une raison suffisante pour user de la force pour n'importe quelle raison.

Même Oncle Malik, qui avait la réputation de tout prendre à la légère, avait prévenu Sarah.

— Tous les Gardes ne sont pas comme ça, lui avait-il dit. Mais certains se croient forts juste parce qu'ils portent leurs ailes. Reste loin de ceux-là et tout ira bien.

Sarah lança un coup d’œil aux Gardes qui posaient à présent des questions à un couple attablé.

Leur uniforme étaient constitué d'une veste rigide de couleur violette et d'un pantalon légèrement bouffant de la même couleur. Leur casque rond remontait devant leur bouche, à la manière des mandibules d'un gros insecte, rendant leur tenue encore plus impressionnante, ou bien encore plus ridicule selon certains.

Dans leur dos étaient cousues quatre ailes argentées. Les ailes de libellules étaient le symbole de la République Neutre, mais beaucoup trouvaient ces ailes-ci dérisoire, ce qui avait valu aux Gardes leur surnom péjoratif: les fées.

Les fées étaient d'ancien esprits fragiles et naïfs présent dans d'anciens folklores. Il était connus qu'elles étaient des créatures agaçantes et dont on avait du mal à se débarrasser. Un surnom idéal, donc, pour les gardiens de l'ordre.

Sarah ne comptait même plus le nombre de fois où elle s'était fait contrôler par des fées, sans aucun motif et dans le seul but de lui mettre un coup de pression, pour qu'elle reste à sa place. Sa place de non-porteuse.

S'ils savaient.

Les Gardes traversèrent le wagon et sortirent après avoir salué les passagers et elle fut soulagée de les voir partir.

— Tu veux venir, princesse?

Sarah se tourna vers le photographe dont elle avait presque oublié la présence.

— Pardon?

Il retira ses lunettes de soleil et les rangea précieusement dans une de ses poches.

— Je suis curieux de savoir pourquoi ils sont ici. Tu veux m'accompagner?

— Pourquoi je ferai ça?

Il récupéra son photographe portable.

— Ça ne t'intéresse pas?

— Non, marmonna Sarah. Non merci.

L'homme attendit un moment et finir par hausser les épaules.

— Tant pis pour toi. Au revoir, princesse!

Il glissa un chewing-gum dans sa bouche et il sortit à la suite des Gardes.

Toujours étonnée par cet homme, Sarah termina son framboisier en vitesse et rejoignit son siège.

Elle était sur le point d'entrer dans le compartiment lorsqu'elle entendit des murmures pressés.

— … vieux Jim a vu une ombre, comme si quelqu'un se tenait sur le toit! Je te jure que si!

— C'est pour ça que la Garde Hyacinthe est montée lors du dernier arrêt? C'est fou cette histoire, tu es sûr que c'est vrai?

— Bien sûr que oui! Ils recherchent la personne qui était sur le toit.

— Mais comment quelqu'un a bien pu monter sur un train? On n'est pas au Royaume de la Terre, ici, les gens ne braquent pas des trains!

— Eh, tu m'as juste demandé ce que la Garde faisait ici. Je ne sais rien d'autre moi. Je peux vous aider, mademoiselle?

Sarah sursauta lorsque l'agent de voyage se tourna vers elle. Il se para de son plus beau sourire, vite imité par sa collègue.

— Excusez moi, est-ce que ce que vous dites est vrai?

L'homme se crispa légèrement et ce fut sa collègue qui répondit d'une voix polie.

— La Garde est à bord pour votre confort, mademoiselle, vous n'avez rien à craindre.

Sarah les remercia rapidement et entra dans son compartiment, songeuse.

Une fois assise, elle remit immédiatement son casque sur les oreilles pour essayer d'oublier. Elle ne voulait pas penser à un éventuel accident ou embuscade.

Sur la banquette face à elle, Mathéo s'était endormi sur les genoux de sa grand-mère et Albin avait le nez collé à la vitre. Malgré le paysage qui défilait vite, il semblait fixer un point précis et Sarah posa elle aussi son front contre la fenêtre.

L'averse était passée et le soleil timide projetait l'ombre du train sur les graviers entourant les rails.

Mais il n'y avait aucune silhouette de qui que ce soit sur le toit. Pas sur ce wagon en tout cas.

Alban continuait à observer le sol d'un air sérieux.

Sarah remonta ses genoux contre sa poitrine et augmenta le volume de sa musique.

 

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brumeraude
Posté le 06/06/2021
Alors, tout d'abord les petits bouts de chou m'avaient trop manqué ! Ensuite, Patrick... I know, you know, we all know XD. Enfin, IL est là !! Notre ami le photographe fouineur hehe. Trop contente de le retrouver !

Sinon, les pensées intérieures de Sarah sont bien décrites, j'ai eu l'impression d'être une petite partie d'elle et de me retrouver le ventre noué en repensant aux choses (dont on ne sait pas encore tout pour l'instant hehehe ...).

En conclusion : c'est toujours un plaisir de retrouver notre petite Sarah Wayne, et j'ai vraiment très hâte de redécouvrir toute la petite bande !
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